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Conte de Noël : Valentine

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 27: La taverne
(par Gurth, ajouté le 24/03/06 00:33)


Les moines marchaient devant. Leurs visages étaient presque invisibles, recouverts par des capuchons, noirs comme le reste de leurs habits. Ils avançaient en silence dans l’après-midi grise, solennels, comme si les éléments n’avaient pas prise sur eux. Puis venaient les soldats, certains à cheval, d’autres à pieds, en désordre. Eux pestaient contre la tempête. Tous répondaient à l’appel d’Helmgaud et venait fêter la Noël à Sombreval.
Ils entrèrent dans le village. Tout Sombreval les observa passer ; on fronça les sourcils en voyant les hommes en armes, mais les moines rassurèrent, même si leurs habits noirs mettaient un peu mal à l’aise.

Un cavalier se détacha du groupe et s’avança jusqu’à la taverne, qui paraissait l’endroit le mieux indiqué pour demander le chemin du manoir. Il mit pied à terre et entra. La chaleur de la grande salle le fit soupirer de satisfaction. Plusieurs clients savouraient des vins chauds, ou d’autres boissons revigorantes du même acabit, et il regretta de n’avoir pas le temps de les imiter. Quatre femmes discutaient près de la cheminée, dont, autant que le nouveau venu puisse en juger d’après son tablier, celle qui était la tavernière. Deux petits garçons jouaient tranquillement à leurs pieds. Attablé tout près, un homme ivre essayait visiblement d’attirer l’attention de l’une d’entre elle, sans se rendre compte qu’elle était plutôt en train de se moquer de lui. Le cavalier salua l’assemblée, et plus particulièrement les femmes, d’une manière un peu désinvolte toutefois, ignorant que l’une d’elle était la châtelaine de Sombreval.
« Eh toi, fit-il en s’adressant à Pierre, peux-tu me dire comment on fait pour aller au château ? » Valentine redressa la tête et se leva. « Je suis la dame de Sombreval, dit-elle. » A cette annonce, l’homme la salua à nouveau, cette fois beaucoup plus respectueusement. « Le seigneur Helmgaud m’a mandé moi et mes hommes pour la Noël ; des moines nous accompagnent. » Valentine acquiesça – Helmgaud l’avait prévenue de leur arrivée – et répondit : « Eh bien, je m’en retourne justement au manoir, je vous guiderai donc. »

« Viens Leo, nous allons voir ta maman. » dit Valentine en se penchant vers le petit garçon. Leo et son compagnon de jeux s’étaient avancés avec curiosité vers le cavalier. Le petit garçon désigna l’épée qui lui pendait au côté. « Peux voir ? » demanda t-il. L’homme sourit et tira doucement l’épée.
A ce moment, une voix s’éleva d’un coin de la taverne. « Attendez ! » C’était la Lilotte. Elle et Gayette éclatèrent de rire. « Puisque vous retournez au manoir, vous devriez emmener celui-ci. Je ne crois pas qu’il saura se débrouiller seul pour rentrer. » Face à elle, Gozlin eut un rictus bête et porta encore une fois son gobelet, vide depuis longtemps, à ses lèvres.
Le cavalier fit signe qu’il avait compris, remit son épée au fourreau, et sortit dehors, ordonnant à deux soldats d’aller chercher Gozlin.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.