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1980 Troisième Age, récit de Munin fils de Thróin

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 4: Demain nous serons loin ...
(par Stéphane Grignon, ajouté le 16/09/05 20:09)


Dès la fin du conseil, le peuple pris donc le parti de s’organiser. Malgré le danger, le calme régnait alors même que tous étaient déjà conscients de vivre les derniers instants de l’age d’or (4) de la cité, de leur royaume si puissant.

La peur n’est pas coutumière des nains, notre destin, si funeste ou irréversible qu’il soit, s’affronte toujours en face. Pour nous les braves et les plus méritants gagneront, de leurs faits, le droit de rejoindre leurs ancêtres, et de concert avec Mahal leur créateur, il re-bâtiront Arda après l’ultime bataille.(5)

Nos messagers étaient parti à l’aube, et déjà les premier convois des nains s’organisaient. J'esperais qu'aucun des messagers ne fut alors attrapé en chemin, je redoutait cela plus que tout. En voyant l'immensité des travaux inhérents à une telle exode et le départ d'un si grand nombre, on pouvait redouter les obstacles avec sagesse ou raison. Pourvu seulement que nous ayons du temps.

Je n’avais pas conscience avant cela de ce que la cité comptait comme femmes et enfants. Un tiers de la population de Khazâd-Dûm était composé de femmes. Pour les autres peuples parlants, les elfes et les humains, elles se montraient si semblables à leurs congénères masculins portant la barbe, parlant d’une semblable voix, portant même style de vêtements, qu’elles étaient parfois considérées comme des légendes, d’autant qu’elles ne sortaient d’usage jamais de la protection de nos cavernes. J’aurait souhaité en cet instant leur montrer oh combien elles aussi étaient belles à nos yeux, oh combien elles aussi méritaient notre respect, et de fait manquaient à leurs propres yeux non connaisseurs.

Et nos trésors …

Depuis la veille seulement on entassait ici et là les plus grandes et précieuses richesses du royaume ; Or, gemmes de toutes couleurs et de toutes tailles, perles de Balar (6), bijoux et orfèvreries qui dataient parfois de l’age ou Nogrod surpassait tout ses voisins dans l’art de créer de tels œuvres, ceux qui sertirent un jour un Silmaril du maître Noldo Fëanor à un collier …

Je voyais nos érules (7) aidés des meilleurs tailleurs de pierre dissimuler des portes physiquement et par la magie. Derrière elles seront laissées au secret las armes, armures, meubles aux essences précieuses, instruments de musique, lustres majestueux et tant d’autres choses richement travaillés et si malheureusement intransportables ou non adaptés à une exode forcée. Tout serait alors à l’abris des mains ennemis, et un jour peut être redonnerait sa splendeur à la cité pour un autre temps.

En marge de ces préparatif d’exil, chacun pouvait entendre plus bas le cliquetis du métal, le Chant-de-Fer (8), cet art ancestral des forgerons qui, dans la chaleur et la vapeur de leurs fourneaux et bains de trempage, le maîtrisaient si parfaitement et qui faisait renom pour les nains. Les meilleurs d’entre eux pouvait dit-on dans cette musique savoir qui était présent et quel travail il effectuait au son du marteau de son enclume. De cela, peu connaissent l’existence, le dernier d’entre eux fut le grand Sinda Celebrimbor, l’ami de Narvi, qui aurait lui aussi compris.

Compris que tous ici préparaient la guerre. Oui la guerre venait sur nous.

Notes:
(4) Il est dit que l’Age d’Or de la cité naine de Khazâd-Dûm perdura de 40 au Second Age. à la moitié du Troisième Age
(5) Quenta Silmarillion, Page 52, §3
(65) Les perles de Balar furent offerts aux nains qui aidèrent Finrod surnommé Felagund ‘celui-qui-creuse-les-caverne’ à batir Nargothrond sur les rives de la rivière Narog avant le Premier Age. On dit aussi que c’est cirdan qui les trouva en premier.
(7) Les Erules sont à prendre ici comme les maître en matières des runes. De nombreux passages de l’œuvre de Tolkien montrent qu’une telle ‘magie’ existait vraiment, la porte dérobée d’Erebor en est le plus visible héritage.
(8) Ceci est évidement un clin d’œil à mon site, et la source de mon pseudo Anglin, du temps, comme d’ailleurs aujourd’hui, ou je ne maîtrisait pas du tout l’elfique ;)

Voir le chapitre 4 sur 5



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.