Chapitre 14:
La salle du trône
(par
Eléanor, ajouté le 17/03/04 01:36)
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Celmir et, sur son dos, Finarfin arrivèrent bientôt au château. Devant la porte, Celmir le déposa à côté de son frère.
-Vous êtes arrivé, et mon rôle est maintenant terminé. Je vous laisse entre les mains des gardes du château. Il faut que je retourne aux portes de la Cité.
Disant cela, il rebroussa chemin, laissant les deux elfes au haut des escaliers. Des soldats gardaient de grandes portes en bois. Connaissant ce que Celmir attendait d’eux, ils ouvrirent les portes et conduisirent les deux frères dans la salle du trône. Fingolfin était déjà passé par-là, mais ne s’était jamais aventuré de ce coté-ci du château, puisqu’on l’avait conduit dans le bureau du roi et non dans la salle où ce dernier siège habituellement. Quant à Finarfin, il n’y était bien sûr jamais venu, et tout ce qui se dévoilait à ses yeux était nouveau et magnifique.
Ils suivaient un large couloir, avec des colonnes qui reliaient le plafond au plancher. Tout était finement taillé dans du bois massif, et le plus souvent, orné d’or ou d’argent et serti de pierres précieuses. Le saphir et le rubis se répétaient plus fréquemment que le reste. Il s’agissait des pierres de la lignée des rois Noldor, que l’on pouvait également voir sur les couronnes du roi et de la reine. Au bout du passage, on pouvait apercevoir une haute porte toute dorée et brillante. Il y était gravé l’emblème de la famille royale et de nombreuses autres runes elfiques.
Finarfin et Fingolfin avaient maintenant suivi les deux gardes jusque devant les portes. On leur demanda d’attendre ici un instant, pour savoir si le roi pouvait, mais surtout, s’il voulait bien les recevoir. Après un moment, ils entrèrent dans la salle du trône. La pièce était immense, avec un plancher recouvert de dalles de marbre et un haut plafond en bois. Comme dans le couloir qu’ils venaient de traverser, de hautes colonnes supportaient la voûte qui les surplombait. Par contre, celles-ci étaient marquées par de nombreuses gravures représentant l’histoire d’Arda et des Valar. Des lustres garnis de chandelles et de cristaux de verre tintaient au-dessus des têtes. Le roi Finwë était assis sur un grand trône de bois qu’on voyait en fait à peine tant il était recouvert d’or et des joyaux. À la droite du souverain se trouvait le siège de la reine Míriel. Il était moins enrichi de parures étincelantes que celui du roi, mais il restait tout de même remarquable. À côté de sa mère, sur le coussin écarlate d’un petit banc, se tenait le prince Fëanor. Tous trois, assis majestueusement sur leurs trônes respectifs, regardaient les deux frères s’approcher timidement. Lorsque ces derniers ne furent plus qu’à quelques mètres, le garde qui les devançait s’arrêta. Ils firent de même. « Les princes Fingolfin et Finarfin de Statil » annonça t-on. Après une légère révérence, le garde se déplaça vers le coté pour que le roi puisse voir les deux jeunes elfes. Il reconnaissait Fingolfin puisqu’il s’était déjà entretenu avec lui le soir précédant et il supposait que l’autre garçon devait être son frère dont il attendait la venue.
-Je vous dis le bonjour Fingolfin et je vous souhaite la bienvenue Finarfin.
-Merci, Ô roi Finwë. Longue vie à la maison des Noldor qu’est la votre!
Finarfin avait prononcé cette formule de politesse comme on la lui avait apprise, bien que le ton qu’il avait utilisé pour la dire était quelque peu éteint et abattu. Pourquoi ne pouvait-il pas aller dormir ? Ne voyait-on pas qu’il était las et affamé ? Finarfin ne pensait plus qu’à cela maintenant : Manger et se reposer.
-Gardes, apportez des sièges pour ces messieurs et aussi des rafraîchissements et des petits pains.
-J’apprécie soudainement plus ce souverain, chuchota Finarfin à l’oreille de son frère. Au moins il pense au pauvre voyageur affamé que je suis, lui.
Une fois les chaises apportées, les vivres disposés et les frères installés, les gardes se retirèrent sur l’ordre du roi.
Trois heures plus tard, les soldats étaient toujours à leur place. Quoique chuchotant entre eux, ils étaient toujours fidèles à leurs postes.
-Cela fait longtemps qu’ils sont là-dedans, tu ne trouves pas ?
-Ah tu sais, les discussions de sa majesté sont souvent très importantes ! Ce qui veut dire en langage de garde : très longues.
-Je me demande de quoi ils peuvent bien parler.
-Je crois qu’on ne nous le dira jamais, alors ne te creuse pas trop la cervelle.
Les gardes murmurèrent encore longtemps devant les portes de la salle du trône, mais le temps passa et ils se firent relayer par d’autres soldats plus sérieux qui ne conversèrent point durant tout le temps de leurs services. Finarfin et Fingolfin finirent par sortir de la salle du trône et ils prirent la direction des portes extérieures pour faire un tour dehors, après cet interminable entretien avec le roi Finwë.
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