"Je serais là quand tu me chercheras, m'a-t-il dit. Puis la Terre a repris ses droits et il s'en est allé. - Mais il n'a pas disparut. Je le sens, ce rêve est plus doux. As-tu peur ? - Je ne sais pas. C'est le doute qui m'envahit, la peur n'est que l'une des conséquences. - Tu sais, les étoiles pourraient bien scintiller du nouveau. Et alors…"
Le rêve se fige. Un grondement lointain assombri sa pensée.
"Et alors tu ne seras plus."
***
La route ne paraît plus si longue désormais. Souvent, l'Autre l'attend au détour d'une rue pour l'accompagner. Parfois, il ne vient pas. Mais son absence n'est jamais très longue et il sait l'attendre. Il lui arrive de parler de lui, ou de son monde. Jamais directement, jamais distinctement. Mais l'Autre semble comprendre, et continue de l'écouter. Cette porte depuis si longtemps condamnée faibli peu à peu.
"…et l'Océan m'appelle parfois, mais je sais que le rejoindre signifierai ne plus revenir. N'as-tu jamais eut cette impression que l'on t'attend ailleurs ? - Je suis né sous les eaux, et j'ai vu le soleil. Je sais où est ma place et je sais quand il me faudra y retourner. - J'espère que ce moment ne viendra pas avant longtemps. - En tout cas il n'est pas encore venu. Mais nos chemins se séparent ici, pour aujourd'hui. - Et nous nous reverrons, bientôt." |
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chapitre 4 sur 10
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