Maia sanglotait. Elle était terrée dans un coin de la cellule sale comme un petit animal acculé, ses cheveux roux retombaient sales et emmélés sur ses épaules. Elle attendait sa mort, sa mort sur le bûcher. Les cris des villageois résonnaient encore à ses oreilles : " Sorcière! Sorcière! Brûlez-la! " Elle enfonca ses ongles dans ses joues en gémissant. Soudain, elle entendit des voix derrière la porte. " Ecoutez, vous pouvez rester à côté de nous pour être sur, je ne l'aiderais pas à s'échapper...je vous en prie..." la porte s'ouvrit, et Eliane se précipita vers Maia. Elle la prit dans ses bras, la suppliait d'arrêter de pleurer, la bercait...Eliane, Eliane! " sauve-moi, eliane, j'ai peur! " murmura Maia. Eliane s'accroupit à côté de sa meilleure amie et commenca à lui parler. " Maia...n'aie pas peur de mourir. après, tu seras libre, pour toujours, forte et heureuse. Maia...tu es ma meilleure amie...sois forte comme tu l'as toujours été pour moi..." le garde en avait les larmes aux yeux. Il entendit comme on l'appelait, et sortit de la cellule. Par précaution, il ferma la porte à clé. Maia sanglotait toujours. " Eliane, je n'ai pas peur de mourir....j'ai peur du feu, ca doit être horrible...et j'ai peur d'être séparée de toi. " Eliane soupira lourdement. " moi aussi, Maia...et c'est pour ca que je viens mourir avec toi." Maia la regarda avec de grands yeux. Elle secoua énergiquement la tête mais son amie lui coupa la parole " Maia, je préfère mourir et te retrouver après que de ne vivre plus qu'une moitié de vie sans toi. " Elle sortit un petit flacon de sa sacoche. " Un poison. Nous ne sentirons rien, et nous serons libres. " dit-elle en souriant. Maia lui rendit un sourire encore tout brillant de larmes, et se redressa. Eliane déboucha le flacon et but une petite gorgée. Maia en fit de même, et les deux s'étreignirent. Elles sentirent leurs membres s'engourdir comme dans le sommeil, et à ce moment elles étaient heureuses, plus que jamais liées d'amitié. Leurs ésprits s'envolèrent en même temps, ensemble, dans le soleil et la brise parfumée. Lorsque le garde revint, il trouva les deux jeunes filles enlacées, comme endormies. Mais elles ne respiraient plus. Les larmes perlèrent sur ses joues, et il murmura " Puisse chaque sorcière avoir une telle amie..." |
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chapitre 15 sur 17
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