Chapitre 16:
Escapade en ville
(par
Eléanor, ajouté le 06/07/04 23:54)
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Fëanor sorti de la salle du trône presque au pas de course tellement il était content que son père l’ait enfin libéré. Il en avait plus qu’assez de tout ces discours que les dignitaires des différents royaumes venaient sans cesse répéter à son père qui les avaient déjà entendu plus d’une dizaine de fois chacun. Les paysans des alentours ne valaient guerre mieux avec leurs conflits sur le partage équitable des champs et sur le prix élevé du pain et des pommes au marché. De tout cela Fëanor n’en pouvait plus. Il espérait que son père reste roi encore longtemps pour qu’il puisse encore se débarrasser de toutes ces corvées.
Tout en réfléchissant à ces propos, Fëanor s’était dirigé d’un pas vif vers la porte qui menait au jardin. En fait cela ressemblait plus une cour intérieure qu’a un jardins, mais, semble t-il, qu’il était rempli de fleurs, d’arbres et de plantes il y a quelques années et qu’il avait gardé le nom de « jardin » même lorsque la plus part des végétaux furent enlevés et transporté ailleurs. Après avoir franchis la dernière intersection, il se retrouva devant la porte qui donnait accès à la cour. À peine avait-il franchit l’ouverture qu’il s’aperçu qu’il n’était pas le seul a avoir eu l’idée de venir prendre l’air ici. En effet les deux frères, ceux qui étaient arrivé de Statil le jour précédent et qui étaient sortis de la salle du trône un peu avant lui, ces deux jeunes elfes étaient assis sur un banc dans le jardin. Ne voulant poins leur tenir compagnie et encore moins leur servir de guide dans le château, Fëanor rebroussa chemin en espérant qu’ils ne l’avaient pas remarqué. Il repris le même passage qu’il venait de quitter, mais en sens inverse cette fois et il ne tarda pas à retrouver le couloir principale qui reliait les portes extérieurs à la salle du trône. N’ayant aucune envie de rejoindre son père et de devoir endurer à nouveau les bavardages des différents sujets du royaume, il se décida à sortir du château pour faire un tour en ville. En vérité, il n’avait pas le droit de se promener dans la cité seul et sans autorisation, mais personne ne s’apercevait jamais de ses escapades solitaires alors il ne s’en faisait guère. Au passage, il saisit son manteau qu’il jeta sur ces épaules. Les gens ne devaient pas le reconnaître et les paysans ne devaient pas apercevoir les broderies sur ses vêtements et les autres ornements qui décoraient ses habits royaux, car même s’il ne portait pas son costume de cérémonie, il n’était pas non plus vêtu comme un simple paysan et on le remarquerait facilement s’il ne s’enveloppait pas dans une vieille cape de voyage.
Fëanor avait à peine commencé à descendre les marches de l’escalier extérieur qu’il aperçu un autre elfe qui les gravissait en sans inverse. Précipitamment, le jeune prince ramena son capuchon sur son visage, mais il était trop tard car l’autre elfe l’avait déjà vue. Et nul doutes qu’il l’avait reconnu, car cet elfe ce n’était pas n’importe qui. C’était Dylan, le chef des éclaireurs, et comme tout le monde le sait, un éclaireur a une très bonne vue. Ce dernier connaissait bien Fëanor et il l’avait remarqué dès qu’il était sorti du château. Arrivant à la hauteur du prince il s’apprêtait à lui demander se qu’il faisait en dehors du palais avec un capuchon sur la tête, mais il vit que le prince avait plaqué avec insistance son doigt sur sa bouche pour lui implorer la discrétion. Avant que Dylan est pu réagir, le prince passa près de lui en lui soufflant à l’oreille : «Je vous en prie, faites comme si vous ne m’aviez pas reconnu ». Fëanor descendit le reste des marches sans se retourner et en suppliant le ciel que l’éclaireur ne le dénonce pas. Comme de fait, l’elfe ne dit rien et continua son ascension des marches comme si de rien n’était.
Le jeune prince arriva bientôt au marché d’Eldamar. C’était son endroit préférée dans toute la citée, avec ses marchants ambulants, ses saltimbanques et cette ambiance continue de plaisir qui flottait dans l’air... Une ambiance qu’on ne retrouvait jamais au château, même lors des grandes fêtes. Fëanor déambulait dans les allées depuis quelque temps déjà. Il s’était acheté une pomme et un morceau de pain pour collation et il s’était maintenant arrêté devant le comptoir d’un éleveur d’oiseaux qui était venu vendre ses volatiles à qui en voulait bien. En regardant les perroquets multicolores lancer des cris aux passants et les oiseaux tropicaux chanter derrière les barreaux de leur cage, le jeune prince essayait d’imaginer une de ces bêtes au château. Quel tapage elle ferait ! En espérant qu’aucun seigneur des alentours n’ait l’idée d’offrir l’une de ces bêtes à son père au cours de l’une de ses visites.
En levant la tête, Fëanor vit que le soleil commençait déjà à baisser. « Il est grand temps que je rentre au château », pensât il. Il se dépêcha de reprendre la route du palais, laissant dans son dos l’éleveur et ses oiseaux. Rendu au bas des marches de la citadelle, Le jeune prince pris soin de rabattre son capuchon sur sa tête et de resserrer les pans de sa cape autour de lui. Les gardes l’avaient vu sortir quelques heures plus tôt alors il ne lui barrèrent pas le chemin quand il voulu entrer. Une fois débarrassé de sa cape, Fëanor se dirigeas vers ses appartements, car il devait aller se changer au plus vite pour le souper. Devant la porte de sa chambre il vit que son serviteur Wyler l’attendait impatiemment.
-Où étiez-vous passez altesse ? Je vous est cherché partout! Le roi veut que vous dîniez avec lui et la reine ce soir. Il ne faudrait pas les faire attendre.
-Bien sûr, bien sûr Wyler, je vais me dépêcher à me préparé.
-Votre altesse veut-elle que je l’aide à se vêtir
-Non merci, je vais me débrouiller tout seul.
« Pourquoi aurais-je besoin d’aide pour enfiler un pantalon ? Je n’ai plus 10 ans ! Ce n’est pas parce que je suis prince que je suis un incapable ! », se dit Fëanor. Il referma la porte de sa chambre derrière lui et commença à se préparer pour le repas.
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