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Conte de Noël : Valentine

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 28: Au manoir
(par Gurth, ajouté le 24/03/06 02:45)


Guy posa la tisane fumante et réveilla doucement Becky. Après une nuit à veiller Bernier, ils avaient décidé que Becky se reposerait le matin et Guy l’après-midi. Le tour de Guy était venu.
« Comment va t-il ? » demanda t-elle en s’étirant. « Il était beaucoup moins agité que cette nuit, répondit le jeune homme. Les herbes apaisantes que nous lui avons donné ce matin semblent avoir fait leur effet. Je t’ai apporté de la tisane. » Elle sourit. « Il y aussi de la soupe à la cuisine, si tu as faim » continua Guy. Il bailla. « Vas vite te reposer, dit Becky, je saurai bien me débrouiller. »
Guy alla s’allonger. En fermant les yeux, il songea au baiser matinal de Valentine. Les lèvres de la jeune femme sur son front… C’était une des plus tendres choses qu’il ait jamais vécu. Il sombra doucement dans un rêve amoureux.

Becky s’approcha de Bernier. Il dormait paisiblement. Becky et Guy allaient essayer de le maintenir dans cet état : si il passait la nuit suivante, son corps vivrait, qu’il le veuille ou non. Pour le reste ce serait autre chose… Il faudrait du temps… Mais ça n’était pas son domaine. Elle lui fit un avaler deux cuillerées de vinaigre. Il grimaça dans son sommeil. Puis elle retira le bandage, nettoya le moignon : la cicatrisation semblait bien se poursuivre. Joseph avait fait montre d’une impressionnante habileté en amputant son écuyer. Becky lui en parlerait si l’occasion se présentait. Elle appliqua l’onguent et refit le bandage.

A la cuisine, elle trouva Helmgaud et Joseph attablés autour d’une soupe. « Sales bêtes que ces cochons, hein » faisait Helmgaud. « Je vous crois, répondit Joseph. Nous n’étions pas trop de deux pour les empêcher de s’échapper ! Surtout le plus gros ! Heureusement que vous êtes venu à mon secours. » Ils aperçurent Becky. Ils la saluèrent respectueusement. Tous les deux. Tandis que Joseph s’enquérait de l’état de Bernier, Helmgaud servit un autre bol de soupe.
En répondant à Joseph, Becky vit qu’il avait les traits effroyablement tirés. Il avait passé la nuit à veiller avec elle et Guy, et avait eu, semblait-il, une matinée plutôt agitée. Après le repas, tandis qu’ils quittaient la cuisine, elle lui conseilla d’aller dormir. On pourrait avoir besoin de ses forces plus tard, lui dit-elle gentiment. La nuit risquait d’être longue auprès de Bernier et elle savait que Joseph voudrait à nouveau le veiller. Il acquiesça en souriant et partit se reposer dans la chambre commune qu’il partageait avec Helmgaud. Becky regagna la chambre de Bernier, songeuse…


Helmgaud fut tiré de ses pensées par un bruit de sabots. Becky tourna la tête vers lui d’un air intrigué. Il était venu la rejoindre au chevet de Bernier, et était resté à regarder le blessé sans dire un mot. Il fit signe à Becky qu’il allait voir de quoi il retournait.

Valentine pénétra dans la grande salle, Leo trottinant à côté d’elle. Derrière elle venaient les moines, et Helmgaud aperçut de l’agitation dans la cour. « Les moines et vos hommes sont arrivés, baron. Je les ai guidé jusqu’ici. » dit Valentine. Helmgaud salua les moines, et sortit dans la cour. On faisait rentrer des chevaux à l’écurie, et deux soldats soutenaient Gozlin, ivre mort. Helmgaud se dirigea droit sur lui. « Lâchez cet imbécile » fit-il à l’attention des deux autres qui obtempérèrent immédiatement. Gozlin s’écroula dans la neige. Il essaya de se relever : la simple présence d’Helmgaud l’avait à moitié dégrisé. Mais pas suffisamment. « Je t’envoie accompagner la Dame de Sombreval, et tu te soûles ? » Gozlin bafouilla : « Mais c’est la Dame qui m’a dit de… » Il comprit que ça n’était pas une bonne idée de poursuivre dans cette voie. Helmgaud lui lança un coup de pied. « Et hors de question que tu remettes les pieds à l’intérieur tant qu’il fera jour ! Veillez-y, vous autres ! » Puis il s’en retourna saluer les cavaliers.


Leo aperçut sa maman entrer dans la grande salle ; il se précipita joyeusement vers elle. Becky le prit dans ses bras et déposa un baiser sur chacune de ses joues. « Merci de me l’avoir ramené » dit-elle à Valentine. « Il est adorable » répondit celle-ci. « Chevalier ! » s’écria Leo, désignant Joseph, qui, réveillé par le bruit, venait voir ce qu’il se passait. Leo gigota pour quitter les bras de Becky, et une fois par terre courut vers Joseph qui le reçut dans ses bras, tout étonné.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.