Chapitre 15:
De l’aide pour Statil
(par
Eléanor, ajouté le 30/04/04 00:39)
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Le roi Finwë avait enfin donné congé aux deux frères. Il était temps ! Cela faisait des heures qu’ils étaient là à parler de stratégie et de défense. Allait-on envoyer des soldats jusqu’à Statil pour repousser l’attaque des orques ? Il le fallait bien. On ne pouvait pas les laisser périr sans rien faire. Mais d’un autre côté, il était sûrement déjà trop tard. Pourquoi sacrifier des hommes si ce n’est que pour défendre une ville fantôme ? Le roi avait débattu le pour et le contre pendant un bien long moment et il était enfin arrivé à prendre une décision qui semblait, pour l’instant, être la meilleure. Oui, il allait envoyer de l’aide à Statil. Il enverrait d’abord des éclaireurs pour être informé de la présente situation de la citée et, s’il y a un espoir d’en sauver les habitants, il enverrait ses soldats. Évidemment, il n’enverrait pas son armée entière; Eldamar ne devait pas rester sans défense. Une partie de ses hommes devrait suffire amplement à repousser les orques. Oui, c’était la bonne décision à prendre.
Le roi Finwë se tourna vers son épouse, la reine Míriel.
- Ils ont été bien courageux. Traverser la forêt grise avec des orques aux trousses, et en plus à leur âge! Malheureusement, je crois que leur quête aura été vaine. Il est certainement déjà trop tard.
- Ne dit pas cela! Ce n’est pas toi qui disais qu’il y a toujours de l’espoir ? Et puis, on ne peu pas laisser les orques prendre Statil. Ils ont toujours été de bons voisins et de précieux alliés. De plus, si j’ai bien compris, ces deux garçons sont les princes de cette cité, ils n’accepteront pas de rester inactifs.
La reine avait raison comme toujours. Fingolfin et Finarfin tenteraient fort probablement quelque chose pour aider les leurs. Mais on ne pouvait les laisser faire. Ils étaient bien trop jeunes pour partir à la guerre comme soldats, et encore moins comme éclaireurs. On ne pouvait prendre le risque de les perdre, surtout si le malheur venait à faire d’eux les seuls survivants de leur peuple.
Pendant ce temps, le jeune prince Fëanor s’impatientait sur son siège. Les longs entretiens ne lui plaisaient guère et, à son grand ennui, son père insistait pour qu’il y assiste. « Cela devrait t’aider à te tenir au courant de ce qui se passe dans ton futur royaume.» Peut-être avait-il raison, mais son père avait encore de nombreuses années à vivre et il ne lui succéderait pas avant sa mort. Il avait encore tout son temps pour apprendre les lois et coutumes de son pays. Rester assis sur son banc toute la journée à entendre divers paysans non satisfaits débattrent sur quelque sujet sans valeur ou sinon devoir assister aux « grands festins » donnés en l’honneur de personnages d’une importance quelconque, tout cela ne lui convenaient vraiment pas. Il est vrai qu’un prince ne devrait pas se plaindre de sa condition de vie, or, tout de même, il aurait vraiment aimé passer ses journées dans un autre lieu.
- Comment te portes-tu, Fëanor ?
- Tout va bien, mère.
- En es-tu certain ?
- Puisque vous insistez, mère, je vous confierai que j’aurais bien aimé pouvoir aller dehors moi aussi. Or, j’imagine que père veut encore que je supporte les bavardages d’un autre invité avant de faire autre chose.
La reine se tourna vers son époux. Ce dernier soupira et leva les yeux au ciel avant de répondre.
-Bon d’accord, mon fils. Tu peux sortir.
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