Il prit bien soin de ne pas faire grincer la porte. Pouratnt, elle grnça. Berthe papillota des paupières, et ouvrit les yeux. La vue de son frère, transi et rampé dams la lueur du feu de l'âtre, lui arracha un soupir. Elle avait beau n'avoir que treize ans, elle se sentait plus adulte que lui. Elle posa un baiser sur le front du petit Louis, l'enfant trouvé et innocent, qui ce soir-là avait trouvé refuge dans leur métairie, donna un coup de coude au mâtin qui occupait la moitié du grand lit, et qui s'écarta en grognant, enfila sa robe de chambre, etordonna à son frère de se déshabiller, et de se mettre au lit. Guy n'avait pas envie de dormir. Il obéit, pourtant, se déshabilla en silence, et se glissa sous les couvertures. La chaleur de Berthe, tout comme celle du chien, étaient encore présentes, et Louis, ignorant le froid qui émanait du jeune paysan, vint se blottir contre lui. Il aurait pu être bien. Il aurait pu être bien, si... Il se recroquevilla sur lui-même, tandis que Berthe, d'une main experte, accrochait à la crémaillère un petit chaudron, et faisait pivoter le tout vers le feu. - Tu es gelé, expliqua-t-elle sans que Guy lui ait rien demandé. Un bon tilleul te fera du bien. Le jeune homme ne répondit rien. Elle avait raison, d'une certaine façon. Un bon tilleul réchaufferait son corps. Mais pas son coeur. |
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chapitre 4 sur 41
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