Chapitre 8:
Départ
(par
Isiliel, ajouté le 19/12/05 18:09)
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Le soir même, nous nous réunîmes dans la Salle du Feu. "Il semble donc, dit Isilotë, que Tolkien, soit venu de votre monde sur Arda, il y a 25 ans. Et une fois revenu chez vous, il en a raconté l’histoire. -Sauf que chez nous, il a commencé à l’écrire il y a plus de 80 ans. J’ai l’impression que le temps ne se déroule pas à la même vitesse ici et là-bas, dis-je. De plus je ne sais toujours pas comment nous sommes arrivés en Arda. Ni comment on repart. -Personne n’a l’air de le savoir, dit Elrohir. -Adal a dit que Tolkien se dirigeait vers Fondcombe en quittant la Comté. Mais il n’y est jamais parvenu. Il est donc reparti pendant le trajet entre les deux. Je veux y aller pour essayer de savoir. -Si son départ a laissé autant de traces que ton arrivée, tu ne trouveras pas grand chose, objecta Celeborn. -Un témoin peut-être. -Après 25 ans ? "
Ils n’avaient pas l’air convaincu, mais Elladan dit néanmoins : "Je viendrai avec toi. -Moi aussi, ajouta Elrohir. "
Nous nous mîmes en route deux jours plus tard. Juste avant de monter à cheval, Malimbor me donna l’épée avec laquelle je m’entraînai. "Il reste encore des créatures maléfiques qui rôdent. Je serai plus rassuré si tu la prenais avec toi. -A-t-elle un nom ? -Turumacil. -L’Epée de Bois ?! -Quoi de mieux pour un châtaignier ? "
Je le serrai dans mes bras, ainsi que Nimirwen, Menelian et Linnen. Quand nous eûmes passé le col, je me retournai pour voir Imladris une dernière fois.
Après concertation, nous avions décidé de suivre à rebours la route qu’avaient suivi Frodon et ses compagnons. Je pensai que Tolkien n’avait pas pu résister à la tentation de suivre les traces du Porteur de l’Anneau.
Les Jumeaux connaissaient la route jusqu’à Bree pour en avoir parlé avec Aragorn. Pour le reste nous en savions ce qui était écrit dans le Livre Rouge.
Le voyage commença de façon tout à fait agréable. Il faisait un temps magnifique et ma monture, une jument blanche appelée Marilla, c’est-à-dire Perle en quenya, était d'une docilité presque magique.
Nous passâmes le Gué de la Bruinen pour nous enfoncer dans le Rhudaur. Le chemin serpentait dans les collines, passant dans les prés, les landes à bruyère et les bois de pins.
Nous chevauchions en silence. J’étais moi-même occupée à examiner le paysage pour trouver un indice du passage de Tolkien, en vain.
Pendant la pause déjeuner, sous un grand pin sylvestre tordu, Elladan me demanda : "Tu as une idée de ce que nous cherchons, -Euh, pas vraiment. J’avoue que je compte beaucoup sur vous. Vous pouvez voir mieux que moi si quelque chose sort de l’ordinaire. -Et si nous ne trouvons rien ? -Alors je devrai rester ici. -Est-ce que ce serait si terrible ? demanda Elrohir. -Ma famille me manque. Oui, elle me manque, murmurai-je. "
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