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Le Barde du Beleriand : L'erudit d'Oxford

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 28: Lord Brandon.4.
(par michele huwart, ajouté le 19/08/08 23:54)


Un récit qui ressemblait aux articles de presse sortis de sa plume, en plus humain. Les anonymes y trouvaient un nom, une profession. Les gouvernants, les ministres, le président lui-même devenaient des hommes et non plus les rouages froids d’une administration répressive. Les rebelles, ceux-là même dont notre propre système aurait dû faire les puissants du pays vibraient de passion et de haine. La vie pourtant continuait. Les femmes, voilées ou pas, la plupart ne l’étant pas, travaillaient chez elles ou au dehors. Les enfants allaient à l’école. Les hommes, du moins ceux qui avaient un emploi, se rendaient à l’usine, au bureau, dans les champs. Tout paraissait normal sous un soleil encore tiède. Tout, sauf…
- Les rues sont désertes, la nuit.
Je ne l’ignorais pas. Corwin me l’avait dit, bien sûr, avec ses mots à lui. Mais Corwin n’avait pas connu l’Algérie d’avant.
- Les rues ne doivent pas être désertes au bord de la Méditerranée. C’est contre nature.
Mes souvenirs de la Méditerranée étaient déjà lointains. Le dernier… une nuit torride sur las Ramblas de Barcelone. J’avais quatorze ans…
- Je ne suis pas une fille du Sud. Vivre dehors, vivre la nuit, me semble souvent incongru. Tout comme la touffeur de l’été espagnol. Il doit faire très chaud, l’été, là-bas.
- Très chaud pour nous, oui. Mais on s’habitue. Votre ami s’habituera, lui aussi.
Mon ami… Corwin était bien plus qu’un ami à mes yeux et à mon cœur, et Sir William le savait parfaitement. Était-ce son savoir-vivre elfique qui l’empêchait d’utiliser un terme plus explicite? Etait-ce ma stupide éducation britannique qui m’empêchait de lui poser les questions qui me brûlaient les lèvres ? Se portait-il bien ? Comment s’accommodait-il de sa nouvelle vie ? Craignait-il la violence ? Aimait-il la ville, les gens ? En était-il apprécié ?
Pensait-il à moi ?
- Soyez sincère, Catherine. Vous savez très bien pourquoi vous êtes ici à prendre le thé en ma compagnie. Pas pour les gâteaux de Pétunia, ni pour m’entendre disserter d’une situation politique qui ne vous intéresserait guère si vous n’étiez personnellement concernée.


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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.