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les chroniques d' Eregion: le royaume des anneaux

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Chapitre 7: des liens se tissent- 3eme partie
(par Aldaril , ajouté le 29/01/02 19:57)


Après avoir fait bombance, nous avions décidé de flâner dans l’enchanteresse ville d’Ost-In-Edhil. Nous abandonnions la licorne ivre à regret, mais heureux des quelques heures passées en cet endroit empli d’allégresse. Je ne regrettais point d’être venu et m’en félicitais, car sans cela je serais resté seul à me morfondre et je n’aurais point fait de rencontres aussi intéressantes. Mon jeune âge ne me protégeait en rien des effets de la bière des Elfes Sylvains, j’en avais par ailleurs un peu trop pris. Et je fis beaucoup rire mes nouveaux amis. Le pas quelque peu chancelant je les suivit. Mais pour mon plus grand bonheur je n’étais point seul dans cet état et Nar le Nain, était bien rougeaud, malgré ses dénégations ; je ne comprenais d’ailleurs rien de ce qu’il me disait.
Cette fin de journée reste, dans mon souvenir, comme un moment euphorique. Et je pense avoir oublié bien des choses, mais pas certaines impressions. Nous rigolions toujours comme des fous dans l’ Ortani – sorte de grand élévateur qui permettait d’accéder à la Ville Haute, en coulissant sur un rail vertical en acier-. L’habitacle était spacieux, tout en métal, en verre et or. Le Seigneur des Dons l’avait conçu en guise de cadeau pour remercier les Elfes de leur accueil. L’ouvrage était efficace et bien pensé. Nous avions l’impression d’être dans une sorte de cristal ; des parois de verre ambré maintenus sur des parois de fer, nous séparaient du vide. Nos amis Nains ne tarissaient pas d’éloge sur le savoir-faire technique mis en œuvre ; Nar était fasciné par le travail du métal qui semble t-il avait été lissé et poli, brillant comme de l’argent. Et je pense surtout que les Nains devaient apprécier le fait que dans l’élévateur, nous avions l’impression de monter vers le ciel à la vitesse tranquille d’un nuage. Dans leurs mines, il y avait de telles machines, mais soient elles étaient trop rapides ou trop lentes, et surtout d’après leurs dires, il y avait chez elles d’horribles vibrations qui pouvaient donner mal au cœur.
La montée ne dura qu’un bref moment et nous rigolions toujours comme des sots, quand les doubles portes coulissèrent, sans bruit. Les autres passagers nous regardaient en souriant, compatissants avec la fougue juvénile des jeunes gens. Se rappelant peut-être leurs jeunes siècles. J’oubliais de dire que les Ortani pouvaient contenir, au juger, une trentaine voir une quarantaine de personnes. Nos cœurs battirent à l’unisson quand nous le vîmes. Il se tenait là, de l’autre côté, avec un autre groupe de passagers attendant leur tour. L’émotion et l’admiration était palpable.

Voir le chapitre 7 sur 7



Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.