Chapitre 7:
le regard du Bonzaï marri ....
(par
Martine Lejeune, ajouté le 14/05/04 09:03)
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PAIMPOLEVALA … un peu de poésie dans ce monde de hobbits bourrés …. Hors du temps nous chûmes, électrons subitement libérés, De nos contrées terrestres temporellement échappés Reléguant derrière nous quotidien et tristes idées Nous partîmes gaiement, nous attendait l’Ouest rêvé
Peu à peu nous remplîmes la maison, nos hôtes nous attendaient Groupes éparpillés dans le temps et les espaces, nous étions là Nous retrouvant amis mais ne nous connaissant souvent pas Déjà plus rien ne pouvait arrêter les chants, les rires qui fusaient
Ni la table remplie de victuailles nombreuses Ni les heures qui passent ne sauraient endiguer Les mots qui s’entrelacent, discussions débridées Les idées qui s’entrechoquent, les arguties fumeuses
Ombre nocturne qui plane sur nos vies suspendues L’aile maléfique prit bientôt son essor invincible Entraînant dans sa folie nos pas sous la nue Et posant sur nous sa marque indicible
Au matin dans le vent nos pas entraînés Oubliant au soleil la nuit ensorcelée Découvraient à nos yeux à peine éveillés La mer et ses rivages, les ruines enfermées
Au rythme des vers, aux flûtes succédant Nous laissâmes nos âmes dériver doucement Loin du monde agité nous nous étions enfuis Au sein du bienheureux pays de Faërie
Nous secouant enfin de cette poétique léthargie L’appel du vent nous sortit de nos rêveries Et nous jetâmes nos pas dans un sentier aperçu Le matin même mais encore inconnu
Jacinthes sauvages, primevères dorées Bordaient nos pas de leur fragilité Ecoutant sans fin les grands arbres chanter Dans la fraîcheur du bois on se sentait voler
Mais la route brisant abruptement cet élan Nous rejette bientôt entre forêt et champs Las, nous cheminons encore d’un pas leste Evitant herbes hautes et orties d’un seul geste
Enfin par le soleil et la soif oppressés Au bout du compte il nous faut retourner Oh combien de fois avons nous enchaîné Les simples mouvements pour avancer les pieds
Rire à présent est question de survie L’espoir nous porte sur nos pieds marris Au bout de la route en ordre dispersé Enfin les Tolkiendili sont tous rentrés
Soifs étanchées, les mots reprirent leurs droits Corps effondrés mais jamais rien n’empêchera Les idées les plus folles de fleurir ici bas On les moissonne en vrac, on rit sans foi ni loi
Ni la table remplie de victuailles nombreuses Ni les heures qui passent ne sauraient endiguer Les mots qui s’entrelacent, discussions débridées Les idées qui s’entrechoquent, les arguties fumeuses
S’enfoncer enfin dans la douceur nocturne bercée d’histoires Peuplée d’images d’animaux fantastiques, destinées aléatoires On efface les traces, on oublie les douleurs Jusqu’à ne garder que l’empreinte du bonheur
Au matin le soleil avait presque chassé le vent Encore marris nous vaguebullions hasardeusement Tandis que peu à peu la conscience nous venait Qu’aujourd’hui pour certains le voyage finissait
Même encore sur ce seuil douloureux Musique vint aussi adoucir nos yeux Pour encore cueillir quelques fleurs irréelles Avant de partir une ultime étincelle
l’histoire pour moi s’arrête ici même si j’en suis fort marrie |
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