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EMILIEUVALA ou Chroniques de la Terre d’Emilieu...

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 2: Chiens, chat et chevreuil et douze coupantes cordes...
(par ISENGAR, ajouté le 20/09/05 00:26)


On raconte, en pays de Forez que tout commença la veille, à l’arrivée de premières convives. Et maintenant, ce fut au château des parents de la dame Kendra, de la maison d’Eorl, et dans les communs qui se trouvaient de l’autre côté de la rue, que tout fut préparé avec un soin inégalé. Dame Kendra et ses deux premières invitées devaient se révéler par la suite les instigatrices d’un merveilleux et faërique banquet aux senteurs musquées des Indes et aux subtils bouquets du Levant...
De ces dames charmantes, les chroniques n’ont retenu que d’étranges noms. La première, aux yeux brillant d’une maternelle espièglerie était dite s’appeler Sylvae de Pibrac, la seconde, la plus jeune, mais aussi belle et douce que son aînée, portait un chapeau orné de plumes. Et maintenant on l’appelait la demoiselle des Verts-bois et des Champs d’or, mais d’aucuns la nommaient sous le chantant nom de Laegalad. Et on disait des deux dames qu’elles étaient des fées.

La plupart des voyageurs étaient attendus pour le jour suivant, reconnu comme le jour premier de la Rencontre. Beaucoup venaient du Pays de France, et autant des terres d’Outre-Quiévrain. Et tous furent au rendez-vous.
Tous sauf un.
Venu de fort loin, d’un pays de cocagne dominé par la plus belles des cathédrales sous le ciel, un fier Hobbit fut hélas retardé et manqua l’heure de la Rencontre. Et maintenant, ce Hobbit, chasseur et ménétrier, qu’on appelait l’Intrépide et le sans-peur, heurta un jeune chevreuil avec le chariot qui devait le conduire jusqu’à Paris. Le massacre fut grand et le sang gicla haut, mais malgré la juste faim qui le tenaillait, il n’y eut point de ripailles improvisées car Isengar le beau savait que l’amitié n’attendait pas.
De fait elle dut attendre. Et de fait il passa la journée à lui courir après.

Or donc, Tous finirent par se retrouver. Et la foule se gaussa du retard du Hobbit, tandis que commençaient les ripailles et que le soir couvrait doucement de nuages pluvieux le pays de dame Kendra.

Les chroniques ne peuvent citer tous les convives ici, tant ils furent nombreux. Maintenant, qu’ils n’en prennent pas ombrage : ils seront cités tout au long de ce conte.
Le premier dont le nom entre dans le récit était le sire Bastien aux courtes braies. Celui-là, qu'on dit empereur de terres lointaines, avait accueilli Isengar à l’arrivée dans les terres du Forez, et ce dernier lui en était très reconnaissant. Aussi fut-il fort marri, et plus que tout autre, quand on découvrit qu’un chat avait dévoré une grande partie du dessert réservé à son ami le sire Bastien.
Mais cet incident malheureux impliquant le chat glouton et indélicat n’occulte en rien la grande réussite du repas et la qualité notable des victuailles.

La nuit tombant, les chiens, fort nombreux et bruyants, se mirent à aboyer dans le pays. Le vent et la pluie s’invitèrent et ne quittèrent plus ces champs de Faërie.

Maintenant arriva la tant attendue princesse de Mâcon. Seule avec sa monture, cavalière de charme et de talent, elle fut égarée par les souffles mesquins du vent dans les chemins perdus du Forez profond.
Lorsqu‘elle arriva enfin au château de la dame Kendra, la lumière des étoiles précédait ses pas légers, et sa grande et désarmante beauté faisait faillir plus d’un. Et plus d’un faillit.

Non que sa grâce altière voilait la beauté des autres dames. Au contraire, toutes ces charmantes invitées, Lalaith aux cheveux bruns, Rebecca et Melilot, Elbaratha et Emilie, Melo-Dye la dame de Créteil et Saivh-aux-cheveux-de-blé, les deux fées Laegalad et Sylvae et la Dame Kendra, toutes mêlaient leur élégance dans une harmonie de beauté féerique et féminine et dans laquelle la lumineuse princesse de Mâcon se fondit comme les rais du soleil épousent l’immaculée surface de la neige pure.
Et on dit que le princesse s’appelait Béatrice et que sa mère était la fée Sylvae.

Sans doute fut-ce l’effet de l’hypocras, mais Isengar le ménétrier, encore charmé par les charmes charmants de la princesse juste arrivée, accepta de jouer quelques airs de musique en secret en compagnie de maître Tirno et des dames Kendra et Laegalad.
Les quatre conspirateurs amusés laissèrent donc la grand’salle des communs aux convives sous la veille émerveillée de Neiklot du Midi, dont l’accent tonitruant-chantant rythmait de ses éclats l’assemblée rassasiée.

Maintenant, on dit qu’au château le ménétrier fut aussi décevant qu’inutile. Des douze cordes de la guitare qu’on lui présenta, il ne tira aucun son crédible, aucun son audible. Ses doigts, pourtant rompus à l’art de la gratouille, souffrirent de la dureté de l’instrument.
Les flûtes enchanteresses de ses compagnons prirent alors définitivement le dessus. Et le séjour bascula sous l’air faërique des la musique des fifres, turlupins, pipeaux et autres flûtiaux...

Voir le chapitre 2 sur 15



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.