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Le Barde du Beleriand : L'erudit d'Oxford

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 42: Londres.2.
(par lambertine, ajouté le 30/06/00 00:35)


- Coucou !
Je ne m'attendais pas à trouver sir William au chevet de Corwin. L'apercevant, machinalement, je lissai ma jupe et passai la main dans mes cheveux. Mon patron m'avait vue négligée plus souvent qu'à mon tour, à l'hôpital Mustafa, mais je n'aimais pas ça. Je trouvais ça, comment dire, déplacé.
- Vous êtes très élégante, Catherine, me félicita-t-il. Et je suis heureux de vous revoir sourire.
Il me laissa échanger avec mon époux un long baiser très tendre, avant de me serrer paternellement dans ses bras.
- Corwin m'a dit que vos examens se déroulaient pour le mieux.
Je ne pus qu'acquiescer.
- Et ce jeune homme est... ?
- Fergus McBain, fit notre camarade en lui tendant la main. Je suis l'ami d'enfance de Corwin.
- Mon ami d'enfance, et bien plus encore, renchérit mon mari. Mon complice, mon comparse, mon alter ego. En plus intelligent, bien entendu. Vous avez devant vous un futur recteur d'Oxford, Sir William.
Fergus rougit sous ses cheveux de feu. Conscient de sa valeur, il ne souffrait en rien de fausse modestie, et savait mieux que quiconque qu'une carrière brillante lui était promise. Mais une chose est de le savoir, une autre de se l'entendre dire, alors qu'il ne s'y attendait pas.
- Je fais de mon mieux, Sir. Mais Corwin exagère.
- Je ne crois pas, lui rétorqua le fils de Feänor. J'ai beaucoup entendu parler de vous, et pas seulement par vos amis d'enfance. Mais trêve de plaisanterie. Vous n'êtes pas ici pour faire la conversation à un correspondant de guerre en transit. Je vous laisse en compagnie de votre camarade. Et vous enlève Catherine, le temps d'un thé. Si son époux me le permet, bien entendu.
- Quelle question. Evidemment, que je vous le permet. Et je vous remercie d'être passé me voir. Ca m'a fait du bien. Je ne sais pas ce que nous ferions sans vous, Sir.
Sir William lui serra affectueusement son épaule valide, et l'embrassa sur le front.
- Je repasserai vous voir demain. D'ici là, ne vous fatiguez pas trop, et gardez confiance. Vous venez, Catherine ?
J'étais heureuse de le revoir, mais le suivis pourtant à contrecoeur. Ma place n'était pas avec lui, à la cafétéria, mais auprès de Corwin.
- Laissez-le se détendre un peu, en compagnie de son ami. Se détendre, et se confier. Il en a besoin.
Je ronchonnai, comme une petite fille jalouse. J'avais passé près de huit semaines dans un état quasi fusionnel avec mon amoureux blessé, et il ne m'était pas facile d'accepter de céder la place, fût-ce pour moins d'une heure, et à Fergus McBain.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.