[...] ( en marge : once upon a Roman Four - written in a joyceful shorthandish tone - some Wholly Blieble. vanished! Alors...)
Cleaning the looking-glass, tried to see infinity there was nothing but my own affliction
If the looking-glass Were cleansed All would appear as it is Or so I believed
Till the day I die There will be No more aliteration
Je suis fatigué de la ville et des hommes. J’ai mal à la tête, mes mains tremblent, je transpire beaucoup. Je suis malade et je vomis de la poésie; je ne la supporte plus. Je cherche le chemin qui se poursuit sans fin à travers les rues grises qui crachent l’essence arc-en-ciel; mais je ne peux le trouver, les littérateurs s’acharnent à barrer la route, et ils éditent, éditent toujours plus! Un océan de verbiage épais comme la sphaigne, il est de plus en plus difficile de surnager, le ciel n’est d’aucun secours, les étoiles sont cachées par des nuages filandreux et dégoûtants, et de petits hommes ricanent et clouent leurs noms partout où ils peuvent. Je sais que c’est éphémère, donc cela ne peut me toucher. Je ne cherche pas de consécration dans le siècle; la beauté ne peut être tâchée par eux. Mais mon œuvre est… inexistante. Alors? Pourquoi font-ils ça? C’est bien trop pensé, ininstinctif et pas du tout féminin, ça ne coule pas c’est propre! Infécond et sans vie… […]Ecrire avec des putains Elles comme les mots Donnent leurs corps Mais gardent leurs âmes Je ne veux plus des règles Sanguinolentes et féminines Plus de vers et de pieds Cela empeste tant la tombe !
Une fillette babille, et voilà leurs moues réprobatrices! Tais-toi, enfant, car l’on va déclamer! Jaloux! Et ils la chassèrent, lors she sang such songs as the children of the Edain made long ago when the tongues of Elves was still fresh upon their lips. Et la mère honteuse n’osait rien dire. Ils oublient l’innocence et la naïveté, pourtant bien plus sérieuses que tous leurs conclaves. La simplicité est haïssable, car sans nuances, un monde abject de couleurs primaires, mais l’érudition plus ignoble encore car sa complexité est artificielle. Rien d’intéressant alentours, juste la nuit polluée. Alors la lune se dégage, nouvelle et invisible. Surrender to the waiting world. Je me traîne jusqu’à l’aube humide qui dévore les statues avant de quitter pour toujours la ville et sa sophistication violemment inesthétique. Le goudron éthéré qui s’évapore lentement des trottoirs m’étouffe; preuve que je suis encore bien vivant.
En route vers la forêt, je croise mille tâcherons occupés à faire rimer deux mots. Est-ce que je fais vraiment partie de ça? Ce serait trop intolérable que mes phrases ne traversent pas les millénaires, peu m’importe qu’elles restent anonymes! Remplir ses personnages de soi-même comme on jette une bouteille dans la mer du Temps et espérer… Viens, talent ! Génie ! Viens ! Que tout soit facile Ecarlate & immaculé Rien qui ne soit laborieux et minable et sans rien aucune émotion même
Pourquoi ! Le génie est mécanique Une machine, une bête que l’on dresse Ignare ! Oui ! Je suis libre de tout donc du talent aussi !
Je ferais de la médiocrité mon étendard sanglant, je ne chercherais pas la consécration divine dans ce qui touche au plus profond de l’âme, mais bien dans ce que l’homme a de plus insignifiant, de plus mauvais, de plus pitoyable. Pas de latin, pas de mètres, pas de trouvailles, rien, rien, rien, rien : il faut que l’on ne puisse RIEN trouver, RIEN défendre, RIEN acclamer, RIEN admirer, RIEN ! ! ! !
« Vous savez, with proper assistance you could have left off at seven. – Je le sais, et puis qui êtes vous encore? – Je ne fais que passer dans cette forêt. Il y a longtemps maintenant que les royaumes des hommes durent, et ceux qui l’habitaient ont disparu. – Vous avez une jolie robe, mais vos yeux… – Je suis princesse Névrose Nécrosée, ou la courtisane Nécrose Névrosée, et… – Tu émanes de la maladie, c’est cela, oui. Et les corbeaux… – Mangent les yeux en premier. – Tu guettais quelque part, mais pourquoi maintenant? – La fin est dangereusement proche pour toi, à moins que je ne t’en dissuade… Encore trois années magnifiques si tu renonces… – O saint Fingall’s sane prayer… he-e ! – Tu ne peux transformer le poison comme tu le fais des mots. Crois-tu qu’un palindrome puisse te sauver ! – La prière, peut-être… – Regarde mon sein et mes lèvres, Fingall ! Tu ne peux pas rejeter une telle perdition ! C’est pour cela que tu vis ! – Je mourrais donc… – Mais l’âme de tes livres est avec moi ! – Ce ne sont pas mes livres… Je ne faisais que passer entre leurs pages, et tes draps ont trop la couleur du linceul pour que je m’y glisse. – Ne me crains pas Fingall. – Wamba ne te craignait pas, et maintenant ! – Tu ne devrais pas avoir peur de le suivre… Les autres ont peur, mais toi ! Tout ce que je te demande c’est trois années de plus…»
Princesse Névrose Nécrosée s’en va lentement dans un long flottement de mousseline, mais je ne goûterais pas à ses délices… Ce n’est pas de la peur, c’est seulement que… Les arbres hurlent que mon temps par ici est fini, que le monde qui vient n’est plus pour moi, que je ne dois pas voir les murs s’écrouler…
Tant pis pour courtisane Nécrose Névrosée et sa General paralysis of the insane. |