Chapitre 2:
Unité 0 - La Genèse (Julien)
(par
Kévin, ajouté le 09/05/05 13:36)
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Voyageur intemporel et immatériel. Explorateur de la nuit éternelle. Chercheur de mondes introuvables. Géniteur d'âmes. Tels sont les titres que l'on aurait pu attribuer au grand Maître des éléments Ethyla, sculpteur de notre monde et de nos existences. La naissance des temps se produisit avec lui, sa puissance se doit d'être contemplée à travers ses créations. Notre monde est son âme, nous sommes des fragments de son âme. Même si nous faisons partie intégrante de lui, n'oublions pas que nous devons avant tout rester nous-mêmes. Ainsi honorons l'existence qu'il nous a confiée. Chaque individualité n'est que le reflet de son talent façonneur. Les oreilles attentives peuvent entendre son discours. Destiné à tous, il nous rappelle l'humilité, quelquefois trop vite oubliée, dont nous devons tous faire preuve devant l'immensité de sa sagesse. Il nous conforte dans notre désir, parfois amenuisé, d'aimer la vie. Il nous donne son espoir. Laissez-moi vous offrir ce discours, texte d'aube, jeunesse d'un monde : la Genèse de Raiakh.
Le vide, mot si creux qui pourtant remplit tout. Sa seule évocation suffit à nous plonger dans une incertitude qui n'a d'égale que notre incapacité à cerner ne serait-ce que les fondements de son existence. C'est pourtant ici que vivait Ethyla l'Originel. Sans structure, ni visage, il voyageait sous une forme immatérielle source de l'existence : le Rèïnaï, nuage d'énergie pure unique. Lorsqu'il cessa son périple, il entreprit de créer. Plusieurs mondes avaient déjà vu le jour par ses soins, mais aucun ne subsista très longtemps. Après de longs instants de réflexion solitaire, l'Originel décida de tester une nouvelle manière d'exploiter son Rèïnaï. Toute l'énergie pure qui lui était disponible se concentra en un agglomérat solide, sorte de noyau contenant une âme d'artiste désireuse de s'exprimer. Comme matière première, il souffla un nuage léger, produit distillé du Rèïnaï. De lui-même, ce nuage passa d'un aspect brumeux, constitué d'innombrables particules blanches, à un ensemble de grandes sphères luminescentes. Seules sources de lumière dans l'immensité obscure, ces nouvelles créations allèrent jusqu'à étonner leur propre créateur. Mais ce dernier étudia de très près ces intrigantes choses dotées d'une forme bien définie. Quand enfin il en détermina la nature exacte, il amorça la création d'un nouveau monde. L'Originel bouscula les sphères qui se percutèrent. A chaque choc, deux déchirures se dessinaient à leur surface jusqu'à les séparer chacune en quatre parties rigoureusement égales. Rapidement, une multitude de quarts de sphères parfaits se rencontraient brutalement. Puis, au fur et à mesure, ils calmèrent leur course folle en changeant lentement de couleur : la blancheur crue rayonnante céda sa place à une mosaïque de quatre couleurs : rouge, vert, jaune et bleu. Ethyla n'intervint pas et laissa ces entités se toucher, se rejeter, se jauger. Tels des aimants multicolores, chaque couleur différente se repoussait avant même de s'être touché. Au contraire, tous les fragments de couleur identique s'attiraient les uns les autres pour finalement fusionner. L'Originel fut le témoin de la formation de quatre immenses masses difformes, chacune composée d'une des quatre couleurs précédentes. Inertes, ces blocs, dont l'aspect extérieur obéissait aux seules lois inconnues d'une nouvelle forme d'énergie, attendaient ; Ethyla savait que la patience serait désormais sa meilleure alliée.
Le doute, mot si simple qui pourtant accompagne les remous et relents de l'âme. Si son évocation peut laisser de glace, sa présence étreint le cœur et amoindrit les minces piliers de l'esprit. Voici le responsable d'un découragement naissant qui manqua de peu déclencher l'abandon de l'Originel. Mais son désistement fut entravé par quatre maigres filets lumineux, provenant chacun d'une masse colorée et se dirigeant vers un même point imaginaire. Ainsi fut la scène : quatre amas monochromes cherchant à se rejoindre pour quelque raison obscure. La pointe de chaque futur lien progressait lentement, très lentement. La notion de temps n'existant pas, il était impossible de donner la durée exacte de ce mouvement. L'attente prit fin lors du contact entre les quatre filins lumineux ; qui se fit précisément au même moment. Aux premiers abords, le résultat de cette liaison fut une absence totale de réaction. Puis les masses se comportèrent de façons étranges : elles tressautèrent, agitées de nombreux soubresauts. Si Ethyla avait pu disposer d'un visage, il aurait arboré un grand sourire ; le cours des événements suivait ses prévisions. Enfin l'espoir l'étreignait de toutes ses forces. Alors que les spasmes secouaient toujours les amas colorés, une invagination se dessina à l'exact opposé de la base de la liaison. Brusquement une violente aspiration attira toute la masse d'énergie vers le lien. Alors que l'invagination se développait à une vitesse fulgurante, toute la matière se condensait et se compressait de manière à circuler dans le filin, qui se révéla être un conduit qui éjectait par petites doses le contenu des amas au point de liaison. Finalement, tout ce qui resta des immenses ensembles unicolores était une sphère légèrement aplatie d'où sortaient quatre lignes, dépérissant à vue d'œil. Tel fut l'aboutissement de la naissance de cette nouvelle énergie : un globe agité de vagues rouges, vertes, jaunes ou bleues ; parfois se recouvrant, se mélangeant ou se percutant. Ethyla hésita. Une inconnue dont on ne connaît pas les possibilités mérite la plus grande prudence. Il se contenta d'observer son évolution sans intervenir, du moins pour le moment.
La puissance, mot si lourd qui manipule le plus innocent. Son évocation masque d'une brume épaisse ses multiples facettes plus nombreuses les unes que les autres, de la cruauté la plus abjecte à la compassion la plus intense. Ainsi, l'Originel failli apprendre à ses dépends que cette puissance traîtresse peut émerger de n'importe où et qu'elle a la fâcheuse manie de le faire au moment le plus improbable. Les quatre entités qui occupaient le volume entier de la sphère continuaient leur affrontement. Chacune cherchait à prendre le dessus sur les trois autres. Cependant leur quantité respective étant la même, ces confrontations semblaient devoir durer jusqu'à des temps prédestinés à l'oubli. Écoutant la jeune pousse de l'espoir, Ethyla décida d'accorder plus de crédit à ce monde qu'aux précédents ; dont la durée de vie avait été bien inférieure à cette dernière création. Les chocs entre couleurs augmentaient sensiblement le volume de la sphère ; il le voyait mais ne s'en inquiétait pas : ce gain de taille paraissait minime. Détruire cette œuvre ratée fut sa première intention. Alors qu'il concentrait en lui assez de Rèïnaï pour pouvoir anéantir purement et simplement cette nouvelle erreur de parcours, cette dernière réagit d'une manière surprenante. Les quatre énergies se figèrent dans le même temps. Puis la sphère se mit à gonfler à une vitesse défiant toute compréhension, comme si elle s'alimentait du vide environnant. Ethyla supposa que cela correspondait à une réaction de défense. Mais le moment était mal choisi pour s'interroger sur le pourquoi de ce comportement. La recherche d'un moyen de stopper sa progression était la priorité du moment.
La peur, mot si courant, connu de tous et de chacun sans en être pour autant reconnu et accepté. Son évocation rappelle que la cage qu'il édifie conditionne le plus brave, même muni d'une serrure l'isolant de tout autre sentiment. Le dévoreur de vide produisit cet emprisonnement sur son créateur. Face à cet appétit, même Ethyla défaillit et préféra pendant un moment prendre la fuite plutôt que faire face. Mais à quoi bon fuir si cette chose dévore tout sur son passage ; l'Originel en vint à regretter d'avoir créer cette nouvelle forme d'énergie. Mais tout de même, cette dernière provenait de son noyau, du plus profond de lui même. Dans ce cas, pourquoi s'en prendrait-elle à lui ? Probablement pour être sûre qu'aucun préjudice ne lui sera jamais occasionné. Il décida alors d'offrir en sacrifice une partie de lui-même à ce gigantesque glouton. Il détacha alors une partie de son énergie pure condensée et la laissa dériver vers son funeste destin. Comme Ethyla l'avait espéré, le fragment de Rèïnaï fut immédiatement absorbé par la sphère, qui arrêta dans l'instant sa démentielle croissance. Elle en vint même à se comprimer sur elle-même. Les violents mouvements qui avaient agité les quatre couleurs se muèrent en lents et langoureux entrelacements. Alors que la sphère atteignait sa taille définitive, qui au passage était bien inférieure à celle qu'elle avait pu acquérir durant son repas pantagruélique, l'Originel constata que l'ajout de son Rèïnaï avait stabilisé les quatre constituants de la nouvelle énergie, mais également que ces entités adoptaient des formes, des consistances, des volumes et des aspects différents ; phénomène qu'il ne connaissait pas dans son monde où "dispersion" était le nom de la loi régissant toute chose. Chaque couleur diversifia ses apparences et une sorte d'entente s'instaura entre elles : chacune occupait une place aucunement revendiquée par une autre, leur interaction était fait de relations dominants-dominés mais chacune avait ses forces et ses faiblesses ; ainsi un équilibre dynamique était toujours respecté. Ethyla s'approcha de cette nouveauté, qui dorénavant faisant partie de lui, enfant légitime de son Rèïnaï. Il fit le tour de ce nouveau tableau et contempla le devenu de ses quatre couleurs. Le vert avait adopté la complexité d'une beauté à la fois majestueuse et discrète. Son imposante présence avait créé les chaînes de montagnes, certainement perçues comme les plus grandes et les plus belles sculptures visibles au monde. Son calme s'exprimait à travers les gracieuses plaines et collines, berceaux de plénitude respirant la sérénité. Sa discrétion avait élue la forme de petits grains rocailleux ou sablonneux ; noble esprit de groupe mais néanmoins redoutables envahisseurs. Le bleu opta pour l'illusion d'une apparence sage et réfléchie. Avec les mers et les océans, il s'étirait sur d'immenses surfaces qui, selon ses humeurs, dormait d'un sommeil profond ou grondait d'une fureur apocalyptique et recelait dans ses profondeurs abyssales des mystères dissimulés, pour certains à jamais révélés. Les torrents, rivières et ruisseaux exploraient les monts et les vallées d'une curiosité dévorante. Son masque chimérique passait également par la pluie, fine et rafraîchissante, épaisse et fouettant. Le jaune choisit de tout englober sous une forme invisible. Partout il s'insinuait, furtif, impalpable et pourtant oppressant. Son manque de consistance le faisait envahir chaque parcelle d'espace. Sa transparence lui ouvrait les portes du ciel. Ses yeux s'infiltraient en quelques souffles dans toutes les situations. Ses soudaines sautes d'humeur soulevaient les rochers les plus lourds et agitaient les flots. Le rouge décida de n'exister qu'en diverses formes associées à ses trois congénères. Parfois il se dotait d'une forme dansante, harmonie de crépitements et d'ondulations voluptueuses. En d'autres occasions, il voyageait à l'image d'une coulée immaculée multipliant sacrifices et destructions. On le trouvait également dans les méandres des cieux lorsqu'il réunissait sol et nuages en un court flot de lumière bleutée. Chacune de ces entités représentait une face du monde. Chacun de leur mouvement ou association était rendu possible par l'intervention du Rèïnaï. Ce même Rèïnaï qu'Ethyla avait légué pour éviter sa propre destruction. Cette énergie pure nourricière circulait partout, en toute chose. Même invisible, elle était source de symbiose. L'Originel baptisa alors chacune de ces entités : le vert devint la Terre, le bleu se nomma l'Eau, le jaune porta le nom d'Air et enfin le rouge fut baptisé le Feu. Ainsi l'existence de nouveau monde repose sur ces quatre constituants : les quatre Éléments. Devant l'euphorie de son travail enfin réussi, Ethyla en oublia son propre équilibre. Son noyau d'énergie pure n'étant plus complet, il risquait de se dissoudre et probablement d'être absorbé par sa création. Pour se maintenir à un stade cohérent, il décida de prendre une forme physique définitive. Ainsi, il abandonna du même coup sa vie de pèlerin des mondes et se condamna à exercer ses talents et pouvoirs sur un seul et même monde. Par voie de conséquence, il atterrit à la surface d'un sol neuf et encore inexploré. Bercé par la fierté, il dévora des yeux les nombreuses façades de ses quatre éléments. Devant tant de dynamisme, Ethyla voulut s'unir au monde, partager avec lui cet élan de volonté et de vigueur. Il décida alors de façonner son apparence avec le charme de cette majestueuse symbiose.
La vie, mot si empreint de significations, toutes plus hétéroclites les unes que les autres. Son évocation profile un des mystères les plus opaques jamais pensé ; même engendrée d'elle-même, elle est la plus incapable de répondre à sa propre raison d'être. Ainsi, l'édifice où l'Originel était sur le point d'enfermer son Rèïnaï serait le premier capable de se mouvoir selon une volonté qui lui serait propre, tout en étant fait de matière palpable. Le temps de son immatérialité était révolu. Des centaines de fragments rocheux formèrent un gigantesque boyau imparfait, rappelant les méandres des cavernes souterraines, se terminant par une extrémité pointue et effilée. Le corps et la queue étaient nés. L'autre terminaison, toujours béante, vit la naissance de la tête, qui avait la même allure que celle des animaux que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de serpents. A ceci près que ses mâchoires étaient vides et ses yeux creux. Ses flancs firent pousser quatre importantes excroissances rocheuses, qui s'articulèrent pour créer les pattes. Lacs et étangs s'asséchèrent pour occuper l'intérieur des mâchoires en se solidifiant. Des centaines de dents tranchantes prirent ainsi forme sous l'apparence de blocs glacés turquoise. L'extrémité des doigts de chaque patte accueillit également ces armes tranchantes, porteuses d'une éternelle fraîcheur. De chaque côté de ses mâchoires supérieures, de fins filins rougeoyants grandirent en se laissant porter par le vent environnant. A chaque ondulation, ces multiples moustaches égaraient un foisonnement d'étincelles virevoltantes et d'innombrables braises incandescentes. Leur finesse n'avait d'égale que leur longueur qui parcourait et enveloppait l'ensemble de ce nouveau corps. Pour finir, ses yeux se remplirent de nuages, qui passaient du blanc laiteux au gris sombre et oppressant. Ainsi naquit le nouvel Ethyla, Maître des éléments. Cette nouvelle apparence lui demanda quelques temps d'adaptation. Passer d'un stade où tout contenir et s'imprégner de tout était chose permanente, à celui où la sensation de présence ne s'étend qu'aux limites d’une coquille n'était pas chose aisée. Mais le Rèïnaï qui circulait partout en ce monde lui fit rapidement retrouver des repères. Les quatre éléments lui appartenaient désormais. Il pouvait les mélanger et les moduler à souhait. C'est dans cette voie qu'il se rendit compte que rien dans ce monde n'évoluait selon une volonté autre que la sienne. Son imagination engendra formes et assemblages mouvants, tous résultats de diverses combinaisons des quatre éléments. Eux - mêmes alimentés du Rèïnaï circulant dans le monde, chacun eut sa propre vie et ses propres yeux pour guider ses pas. La vie s'éveilla pour la première fois sous forme d'animaux et de plantes de formes assez simples, à la conscience limitée, voire quasi-inexistante, et au Rèïnaï peu abondant. Chacun d'eux avait une dose de chaque élément différente. Ils peuplèrent le monde entier. Chaque parcelle de ce monde fut envahi par cette vie : les océans, les rivières, les vallées, les monts, les déserts ou encore les cieux développèrent des formes de vies étonnantes, pour certaines farfelues.
La création, mot si injuste, exclusivement réservée à une catégorie restreinte d'être. Son évocation respire l'intelligence, une conscience supérieure, une ouverture d'esprit et un irrémédiable danger. Jusqu'à maintenant, la vie que le Maître des éléments avait insufflé dans toutes ces carcasses mouvantes n'étaient que produits d'instincts et de réflexes. Aucun n'était capable d'imagination, de nouveauté, de création. Telle serait l'aboutissement de son œuvre : des races d'êtres développant la réflexion à travers une conscience accrue. Mais Ethyla savait que créer des êtres aussi proches de lui ne serait pas sans dangers. Depuis l'établissement du lien entre sa personne et ce monde, il était acquis que sa volonté ne pouvait tout contrôler. Mais le risque ne valait-il pas la peine d'être couru ? Peut-être ces peuples feraient-ils la fierté de leur Maître. Ainsi il sculpta quatre nouvelles races de deux individus chacune. Un par un, les éléments prirent chacun une race à partie. Naquirent alors les quatre races dominantes du monde. Les humains, favoris du feu, les sylans, sous la tutelle de l'eau, les etnains, représentants de la terre, et les stratons, enfants de l'air. Les races furent dispersées aux quatre coins du monde et Ethyla les laissa évoluer et se développer sans exercer le moindre contrôle sur eux. Chacune progressait dans différents domaines et privilégiait tel ou tel domaine de connaissances. Quand enfin vint l'heure de la rencontre entre ces quatre races, Ethyla fut émerveillé de voir qu'ils choisirent la voie de l'entente et de l'entraide. Ce partage fut accompagné de progrès fulgurants : les bâtisses miroitant de beauté et de majesté s'élevèrent dans tous les royaumes, les cartes furent dessinées avec autant de précision que le permettait les explorations de plus en plus nombreuses, les érudits échangèrent connaissances et centres d'intérêts. Ethyla ne pouvait qu'être fier de cette réussite. Mais alors que le temps passait, la maturation des races dominantes ne cessait de croître. A tel point qu'un événement déterminant vint chambouler le point de vue du Maître. Les quatre races apprirent au fur et à mesure à contrôler les quatre éléments. Le plancher élevé de leur conscience se comporta comme un vecteur pour le Rèïnaï qui circulait en eux. Ce nouveau domaine, que les races appelèrent unanimement la magie, se développa à une vitesse qu'Ethyla même eu du mal à apprécier. Ainsi ce fut avec cette expérience qu'il se rendit compte qu'il ne tenait pas les rennes des quatre races aussi fermement qu'il l'avait cru. Mais jamais ne lui vint l'idée de stopper cette progression. Seul il ne pouvait évidemment pas gérer cette énorme expansion. Les dragons virent alors le jour. Ethyla les créa dans un seul but : surveiller, voire tempérer, la progression des quatre races dominantes tout en ne représentant aucun danger pour elles. Il façonna six races de ces créatures : les dragons bleus, fiers arpenteurs des océans ; les dragons rouges, redoutables cracheurs de feu ; les dragons noirs, gardiens d'interminables cavernes et souterrains ; les dragons verts, camouflés dans les épaisseurs des forêts ; les dragons brumeux, espions des secrets nocturnes ; les dragons argentés : souverains parmi les souverains. Ethyla avait tout contrôle sur les dragons, gardiens des quatre races : ainsi était leur hiérarchie.
Le fonctionnement fondamental de Raiakh était maintenant en marche. C'est dans ce monde qu'évoluent nos âmes, forgées avec son essence. N'oublie pas, toi, simple être qui a lu ces quelques pages, vénère la vie qui t'as été donnée et respecte chaque créature qui possède ce même don.
STYLARO, Prêtre-gardien de l'Air.
Auteur : Julien
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