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Le Barde du Beleriand : L'erudit d'Oxford

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 16: Noël dans les Highlands.2.
(par michele huwart, ajouté le 07/07/08 09:36)


La gare d’Inverness était on ne peut plus banale. Surtout après 23 heures. L’hiver, la nuit. Nous devions être attendus; nous ne l’étions pas, du moins par nos parents.
-Steve , fit une voix, une fois la foule dissipée
Mon frère ne réagit pas. Moi non plus, du reste. Pas avant de nous retrouver seuls, dans le hall, face à un jeune homme vêtu de façon excentrique. Un jeune homme qui savait bel et bien à qui il avait à faire.
- Steve ? Insista-t-il. Cat ?
Mon frère était Steve, et j’étais Cat. Et visiblement, nos parents n’étaient pas venus nous accueillir à la gare.
- Corwin? hésitai-je. Corwin McAllistair ?
Il avait vingt-cinq ans, et avait précédé mon frère, de quelques années, à Eton.
J’avais, pour ma part, été la condisciple de sa troisième sœur. Son père était avocat et, devait-on s’en réjouir ou s’en plaindre, l’actuel propriétaire de notre demeure séculaire.
- Cat ? Désolé, ma belle ! Faudra t’accommoder de ma présence. Le tacot de ton père a rendu l’âme.
Il se saisit de ma valise, et je le suivis. Tout comme Stephen.
Il avait neigé. Nulle lune, nulle étoile n’illuminait le ciel nocturne. Lorsque nous eûmes quitté la ville, seule l’obscurité palpable se reflétait dans les eaux sauvages du Loch Ness. Je connaissais cette région par cœur, mais elle me faisait toujours le même effet. J’avais beau avoir grandi à quelques miles du Loch, je n’avais aucune difficulté à croire qu’un soi-disant monstre hantait ses profondeurs.
J’avais encore plus facile à le croire depuis que je savais descendre d’un tueur de dragon.
Etait-ce vrai, d’ailleurs, cette histoire de dragon ? Ou n’était-ce qu’une fioriture due à l’imagination du Professeur Tolkien, de « Ronald » comme l’appelait Sir William ?
J’avais appris à croire aux Elfes, aux Hobbits, aux enchanteurs et, qui sait, même à Dieu. Alors, pourquoi pas aux dragons et au monstre du Loch Ness ?
- Et toi, tu deviens quoi ? Me demanda Corwin, me tirant de mes pensées.
- Elle continue à étudier la fiction, plutôt que la réalité, répondit mon frère à ma place. Ah, et elle bosse pour un journaliste. Un ponte du « Times », paraît il
Paraît-il ! Si j’avais eu quelqu’objet à ma portée, je l’aurais balancé à la tête de Stephen.
-- Sir William Maglor, affirmai-je, non sans fierté.
- Ah ! Fit Corwin, apparemment intéressé, et connaissant visiblement mon employeur de réputation. Pas « paraît-il », alors.
Mais il changea très vite de sujet de conversation; Les bouleversements politiques en Russie et le championnat de football avaient visiblement plus d’intérêt pour ces garçons que mes tribulations professionnelles. Ce ne fut qu’une heure plus tard, en se chargeant de mon sac de voyage pour le porter dans les combles du cottage de mes parents, que notre ami d’enfance m’adressa à nouveau la parole.
- Tu restes longtemps ?
Agressive, Dieu seul sait pourquoi, je répondis sèchement.
- Dix jours. Ça t’intéresse ?
… je t’intéresse ?…
- Je pars dans dix jours, moi aussi. Pour Alger. A ce propos…
- Oui ?
Je le connaissais de puis toujours. Comment n’avais-je jamais remarqué qu’il avait des yeux magnifiques ?
- Tu parles français couramment. Je n’ai pas eu l’occasion de pratiquer depuis longtemps. Ca te dérangerait-il que nous nous rencontrions quelquefois ? Pour bavarder ?
- Ici ?
Le cottage était minuscule. Et mes parents pas très portés sur les langues étrangères.
- Chez moi. Il y a de la place.
Je grimaçai. Je le savais, qu’il y avait de la place ! Dix ans plus tôt, « chez lui », c’était chez moi.
- D’accord. Quant tu voudras

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.