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Repentance

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 39: Vacances...
(par michele huwart, ajouté le 29/07/04 09:29)


On me laissa dormir tout mon saoul. J'en fus reconnaissant à mes hôtes, même si je me levai tout courbattu. Durant mon sommeil, quelqu'un, discrètement, avait empli le broc d'eau fraîche et parfumée, et laissé sur la table une caraffe de jus de fruits. Labeuverie - si j'ose dire car ce n'en avait pas vraiment été une - de la veille m'avait laissé la bouche moite, et je fus content de boire de ce liquide rouge sombre, pas mauvais du tout, même s'il avait la couleur du sang, avant de faire un brin de toilette. Je m'assis ensuite sur le lit et attendis. Je craignais de sortir seul dans les couloirs de ce palais étranger. je craignais d'être indiscret, importun. De ne pas être à ma place. D'ailleurs, je n'étais pas à ma place... Même si personne à dater de la veille ne m'en fit plus jamais la remarque. J'attendis, donc? Calme. Serein.
Quelqu'un frappa à la - ma - porte. Entra vant que je réponde. Un garde en uniforme. Je me levai. Il me salua.
- Le capitaine Beleg vous attend, Messire !
Messire ! C'était vraiment n'importe quoi !
- Il vous attend d'ailleurs depuis un bon moment ! ajouta-t-il avec un sourire ironique.
Pour qui me prenait-il ? Un paresseux ? Ou plus vraissemblablement,pour quelqu'un qui ne tenait pas la boisson...ce dont j'avais vraiment donné l'impression. Je lui rendit donc son sourire. je me souvenais vaguement d'avoir aperçu son visage, la veille...

Je retrouvai mon Seigneur, non dans la grande salle des gardes, mais dans une pièce plus intime - si j'ose dire - qui devait être réservée aux officiers. En compagnie du capitaine qui m'avait expédié aux cacjhots, mablung, si ma mémoire ne me faisait pas défaut, et de quelques autres soldats de haut rang. Il se tourna vers moi et me pris les mains.. je sus à l'instant même que je ne m'étais pas trompé, que ses craintes étaient vaines. Dans les yeux de mon Seigneur brillait la lumière des étoiles. Je ne lui posai aucune question. Je ne m'en sentais pas le droit.
Il m'introduisit auprès de ses camarades. je ne fus pas intimidé. Nul ne peut être intimidé par qui que ce soit après s'être trouvé dans la lumière de la Reine de Doriath.
L'un des elfes lui lança soudain :
- Et tu comptes l'emmener avec toi aux passes de Dimbar ?
Il me regarda, minterrogeant du regrd. Je lui fis un petit signe de la tête.
- Il apprendra sans doute beaucoup là bas, répondit-il. Malheureusement...
Car les lieux de combat étaient, en effet, de bons endroits d'apprentissage pour un guérisseur novice...
- Quand comptez-vous partir ? questionna quelqu'un d'autre.
Un nuage passa dans le regard de mon seigneur. C'était un soldat. On avait besoin de lui au Dimbar. mais il n'avait visiblement aucune envie de partir. Et surtout pas pour le Dimbar. Le seul endroit où l'appelait son coeur au dehors de Menegroth était...
Il avait réellement une grande capacité de pardon.
- Nous partirons, fit-il d'une voix neutre, quand tel sera le désir du roi.
Nul n'avait deviné son trouble. Sauf moi.

Le désir du Roi était apparemment de nous voir prendre un peu de repos. Les jours qui suivirent, mon Seigneur ne reçut aucun ordre, sinon d'agir selon son bon plaisir, et d'attendre. Il m'emmena donc à travers les forêts de Doriath, et je découvris leurs merveilles. Il m'emmena dans la clairière de l'amour où résonnait le souvenir du chant de Luthien. Il me raconta le combat du Manchot, aidé par le Chien de Valinor, contre le Chien d'Enfer. Et sa propre impuissance dans cette guerre maudite.
Tout au long de ces jours sereins, nous ne fûmes pas seuls. Nellas était présente, autant que discrète. nellas aux yeux de ciel... Elle avait aimé Neithan. Mais c'était quelqu'un d'autre qu'elle couvait du regard.
Ce furent, en vérité, des jours heureux.

Et le Roi nous appela à la guerre...

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.