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Repentance

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 24: Maladie
(par michele huwart, ajouté le 26/02/04 12:51)


Notre abri se situait au bord d'une clairière. Non loin d'un ruisselet. Je ne fus pas long à trouver du bois mort. Ni les pierres plates que les Elfes utilisent pour leurs foyers. Les lapins abondaient. Après avoir allumé le feu, je reviendrais poser des collets. Et ramasser des herbes. Entre autre de la menthe. Elle aussi, était abondante. Cet endroit aurait pu être un coin de paradis. Il l'aurait été à mes yeux si je n'avais été rongé d'inquiétude.

Lorsqu'il entendit les craquements du bois en train de brûler, mon seigneur ouvrit les yeux. "Pas ainsi", me dit il, et il me demanda de le rapprocher du foyer, dont il réagença les pierres.
- Ce n'est pas si difficile, regarde.
Je devais en convenir. Mais, avec lui, tout paraissait si simple.
Tout, sauf une chose. Je ne savais comment le soigner. Après avoir réagencé le feu, il était retombé dans sa prostration. Et j'étais seul avec lui. Moi seul pouvais l'aider. Moi qui n'avais jamais aidé personne !
Alors, je suivis mon instinct. Je lui préparai une couche de feuilles sèches, plus confortable que la simple terre. Je l'y étendis, faisant de ma veste un oreiller. Je préparai de la tisane de menthe, bien chaude. Je posai mes collets, puis revins auprès de lui. Et je veillai mon seigneur. Trois jours durant. Ne le quittant, l'angoisse au ventre, que pour aller relever mes collets. Je cuisinai du bouillon chaud.
Je n'osais pas fermer les yeux, redoutant le pire à chaque instant. Me rendant compte, aussi, de la place que mon seigneur avait prise dans ma vie. Pourquoi ? Peut-être parce que, malgré ce que je lui avait fait endurer. Il avait été le premier à voir en moi autre chose qu'un hors la loi. Ou qu'un bon à rien. Et je ne voulais pas le perdre. Non, je ne voulais pas le perdre.
Il dormait d'un sommeil haché, entrecoupés de réveils haletants. Je profitais de ces moments de conscience pour lui présenter du bouillon de lapin, ou de la tisane brûlante. Qu'il absorbait, stoïquement. Malgré les hauts le coeur qui le révulsaient. Puis il rretombait, épuisé, sur sa couche. Flasque et glacé. En le voyant ainsi, à plusieurs reprises, je ne pus retenir mes larmes. Des larmes que je ne voulais pas qu'il voie !
Je tentais n'importe quoi pour le réchauffer. Roulant des pierres brûlantes dans ma chemise pour les poser à son côté. Le frictionnant avec le peu d'eau de vie que j'avais emmené du campement. N'importe quoi ! Et rien ne marchait !

Et pourtant, le quatrième jour, il roula sur le flanc. Je lui pris la main. Il la serra dans la sienne. Ne la lâcha plus. Sa température était redevenue normale. Et son sommeil, profond, réparateur. Je n'osai bouger, de crainte de le réveiller. J'épongeai la sueur qui coilait de son front avec toute la douceur dont j'étais capable, et j'attendis. Une nuit. Un jour.
Il ouvrit les yeux au crépuscule suivant.
Il m'adressa un lumineux sourire, en me disant "Bonjour".
- Bonsoir, monseigneur, corrigeai-je.
Je serrai sa main contre ma poitrine, et fondis en larmes.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.