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Conte de Noël : Valentine

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 31: Nuit.1.
(par michele huwart, ajouté le 28/04/06 22:20)


La nuit était tombée, et chacun avait rejoint sa couche, les prêtres au village, les soldats dans les communs. Helmgaud avait accepter sans broncher de partager sa chambre avec son sergent.
- Mais vous ? avait-il demandé à Joseph ?
- Je viens de me reposer, avait répondu ce dernier. Je ne dormirai pas, cette nuit. Et, de toutes façons, si j’avais sommeil, nous nous serrerions un peu, et voilà tout.
« Et voilà tout… ». Le sergent n’avait pu que le remercier..

Behrar s’approcha de son compagnon habituel. Qui, après un nouveau ronflement, ouvrit les yeux.
- Ah… c’est toi, lui dit-il, vaseux. J’aurais préféré la rouquine. Ou la mignonne pucelle ! Enfin, faute de femme, t’as de la bière ?
Le soldat haussa les épaules .
- De la bière, non. Monseigneur veut que tu sois en forme, demain. S’il ne neige plus, on reprend la traque.
Il cracha par terre.
- Rien à foutre, des loups, rien à foutre, de ce pays pourri. Mange ta soupe, et ton saucisson. Un des seuls bons trucs du coin, si tu veux mon avis, avec le jambon.
- Et les femmes ! fit Gozlin, se redressant sur son séant, et saisissant le bol de soupe. Jolies. Faut juste savoir y faire ! Même la satanée gamine du manoir, elle est pas mal foutue !
- Fais gaffe ! le prévint son compagnon. Touche pas à celle-là ! Monseigneur y tient !

Becky vint rejoindre Valentine et Joseph dans la cuisine. Et s’attabla devant un bol de soupe bien chaude.
- Je sais que vous n’appréciez pas la viande, lui dit la jeune maîtresse de maison, en posant devant elle un gros morceau de fromage. Je vous souhaite un bon appétit.
Elle tenta de réprimer un bâillement. Elle n’avait pas envie de dormir, pourtant, bien qu’elle fut épuisée.
- Vous devriez vous mettre au lit, lui fit remarquer la guérisseuse.
La jeune fille haussa les épaules. « A quoi bon », dit-elle.
- Vous êtes la Dame de Sombreval.
Elle regarda Joseph sans vraiment comprendre. Il était baron, certes, comme Helmgaud, mais…
- Demain, reprit le chevalier, vous serez levée à l’aube. Pour les vaches. Pour les cochons…. Pour vos hôtes, Valentine, et vous ne cesserez de trimer… allez dormir.
Becky sortit un flacon d’une de ses nombreuses poches, et le tendit à sa suzeraine.
- Buvez ça, Valentine. Et dormez, s’il vous plaît.

Ils étaient seuls, à présent.
Seuls, tous les deux…
- N’irez-vous pas dormir, vous aussi, s’enquit Joseph.
- Demain matin, répondit la jeune femme.
Elle croisa son regard, et baissa les yeux.
- Vous avez un merveilleux petit garçon, lui affirma le chevalier.
- Il vous aime beaucoup, rétorqua-t-elle.
- Je l’aime beaucoup, moi aussi.
Joseph prit son visage ravagé dans ses mains, et respira profondément, avant que de conclure :
- Autant que j’aime sa mère.
Sans mot dire, la guérisseuse entoura de ses bras les épaules du baron ? Sans mot dire, leurs lèvres se joignirent ? Et il n’y eut plus entre eux de différence de classe, d’âge, ou de beauté. Il n’y eut plus qu’elle et lui.
- Je vous aime, Becky, finit par réussir à articuler Joseph.
- Je t’aime, Joseph, mne put elle que répondre…

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.