Chapitre 6:
Phase d'accélération du jeu.
(par
ISENGAR, ajouté le 13/11/07 08:09)
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Dans le milieu clos des trois villas, quelques personnalités émergèrent. Il n’y avait pas ici de bimbos à décolletés pigeonnant, de rappeurs goguenards, de dragueurs misogynes compulsifs ou de blaireaux amateurs de tunning (quoique, on ne sait pas tout...) Les mootards étaient des gens plus proches de la nature, des savoirs fondamentaux et des vraies valeurs de la vie (enfin, ça dépend lesquelles). Silmo se distingua par ses activités culinaires, accompagné des filles, de Yyr et de Gurth ; pour la vaisselle, Zelphalya, Isengar, Geliriel et Yyr (encore lui) creusèrent nettement l’écart. Tous grapillèrent ainsi quelques points utiles pour la finale. Pour la bonne compagnie et le partage du jus de pomme qui réchauffe les pieds et les cœurs, Tilkalin fut propulsé parmi les grands favoris, suivi de non loin par Anardaiel et Dunminuial, dont les pas léger s’adonnèrent à d’agréables danses pour le plaisir des quelques yeux qui s’attardèrent sur le spectacle.
Pour le repas du troisième jour furent élaborées de délicieuses ravioles et des pates au pistou dont les papilles se languirent longtemps. Cependant l’étrange dessert qui fut présenté sous la forme hybride d’une bavaroise géante à la crème de marron et d’un baba-flan au rhum laissa les mauvais esprits de l’assemblée perplexe. Bien que l’ensemble fut un pur délice, Gurth nota ainsi l’oxydation bleutée des bords du gâteau et souligna avec cynisme que les cuisiniers avaient probablement redécouvert par un étonnant hasard les procédés perdus depuis l’antiquité de la fabrication de la céramique à figure rouge qui fit la gloire de l’Athènes classique...
Mais le temps était compté, et le jeu entra dans une phase d’accélération. La production autorisa une sortie pour une séléction aléatoire de mootards. Zelphalya, Kendra, Laegalad, Geliriel, Elbaratha, Gawain, Isengar, Elwë, Tilkalin et Tar Palantir y participèrent. Le parcours, cadré d’avance, mettait en valeur les somptueux paysages qui composent les environs agréables de Mougins. La petite troupe, cernée par les caméras cachées de la production fit le tour d’un petit étang et déambula dans un beau parc où les ocres, les bruns et les vermeilles ornaient de leurs flammes automnales l’ensemble du paysage. Yyr, inspiré par la féérie des lieux, évoqua le lei d’Aotroun et Itroun à ses incultes comparses et aux enfants venus près de lui pour tenter d’obtenir un autographe du plus populaire des mootards. Puis l’équipée continua jusqu’au vieux village de Mougins, perché comme une fière couronne de pierres sur un promontoire majestueux. Sous les premières ombres de la nuit tombante, parcourant les ruelles discrètes et les venelles cachées, ils tombèrent sur l’agréable place des amis qui n’avait jamais si bien porté son nom. Au pied d’un bel arbre, sous le chaud mur de l’église du village et à côté d’une source aux propriétés apaisantes, un banc circumaire invitait à une délicieuse pause, tanis qu’un petit groupe parmi les mootards entreprit de visiter la quiète église. Dans la sérénité du moment, une vile inspiration poussa Gawain à éternuer outrageusement fort. Cette action lui fit sans doute brutalement perdre une forte quantité de point ainsi que l’estime des téléspectateurs.
Pour cette raison, le soir même lors de la réunion du « Conseil », les mootards furent appelés à voter. Le cas Gawain lui fut soumis avec la question : Gawain doit-il rester ? Conformément à l’article 4 du « Constitutio », on opposa au malheureux mootard le personnage virtuel du Sarumaniaque de Mougins, celui qui clame « sa » vérité au hasard des ruelles les plus sombres..
Le vote eu lieu et en fin de soirée, le score fut le suivant : Gawain, récolta 51 % des voix et fut sauvé de justesse.
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