Chapitre 13:
Le Conseil des Quatre Cités (4)
(par
Stéphanie, ajouté le 26/08/03 09:46)
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« Exposé intéressant, et j’admire la façon dont vous vous êtes comporté. Mais cela ne nous dit toujours pas ce que ce Forgeur vient faire ici. »
Erellig, agacée par le ton railleur de Gerc, prit la parole à son tour :
« C’est tout simple : vous avez devant vous non seulement Lidec, mais aussi Dunimac, réunis dans la même personne. »
Le Conseil, du moins les cinq étrangers, resta interloqué ; même le Grylën haussa la tête et agita sa fourrure.
« Dunimac fut tué par le Saigneur de Noirchâteau, qui emprisonna je ne sais comment son âme et l’intégra au corps de l’esclave que Dunimac avait épousé. Il comptait pouvoir le façonner à sa guise. Mais la femme parvint à s’échapper et à semer tous les pisteurs envoyés à ses trousses. Elle enfanta. Mon oncle Baran la retrouva morte et prit soin de l’enfant, qu’il nomma Lidec. Voilà pourquoi il est ici. »
« Vous vous rendez compte de la dangerosité de la situation ? demanda Areg, prenant la parole pour la première fois. Ce fut Abeneg qui lui répondit : « Nous n’avons découvert ceci que ce matin. Mais cela nous permet de nous avancer quant aux raisons des attaques des Cendrés chez nous. A mon avis, ils cherchent à reprendre Dunimac. Pour l’instant, Lidec ne représente pas un trop grand danger ; ses talents qu’il tient de Dunimac ne sont pas encore réveillés. Au reste, il ne peut être Dunimac à part entière : c’est illogique, impossible. Et Lidec n’a jamais été un sanguinaire. Il y a donc des chances pour qu’il apprenne à se servir de ses dons qu’il vient de découvrir, mais d’une façon différente de celle des Cendrés. - S’il ne devient pas fou. - Je n’ai pas dit qu’il réussira. Mais je pense qu’il doit venir avec vous. - Et moi aussi, fit la Mémoire d’Oakan ; moi et Baran. Je ne vois pas pourquoi les Ethérés se seraient manifestés ainsi s’ils n’avaient de bonnes raisons pour le faire. De même, il a besoin de repères, et Baran l’a élevé. Quant à moi, mes souvenirs peuvent être utiles. »
La discussion se poursuivit quelques heures encore. Gerc n’appréciait pas l’idée que les Corubiers soient sur-représentés ; mais Oakan et Baran n’étaient plus humains, et leur utilité était trop importante pour qu’on se passa d’eux. Après avoir discuté des questions d’itinéraire, d’émissaires et autres précautions à prendre, le Conseil fut clôt.
La fête en-dessous avait commencé déjà. On entendait la musique et les rires insouciants des citadins dans les rues. Les membres du Conseil furent conduits à leurs habitations pour se changer et se rafraîchir avant d’y participer s’ils en avaient envie. Erellig convint d’attendre Tadocan, Areg et les sœurs de Si’elën au pied de l’Arbre-Conseil avant de les guider à travers sa Cité.
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