Chapitre 5:
où l'on mania les plumes, et où l'on gadouilla...
(par
Stéphanie, ajouté le 10/01/06 16:32)
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« Le vent souffla, la pluie tomba, et l'Elfe se réveilla. Peut-être la première, peut-être pas — mais quand même plus probablement la première. Toujours est-il que, lasse d'attendre que d'autres se réveillent pour pouvoir discuter avec eux, elle descendit pour pouvoir souhaiter la bonne année à ses parents — qui n'étaient pas présents, non, mais les miracles de la technique ont fait qu'elle pu les contacter par le biais d'un félétone sans attirer d'Auror dans les parages. »
La Hobbit Haricot-Sauteur du Mexique : — Je remarque qu'on a été assez sages, toutes les deux, on n'a pas attiré d'Auror pendant le moot... L'Elfe (tordant du nez) : — Voire... le grand-père de l'Empereur-Dieu est quand même passé, un moment... Qui sait si... enfin... tu vois ce que je veux dire ? La Hobbit Haricot-Sauteur du Mexique : — Le nooon... tu crois que... ? Il serait quand même le monstre bien conservé ! L'Elfe : — Le ouiiiii... Enfin, c'est possible, quoi. Le Dragon (ahuri) : — Mais de quoi vous parlez toutes les deux ? La Hobbit Haricot-Sauteur du Mexique, l'Elfe (se regardent d'un air entendu) : — Hon hon, rien rien... L'Elfe (précipitament) : — Profitant éhontément de la désertitude de la salle de bain, elle s'y calfeutra le temps de prendre une douche chaude, puis descendit déjeuner, suivit peu après par Lalaith et l'Empereur-Dieu... Le Dragon : — Tu cherches à noyer le poisson, là, ça ne répond pas à ma question ! L'Elfe : — Je ne cherche rien d'autre que poursuivre mon conte, et cessez donc de m'interrompre mal à propos sinon je vous laisse vous débrouiller. De toute manière les Moldus ne peuvent pas comprendre. Dooooonc... La Hobbit Haricot-Sauteur du Mexique : — Honk ! Honk ! L'Elfe : — Mais c'est fini oui ?! J'ai dis « donc », pas « oncques » ! Ils prirent leurs premiers petits déjeuners en solitaires, avant que P'ti Lionel et Gurth ne descendent à leur tour jouer aux chevaliers et manger des gâteaux. Petit à petit, la cuisine se remplit, et les petits déjeuners se succédèrent (l'on se passa de dîner). Puis les calligraphistes — Lalaith, Kendra, Lambertine et Laegalad, puis plus tard Tar-Palantir — se mirent à calligraphier les cartes qu'ils comptaient envoyer à quelques de leurs amis — il y eut hélas des oublis. Cela les occupa un temps, pendant que d'autres jouaient aux lemmings. Une accalmie se profila, et l'on proposa une promenade. Peu se proposèrent, mais répondirent présents l'Empereur-Dieu, qui fit office de... heu... « guide », Mélilot-Fleur-d'Or, Lalaith, Thomas le Polytechnicien, Garpart-fils-d'Icelle, Tar Palantir, Edrahil, Dragon et Laegalad-la-Sylvaine. L'Empereur-Dieu voulut les mener aux Roches de Sideville, et pour ce faire leur fit emprunter un chemin... Auraient-ils connu son nom avant de le prendre que les Aventuriers eurent réfléchis à deux fois avant de s'y risquer. Toujours est-il que l'Aventure guidait leurs pas. Il se révéla très vite que le « chemin » en question était une large (ou pas, suivant les endroits) ornière, gadouilleuse sur vingt centimètres de profondeur (et plus), où les seuls points stables (quand ils existaient) étaient des cailloux maculés par la boue collées aux semelles des gens passés avant, et les seuls branches pour s'aggriper étaient de ronciers ou d'orties. La compagnie pris son courage à deux pieds, et ne fuit pas, espérant que l'épreuve allait être de courte durée (ce en quoi l'Empereur-Dieu était incapable de les renseigner, pour ce que seul son vénéré papa marathonien était censé l'avoir emprunté et parcouru en 20 minutes, sans gadoue). Les pas glissants n'étaient qu'une mise en bouche... la Première Epreuve fut celle de la Souche : une mare de boue a priori infranchissable, où seule une souche (humide) (peut-être pourrie) (branlante sûrement) (sans parler du reste)pouvait faire illusion de pont entre deux terres moins glaiseuses. Irulan passa. Thomas passa. Mélilot-Fleur-d'Or passa. Gaspart passa. Lalaith, ne craignant rien pour sa jupe, passa d'un bond léger. Tar Palantir — en profitant pour casser la branche qui pouvait servir d'équilibreur une fois sur la souche — passa. Laegalad — ne craignant rien pour sa jupe non plus — passa quand même. Edrahil, malgré son grade affirmé de Colonel, renonça d'un bloc. Et Dragon s'effaça piteusement. Lors Laegalad-la-malicieuse les traita de couards, de lâches, de maroufles et de tout un tas de mots qu'elle trouve rigolo et monstre stylés, et les autres les huèrent, pensant que la honte cuisante éprouvée suffirait à leur rendre courage, mais bientôt leurs compagnons disparurent au tournant, et devinrent de simples illusions. On continua quelques temps à les bouher, puis reprit la route, un brin déprimé. Et l'ascension fut laborieuse, glissante, émaillée de cris d'angoisse quand la boue traîtresse menaçait d'avaler une jambe ou une botte, de gémissements, de navritude... Ceux aux longues jambes pouvaient élégamment (ou pas) bondir d'un côté à l'autre du talus, évitant la boue. Pour les autres, s'agripper aux ronces se révélaient parfois préférable.
[...] Tar Palantir : « Tiens, une vesse de loup » Laegalad : « Ne l'écrase pas, on ne sait ce qui peut en sortir... » Tar Palantir : « Bah, c'est qu'un champignon ! » Le champignon : « SCHBLAAAF ! » Laegalad : « Je sais pas ce que c'est, mais allons nous-en vite, tu as dû libérer un esprit malin ! »
[...] Irulan : « Tiens, une crevasse ! »
[...] Lalaith : « Tiens, un ravin ! » Laegalad : « Non, c'est la crevasse que vient de signaler Irulan. » Lalaith : « Peut-être, mais comme je suis une Hobbit, pour moi c'est un ravin ! »
[...] Thomas : « Tiens, un torrent de boue ! » Les autres : « Franchissons-le ! » Et c'est ainsi que chacun tenta de le franchir d'une façon différente. Gaspart manqua son effet et failli s'étaler dans le fleuve de boue. Tar Palantir et Laegalad, mus par une même idée, empruntèrent le pont suspendu et branlant.
[...] Mélilot : « Tiens, des sables mouvants ! » Les autres : « Franchissons-les ! »
[...] Gaspart : « Tiens, un pied ! » Les autres : « Beeeeerk ! Où ça ? »
[...] Lalaith : « Tiens, une cascade ! » Les autres : « Franchissons-la ! »
[...] Thomas l'Eclaireur : « Tiens, les Rochers !!! » Les autres : « Waaaais !!! Où ça ? » Et effectivement, se dressaient au bout du chemin trois cailloux, dont la taille allait de 32,4 à 67,9 cm. Il est douteux qu'il se fusse s'agit des Rochers qu'ils cherchaient de prime abord, qui devaient mesurer 7 mètres de haut — à moins qu'ils ne fussent entrés en Faërie, ce qui est tout à fait probable, et chacun sait qu'en Faërie, les apparences sont trompeuses... Néanmoins, ils se photographièrent mutuellement sur eux, puis firent le bilan des comptes : manquaient à l'appel un colonel et un dragon, étaient irrémédiablement salies bas de pantalons et chaussures — mais ni les jupes, ni les bottes de l'Elfe, qui se révèlèrent les moins crotées. Trois choix s'offraient à eux : aller à droite, aller à gauche, aller en arrière. Emprunter dans la descente le même chemin qu'à l'aller était exclu. Ne restaient plus que deux choix. Descendre à gauche, ou monter à droite. Comme le soir tombait et qu'il devenait urgent de rentrer, et que dans un labyrinthe il faut toujours tourner dans le même sens, et quoiqu'ils ne soient pas dans un labyrinthe, ils empruntèrent le « Chemin des Epines », qui semblait aller dans la bonne direction. Inspirée par la discussion qu'elle avait eu avec le Dragon (avant donc que celui-ci ne devienne à son tour une illusion en renonçant à affronter l'Epreuve de la Souche) sur la frontière entre réalité et illusion — thème qui lui est cher — l'Elfe défit l'illusion du ruban goudronneux sous leur pied pour susciter la véritable apparence du sentier qu'ils empruntaient. Et c'est ainsi que le gris asphalte redevint vert chemin herbeux, légèrement humidifié par la rosée du soir, bordé de fougère et de stellaires en fleur, étoiles blanches éclairant les bas-côtés et appellant leurs soeurs des cieux. Un frais parfum de nuiten émanait, et c'est ainsi qu'ils cheminèrent, esprit appaisé, sous le ciel gris de nuages et de nuit tombante.
[...] Thomas : « Tiens, un chemin comme celui qu'on a pris tout à l'heure, à gauche ! » Laegalad : « N'y va pas, c'est une illusion ! Si tu t'y aventure, tu en deviendras une à ton tour et disparaîtra à jamais ».
[...] Ils arrivèrent enfin au bercail, fourbus et avec une faim de loup. Là, un plan leur indiqua que la Pronfonde Ornière Boueuse et Gadouilleuse était poétiquement nommée... le chemin de la Chasse des Prêtres. |
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