Accueil » Fervent hommage » Votre Nouvelle
Apparence  

 

Le Barde du Beleriand : L'erudit d'Oxford

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
Add Chapter
Stories List
Voir les Options:
Sommaire | Plein texte
additions are not allowed l'auteur interdit les ajouts

Chapitre 5: Tante Marge.2.
(par michele huwart, ajouté le 07/07/05 00:15)


Parce que ce qui m’était venu à l’esprit était totalement incongru. Même si les noms étaient pareils.
Mon arrière-grand-père avait été professeur à Oxford. Ici même. Ce devait être la raison de cette coïncidence qui n’en était sans doute pas une. Il avait dû, certainement, parler de l’histoire de notre famille à un de ses confrères, professeur de lettres et philologue. Qui les avait repris dans un de ses romans, un conte pour enfants. Un récit d’aventures mettant en scène des Nains, des Elfes et un Dragon. Ainsi qu’un drôle de petit bonhomme amateur de bonne chère : Bilbo le Hobbit. Un roman pas mauvais du tout, d’ailleurs, au sein duquel notre homonyme jouait un rôle plus qu’honorable. Mais un roman de pure imagination. Les Nains, les Dragons, les Elfes… ça n’avait jamais existé. Sauf dans les légendes. Et les Hobbits étaient une pure création du collègue de mon arrière-grand-père.
Je finis par m’endormir. Je fis de drôles de rêves, cette nuit-là. Des rêves étranges, dans lesquels des dragons crachaient du feu sur le pont de Vukovar, et les snipers étaient armés d’arcs et de flèches, tandis que des bardes elfiques transformaient la bataille en chanson de geste.

Je me réveillai le lendemain, complètement troublée. C’était Dimanche. Un jour sans cours, et sans travail. Seulement la Messe, à dix heures. Je n’étais pas une catholique convaincue. De fait, j’assistais plus aux offices dominicaux par tradition familiale qu’autre chose. Parce que, disait mon grand-père « nous sommes minoritaires, et les minorités doivent se serrer les coudes ». Mais, ce Dimanche-là, je n’avais aucun désir de me rendre à l’église. Plutôt de traînailler dans la bibliothèque de Tante Marge, à relire une histoire de chasse au trésor, d’araignées géantes et de gardes ivrognes. Pour la première fois depuis de longues années, je manquai la Messe. Je m’installai confortablement, une tasse de thé et un plat de muffins à portée de main. Et je m’embarquai pour un long voyage.
Un très long voyage…
Tante Marge étant absente pour la journée, et mon frère ayant mieux à faire, sans doute, que s’intéresser à moi, je restai plongée dans ce monde jusqu’à l’heure du dîner. Je me pris à penser que les plats préparés par une cuisinière hobbitte devaient être délicieux. Puis, Dieu sait pourquoi, le goût du thé et des gâteaux de Pétunia, la domestique de Sir William, me revinrent à la bouche. Tout comme son image me revint à l’esprit. Elle semblait sortir tout droit de la Comté.

Lorsque, attablée devant le repas du soir, Tante Marge nous demanda comment s’était déroulée notre journée, mon frère partit dans une description dithyrambique d’un match de football opposant Arsenal à Liverpool. Description que notre hôtesse écouta poliment, ne comprenant pas plus que moi les règles de ce jeu bizarre, pas plus que l’attraction totalement saugrenue qu’il exerçait sur la gent masculine. Je ne pus m’empêcher de bâiller. Stephen s’en agaça un instant, puis se mit à rire.
- Quant à elle, dit-il à Tante Marge, en me désignant de sa fourchette, elle a passé toute sa journée à lire, en s’empiffrant de pâtisseries.
C’était vrai. Alors, que répondre, sinon rien…
Sauf que les pâtisseries s’accordaient à merveille avec le caractère du héros de ma lecture.

Voir le chapitre 5 sur 42



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.