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Le Barde du Beleriand : L'erudit d'Oxford

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 29: Lord Brandon.5.
(par michele huwart, ajouté le 28/08/08 07:07)


- Soyez sincère, Catherine. Vous savez très bien pourquoi vous êtes ici à prendre le thé en ma compagnie. Pas pour les gâteaux de Pétunia, ni pour m’entendre disserter d’une situation politique qui ne vous intéresserait guère si vous n’étiez personnellement concernée. Vous voulez que je vous parle de Corwin McAllistair. Et vous voulez vous-même me parler de Corwin McAllistair.
Je rougis jusqu’à la racine des cheveux, mais ne tentai même pas de masquer mon trouble. C’était inutile, bien inutile, face à un être à l’expérience aussi inhabituelle que Sir William.
- Je vous ai dit, reprit il avec un affectueux sourire, que vous lui manquiez. Je suis en dessous de la vérité. Il a besoin de vous. Mais il sait que, pour l’instant, votre place est ici, à l’Université, et la sienne là-bas. Alors il travaille. Il travaille beaucoup, et bien. Il observe, s’intéresse, est doué pour désamorcer les conflits et, pour utiliser son expression, pour « huiler les engrenages ». Il est apprécié de la société algéroise et de ses supérieurs. C’est un garçon sérieux, Catherine, et qui vous aime de tout son cœur.
- Moi aussi, je l’aime, répondis je très vite. Trop vite.
Et je me mis à déballer tout ce que j’avais sur le cœur. La fortune des McAllistair, notre pauvreté, les nouveaux fantasmes de mon père, les réticences de ma famille à me voir fréquenter sérieusement un roturier « presbytérien », les doutes qui m’assaillaient quelquefois, mes craintes déraisonnables concernant la violence en Algérie, concernant mon avenir, me concernant moi-même.
- Vous êtes très jeune, Catherine. Presqu’encore une enfant, même si vous avez déjà connu l’épreuve. Vous jugez vos craintes déraisonnables, mais elles ne sont pas irraisonnées. Alger est loin d’être un havre de paix. Par contre, vous ne devez pas craindre de lui. Il ira jusqu’au bout, pour vous; Pourvous faire accepter par sa famille, et se faire accepter par la vôtre. Il peut être très obstiné, quand il veut quelque chose. Et il vous veut, vous, papiste ou pas, ruinée ou pas. Il attendra le temps qu’il faudra. Si je puis vous donner un conseil, faites-le aussi, et ayez confiance. Ne soyez pas une Erendis. Soyez une Luthien. Ou une Edith Brath.
- Elle s’est convertie, murmurai-je, gênée malgré moi.
- Personne ne vous le demande, à vous.
- Mes parents voudraient que je le lui demande, à lui.
- A quoi bon se convertir si l’on ne change pas de Foi ?









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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.