Chapitre 2:
La Création
(par
Clement, ajouté le 04/07/02 12:54)
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LA CREATION :
I. La genèse :
Il y avait, avant le commencement de tout, une seule entité. C’était un esprit d’une puissance et d’une volonté incommensurable qui possédait le pouvoir de création. Malheureusement, il n’avait aucune connaissance de son existence car il vivait dans le néant. Cependant, plus le temps passait, plus le poids de son existence se faisait ressentir. C’est alors que, après des siècles passés aussi vite que des secondes, il comprit ce qu’il était et se transforma en lumière afin de savoir où il était. Mais le néant est insondable ce qui déclencha chez l’entité appelée bien plus tard Univel, une effroyable colère. Il engendra une explosion si puissante que les fins-fonds du néant résonnent encore de sa rage. C’est face à ce pouvoir qu’il découvrit l’ampleur de ses capacités. Il eut donc l’idée de créer.
II. La création et les Vàdes :
Il commença par former l’univers qu’il remplit d’étoile afin de le cartographier. Puis, il forma des galaxies mais il s’aperçut qu’elles étaient désorientées alors il les fit toutes tourner autour de son être. Dans ces galaxies, il créa plusieurs planètes et s’attela plus particulièrement à l’une d’elles : Mundalo. Lorsqu’il créa Mundalo, il se rendit compte qu’elle était vide, il n’y avait que de l’eau à perte de vue. Il fit alors sortir des terres d’entre les flots et les garnit de milles fleurs, de milles arbres et plantes, d’une incroyable végétation et il trouva cela beau. Puis, il voulut que ses créations puissent bouger. Il créa d’abord des plantes capables de se mouvoir puis des animaux qu’il trouva pure et sans défaut. Malheureusement, toutes ces créations n’étaient que de simples sculptures car elles ne possédaient aucune vie. Attristé, Univel laissa tomber une larme qui, lorsqu’elle toucha le sol se transforma en un esprit, un esprit de la nature. Celui-ci pénétra dans l’une des plantes de Mundalo et la féconda de vie. Voyant cela, Univel se mit à pleurer de joie et toutes les plantes de Mundalo purent alors posséder un esprit, un Vàdes. Pour la première fois, Univel venait de créer la vie et cela lui donna une idée.
III. La fondation du Cycle Vitale :
Lorsque Univel créa la vie, il vit à quel point cela lui demandait du travail. Alors, pour pouvoir s’occuper de sa dernière tâche, il donna vie à huit archanges, sorte d’esprit pouvant prendre forme et qui avait presque autant de pouvoir que lui. Cependant, chacun de ces archanges avait un pouvoir précis, propre à sa nature faisant ainsi un tout : le Cycle Vitale. Tout d’abord, il créa l’archange de la vie qu’il dota du pouvoir d’accorder un corps à un Vàdes mais aussi celui de soigner et de guérir. Puis, vint l’archange de la mort qui pouvait dissocier le Vàdes du corps mais celui-ci devint vite amère car il considérait que sa tâche était ingrate. Ensuite, vint les archanges des éléments qui devaient maintenir la cohérence de Mundalo. Il y avait la terre, l’eau, le feu, le vent et la sagesse. Enfin, il créa l’archange du temps, puissant parmi les plus puissants et préféré de Univel. L’archange du temps avait un pouvoir sur toutes choses et était imperturbable.
IV. La venue des Yggr :
Bien que les archanges aimaient la création et leur créateur, leur tâche était ardu et accaparait tout leur temps. Tous, hormis l’archange du temps qui jamais ne perturba son travail, partirent au centre de l’univers afin de demander de l’aide à Univel. Celui-ci était très occupé mais accepta tout de même de les recevoir et après grande discussion, il accorda de l’aide mais seulement aux archanges de l’eau, de la terre du feu et du vent. Univel considérait que les autres pouvaient travailler sans aide. Ainsi furent créé les Yggr, sorte d’esprit à la conscience propre ayant le pouvoir d’un des éléments. Tous acceptèrent cette décision sauf un : l’archange de la mort. Il trouva ce choix injuste car par-dessus tout il voulait se débarrasser de sa besogne. Il est toujours difficile de choisir qui doit vivre ou mourir et ce travail commençait à remettre en cause sa foi envers son créateur.
V. L’apparition des premiers êtres :
Quelques temps après avoir crée les Yggr, Univel dévoila ce qu’il avait pendant longtemps travaillé : des êtres vivant. Il avait créé des petits hommes ventrus à l’apparence d’éternels enfants et habité par des Vàdes. Ces êtres furent les premiers à être doté de la parole. Univel décida de les placer au centre de Mundalo afin de toujours avoir un œil sur eux. Puis il leur dit de vivre comme bon leur semblera et de se multiplier. Enfin, il les appela Oléons et il trouva cela beau. A la vue des Oléons, les archanges furent attendris et en gage d’amour certain leur offrit un présent : l’archange de la vie leur offrit le don de guérison ; l’archange du vent leur enseigna l’art de faire vibrer des sons ; celui de l’eau leur enseigna la pêche ; celui de la terre, l’agriculture ; l’archange du feu leur appris la maîtrise de la lumière ; et enfin, l’archange de la sagesse leur appris une langue pour pouvoir communiquer. Mais seulement deux des archanges ne ressentir pas ce sentiment : l’archange du temps que rien ne perturbe et l’archange de la mort. Celui-ci fut vraiment attristé de voir apparaître de nouveaux êtres car il savait que malgré tout l’amour qu’il avait pour la création, il serait obligé de décider qui doit vivre ou mourir. Une rancœur commença alors à naître dans son esprit envers son créateur car il lui reprochait de lui avoir donné le mauvais rôle.
VI. La venue des Avnes et des êtres volants :
Univel fut alors satisfait car toute sa création était sans défaut. Il prit alors la forme d’un être de lumière aux grandes ailes couleur d’argent et d’or et descendit dans Mundalo pour observer ces habitants. Mais tandis qu’il survolait les grandes forêts, il se rendit compte que toutes ses créatures ne bougeaient pas. Elles étaient comme pétrifiées sur le sol. Il se posa alors sur le sol et parla à un Oléon : « Dit moi Oléon, je t’ai donné une conscience, je t’ai offert la pensé mais je t’ai aussi accordé le mouvement. Alors pourquoi restes-tu à ta place ? - Veuillez m’en excuser, seigneur mais j’ai peur de me déplacer. Je ne sais pas ce qui peut m’arriver et j’ai peur de ce que je ne comprends pas ni de ce que je ne peux prévoir. - Alors, répondit Univel, chacun de tes gestes sera prévu et écrit mais tu en n’auras pas la connaissance. Ainsi, tu sauras que ce qui doit arriver, arrivera et tu n’auras plus peur de ce qui doit advenir. » Univel rentra alors dans son palais des étoiles et commença à réfléchir à la question. Plus que tout au monde il aurait souhaité le libre arbitre à sa création mais il vit que cela n’était pas vraiment bon. Il convoqua alors l’archange de la vie, celui de la mort, de la sagesse et même celui du temps et pour la première depuis le début du commencement, le temps s’arrêta. Il prit ensuite un morceau de leur cœur céleste et les rassembla en un tout. C’est ainsi que Univel créa le premier Avne. Il le posa alors sur le sol céleste et lui ordonna de danser. Ainsi, chaque pas de danse tissa le destin d’un être sur Mundalo. Enfin, Univel multiplia l’Avne afin que chaque créature, animale ou végétale puisse posséder un destin. Et pour toujours avoir un œil sur sa création, il créa des êtres munis d’ailes pouvant voler loin de la terre. Ainsi, il y avait toujours quelqu’un pour surveiller la terre. Il les appela alors des oiseaux et les trouva beau.
VII. La trahison de la mort :
La création d’un destin fut l’acte qui déclencha chez l’archange de la mort une colère effroyable car maintenant, il savait à l’avance quand il devait tuer les créatures. Il alla donc voir l’archange du feu, qui depuis longtemps possédait la maîtrise de la forge, et lui demanda de lui forger une arme. Mais pas n’importe qu’elle arme, une épée céleste capable de tout trancher jusqu’à leur créateur. Au début, l’archange du feu refusa mais l’archange de la mort su utiliser son point faible. Depuis sa création, l’archange du feu brûlait de passion mais il ne pouvait reporter son affection sur personne. Alors, l’archange de la mort enleva une femme Oléons et souda son Vàdes à son corps et le recouvrit d’argent. Ainsi, elle ne devait jamais mourir que ce soit de vieillesse ou par les flammes ardentes de l’archange du feu. Face à cela, il accepta. Il créa alors l’arme ultime, puissant parmi les plus puissantes. L’archange la mort prit alors la femme d’argent et l’envoya dans les cieux pour que l’archange du feu tente de la rattraper. Ainsi, il put lui dérober l’épée avant qu’il ne puisse rajouter de l’amour en elle et se précipita vers le palais céleste. A son retour, l’archange du feu se rendit compte de la supercherie et entra dans une colère si puissante, qu’elle brûla une très grande partie de la grande forêt. C’est ainsi qu’apparue le grand désert. C’est ainsi que Univel put se rendre compte de la trahison qui était en cour et put voir l’archange de la mort qui arrivait. Il prit alors la forme d’un grand cavalier de lumière armé d’une immense lance et il se précipita sur l’archange la mort. Le combat fut rude car Univel n’avait aucune prise sur l’épée qui pouvait fendre toutes ses créations. Mais en fin de compte, Univel, qui surpassait l’archange de la mort en pouvoir et en puissance vint à bout du traître. Il lui retira l’épée et, ne pouvant le détruire de par son appartenance au grand Cycle Vitale, il exila l’archange de la mort dans une région tout au Nord de Mundalo et ordonna que plus un seul être ne pénètre dans cette région.
VIII. Le premier jour :
Puis, Univel se tourna vers celui qui avait forgé l’arme, l’archange du feu. Dans sa fureur l’archange du feu avait détruit une grande partie de la forêt et à cause de lui, beaucoup de Vàdes se retrouvaient sans corps. Univel lui ordonna alors de partir de Mundalo, loin dans les cieux et d’éclairer toute la planète. Puis, il envoya sa compagne dans les cieux et la fit tourner autour de Mundalo. L’archange du feu partie alors pour tenter de retrouver sa bien aimé mais pour cela, il devait lui aussi tourner autour de Mundalo. Cependant, rare sont les fois où ils arrivent tous les deux à ce retrouver dans une étreinte céleste. Et c’est ainsi que naquit le premier jour et la première nuit sur Mundalo.
IX. Le décompte du temps et la Mémoire :
C’est lorsque le premier jour fut passé que l’archange de la sagesse eu l’idée de commencer le décompte du temps. Il alla donc voir Univel dans son palais céleste et lui proposa cette idée. Univel la trouva très bonne et pour récompenser l’archange de la sagesse il créa une nouvelle entité : la Mémoire. La Mémoire est une immense tête poursuivit par d’innombrables tentacules qui avait pour mission de récolter tout le savoir aidant ainsi l’archange de la sagesse dans son travail. Pour cela, à chaque fois qu’un Vàdes quitte son corps, il part voir la Mémoire et lui raconte tout ce qu’il a vécut. Et au fur et à mesure de son histoire, le Vàdes oublie ce qu’il a raconté précédemment. De ce fait, lorsqu’il retrouve un corps, le Vàdes ne se rappelle plus de sa vie passée et redevient aussi ignorant qu’à sa création. Maintenant, toute la création pouvait vivre en paix car elle était parfaite.
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