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Au-delà des frontières

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 21: Colère
(par Isiliel, ajouté le 25/03/07 21:46)


Les jours suivants ne furent guère mieux. Je passais mon temps à m’apitoyer sur mon sort et à passer mes nerfs sur Elrohir quand il s’approchait. Faute de coupable, j’avais décidé qu’il était responsable et de lui faire payer. Bref, il était malheureux, moi encore plus et tout cela commençait sérieusement à troubler la quiétude de l’Ithilien.

Elladan prit finalement les choses en main. Il nous réunit et dit :
"Nous repartons à Minas Tirith. Je ne veux pas vous voir vous adresser la parole avant d’être calmés C’est surtout valable pour toi, Daphné. "

J’allai protesté, indignée, mais il me foudroya du regard. Il était en colère et je le sentais presque physiquement. Le voyage fut particulièrement silencieux.

Au château, je m’enfermai dans ma chambre et ne parlai à personne. Je restai affalée sur mon lit, dans la pénombre, touchant à peine aux plateaux qu’on me portait, ne répondant pas quand on me parlait. Sept jours passèrent ainsi.

Mon état suscitait pas mal de commentaires, si j’en croyais les chuchotements qui me parvenaient de derrière la porte. Puis les chuchotements se turent et on toqua à la porte.
"Laissez-moi ! criai-je en tournant le dos à la porte. "

On entra quand même.
"Mav… Daphné, commença Elrohir.
-Va t’en.
-S’il t…
-VA T’EN ! "
Il referma doucement la porte.

Sept autres jours passèrent. Si j’avais été chez moi, j’aurai été en train de fêter Noël. Mais ce jour-là, quelqu’un entra dans ma chambre sans frapper et ouvrit grand les rideaux.

"Ca suffit, s’écria Elladan. Tu vas me faire le plaisir de te rendre présentable, de faire tes excuses à la famille d’Eldarion à laquelle tu dois un minimum de respect et d’arrêter de torturer mon frère ! "
Je lui hurlai littéralement dessus, moitié sindarin, moitié français (pour les expressions les plus… imagées) :
"M…. ! Je suis coincée ici et tu viens me faire ch... ! Je ne reverrai ni ma famille, ni ma maison, ni mes amis ! J’ai le droit à un minimum de compassion, b….. !!!
-Tu peux encore te souvenir. Tout n’est pas perdu. Et en attendant, tu as une vie à vivre, dans un monde qui ne t’es pas totalement étranger et avec des gens qui t’aiment !
-Tu m’em…… !! "

Il ne compris pas cette dernière phrase (encore heureux), mais prit mon habit vert qui traînait et me le lança :
"Habille-toi et viens avec moi. "

Il était si furieux que ses yeux flamboyaient. Je n’osai pas désobéir, mais pour l’obliger à détourner le regard, j’enlevai ma chemise de nuit sous laquelle j’étais nue. Il ne cilla pas et je m’habillai rageusement.

"Prends ton épée. "
Je saisis Turumacil sans poser de question et le suivit à la Cour de la Fontaine. Le temps était clair et froid, l’air sec et immobile. Il sortit son épée et dit :
"Je veux voir ce qu’il te reste des leçons de Malimbor. "

Ca tombait bien, j’avais une furieuse envie de le découper en rondelles. Nous croisâmes le fer pendant deux heures. La fureur ne me rendit pas plus douée, au contraire, et il me désarma plusieurs fois. Je finis par tomber à genoux, épuisée.
"Tu es calmée ? "

Je me relevai et le toisai avec dignité (enfin, autant qu’on peut en avoir, couverte de transpiration et les cheveux en bataille). Eldarion, son épouse Idril, son fils et Calàra étaient sortis sur le perron et nous regardaient avec un peu d’inquiétude. Je me tournai vers eux et dit :
"Je vous demande pardon pour ma conduite lamentable de ces derniers jours.
-Excuses acceptées, répondit Eldarion en souriant. Un grand désespoir semblait vous miner. Je suis heureux de voir que vous allez mieux.
-A toi aussi, je demande pardon, dis-je à Elladan.
-Ce n’est rien, assura-t-il en me prenant dans ses bras. "

Il avait raison. Ma vie ne s’arrêtait pas là.
"Tu as des progrès à faire en escrime, murmura-t-il à mon oreille.
-Un de ses jours, je te battrai à plate couture. "

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.