Chapitre 7:
Dimanche, episode II et au-dela...
(par
Giligili, ajouté le 23/09/04 20:19)
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L'après-repas fut une triste succession de départs, qui nous rappelait à chaque fois que le week end touchait à sa fin. Moraldandil, Hiswelokë, Romaine, Tar Palantir, Forfirith, Babel, Ulmo, tels furent les noms de ceux qui allèrent rejoindre Edrahil aux rangs de ceux qui nous ont quittés...
Pour remettre de l'entrain, Max décida de prendre sa guitare et de nous faire chanter un peu de Brassens. Délectation! Cela dura facilement trois heures au bout desquelles ceux qui étaient en bas entendirent des bruits porcins : on chantait Tryo!
Nos hôtesses belges nous parlèrent d'une chose fort incongrue : elles voulaient nous initier à la pêche au thon, en pleine campagne belge. Le seul cours ou étendue d'eau naturelle se trouvait être un maigre filet d'eau dans lequel même les tétards avaient pied! Quelle était encore cette fourberie? Essayaient-elles encore de nous berner? Nous le découvrîmes au dîner, servi cette fois à une heure honnête. Il s'agissait tout simplement (si je peux dire!) d'un plat apparemment typiquement belge, composé de moitié de pèches, remplies de thon... Vallis ne put s'empécher de demander "Vous êtes sûrs que vous n'avez pas été colonisés par les anglais?". Mais aussi étonnant que cela puisse paraître pour qui vient de France, c'était bon, et nous n'eûmes pas mal au ventre. Encore que l'un d'entre nous fut victime à ce moment d'un mal mystérieux. En effet, après un discours de remerciements de Lambertine, Semito Nazgul se leva, et articula des paroles absolument incroyables! Ce traître à Sauron, voyant cette assemblée de nain, d'elfes, de hobbits et de nazgul, leva en effet son verre à l'amitié entre les peuples de la Terre du Milieu et à l'Estel! Oui, vous avez bien lu, à l'ESTEL!!!!! Incroyable! Les convives se frottaient l'intérieur des oreilles tellement ils avaient de mal à les croire! L'on venait de trouver l'arme absolue contre les nazguls, pire que les lames de Numenor! Il s'agit de la pêche au thon, qui les rend gentils et aimables, de vrais bisounours, de futures recrues d'un certain site que je ne nommerai pas (mais je n'en pense pas moins!).
Le temps de se remettre de nos émotions, et, tandis que certains racontaient des blagues grivoises en faisant un bruit qui faisait trembler les murs et les zygomatiques, les rôlistes tentèrent de finir le jeu de rôles de la veille, et c'est la raison pour laquelle ils firent beaucoup moins d'idioties que la veille! Giligili ne tenta même de secouer un arbre où était monté l'elfe, comme la veille. La raison en est peut-être qu'ils étaient arrivés dans un donjon souterrain... Toujours est-il que c'était peine perdue! Béatrice déclara forfait, et le personnage de Gilles étant devenu Personnage Non Joueur, nous nous retrouvions avec un tiers des joueurs absent... Nous décidâmes donc d'arrêter là. En plus il fallait que je parte tôt le lendemain. J'allai donc me coucher, pendant que la perfide Béatrice, qui se disait trop fatiguée pour jouer, se découvrit tout d'un coup des réserves d'énergie insoupçonnées et continua de veiller toute la nuit!
Sept heures du matin, enfin je crois... Lambertine devait partir à son travail et prenait bientôt son train. Vallis, qui devait partir en même temps que moi, était prêt à partir avec elle, à une tartine dans la bouche près. Soudain, il se souvint! "Eufch! Chil fau'raich 'éveiller 'ash'al!" dit-il, sans se douter qu'il venait de prononcer la formule qui fera revenir Morgoth en ce monde! C'est ainsi que je me réveillai au doux son de la voix de Béatrice qui me dit d'un ton tout-à-fait laconique : "Euh... J'voudrais pas t'faire peur, mais tu pars dans douze minutes..." Mes yeux s'ouvrirent d'un coup! Je me redressai en sursaut, me cognai contre le lit du dessus, défonçant certainement le dos de Dragon Sacquet, sortit de mon sac de couchage en le déchirant de part en part, fourrai tout mon barda dans mon sac qui explosa sous mes gestes précipités, me cognai successivement au pied du lit, à la lampe qui pendait du plafond, puis à la porte, et dégringolai sur le ventre l'escalier en faisant un raffut tel que je remerciai les dieux de l'absence de Moraldandil, pour finalement entendre la même sournoise Béatrice dire: "Bah finalement Michèle est partie, Agnès fera un autre aller-retour pour vous emmener, et tu as donc tout ton temps pour bien mâcher ton petit-déjeuner et prendre une longue douche glacée!". J'étais heureux! Comble du comble, lorsque enfin nous arrivâmes à la gare, enfin au quai de Coo, Lambertine était toujours là à attendre son train!!!
Le voyage du retour jusqu'à Paris se déroula sans encombre, à part le fait que nous nous séparâmes de Lambertine à Liège et que Vallis et moi prenions des chemins divergents une fois arrivés à Paris. C'est dans le train pour Brest que je vis les premières manifestations du retour de Morgoth. On entendit une voix terrible beugler "Qui c'est qui m'a réveillé?", phrase à laquelle je m'identifiai de tout coeur. Cependant, Morgoth avait reconnu mon nom dans l'incantation formulée par Vallis, et depuis il me poursuit... Je suis rentré la peur au ventre à mon appartement, et dus abbattre un orc sur le pas de ma porte, à moins que ce ne soit mon voisin qui me disait bonjour. Je ne sais pas, je ne sais plus... De mes robinets ne coulent plus qu'une boue noire infâme, et des visages grimaçants apparaissent à ma fenêtre, relavant mon store en pleine nuit et me faisant des gestes obscènes pendant que je dors. J'ai peur d'aller aux toilettes : la cuvette me parle! Il y a deux minutes, j'ai vu un Balrog demander des renseignements sur moi aux passants terrifiés, dans la rue. Il faut que j'y aille, bientôt. Juste le temps de remercier toutes les personnes présentes à ce week end, et qui ont constitués les derniers visages amicaux que garde ma mémoire. en particulier les organisateurs : Max, Lambertine, Melilot, Rebeca, que Dieu les garde et les protège. Tous ceux aussi qui ont aimé mon conte, c'est sans doute le seul qu'ils pourront jamais lire de moi, ainsi que ceux qui m'ont désignés remplaçant de JR pour le compte-rendu du week end. Ces derniers, je les préviens qu'il va falloir chercher un nouveau remplaçant. Maintenant il faut que j'y aille. Adieu, et priez pour moi. |
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