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Les Contes de l'Arbre Magique

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 4: La Belle et Le Cavalier
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:49)


« Il arrive parfois que le voyageur égaré, fasse la rencontre du lointain passé,
Et dans l’illusion de cette beauté, se lance dans une quête désespérée. »


Après avoir parcouru les terres sauvages de l’Ouest, le cavalier arrivait maintenant dans un royaume inconnu qui semblait n’être peuplé que de ses arbres majestueux. Chevauchant parmi ces êtres immenses et impassibles le cavalier sentit son cœur lourd se reposait. Son visage était marqué par la fatigue des longs périples à travers le monde. Et en ces lieux apaisants, il se sentit l’envie de prendre un repos bien mérité. Alors il s’étendit aux pieds d’un arbre centenaire qui trôné plus noble que les autres dans ces bois mystérieux. Loin du danger et des soucis, il tomba dans un profond sommeil.
Mais bientôt alors que le soleil couchant teintait les arbres d’une étrange couleur azur, le cavalier sortit de son repos réveillé par une voix envoûtante. Guidé par la beauté de ce chant il marcha en silence jusqu’à une clairière. Il l’a vit alors sur les terres sacrées du royaume ancien des Elfes de la forêt enchantée, reine de l’aurore, qui de sa voix mélodieuse chantait les temps révolus. La belle rayonnait comme l’argent et la grâce de son visage resplendissait à lueur des derniers rayons dorés de l’astre couchant.
Le cavalier retira alors sa cape grise tachée par les voyages et alors les marques du temps et des labeurs s’effacèrent de son visage révélant la noblesse de ce roi oublié. Ainsi s’approcha-t-il de la belle des bois et lui tendit la main. Elle se tenait face à lui et il aurait pu la toucher. Pourtant si proche l’un de l’autre, ils semblaient séparés par le temps, comme vivant à des époques éloignées. Mais le cavalier ébloui par tant de beauté n’y fit pas attention, ni même qu’il ne cria garde aux bruits de sabots lointain.
Et soudain couvert d’une cape aussi sombre que l’obscurité et chevauchant un noir destrier, la mort apparut au gallot et arracha la belle des bois aux yeux du cavalier. Mais le cavalier toujours dans l’illusion de ces lieux magiques ne comprit pas qu’il assistait au reflet d’un lointain passé. Alors il appela sa fidèle monture, une fière bête des pleines du sud, se jeta sur la selle et se lança à la poursuite du cavalier de la mort. Ainsi débuta sa dernière chevauchée.
Les années passèrent, voyant les saisons s’enchaîner et le cavalier toujours à dos de son fier cheval continuait sa course folle. Son espoir de rattraper la belle ne tarissait pas et il chevauchait jour et nuit sur des terres inconnues, poursuivant sans relâche l’ombre lointaine de la mort. Une sombre silhouette appartenant au passé mais qui aux yeux du cavalier laissait deviner la beauté de la reine d’argent.
Les années arrivèrent qu’il avait déjà traversé les plus longues pleines, monté les plus hautes montagnes, parcourut les plus profondes forêts et que son cœur à nouveau était lasse. Ses yeux pourtant, rouge sang et rongés par la fatigue, regardaient toujours à l’horizon, là où toutes images ne sont qu’illusion. Le cavalier s’arrêta ici et maintenant, aux pieds de l’arbre ou tout avait commencé. Il venait de faire le tour du monde aveuglé par la magie de l’espoir.
Mais alors que son corps inerte reposait au sol et que la vie l’avait quitté, la voix de la belle résonna dans les bois. Le cavalier l’entendit soulagé. Laissant son corps auprès de l’Arbre, il partit léger et le visage serein. Se déplaçant comme l’air il arriva devant celle qu’il s’était promise de retrouver. Elle se tenait au bord d’un lac peuplé de magnifiques cygnes, et sa beauté inchangée resplendissait dans la lumière argenté de l’aube. Il prit sa main et ensemble il montèrent au dos du cygne le plus grand et beau. Et ils s’envolèrent en direction du soleil levant disparaissant dans sa lumière.

Voir le chapitre 4 sur 7



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.