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Le Barde du Beleriand : L'erudit d'Oxford

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 6: Sir William.1.
(par michele huwart, ajouté le 06/08/05 21:03)


Je ne sais- ou plutôt je sais trop bien - pourquoi, le lendemain, mes cours me parurent fadasses. J'aimais bien Shaekespeare, en général. mais les malheurs de Cordélia et de son royal père me laissèrent de marbre. Tout comme, un peu plus tard, les digression de mon professeur de littérature française sur la condition féminine dans l'oeuvre d'Honoré de Balzac. Au diable Eugénie et Victorine ! Elles m'irritaient tout autant que leurs homologues masculins, que la France compassée du XiXème siècle, que...
J'avais envie d'autres choses. De donjons et de dragons. De batailles tragiques malgré la victoire et de joyaux mythiques. De cottes de mailles et d'archers héroïques. Pour la première fois depuis mon entrée à l'Université, je me mis à attendre avec impatience le cours de littérature médiévale. Malgré toutes les difficultés engendrées par la langue archaïque dans laquelle étaient écrits ces drôles de textes. Ces textes racontant les donjons et les dragons, les joyaux mythiques, les batailles sanglantes, les chevaliers en cottes de mailles et les archers héroïques. Pour la première fois depuis mon entrée à l'Université, je me mis à aimer ces textes. Et pas seulement en raison des enluminures que j'imaginais les illustrer.

Plus encore que le cours de littérature médiévale, j'attendais le moment de quitter l'Université. D'aller rejoindre cet étrange journaliste qui, sans le savoir, croyais-je, m'avait ouvert la porte d'un monde que je n'imaginais pas aussi riche. Ce fut avec une sorte d'exaltation qu'en fin d'après midi - à vrai dire, peu avant l'heure du Thé - je remontai la grande allée menant à la maison de Sir William. J'aurais voulu la quitter. J'aurais voulu arpenter le parc, malgré la saison tardive. Admirer les sculptures disposées en une harmonie sauvage qui ne devait rien au hasard. Je n'y avais pas été invitée, et, comme le semblant d'éducation que je devais à mon éducation - tout ce qui me restait, selon mon père, du glorieux passé de ma noble famille - m'y obiligeait, je me contentai de me diriger vers la porte d'entrée, et d'actionner le heurtoir.
Pétunia ouvrit. Elle me sembla encore plus petite et plus démodée que lors de notre première rencontre. Je la saluai aussi courtoisement que possible. Après tout, nous étions toutes deux les employées du même homme. Ce faisant, je songeai que j'étais idiote de la trouver démodée. Cette maison était au delà des modes, au delà du temps, tout comme ses occopants.
Petunia me mena dans le même petit salon que la première fois. Sir William m'y attendait, de grandes feuilles de papier à la main. La gouvernante salua, et s'ecclipsa en silence.

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Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.