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Il était une fois... -- le conte rendu du Sidevillevala

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 6: Où l'on conta d'autres histoires...
(par Stéphanie, ajouté le 11/01/06 17:14)


* Ding céleste *

« Les Aventuriers gagnent tous un niveau. »
Les Aventuriers : « Wouais ! »
Mélilot-Fleur-d'Or : « Je peux maintenant apprendre à jouer du tin whistle ! »
Lalaith : « Je peux maintenant bondir deux fois plus haut ! »
Laegalad : « Je peux maintenant réaliser des illusions deux fois plus réalistes ! »
Gaspart : « Je ne peux plus faire brûler les rôtis maintenant ! »
Thomas : « Je peux maintenant sauter de rochers en rochers sans utiliser de planches ! »
Tar Palantir : « Je peux maintenant retenir deux trains avec mes seules mains ! »
Irulan : « J'étais déjà parfait, je ne peux rien faire de mieux ! »
Les autres : « Pffff... »

L'Elfe : — « Fourbus donc, comme je viens de l'énoncer, les Aventuriers s'attablèrent pour un tarot — ceux qui savaient en jouer, du moins — et pour finir la bûche du soir précédent. Magnanimes et peu rancuniers, ils laissèrent la place du cinquième au Dragon qui les avait abandonné en route. L'Elfe se sentit obligée de défendre la réputation de son peuple et monopolisa les mauvaises cartes, s'arrangeant pour pouvoir perdre — ou en tout cas, ne pas être première.
Puis ils jouèrent à Il était une fois, et Lalaith et Kendra les rejoignirent, et l'on conta d'autres histoires, plus ou moins réalistes (« On s'en fiiiche, c'est un conte ! »), où l'on parla de grenouillescoassantes, de princessesstupideset d'oiseaux...
Thomas : — Je peux t'interrompre ! Ceci sait voler !
Laegalad : — Hey, non ! Tous les oiseaux ne volent pas, regarde les autruches ! Et les émeux ! J'ai pas précisé quel oiseau c'était, donc l'interruption ne compte pas et tu pioches une carte supplémentaire. Et je continues. Ils racontèrent des tas d'histoires, des salades et des sornettes. Et d'ailleurs, parlant de salades, ils commençaient à avoir faim, et clamèrent donc fortement, à l'attention du reste de la compagnie, que « CE SERAIT BIEN D'EPLUCHER LES POOOMMES ! »
Le Belge : — Et de faire la purée de patates aussi.
L'Elfe : — Il est vrai. Mais leur voix ne portaient apparemment pas assez. Ils cessèrent donc de jouer pour s'y coller, avec l'aide de quelques représentantes du formidable peuple des Belges, dont on ne dira jamais assez de bien*. Pendant que certains s'occupaient de la purée de patates, d'autres s'attelèrent aux pommes. Et il s'avéra que pendant que le Dragon épépinait laborieusement une pomme, le Polytechnicien en épépinait et coupait en morceaux une autre... et l'Elfe abbatait le double de la tâche encore, ce qu'elle ne se priva pas de faire remarquer.

Ayant avisé un disque de Grieg, l'Elfe ne résista pas à l'envie d'écouter quelques morceaux choisis par ses soins de Peer Gynt... A commencer par un Morning Mood qu'elle doubla de sa flûte d'argent. Puis Mélilot-Fleur-d'Or fit remarquer que son morceau préféré était le Hall of the Mountain King, que l'Elfe aimait aussi, et qu'elle doubla de même au moment opportun... mais auparavant, la Hobbit Haricot-Sauteur du Mexique s'était apperçu qu'elle pouvait danser le Branle de l'Ours sur la musique : ors, elle réquisitionna d'office l'Empereur-Dieu qui, bonne pâte, accepta de l'accompagner. Et c'est ainsi que le Branle de l'Ours fut dansé jusqu'au dernier soir.
Lambertine-la-Belge, en sa grande gentillesse, demanda à l'Elfe (dont le goût pour la matière culinaire n'est plus à prouver) de préparer un repas de noces princier. Lors l'Elfe s'attela avec joie à la tâche, pour ce qu'elle appréciait fort le prince en question et sa belle future, et pour ce qu'elle avait matière à composer un repas tout à fait féérique avec l'aide d'un grimoire que la belle Rebeca avait apporté. Et on la vit, aidée par le Dragon, tourner compulsivement les pages, et griffonner sur un papier — qu'elle failli bien oublier le lendemain — quelques noms étranges de mets délicieux.
Les boudins Belges — réclamés longtemps auparavant par l'Elfe gourmande — furent mis à cuire, puis savourés quand leur heure fut venue — et il y en avait de toutes sortes : noir nature et aux raisins, blanc nature, aux herbes, aux noix, au chou, tous délicieux, tous aussi bons, tous appréciés. A l'autre bout de la table, le Dragon, le Polytechnicien et P'ti Lionel jouèrent aux Chevaliers — avant que la situation ne divergent et que d'autres ne s'approprient l'histoire pour s'inventer des problèmes de maths ! Ce qui manqua couper l'appêtit à l'Elfe, qui préférait l'histoire du chevalier et du dragon. Elle le retrouva cependant très vite dès que l'on présenta le Mont d'Or, qui ne put faire que deux tours de table avant de disparaître totalement. L'on mangea aussi les glaces qui avaient été prévues pour le soir précédent : chocolat, fruits rouges, rhum raisin... et poire, sorbet de poire au coulis de chocolat fondu et figé sur la ronde balle, délicatesse savoureuse et délicieuse !
Après débarassage et vaisselle — où l'on chercha longtemps des volontaires pour s'y coller... et retrouva encore les mêmes — l'assemblée se mit à chercher l'inspiration pour remplir les cartes de voeux. L'encre étant très sympathique, elle se prêta joyeusement à tous les tours qu'on voulu lui faire prendre, et si chacun avait finalement une couleur à lui, nul ne résista à l'envie d'écrire de manière lumineuse.
Soucieux d'être en forme pour le lendemain, où les attendaient ménage et trains, ils décidèrent tous d'aller se coucher (relativement) tôt... Tous ? Non. Car une chambrée résista encore et toujours au sommeil envahisseur. Et c'est ainsi que la chambrée du grenier se mit à faire de la démancie (qui n'est pas une crise de démence, quoi qu'on puisse en douter, mais une façon tout à fait originale de faire de la divination : il convient d'être plusieurs disposés en cercle plus ou moins rond, se tenant par les petits doigts à la mode de Bretagne, les pouces au niveau de l'articulation de la machoire, et les index sur les tempes, les autres doigts tenant un dé de jeu de rôle. Puis l'on se concentre et invoque un nom, et tente de lâcher les dés en même temps). Les dés leurs permirent de faire des prédictions tout à fait stupides, mais très amusantes, desquelles il découla que Irulan était un être divin, que Edrahil allait épouser un être démoniaque à Troie, que Lalaith allait effectuer un voyage à Marseille (et non en Allemagne comme elle l'escomptait), et que Laegalad était une bénédiction. Puis ils invoquèrent quelques esprits d'absents, obtenant parfois des résultats spectaculaires — par exemple qu'Elwë le Grand, Vénéré Empereur du Doriath, serait présent au mariage d'Edrahil, et qu'il allait organiser le prochain moot, par une obscure combinaison chiffrée qui aboutit à la conclusion cocktail >réception >moot. Le résultat le plus effrayant fut cependant quand, après l'invocation de Moraldandil l'Erudit, Gaspart reçut un coup de félétone et entendit, à l'autre bout, une voix étrange lui parler dans un langage inconnu avant de raccrocher... puis quand, après une salve d'applaudissements il est vrai sonore (les hôtes du grenier avaient oubliés que d'autres dormaient) (ou tentaient de le faire), leur Rohirrim préférée, la riante, la douce Kendra, ouvrit la porte subitement en leur signalant « qu'il y en a qui essayent de dormir ici ! » d'un ton gronchon avant de repartir subitement.
L'effet fut immédiat. A peine si Tar Palantir eût l'audace de murmurer un « Moraldandil, sort de ce corps ». Les autres eurent le sifflet coupé par cette apparition monstrueuse. Puis l'Elfe reprit ses esprits et remarqua qu'il était quand même près de 4 heures trente du matin, et qu'il devenait franchement judicieux d'aller faire au moins semblant de dormir, même s'ils seraient les derniers à partir le lendemain (sauf Gaspart-fils-d'Icelle) (et sauf Irulan qui devait les emmener). Tous opinèrent, et montèrent en silence les escaliers. Et ils ne firent pas long feu.

Voir le chapitre 6 sur 7



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.