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Belgimoot : témoignage d'un farouche guerrier et de ses amis initiés à la pêche au thon marrisseuse de nazgul

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 2: La matinuit du samedi : ça rime!
(par Giligili, ajouté le 21/09/04 19:11)


C'est alors que commença un navrant spectacle. Gurth eut l'imprudence de commencer un concours de bière avec le fils de Lambertine, qui, fourbe qu'il est, l'attendait de pied ferme. Le pied ferme, d'ailleurs, ce dernier le garda, au contraire de Gurth, le pauvre fou, qui pensait pouvoir, bière à la main, rivaliser avec un belge !
Ainsi, pendant que l'assemblée discutait de choses et d'autres, parfois de manière très sérieuse, parfois de manière rigolarde, notre blond camarade (des cheveux longs blonds... faut-il y voir un signe de culte voué à Orlando Bloom?) sombra lentement mais sûrement dans les affres éthylliques de l'ivrognerie coupable. Certains partirent se coucher qui en avaient pourtant beaucoup moins besoin que lui.

La nuit avançait, et Gurth titubait. On peut dire sans exagérer que c'était véritablement lamentable. Pourtant, Gurth soutenait qu'il était encore capable de courir le marathon. Et, à cinq heures du matin, il décida d'aller faire la désormais traditionnelle promenade du mec bourré de la première nuit de tolkienmoot. Il s'y révéla moins imaginatif que Satan, l'initiateur/trice de cette joyeuse coutume!
Il décida d'emmener son rival bierreux, et, nul ne sut pourquoi, le nain Giligili, qui était assis tranquillement, une bonne bière à la main, à bavarder avec quelques sobres gens au sujet du tressage de barbe. Noble de coeur, le téméraire nain, voyant l'état avancé d'ivresse du dit-Gurth, empoigna une lampe torche aux batteries défaillantes, et s'enfonça avec ses deux compagnons dans la nuit fuligineuse.
Nous avançames dans la forêt heureusement totalement dépeuplée, et Gurth s'obstinait à sauter à pieds joints dans les flaques de boue que j'éclairais de ma lampe pour qu'il puisse les éviter! Grrrr! Le malandrin! Le destin me vengea au moment où il décida de se soulager sur le bas coté. Comme il refermait son pantalon, on le vit glisser de côté, puis pivoter, tout en basculant, pour finalement atterir assis dans une grosse mare de boue!
Plus tard, comme nous approchions d'habitations, je décidai sagement de faire demi-tour, de peur que les hurlements avinés de mes deux compères ne sèment la terreur dans le village moite de sueur froide. Je savais en effet de quoi je parlais, c'était le sujet du conte que j'avais préparé pour le week end!

Lorsque nous fîmes notre rentrée triomphale dans le gîte, Gurth exhiba fièrement l'arrière de son pantalon, qui avait pris dans sa chute une teinte plutôt douteuse...
Cet acte poétique décida les quelques personnes encore debout à changer illico de statut. Il était entre cinq heures et demie et six heures.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.