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Apparence  

 

Il était une fois... -- le conte rendu du Sidevillevala

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 3: Jour 2d : où l'on petit-déjeuna, et où l'on vit la mer
(par Stéphanie, ajouté le 06/01/06 17:47)


Le vent souffla, la pluie tomba, et l'Elfe se réveilla. Peut-être la première, peut-être pas. Petit à petit, les occupants du greniers se dressèrent sur leurs matelas, épiant si d'autres étaient dans la même situation. Ils se regroupèrent auprès de Kendra, Lalette et Laegalad, pour ce que le matelas de Kendra pouvait aisément servir à trois personnes ; et l'on vit sautiller ensaucissonés dans leurs sacs de couchage l'Empereur-Dieu et le Dragon. Chuchottis commencèrent, pour ne pas réveiller les deux autres endormis (il semble que Tar Palantir à l'Ouïe fine en fut cependant incommodé).
Puis un lutin apparut. Outre le fait qu'il était minuscule, il avait une propriété magique : sa puissance vocale, malgré sa petite taille, était supérieure à celle de six tolkiendili occupés à discuter. Une autre de ses propriétés était d'avoir des vêtements aussi monstre stylés que ceux de sa maman (sans parler du reste). Et enfin, il pouvait chanter en boucle une même chanson en marchant au pas... ce dont il ne se priva pas.

* Intermède bruyant *
O Saint Nicolas patron des écoliers
Donnez-moi des cadeaux dans mes petits souliers
Je promet d'être sage comme un petit mouton
Je dirai mes prières pour avoir des bonbons
Venez venez Saint Nicolas
Venez venez Saint Nicolas
Venez venez saint Nicolas
Et tralala
(ad lib.)
* Fin de l'intermède *

Oncques...
La Hobbit-Haricot-Sauteur : — Honk ! Honk ! Honk !
La Rohirrim : — Mwaaaaarf ! Tu te prends pour une otarie maintenant ?
La Hobbit-Haricot-Sauteur : — Le non, mais c'est le très rigolo ce mot ! Je dirais ça à chaque fois que je l'entendrai ! Honk ! Honk ! Honk !
L'Elfe (sourire au coin) : — Le youpi... puis-je continuer ?
La Hobbit-Haricot-Sauteur : — Le oui ! Je peux pas t'interrompre de toute façon, j'ai pas les cartes qu'il faut...
L'Elfe : — C'est fait exeprès. Et puis je rappelle que c'est moi qui suis sensée le faire, ce conte !
« Lors, ce fut la fin du sommeil pour Pierre-fils-de-Lambertine et Tar-Palantir. Ce dernier combattitvaillament pour pouvoir retomber dans les bras de Morphée, mais ce fut peine perdue. D'autant que l'Empereur-Dieu et Lalette avaient entrepris de faire une partie de tolkienguili, ce qui se révéla bruyant... Et ce d'autant plus que Pti Lionel (le lutin-chanteur) pris la défense de « la fille qui enlève son pantalon ». Précisons tout de suite que Lalaith (car c'est d'elle qu'il s'agit), est totalement innocente de tout ce que vous pourrez imaginer — aussi innocente que la neige qui vient de tomber, sans parler du reste. Elle était simplement en pyja-short. Par ailleurs, il n'est pas sûr que P'ti Lionel ait été bien réveillé, puisqu'il traîta l'Elfe de garçon dans le même temps (ce qui ne laissa pas de surprendre ladite Elfe, par ailleurs) en lui ordonnant de se recoucher — ce qu'elle ne fit pas, par esprit de contradiction.
Mais bref... P'ti Lionel prit la défense de Lalaith en criant « PAS CHATOUILLER, BASTIEN » et tentant de séparer les participants. Sonna le glas de la nuit. Morphée effrayée abandonna les derniers occupants de son giron, s'enfuyant par la fenêtre. Et la salle de bain commença à être prise d'assaut.
Et commencèrent les petits-déjeuners. L'Elfe s'appropria le pot de confiture pomme-citron vert, clamant haut et fort que tartiné sur la brioche ou le pain belge c'était tout ce qu'il y avait de plus infect, et qu'il ne fallait surtout pas l'imiter. Ce en quoi fut d'accord Lalaith qui prit le risque de faire pareil malgré les avertissements, et les autres attablés commencèrent à être méfiants devant ces affirmations prononcées la bouche pleine...
La Hobbit-Haricot-Sauteur : — Mmf, mais ch'est vrai, ch'est bas bon du gout, d'ailleurs che vous le gonjeille douchours bas !
L'Elfe : — Mais qu'est-ce que tu es en train de faire ?! Hé, mais c'est mon pot de confiture ça !
La Hobbit-Haricot-Sauteur : — Chai badoit gui la fait d'abord, et che d'ébargne d'horribles souffranches dans une bort attroche du monstre bas sdylé, et puis comme che beux bas chouer, che manche. Doi du ragonte...
Le Numénoréen : — D'ailleurs, tu peux m'en faire une tartine, Lalaith ?
L'Elfe : — Mais non ! Je viens de dire que c'est pas bon !
La Rohirrim : — Je te préviens, ça va faire plus de cinq secondes que tu dis rien, tu vas devoir passer le relai !
L'Elfe : — Mais c'est pas du jeu !
La Rohirrim, le Dragon, le Numénoréen, le Belge, le Polytechnicien : — Joue !
La Hobbit (en même temps) : — Choux !
L'Elfe : — (soupir)
« Le thé de Noël ramené de Belgique par Rebeca fut apprécié (parfum de pétales de roses et clous de giroffle), le pain belge abondamment loué, la pâte au chocolat côte d'or que vous ferriez mieux de manger plutôt que de descendre mon pot comme ça et sans vergogne, tartinée, et ce pendant longtemps...
Aux environs de midi, l'Elfe rappella à ses co-équipiers organisateurs qu'ils avaient oubliés quelques articles lors de leurs courses précédentes, et qu'il serait sans doute bon d'aller les acheter. L'Empereur-Dieu étant encore en robe de chambre, le Dragon (habillé) fut réquisitionné ainsi que son carosse. Partirent avec lui Lalaith, Tar Palantir, Kendra, et Laegalad. Le matériel à calligraphie et le matériel à hypocras acheté, ils décidèrent de se rendre à la mer, pour ce qu'ils trouvaient dommage d'être allé si prêt et de ne pas l'avoir vu. Or donc ils s'y rendirent... et l'Elfe ne put s'empêcher de sentir une pointe de nostalgie en descendant sur la grêve...
* Interlude déclamatoire *
To the Sea, to the Sea ! The white gulls are crying,
The wind is blowing, and the white foam is flying !
West, west away (by the way, where's west ?), the round sun is falling (or not)
Grey ship, grey ship, do you hear them calling,
The voices of my people that have gone before me ?
(without speacking of the rest)
* fin de l'interlude *
Cheveux au vent (ou pas), ils ramassèrent moults coquillages, et tous firent don à la Hobbit des bouts de porcelaine brisée ; et tous firent don à l'Elfe de petits éclats de verre polis. Et tous partagèrent grains de café et coquillages colorés, jaune, rouge, orange ou gris, laissant sur place semelles et bouts de plastique — sans parler du reste. Quand les mains du Dragon virèrent du violet au bleu, et celles de l'Elfe du marbré au violet, ils décidèrent de rentrer. Des souffrances que dû endurer le Dragon pour conduire son carosse avec les doigts gourds, il ne sera rien dit, pour ce qu'il ne dit rien. L'Elfe montra moins de grandeur d'âme en gémissant « Aïe mes mains » quand son sang y circula de nouveau.
C'est alors qu'ils étaient sur le chemindu retour que l'Empereur Elwë envoya un signe aux occupants du carrosse : une statut de Napoléon Ier, qu'ils n'avaient pas remarquée à l'allée, leur indiquait avec un peu de retard la direction de la mer qu'ils venaient de quitter.
Ils rentrèrent à la maison, espérant sans trop d'illusion que le repas avait été préparé en leur absence, car il n'était pas loin des 14 heures et la mer avait creusé leur appêtit. Hélas, cela n'avait pas été le cas, pour la simple raison que les trois seules personnes à connaître les menus prévus étaient parties ensembles. Ils se mirent donc aux fournaux, tels de grands cuisiniers, pour préparer les poissons en papillote. Puis ce fut le repas.
Puis chacun s'occupa, qui à souffler dans « SON TROMPETTE » ou dans sa flûte, qui à jouer aux chevaliers, qui à jouer au Mao — jeu de cartes dont le principe est le suivant : une seule personne connait les règles (en l'occurence le Polytechnicien), ce qui lui permet de gagner à tous les coups, mais plutôt que de recommencer le jeu, il pioche de nouvelles cartes et invente une autre règle histoire de brouiller un peu plus les autres qui n'ont déjà pas compris. C'est donc un jeu sans fin où les joueurs finissent par crier des choses étranges telles que « Pouet pouet » ou « ma fille tu seras mon gendre »... sans parler du reste.
Puis vînt la préparation des mets pour le réveillon, ou tout du moins des desserts — et l'on pensa à Silmo dont on emprunta la recette pour le gâteau roulé farcie au chocolat et à la crème de marron — des feuilletés au fromage (ou fromage et thym, l'Elfe n'ayant pu s'empêcher d'en parsemer dessus), des gougères aux saucisses, et la Rohirrim et l'Elfe allèrent chercher de la verdure dans le jardin pour décorer la table — armée de lampe-torche, ce qui évidemment donna lieu à un mime de combat de Jedi sous les gouttes de pluie.
Puis Rebecca, voyant que Kendra et Laegalad ne tenaient plus debouts, les envoya aux étages pour qu'elles prennent un peu de repos avant la fête, et Tar Palantir les suivi.

Voir le chapitre 3 sur 7



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.