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Repentance

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 25: Réveil
(par michele huwart, ajouté le 27/02/04 12:54)


Je m'essuyai les yeux, allai me rincer le visage au ruisseau, et retournai dans notre abri. A peine avais-je franchi la crevasse qui nous servait d'entrée, que mon seigneur me fit signe de venir auprais de lui. Je m'y empressai. Je m'assis à son chevet, et attendis.
- Tu vas mieux ? me demanda-t-il d'une voix encore mal assurée.
Si j'allais mieux, moi ? Il avait manqué mourir, et il me demandait si, moi, j'allais mieux ?
- J'ai eu peur, ne pus-je m'empêcher de répondre. Oui, vous m'avez fait très, très peur. Et je ne savais que faire pour vous aider .
J'écartai un mèche noire de son front. Il me sourit.
- Je te demande pardon. Mais je peux te dire que tu as fait ce qu'il fallait, pour moi. Tout ce qu'il fallait. Tu m'as réchauffé.
Il hésita un instant avant de reprendre.
- Tu m'as réchauffé, et pas seulement le corps. Il n'y avait rien d'autre à faire.
Je me sentais gêné. Gëné et heureux à la fois. Ragaillardi, malgré quatre nuits sans sommeil.
- J'ai fait ce que j'ai cru bon pour vous. Vous étiez si froid... Et j'étais si ignorant. J'ignorais que les Elfes pouvaient tomber malades. Et j'aurais dû le prévoir, pourtant. Après tout ce que nous vous avions fait subir.
- Ce n'est pas, m'expliqua-t-il, ce que vous m'avez fait subir qui m'a rendu malade. Celà y a contribué, en m'affaiblissant, mais celà n'aurait pas suffi. Il avait... autre chose.
Et si je savais parfaitement quel était cet autre chose, je préférai ne rien en dire.
- Comment vous sentez-vous, maintenant ?
Il ne tenta pas de me cacher la vérité.
- Très faible, encore. Et... triste. Mais plus de la même façon. A part celà, je vais beaucoup mieux. Et j'ai faim.
- A la bonne heure ! m'écriai-je.
Deux lapins non encore écorchés gisaient dans un coin. Je me mis au travail, après avoir remis sur le feu la casserole de tisane tiède.
- Tu vas encore m'obliger à ingurgiter mon morceau préféré, je parie ? me questionna-t-il, taquin.
Sur quoi je le lui tendis dans une gamelle.

Une bonne odeur de viande grillée envahissait notre refuge. Je m'appliquais à cuisiner aussi bien que possible, tandis que mon seigneur rêvassait sous ses couvertures. Demain, je chercherais de quoi nous préparer du pain. Du pain et de la soupe. Je n'avais jusqu'ici pas osé m'éloigner plus de quelques minutes.
- Morgil ? m'appela mon seigneur.
- C'est presque prêt, répondis-je.
- Ce n'est pas çà. J'ai une nouvelle dette envers toi, Morgil.
Je secouai énergiquement la tête.
- Non, monseigneur. Aucune dette. N'importe qui aurait agi comme je l'ai fais envers vous.
Il me prit la main et la serra très fort.
- Mais c'est toi qui l'a fait. C'est toi qui étais là, qui as pris soin de moi.
Il y eut un silence.
- Et tu es très doué pour prendre soin des autres.
Il disait des bêtises. A mes yeux, il disait des bêtises. Je n'étais doué pour prendre soin de personne. De lui, c'était différent. Je l'aimais bien. Je l'aimais beaucoup plus que bien. Je lui en fis la remarque.
- Merci, me répondit-il. Je crois d'ailleurs que tu devras continuer encore quelques jours. A nous prendre tous deux en charge. Il faut que je me repose quelques jours.
La viande était sur le point de brûler. J'allai la chercher et la partageai.
- Tenez, monseigneur. Mangez. Nous resterons ici tant que vous ne serez pas en pleine forme. Et je prendrai soin de vous.
Je plongeai les dents dans la viande brûlante. C'était bon, et revigorant. Mais l'envie de dormir m'envahit soudain.
- Repose-toi, mon ami, me dit mon seigneur. Tu l'as bien mérité. Et n'oublie surtout pas de me reprendre ta couverture. Je n'en ai plus besoin, maintenant.


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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.