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Lidec et Erellig

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 17: Départ
(par Stéphanie, ajouté le 27/09/03 15:00)


Une semaine passa avant que le groupe ne se mette en route. Les sœurs Tsivonia et Sen’ohan étaient reparties dans leur cité, des émissaires avaient été envoyés dans les autres. Les soins des Guérisseurs avaient stabilisé l’état de Lidec, réduisant ses accès de fureur. Au grand soulagement de ses proches et de ceux avec qui il allait partir, il était le plus souvent entre ses deux personnalités. Mais toutes leurs craintes n’étaient pas balayées pour autant : les Cendrés se rapprochaient de nouveau des Corubiers. Et les Adeptes étaient inquiets des réactions des Ethérés qui semblaient s'être rendus sourds à leurs demandes, tout en laissant ressentir une grande angoisse quand le contact était possible.

Les émissaires partaient à cheval. Il n’y avait pas de gros obstacles à franchir, et le voyage allait durer environ deux septaines. Deux messagers avaient été envoyés en avant pour prévenir la Guilde des Brise-Ténèbres de leur arrivée.

Tadocan maniait sa lame courbe, la faisant siffler dans les airs. Il discutait avec Areg des boucliers qui leurs avaient été fournis.

– Vous avez une étrange façon de les faire. Je n'en ai jamais vu de pareil.
– Ils ne sont fabriqués que chez nous ou à la Cité des Corubiers. Nous fournissons le bois de Bétulier, souple et imputrescible, et il est ensuite recouvert de sève de Corubier, qui le rend résistant aux chocs.
– Et si l'on vous attaque par le feu ?
– La résine supporte le feu en séchant. Au bout de quelques décades, ils deviennent ignifugés.
– Vous en fabriquez beaucoup ?
– Non, juste ce qu'il nous faut... Nous avons perdu l'habitude des combats.
– Dommage que vous n'en fassiez pas plus ; ils nous seraient utiles à Montfaucon.
– Il faudrait prendre contact avec mon frère ; c'est un des meilleurs armuriers de ma Cité. Vous trouverez certainement moyen de vous entendre.

Tadocan éclata de rire :
– Vous au moins, vous ne perdez pas de vue les intérêts familiaux !
– Et bien non ; mais c'est vrai : je suis le seul à avoir dérogé à la tradition ancestrale d'armurier. Mais voilà Erellig. Le jour sur toi, Erellig ! Qu'est-ce que tu portes ?
– Les Mémoires d'Oakan et Baran.
– Joli travail ! siffla Tadocan. En bois de Corubier ?
– Non, de frêne. C'est le Tourneur qui s'en est occupé. Tout est prêt ?
– Tout est prêt. On n'attend plus que Gerc et Lidec.
– Entre nous soit dit, fit Tadocan, il va falloir contrer l'orage avec eux deux.
– Hmm. Lidec est sain ?
– De corps, oui, d'esprit, je l'espère. En tout cas, je suis encore capable de le contrôler s'il a une crise. Au pire, je l'assomme et le drogue. Les Guérisseurs m'ont donné de quoi affronter un régiment.
– Espérons que nous n'aurons pas à en arriver là...
– Je l'espère fichtrement aussi. Je n'ai pas eu de mal à le contrôler la fois dernière, mais être obligé de frapper quelqu'un avec qui vous avez grandi, ce n'est pas très agréable.
– Vous avez été élevés ensemble ?
– Baran est mon oncle, et je passais une grande partie de mon temps chez lui quand il n'était pas en mission. Et quand il partait, c'était Lidec qui venait chez nous. Il est comme le frère que j'aurais aimé avoir.
– Et voici le grand seigneur... Le jour sur toi, Gerc !
– Sur vous aussi ; il est d'ailleurs bien pâle. L'archer n'est pas debout encore ?
– Les arcs n'étaient pas prêt hier soir... Mais il ne devrait pas tarder. Et tant qu'il n'est pas là, j'aimerai vous demander une faveur : évitez de l'énerver; j'aimerais ne pas être obligée de me battre à chaque fois que vous lui parlez.

Gerc n'eut pas le temps de faire paraître son dédain : Lidec arrivait, suivi de son apprenti, tous les deux chargés de carquois et d'arcs.

L'art de Lidec ayant été loué et les armes distribuées, la petite troupe partie sans attendre que le soleil ne se soit entièrement levé.

Derrière eux la lisière du bois luisait sous les gouttelettes de brume...

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.