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Votre Nouvelle »
vilonerwë, ou l'histoire d'un nouveau monde
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1.
La fuite
(par
ladybird, ajouté le 17/06/03 15:10)
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Cela faisait maintenant deux lunes qu’il courrait, et il commençait à ressentir la fatigue dans ses jambes. Son épaule, où venait s’appuyer un arc, le faisait également souffrir. Il s’arrêta donc un instant et en profita pour reprendre son souffle. La terre se mit à trembler sous ses pieds. Au loin il perçu less bruits sourds d’une rage et d’une colère qui se déversaient dans la plaine. Il ferma les yeux. Oui il avait fui. Lui Vilonerwë, un elfe des bois. Il avait fui cette bataille et toute cette haine qui lui semblait ne jamais devoir cesser. Car cela faisait de nombreuses années maintenant que les guerres faisaient rage entre les hommes et les elfes. Comment cela avait-il commencé ? Il ne s’en souvenait plus. Lassé, il s’essuya machinalement le front d’un revers de main et entreprit de poursuivre son chemin, car il savait que la tombée de la nuit était proche. Vilonerwë était de ces elfes nobles qui s’étaient battus jadis pour de justes causes. De tous temps, il s’était illustré en tant que vaillant soldat et était reconnu par ses pairs pour son courage et ses multiples talents. Vilonerwë c’était l’elfe sur qui l’on pouvait compter, que ce soit pour prendre une décision sage ou pour mener au combat des troupes entières. Et c’était pour cela qu’il avait eu l’honneur, malgré son jeune âge (2032 ans), de siéger au conseil de Mirkwood, privilège jusque là réservé aux plus anciens. Mais aujourd’hui tout est différent… Comme il l’avait prévu, la nuit enveloppa la Terre Du Milieu de son velours très rapidement. Aussi il fut heureux d’avoir trouvé cet endroit pour sommeiller un peu et ainsi recouvrer quelques forces. Il appuya sa tête contra un arbre et en fermant les yeux il se prit à vagabonder en des forêts merveilleuses. Vilonerwë avait soigneusement enveloppé sa blessure dans du Mylasa, cette plante aux grandes vertus cicatrisantes. Maintenant il avait froid et il était épuisé, mais il ne pouvait s’empêcher de penser à son frère et à son peuple restés là bas. Et à son père… Qu’est ce que son père dira ? Il ne comprendra pas, cela est certain. Voyons… Vilonerwë plissa le front et sembla fournir un grand effort afin de se remémorer ses derniers instants dans la bataille. Oui… il se revoie avec son épée Cilombra entre ses mains (et ce faisant il referma instinctivement ses doigts sur la garde de cette dernière, accrochée à sa ceinture) pourfandant et faisant couler le sang. Son frère Viland était à ses cotés… puis…puis le trou noir. Il revoie ces regards horrifiés de ces elfes et ces hommes… En un éclair il avait compris toute l’absurdité de cette guerre. Il se revoie courant, loin de cette furie et de son frère lui jetant un dernier regard d’incompréhension … « Puis me voilà ici… » se dit-il. Il tenta de se lever, mais à bout de forces il retomba et s’endormit profondément. Lorsqu’il se réveilla, toute trace de froid avait disparu et c’était enveloppé d’une douce chaleur qu’il s’assit tant bien que mal. Où était-il ? Il regarda autour de lui. Puis, avec difficulté, il se leva, quitta son lit et marcha à pas lents dans la pièce. Ici tout était de bois. Il n’y avait qu’une petite table massive, où était simplement posé un pot de fleurs rouges. Il y avait aussi cette cheminée au feu dansant, et cette petite commode dans le coin là bas, ornée de napperons. Vilonerwë n’avait jamais vu de pareilles choses. Aussi était-il surpris et quelque peu déboussolé. « Bonjour ! » fit une voix enjouée derrière lui. Il voulut se retourner, mais sa vue se troubla et soudain tout se mit à tourner autour de lui. Il vacilla. Vaillamment la petite personne le prit par le bras et le fit s’asseoir. « Allons, calmez vous et ne bougez plus. Vous êtes blessé et semblez avoir foulé maintes terres. C’est normal que vous ne vous sentiez pas très bien…Ne bougez pas d’ici lui redit-elle en quittant la pièce. Car il lui semblait avoir affaire à une demoiselle, mais sa vue était toujours aussi trouble, aussi il ne put en être certain. C’est accompagnée d’un autre petit être qu’elle revint quelques minutes plus tard. « Tenez » lui dit-elle en lui tendant un bol. Vilonerwë la voyait bien à présent. Et tout en prenant ce qu’elle lui tendait, il se prit à l’observer plus amplement. Elle était vraiment de petite taille, de la longueur de ses jambes à lui estima t-il. Elle portait une robe légère à plusieurs jupons. Ses yeux pétillaient et elle avait ce beau sourire franc et enjoué. Et ce disant elle ne le quittait pas des yeux. Vilonerwë feignit de ne pas s’en apercevoir, et reprit ses observations. L’homme quand à lui n’était guerre plus grand mais il semblait plus âgé. Son pantalon tenait par deux bretelles et une pipe lui sortait de la bouche. Il le regarda. L’homme lui sourit puis partit d’un rire franc et sans retenue. Alors mon gars, si tu nous disais ce qui t’amène dans le coin ? lui lança t-il. « Mais je suis malpoli se reprit-il. Il faut me pardonner, c’est que nous ne voyons que peu de gens par ici. Je suis Bill Lafange, et voici ma fille Chrysta ». Celle ci lui sourit tout en réactivant le feu. Vilonerwë esquissa un sourire, puis, comprenant ce que l’on attendait de lui : « je suis Vilonerwë de Mirkwood » dit-il simplement. « Hé bien Vilonerwë de Mirkwood, tu ne manges pas ? lui demanda Bill qui regardait le bol encore plein entre less mains de son invité. « Si, si… Mais qu’est ce donc ? demanda l’elfe, un brin gêné. « De la bonne soupe pour retrouver tes forces. Allez, mange donc et tu nous raconteras ton histoire ce faisant ». Vilonerwë porta une cueillere à sa bouche et trouva le met si délicieux qu’il s’empressa de finir son bol. L’homme sourit, et, prenant une chaise s’assit face à lui. Chrysta resta légèrement en retrait mais elle fit bien attention à ne pas perdre une goutte de ce qui allait être raconté. Un elfe ici se dit-elle. Jamais je n’en ai vu d’aussi près. Elle regarda les longs cheveux blonds de l’étranger qui tombaient gracieusement sur ses épaules, s’attarda sur ses yeux perçants d’un bleu azur et sur ses traits, si fins… Qu’il était beau …Malgré elle, elle se mit à rougir, et, terriblement gênée, empoigna vivement un balai et astiqua énergiquement le sol. Mais elle l’observait toujours. Son bel habit vert est déchiré remarqua-t-elle, tout comme elle remarque la petite feuille vert turquoise qui retenait sa cape elfique, insigne que c’était un elfe de haut rang. « Chrysta, ressers donc de la soupe à notre ami et viens t’asseoir. Il va commencer son récit… » la rappela son père. Et c’est ainsi que pendant plus de deux heures l’elfe raconta son histoire à des hôtes extrêmement attentifs. Quand il eu enfin fini, un silence s’installa dans la pièce. Bill bourra à nouveau sa pipe tout en fronçant les sourcils. « Vois-tu mon ami, dit-il d’un ton sérieux, comme je te le disais, nous ne côtoyons que peu de personnes, et encore moins des gens de ta qualité. » Vilonerwë entrouvrit la bouche pour protester mais Bill poursuivit : « laisse moi finir, jeune elfe. Oui tu fais partie des gens nobles, et que de choses as-tu vu et vécu. Nous vois-tu ne sommes que de petites personnes, bien oubliées du reste du monde. Et pourtant jadis nous eûmes notre heure de gloire… Enfin, tout cela est loin maintenant. Je ne sais où te guideront tes pas, ni quelle sera ta destinée. Mais quoi que tu décides, cette maisonnée est tienne, et ce aussi longtemps que tu le désireras » et ce disant, il tira une nouvelle bouffée de sa pipe. « Je vous remercie…vraiment, murmura Vilonerwë. Cependant, et si vous le permettez, continua t-il plus assurément, une question me brûle les lèvres : qui êtes vous ? Car je n’ai jamais rencontré d’êtres semblables auparavant. Quel est votre peuple ? Et où est-il à présent ? ». Le petit homme sourit tristement, puis se ressaisissant: « Que de questions ! Allons il se fait tard, la matinée est grandement avancée. Aussi ne répondrai-je qu’à une seule question pour aujourd’hui : nous sommes des Hobbits, et nous faisons partie des derniers représentants de cette race ». Et sur ces mots, il toussa bruyamment, et il sembla à Vilonerwë que ses yeux s’étaient humidifiés. « Allons ! répéta t-il, trève de bavardages, le travail m’attend. Chrysta, si tu faisais visiter la vallée à notre ami ? ». Chrysta balbutia sous cette demande imprévue mais finit par hocher la tête. « Je te montrerai quelques endroits bien utiles » dit-elle dans un sourire en se tournant vers l’elfe. Ce dernier la remercia du regard, et c’est sur ces faits que tous trois sortirent de la maison. Plusieurs semaines s’étaient écoulées maintenant et Vilonerwë commençait à ressentir le besoin de prendre la route. Aussi s’enquit-il auprès de Chrysta afin qu’elle lui fournisse quelques cartes des alentours. Il était né entre eux une amitié sincère, et l’elfe avait de la tendresse pour ces petits êtres si généreux. « Voici tout ce que j’ai » annonça la petite hobbite en posant sur la table deux grandes cartes. « Elles ne représentent qu’une partie des environs, aussi après trois jours de marche elles ne te seront plus utiles … »Elle baissa less yeux, puis se risquant enfin à poser la question qui lui brûlait les lèvres : « Car tu vas partir n’est ce pas ? ». Elle lui jeta un regard si implorant qu’il en fut sincèrement ému. « Tu savais dès le départ que je ne resterai pas, Chrysta… » souffla t-il d’une voix apaisante. Refoulant les larmes qui lui venaient, elle lui murmura un « oui je savais » et sortit prestement. Il s’était à peine écoulé quelques heures que Vilonerwë fut prêt à partir. Il n’emportait guerre avec lui que quelques rations (principalement des lembas qu’il avait soigneusement conservé), ses armes et une carte. Les adieux furent difficiles, et c’est à contre cœur qu’il quitta ses hôtes et amis. Chrysta le regarda s’éloigner mais dans sa tristesse elle eut tout de même un peu de réconfort : il lui avait promis que leurs chemins se croiseraient à nouveau…
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2.
Rencontres imprévues
(par
ladybird, ajouté le 17/06/03 15:11)
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| Quatre jours s’étaient passés depuis son départ, et déjà il ne savait plus où il se trouvait. « Je dois être à au moins 20 jours de marche de Mirkwood vers le sud. Alors voyons… la grande bataille tenait place en ces lieux. Je ne devrais plus être bien loin du Rohan, à présent… ». Pourtant il ne reconnaissait pas les terres qu’il avait foulé autrefois. Il continua tout de même son chemin, plongé dans ses réflexions lorsqu’il vit se dessiner à quelques pas de lui un cours d’eau. Il s’empressa d’aller s’abreuver et en profita pour se réapprovisionner. Soudain, tandis qu’il se relevait, un grondement se fit entendre. Avec calme il sortit son arc et recula de deux pas. Il lui sembla qu’un grognement sortait des rochers surplombant l’autre rive. Cependant sa vue perçante ne lui permis pas de détecter le moindre mouvement. Et pourtant le grondement se faisait de plus en plus fort, de plus en plus opressant… Vilonerwë s’inquiéta quelque peu mais ne bougea toujours pas… Il attendait… Un silence de mort s’installa et à présent seule la rivière faisait entendre ses cliquetis… Puis soudain less rochers s’animèrent et l’elfe fit instinctivement un bon en arrière, juste à temps pour échapper à un coup de queue magistral. Les rochers avaient fait place à un dragon d’une ampleur impressionnante. Vilonerwë n’en croyait pas ses yeux. Pourtant il se redressa, banda son arc et fit face. La bête déploya ses ailes et émit un rugissement glacial. Elle tourna sa tête massive vers l’elfe et le regarda fixement de ses yeux jaune d’or. « Il est splendide » pensa Vilonerwë, qui comme tous ses semblables était sensible à la beauté. Ses écailles d’un rouge sang luisaient au soleil, et l’elfe était à peine aussi grand que l’une de ses pattes. « Que veux-tu ? demanda ce dernier dans le langage commun. Le dragon eut un air mauvais et répondit en sifflant « j’ai grand faim, petit elfe… ». Vilonerwë savait que ses armes ne lui étaient d’aucun secours contra la cuirasse que formaient less écailles du monstre, plus dure que de l’acier. Il allait falloir ruser… « Laisse moi passer reprit-il d’un ton qui se voulait ferme. La bête fit entendre une sorte de ricanement sordide « et qui gagnerai-je, avorton ? ». Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre et la gueule grande ouverte fondit sur lui. Vilonerwë roula à terre, puis vivement se redressa et se mit à courir. Les mâchoires du monstre claquèrent dans le vide. Il se retourna et fit face à l’elfe. « Laisse moi en vie reprit ce dernier, et je te dirai où se trouve un fabuleux trésor… ». Vilonerwë avait dit cela en sachant le pêché d’avidité dont souffrait la plupart ce ces êtres crachant le feu. « Trésor ?ssss… » siffla Kasamaug, car tel était son nom. « Et qui me prouve que tu n’essaies pas de me duper, Elfe ? ». Vilonerwë marqua une pause, puis maintenant plus assuré, répondit : « tu dois me croire, Dragon. Des proies tu en as autant que tu le désires, avec toutes ces guerres. Tu n’as pas besoin de moi pour te nourrir. De plus je peux t’indiquer où se trouve un trésor, le dernier encore inviolé en ces terres… Alors qu’en penses-tu ?». Kasamaug le fixa durement. Quelques temps s’écoulèrent quand enfin il se décida à répondre. « Mènes moi à ce trésor et tu auras la vie sauve ». « Tu n’es pas un être de parole, répondit à cela l’elfe. Je refuse. Laisse moi passer et je te ferai une carte où se situe cet endroit ». Le dragon prit à nouveau le temps de la réflexion. Il fit quelques pas, s’ébroua et enfin répondit : » je suis d’accord Vilonerwë, fils d’Anathorwë ». « Comment sais-tu qui je suis ? ! demanda l’elfe, visiblement très surpris. « Nous sommes less gardiens d’un héritage du passé. Cesse donc tes questions vides de sens, et jamais n’oublie que l’heure venue c’est vers les dragons que ton cœur devra se tourner ». Ainsi parla la bête de sa voix grave et lourde, avant de prendre massivement son envol. Vilonerwë resta perplexe. C’était à n’y rien comprendre. Il avait less idées floues et beaucoup de choses semblaient lui échapper. Il continua néanmoins son périple, tout en songeant aux paroles du dragon. Me serai-je trompé sur leur compte ? se demanda t-il. Mais bientôt il dut abandonner là ses réflexions car déjà la nuit tombait et il lui fallait à nouveau trouver un endroit sûr. Un petit saule, en bordure de rivière lui sembla idéal. Il s’installa aussi confortablement qu’il le put, mais eu une fois de plus du mal à trouver le sommeil. Il songea à sa famille, qu’il avait laissé à Mirkwood. Elle lui manquait. Et puis il y avait sa sœur Vilynae, si douce et bienveillante… « Mais qu’ai-je fais ? » se demanda t-il soudain. Une douce mélancolie l’avait saisit en cet instant. Il repensa à la guerre. Oui c’était elle la coupable. C’était elle qu’il fuyait… Les hommes et les elfes autrefois alliés se battaient à présent less uns contre les autres pour des territoires et des idéologies différentes. Less hommes… Vilonerwë frémit en pensant à eux. Ils s’étaient multipliés et avaient eu de plus en plus besoin d’espace. Ils étaient devenus hostiles, et il ne subsistait que peu d’Edains à ce jour en terre du milieu. « Mais less elfes ne valent guerre mieux » se dit Vilonerwë. Ils n’ont pas cherché à arranger less choses, et la plupart d’entre eux s’est laissée guider par de mauvaises pensées et leur cœur s’est empli de haine. Il soupira. Ah qu’il faisait bon vivre jadis. Retrouvera t-on jamais cette paix ? Il caressa délicatement la lame de Cilombra et se mit à chantonner une douce mélodie qui le plongea dans un sommeil paisible…
Au petit matin, après avoir bu une gorgée d’eau et s’être repu de quelques lembas, il se sentit frais et d’attaque pour une nouvelle journée de marche. Il allait se baisser pour ramasser son arc quand en un éclair Cilombra jaillit dans ses mains et l’homme qui avait surgit d’un buisson l’eut aussitôt sous la gorge. « Qui es-tu et que me veux-tu ? » lui demanda hargneusement Vilonerwë. L’homme bredouilla. Il y a bien longtemps qu’il m’a vu, c’est sûr se disait-il. Quelle idée d’attaquer un elfe… Vilonerwë reposa aussi fortement sa question et commença à s’impatienter. Il n’aimait guerre être pris en traître comme cela. « Mon nom est Malé… et je… j’ai faim » répondit l’homme, apeuré. Il avait laissé tomber le gourdin en bois qu’il tenait. Vilonerwë rangea son épée, le regarda fixement puis, s’en détournant il recommença à rassembler ses affaires. Malé se frotta le cou et ne sut que faire. Il regarda l’elfe. Il faisait à peu près sa taille mais lui même était plus fort. Vilonerwë lui tendit à ce moment un bout de lembas, que l’homme regarda étrangement. « Merci… » chuchota t-il, se demandant comment ce petit bout pourrait le rassasier. L’elfe quand à lui eut tout le loisir d’observer son agresseur à la dérobée. Il était jeune, oui très jeune, à peine 25 années pensa t-il. Ses cheveux châtains tombaient en mèches sur son visage. Il avait le regard clair et puis il portait des habits peu communs : une simple chemise blanche et un pantalon en peau. Mais Vilonerwë n’avait perçu chez lui aucune intention malveillante, si ce n’était une grande faim. « C’est pas mauvais » dit Malé, qui apparemment appréciait le met elfique. « Il y a longtemps que je n’ai pass croisé d’elfes… Ou vas-tu, et qui es-tu ? ». L’elfe le regarda soudain puis lui déclina son identité « et pour ce qui est d où je vais, poursuivit-il, je ne le sais pas vraiment moi même… ». Malé ne disait rien. Il avait fini son lembas, et visiblement cette rencontre l’intriguait. « Moi non plus je ne sais pas où je vais, avoua t-il enfin. La guerre s’est déchaînée partout, je n’ai plus de famille. Alors je me nourris comme je peux… » Il baissa less yeux, ne pouvant soutenir l’intense regard elfique posé sur lui. « Je… Je m’excuse de t’avoir agressé » dit-il enfin. Vilonerwë esquissa un sourire puis se mit en route, laissant là le jeune homme. « Hé ! Attends ! » L’elfe l’entendit courir derrière lui. « Laisse moi t’accompagner, je suis perdu, je t’en prie faisons route ensemble Vilonerwë ». Ce dernier s’arrêta, se retourna et dit d’un ton calme : « là où je vais, maints dangers m’attendent…Es-tu prêt à encourir tous ces risques ? » « Je te l’ai dit, je suis seul à présent. Je me joins à toi mon ami, je ne crains pas less dangers. Et puis tu auras sans doute besoin de moi. » « soit » lui répondit simplement Vilonerwë en tournant less talons. « Que sais-tu faire ? » lui demanda ce dernier, après qu’ils aient marché un moment. « je sais me battre à l’épée, si c’est ce que tu veux savoir. Mais c’est tout. Je ne suis pas un guerrier. Je n’ai jamais fait que chasser et me défendre » « te défendre ? » « oui… contre… contre des elfes ». Vilonerwë s’arrêta. « oui, un groupe d’elfes est venu nous piller et a brûlé notre maison reprit l’homme. Je me suis battu car ils s’en sont pris à ma famille. Et si c’était à refaire je le referai dit rageusement Malé, s’attendant à la colère de l’elfe. Mais il n’en fut rien. « Je te comprends, lui répondit celui ci. Nous aurions tous fait de même… ». Le jeune homme fut surpris de cette réponse pleine de compassion. Ils se remirent en route. Le reste de la journée fut paisible, et ni l’un ni l’autre ne prononça plus une seule parole.
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3.
sérieuses complications...
(par
ladybird, ajouté le 17/06/03 15:12)
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| Malé se révéla être un agréable compagnon de route. Avec toute l’innocence de sa jeunesse il était toujours d’humeur égale, prompt à plaisanter et à se rendre utile. Vilonerwë s’y attacha malgré lui, ce qui le surprit beaucoup lui même. « Voilà que je me mets à avoir des sentiments humains… » se disait-il. Mais pour Malé, l’elfe restait un mystère. Il n’avait appris que peu de choses à son sujet, il faut dire aussi que Vilonerwë ne parlait qu’en temps utile. Tout ce que le jeune homme savait c’est qu’il voyageait aux cotés d’un être aux larges pouvoirs et possédant un grand savoir. Et il l’avait vu se battre, lorsque trois ouargues avaient croisé leur route… L’elfe avait été terrifiant et Malé en avait même eu peur. « Arrêtons nous ici » proposa l’elfe, posant son bagage. Le jeune homme fut heureux de cette nouvelle qui le tira de ses pensées, et fit de même. Puis il s’allongea dans les herbes sèches. Vilonerwë quand à lui observait less alentours. Ils se situaient sur une immense plaine où seules les montagnes faisaient obstacle au regard. Tout paraissait calme. Cependant l’elfe était inquiet. Malé avait été incapable de lui dire où ils se trouvaient, étant perdu lui même. Et Vilonerwë ne reconnaissait toujours pas l’endroit. Ce plateau ressemblait bien aux paysages du Rohan, mais quelque chose lui disait qu’il n’en était rien. « Tu de vrais te reposer, Vil » lui lança Malé, toujours grassement allongé. L’elfe lui jeta un coup d’œil et sourit en son fort intérieur. « cet humain n’a vraiment aucune gêne ! » « Je n’ai pass besoin de me reposer lui répondit-il. Et puis, ne t’endors pas, il nous faudra bientôt repartir » « Ouais.. tu me réveilleras… ». L’elfe, un brin amusé, n’en montra pourtant rien et continua ses observations : il lui semblait avoir vu bouger quelque chose là bas… Non il avait dut se tromper… Si…Si, il y avait bien quelque chose en mouvement et qui s’approchait à vive allure…
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4.
suite...
(par
ladybird, ajouté le 26/06/03 19:35)
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| Promptement Vilonerwë ramassa ses affaires et secoua Malé. Devant son agitation, et bien qu’il ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, l’homme fit de même. Ils se retrouvèrent ainsi côte à côte, un arc prolongeant le bras de l’un et une épée la main de l’autre, prêts à faire face. Car ici il n’y avait nul endroit pour se cacher ; ils n’avaient pas le choix. Malé distingua enfin ce qui avait agité l’elfe : deux cavaliers chevauchaient de front. « Qui sont-ils ? » lui demanda t-il « Ce sont des elfes » lui répondit Vilonerwë, visiblement inquiet « des elfes de la forêt noire poursuivit-il. Ils sévissent en bandes, frappant de ça et là parmi les hommes. Je ne crois pas être en danger… toi en revanche… ». Il ne finit pas sa phrase. Une boule se noua dans la gorge de Malé, et, à cet instant il se sentit seul comme jamais. Les elfes arrivèrent rapidement sur eux et les encerclèrent, leurs chevaux tournant nerveusement autour d’eux. Enfin, l’un des deux elfes, le plus grand, prit la parole et s’adressa à Vilonerwë dans une langue inconnue au jeune homme, mais qui lui était subtilement mélodieuse. Une discussion venait ainsi de s’engager et semblait pleine de courtoisie. Mais Malé s’aperçut que le second elfe ne l’avait pas quitté des yeux, de cet air mauvais qui lui glaça le sang. Pourtant il était beau lui aussi. Ses longs cheveux noirs étaient soigneusement tressés et retenus par des perles semblables à du cristal. Il était vêtu sobrement, d’une étole bleu marine aux multiples variantes. L’autre elfe avec qui s’entretenait Vilonerwë lui était étrangement identique. D’ailleurs que pouvait bien être en train de raconter son compagnon ? Il lui sembla que les voix devenaient plus virulantes. Alors seulement, comprenant que c’était de lui dont il s’agissait, une angoisse le saisit et il commença vivement à s’inquiéter. Puis soudain Vilonerwë tira Cilombra et la plongea toute entière dans le corps de son interlocuteur. Sans perdre une seconde, aussitôt le deuxième elfe tira la sienne et fondit sur Malé. Celui ci, encore surpris, eu à peine le temps d’esquiver et sauta sur le côté. Trop tard.
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5.
sans titre
(par
ladybird, ajouté le 30/06/03 16:52)
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| La lame elfique avait transpersé son omoplate. Fou de douleur, il ne put se relever. Vilonerwë quant à lui n’avait pas perdu une seconde. Ayant tué le premier elfe, il fit chuter le second et s’engagea dans un duel à l’épée. Ils étaient terribles à voir… Leurs yeux étincelaient et chacun d’eux maniait sa lame avec une grande dextérité. Elles scintillaient et semblaient prêtes à s’enflammer… Malé se mit sur un coude et tenta de se mettre sur son séant tant bien que mal. Les deux guerriers se battaient maintenant avec une vitesse inouïe. Les épées sifflaient et les coups fusaient. Malé vit Vilonerwë se retourner, esquiver un coup, changer de main son épée, frapper, rouler, se relever… et tout cela en un éclair. Enfin, une erreur et l’elfe aux cheveux noirs signa sa perte. Il tomba, et l’on put voir un instant dans son regard toute l’incompréhension et la détresse que portaient ces êtres de lumière face à la dame noire. Il s’écroula sans un bruit. Un lourd silence s’installa. Malé leva ses yeux vers Vilonerwë. Celui ci était là, debout, les mains tachées de sang, le regard perdu dans le vague. Malgré la sueur et la saleté, il était digne. Enfin il regarda Malé. Il n’y avait que tristesse sur son visage. Il rentra alors lentement son épée au fourreau et se détourna. Le jeune homme se mit debout comme il le put et vit revenir l’elfe tenant par la bride les deux chevaux. Il lui sourit mais Vilonerwë était las et n’eut pas le cœur à lui rendre son sourire. « Allons, continuons… » dit-il simplement Mais avant que Malé n’ait pu répondre, il remarqua sa blessure : « mais avant il faut soigner ça » lui dit-il en lui désignant son omoplate. Ils s’attardèrent donc un moment, ce qui permis à Vilonerwë de se débarasser du sang et de la crase superflue. Enfin, mntant sur leurs chevaux, ils reprirent tranquillement la route. « Je te remercie » dit enfin Malé, rompant le silence. L’elfe ne répondit pas. « Tu sais, à un moment, j’ai vraiment cru que ça en était fini de moi…tu comprends… toi , attaquer des elfes…pour … pour moi, je… je t’avoue que je n’y croyais pas vraiment… et… ». Vilonerwë eut à cet instant un regard tendre pour son ami. Ce fut là la seule réponse qu’il reçu, et il en fut pleinement satisfait.
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6.
changement de cap
(par
ladybird, ajouté le 30/06/03 17:43)
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| Le soleil, haut dans le ciel, assomait en cette heure tous les êtres vivants de sa chaleur. Vilonerwë avait pourtant allumé un feu et , tout en aiguisant sa lame, semblait attendre patiemment quelque chose… ou quelqu’un…Qui apparut soudain, l’œil goguenard avec deux lièvres attachés à sa ceinture. Quelques instants leur suffirent pour préparer le repas. Ils mangèrent en silence, l’un en face de l’autre. Malé, enfin, rompit le silence : « tout à l’heure, lorsque je chassais, j’ai croisé des gens… ». Vilonerwë posa son bol et se fit plus attentif. « c’était un petit groupe d’hommes poursuivit le jeune homme, avec des femmes et des enfants principalement. L’un d’eux m’a expliqué qu’ils allaient tous se réfugier à Inegalat, la cité secrète… ». Vilonerwë s’était levé et faisait quelques pas pensivement. « c’est une cité d’hommes, n’est-ce-pas ? demanda t-il soudain - oui… je me suis dit, vois-tu, que comme nous étions perdus, sans but… - nous pourrions rejoindre cette cité ? finit l’elfe - oui, … c’est cela… » Vilonerwë secoua la tête d’un air exaspéré. « Oublierai-tu mes oreilles pointues, petit homme ? lui demanda –t-il fermement - ne..non…non balbutia Malé, visiblement très décontenancé par le ton ironique très inhabituel chez l’elfe. Mais tu sais, moi ils m’accepteront, et toi comme tu… comme tu es mon compagnon de route, ils t’accepteront également… - Malé ! Nous sommes en guerre ! Ce serait folie. Je n’irai pas ». Vilonerwë pensa ainsi clore la discussion. Mais le jeune homme s’empourpra. - « Pourtant je ne vois pas d’autres solutions ! s’exclama t-il. Le ton avait surpris l’elfe. « Que vas-tu faire ? Fuir continuellement ?! ». Malé se tenait maintenant face à lui, le dominant de sa carrure. Son regard d’un vert translucide semblait prêt à défaillir, mais il continuait à fixer l’elfe durement. Il semblait avoir mûri. Vilonerwë serra les dents. « C’est vrai, reprit le garçon, va t-on rester là sans rien faire ? - et que veux-tu faire répondit l’elfe. Crois tu que te cacher est une solution ?! - parce que fuir est une meilleure idée sans doute ?! » Malé avait lancé cette phrase avec toute la colère qu’il ne pouvait plus contenir. Vilonerwë aurait voulu en cet instant précis lui faire ravaler ses paroles. Mais il se ravisa, et reprit d’un ton calme : - « Mais que comptes-tu faire une fois là bas ? » Devant le visage impassible de l’elfe, Malé se détendit un peu. « nous pourrions rassembler les hommes et… - et aller à la bataille ? Contre mon peuple ?! ironisa l’elfe - Non ! laisse moi finir… Nous pourrions amener les deux peuples à se réconcilier… » fini par dire le jeune homme, tout tremblant. - « En voilà de belles paroles... Ta jeunesse causera ta perte Malé, car elle est source de ton inconscience et de ta folie. Va, rejoins cette cité, car telle est ta place. Mon destin est ailleurs. Adieu » Et, sur ces paroles, Vilonerwë prit son packtage et commença à s’éloigner. Le jeune homme en resta perplexe, surpris par cette décision si rapide et si radicale. Comment peut-il m’abandonner comme cela, sans aucun scrupule ! pensa t-il. « Les elfes sont insensibles, durs et sans cœur !! » cria t-il, en espérant bien que l’elfe l’entende. En réalité, il aurait voulu courir derrière, mais sa fierté l’en empêchait. Il resta donc assis là, sur une pierre, jusqu’à ce que le soleil disparaisse progressivement à l’horizon. Enfin, il fut sur le point de se lever quand une main , s’appuyant sur son épaule, le retint. A la finesse des traits, il la reconnu immédiatement. L ‘elfe s’était planté devant lui, un sourire aux lèvres. Décidément Malé n’y comprenait plus rien. Mais il était heureux de le retrouver. « Hé bien, si on y allait, à cette cité ? proposa le nouveau venu - tu as changé d’avis ? lui demanda le jeune homme, qui n’osait faire un geste - J’ai longtemps réfléchi… je crois que tu as raison. Alors tu viens ? ». L’elfe lui avait tendu la main. Malé la saisit, toujours étonné, et se leva. Il mit sa sacoche sur le dos et suivit son ami. - « Décidément les elfes sont des êtres bien étranges… marmonna t-il - sans doute, mais à mon sens les hommes ont aussi leur part d’étrangéité, ne crois tu pas ? ». Vilonerwë s’était retourné, et il était à une vingtaine de pas de l’humain. Ce dernier fut géné qu’il eut entendu sa réflexion. - « sans doute.." bredouilla t-il. Et c’est côte à côte qu’ils marchèrent en cette fin de journée.
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7.
à la rencontre de la féérie...
(par
ladybird, ajouté le 12/07/03 13:59)
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| Le lendemain matin, le jour s’annonça tout aussi chaud que le précédent, et l’elfe ne s’était toujours pas départi de sa bonne humeur. Malé fut heureux de ce changement, et, lorsqu’il se risqua enfin à lui mander une explication, celui-ci lui répondit, après avoir observé un moment de silence : « Auparavant je pensais que rien ne pourrait jamais changer le cours des choses actuelles. Mais c’était faux…Tu m’as fait prendre conscience qu’il y avait encore un espoir. Nous devons essayer de réunir nos deux peuples qui se déchirent et écrasent les autres,disparaissant ainsi petit à petit. Je ne peux retourner parmi les miens, du moins pas avant un certain temps. Je vais donc aller parmi les tiens, et c’est eux que nous devrons convaincre en premier lieu. Là réside ma seule chance de revoir mon peuple et de réinstaurer la paix sur la Terre du Milieu. - ainsi ta fuite, étant nécessaire à cette nouvelle tâche, fut en fin de compte bénéfique… c’est donc cela… ». Malé resta pensif. Vilonerwë sourit devant la perspicacité du jeune homme.
Ils chevauchaient à présent depuis une demi-journée vers Inegalat, lorsqu’un cri se fit entendre. Alerté, Vilonerwë s’arrêta immédiatement , se tourna vers son ami, et là fut le spectateur d’un étrange manège. Malé hurlait et se tordait dans tous les sens. Son cheval, complètement affolé l’avait jeté à terre après quelques ébrouades. Et le jeune homme restait là , à se débattre et à gesticuler tant qu'il le pouvait. L’elfe avait posé un coude sur le pommeau de la selle, et observait la scène un sourire aux lèvres. « Aide moi ! Aide moi Vilonerwë ! Que se passe t-il?! Aide moi !… ». Enfin, ce dernier consentit à descendre de cheval et l’invita d’une main à se relever. « Du calme Malé, du calme. Tu ne crains rien… » répétait-il d’une voix fluide et apaisante. Le jeune homme, une fois debout, cessa de s’agiter et observa les agresseurs, que Vilonerwë tenait entre ses mains. Il lui fallut plusieurs minutes pour bien réaliser qu’il ne révait pas. « Que..Qu’est-ce-donc ?…balbutia t-il - ce sont des fées, mon ami »lui répondit sereinement l’elfe. Malé s’approcha un peu plus. « des fées… » ne cessait-il de se répéter. Comme sous l’effet d’un charme, il était tout simplement émerveillé. La petite créature qui se tenait là dans les mains de l’elfe était purement divine. Faisant un peu plus de la taille d’un pouce, elle était toute menue dans ses habits aux couleurs du ciel. De grands yeux verts se dégageaient de son visage si fin, caché par de longs cheveux noirs. En son dos naissait une paire d’ailes si délicatement dessinées, et si scintillantes. Merveilleuse. Elle était tout simplement merveilleuse. Malé était en proie à une émotion intense. Pour lui, les fées n’existaient jamais que dans les contes… « Un agresseur de taille, vraiment… » dit soudain Vilonerwë. Tiens, c’est vrai Vilonerwë. Le jeune homme l’avait presque oublié. L’elfe referma ses mains et le petit être s’envola pour aller se poser dans celles de Malé. Voyant ce dernier si enchanté, Vilonerwë décida de ne pas interrompre cet instant si précieux. Malé, après avoir longuement réfléchi afin de dire quelque chose d’intelligent, se décida enfin à parler : « Tu…Tu fais de la magie ? » se surprit-il à prononcer. Intelligent ? Bravo, c’est réussi pensa-t-il. La petite demoiselle eut un petit rire cristallin. « Non, je fais PARTIE de la magie » lui répondit-elle. Le jeune homme sentait son cœur battre à tout rompre. « Jamais je ne vous ai vu auparavant, votre existence m’était jusqu’à lors inconnue... » reprit-il. La petite fée eut un air triste. « C’est parce que nous disparaissons, car plus personne justement ne croit en nous… ». Et sur ces dernières paroles, elle déploya ses ailes et prit son envol, suivit par plusieurs autres demoiselles qui s’étaient cachées là. Et leur vol léger et flûté devait raisonner à jamais dans le cœur de malé. « Comment ai-je put vivre en ignorant toutes ces merveilles ? se demanda tout haut le garçon, après un long silence. En quête de soutien, il se tourna vers Vilonerwë. L’elfe n’avait pas bougé. Impassible il lui souriait légèrement. « Les hommes se sont détournés de la magie il y a fort longtemps maintenant lui répondit-il - Pourquoi, hein, pourquoi cela ?! » demanda désespérément Malé. L’elfe soupira. « Ils ont commencé par la renier, prétextant pouvoir se passer d’elle. Aujourd’hui elle se meurt, car elle ne sert plus qu’à alimenter vos livres de contes… ». Malé était désemparé. « Mais la vie est tellement plus belle et plus douce avec toutes ces créatures enchanteresses… » se lamenta t-il. Vilonerwë s’approcha de lui et posa une main sur son épaule. Il ne pouvait l’aider mais partageait sa peine. Puis, lentement il se mit à chantonner quelques vers elfiques, si mélodieux que Malé se calma peu à peu et retrouva un semblant d’apaisement.
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8.
souvenirs...
(par
ladybird, ajouté le 22/07/03 20:42)
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| L'après-midi était déjà bien avancé, et nos deux voyageurs poursuivaient leur route maintenant d’un pas égal. « Où crois-tu qu’elles allaient ? demanda Malé, incapable de détourner ses pensées des petits êtres rencontrés quelques temps auparavant. - je l’ignore ». L’elfe lui avait répondu d’une manière détachée. Puis, s’en apercevant, il se ravisa, connaissant le tourment qui habitait le jeune homme. « Autrefois les fées avaient leur territoire à elles, qui se situait en bordure de la Lothlorien. Mais les guerres se succédant, il fut détruit, et elles furent contrainte de quérir la protection des elfes et de partager leur domaine. Aujourd’hui elles se terrent à Mirkwood, en Lorien et quelques une se cachent encore à Rivendell, maintenant en ruine. ». Malé réfléchi longtemps à ces paroles. « Et celles que l’on a croisé ? commença t-il à dire - celles que l’on a croisé constituent la majeure partie de ce peuple. Elles partaient se réfugier je ne sais où… » lui expliqua Vilonerwë. A ces mots son cheval trébucha, ce qui lui fit le déstabilisa quelque peu. Cela eut le don de faire sourire Malé, qui du coup eut le cœur plus léger. Ils étaient à présent sur le point de traverser un vaste champ, où des épis de blé venaient luire au soleil couchant, et les recouvraient jusqu’aux genoux. Le jeune homme se sentait d’humeur bavarde et profita de cet instant agréable. « Tu sais, chez nous l’on parle souvent d’une histoire. Oui, une histoire qui s’est passée il y a 2000 ans environ ». Vilonerwë guidait son cheval tant bien que mal, mais lui prêtait une oreille attentive. « Elle raconte, poursuivit Malé, qu’en ce temps là un seigneur noir avait envahi les terres de ténèbres et que les peuples de la TDM s’étaient unis pour le vaincre… et qu’ils y étaient parvenus. - Elle est véridique cette histoire affirma l’elfe - vraiment ? - oui, j’y étais… » Les yeux de Malé étincelaient. Il jubilait. « Oh je t’en prie, raconte moi ! » le supplia t-il L’elfe fit mine de se concentrer. « Hé bien… J’étais encore très jeune, et je me souviens que mon oncle, alors Roi de mirkwood, avait envoyé son fils héritier, à Fondcombe, où avait lieu un conseil représentant chaque race. Légolas, car il s’appelle comme cela, partit ainsi avec 8 autres vers le Mordor, afin d’y détruire l’anneau, que ce seigneur ténébreux recherchait avidemment. ». Il s’interrompit un instant . Malé étaitt suspendu à ses lèvres. « La communauté fut dissoute au bout d’un certain temps, et moi je rejoins mon cousin à la bataille finale. C’est un semi-homme à ce qu’il paraît, qui mit fin à tout cela en détruisant l’anneau » finit-il humblement Vilonerwë. Le jeune homme semblait satisfait. « et qu’est devenu ton cousin ? reprit-il soudain - jamais ne te lasseras-tu de me questionner ? lui lança l’elfe, avec humour. Il s’en est allé après cela, voyageant de part la terre du milieu, rejoignant pour finir les terres immortelles » conclut Vilonerwë. Malé resta pensif. Ces histoires le passionnaient au plus haut point. « Vilonerwë… J’aurai une dernière question à te poser… Voilà : pourquoi certains elfes sont-ils restés, pourquoi n’ont ils pas avoir rejoint les terres immortelles ? - Certains, comme mon père, s’y sont refusés, car trop liés à la terre du milieu. Les elfes parcourant encore cette dernière sont les fils et les filles de ceux-ci, comme moi. Et nous ne voulons pas non plus partir… ». Malé aurait aimé poser encore tant de questions, mais décida de ne point abuser de la patience de son ami. Il les garda donc pour plus tard. Ils sortirent enfin du champ, et étaient sur le point de pénétrer dans une lumineuse forêt quand…
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9.
Lulaby
(par
ladybird, ajouté le 26/07/03 17:25)
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| quand un tintement se fit entendre. Intrigués, ils firent halte et prêtèrent l'oreille. Rien. Seules les feuilles des arbres, animées par une brise légère, faisaient entendre leurs chuchotements. Leurs regards se croisèrent. Un haussement d'épaules et ils se remirent en marche. Mais le même tintement résonna aussitôt. " Que cela peut-il bien être à la fin? s'impatienta Malé - je n'en ai pas la moindre idée répondit à cela l'elfe, semblant tout aussi décontenancé. Mais ce que je puis affirmer, continua t-il, c'est que quelle que soit la créature qui nous observe, elle n'est pas très futée..." Et là se produisit ce qu'il avait espéré. De la musette de Malé sortit un petit être, visiblement très irrité, qui se plaça face à Vilonerwë en lui proliférant à une vitesse fulgurante des paroles guerre aimables. DU moins c'est ce que supposait le jeune homme, ne connaissant pas le langage qu'employait cette petite fée. L'elfe restait impassible, souriant et visiblement satisfait de lui même. « Mais que… que faisiez vous tout ce temps dans mon bagage ?! » demanda Malé, se sentant quelque peu lésé. La petite demoiselle eut l’air de se calmer. Mais soudain, sans lui accorder le moindre regard, elle virevolta et alla s’asseoir sur un rocher quelques mètres plus loin. Puis elle détourna la tête et s’immobilisa. « Elle veut que tu lui fasses des excuses expliqua après un instant Vilonerwë - des excuses ?! Comment ? Pourquoi ?! - pour l’avoir négligée durant le voyage. Elle dit que tu es un très mauvais cavalier, et que les secousses l’ont beaucoup perturbée… finit dans un sourire l’elfe. - Quoi ?! Mais… Non pas question. Allons-y, inutile de nous mettre plus en retard ». Quelque peu blessé dans son orgueil, il éperonna son cheval, suivi par son ami, toujours aussi amusé. Ils pénétrèrent enfin dans la forêt aux couleurs changeantes, car traversée par une chaude lumière de fin de journée, qui démultipliait ainsi les tons de ce sous-bois, lui donnant tout son aspect enchanteur. Nos deux voyageurs avaient mis pied à terre et menaient à présent leurs chevaux par la bride. « je croyais que tu aimais les fées dit sur un ton de reproche l’elfe -Oui, c’est le cas. Mais si tu veux parler de cette petite créature… Elle ne nous fait que perdre notre temps. D’ailleurs à l’heure qu’il est elle doit être loin maintenant… » Ne recevant pas de réponse, il se tourna vers Vilonerwë et le questionna du regard : « N’est-ce-pas ? ». L’elfe souriant se toucha l’épaule. Instinctivement le jeune homme porta son regard sur la sienne. ET que vit-il ? Oh surprise, la petite demoiselle rencontrée quelques temps plus tôt, tellement légère et discrète qu’elle lui était passée inaperçue. « Encore toi ? Que veux-tu ? lui demanda Malé - limini lila tolaë lafalibo - Connais-tu le langage commun ? demanda encore le jeune homme -Je suis Lulaby, fée de sa personne, et ce que je désire est de vous accompagner ». Ainsi parla t-elle. Puis d’un mouvement vif, elle réhaussa de ses mains son petit chignon, défroissa sa robe légère satinée et poursuivit : « Je suis la fée du soleil , et donc également celle de la nuit ». En effet, une fée symbolise toujours une chose et son contraire. Mais laissez moi donc reprendre depuis le début. Ce petit peuple immortel naquit à une époque très lointaine, peu après l’arrivée des elfes, et son rôle fut de symboliser chaque élément qu’abritait la Terre Du Milieu. Illuvatar souhaitait des gardiennes pour toutes ses œuvres merveilleuses, c’est ainsi qu’il les chargea de protéger un élément parmi celles ci, car elle ferait partie de son essence et jouirait ainsi de quelques uns de ses dons. Il y avait par exemple une fée pour chaque espèce de fleur, d’arbre, d’animal, mais également d’elfe, d’homme, d’astre… Enfin vous l’aurez compris… Du moins au départ c’était comme cela. « Pourquoi cela ne l’est-il plus maintenant ? questionna soudain Malé -Nous sommes la magie. Mais pour qu’elle puisse exister, il faut croire en elle. C’est ce qu’il t’a déjà été expliqué. Au fil des siècles votre peuple s’est démultiplié, faisant ainsi propager ses idées de non croyance en toutes ces choses. » Le jeune homme fut attristé de ces paroles. Pis, après un moment : « tu devrais rejoindre ce qu’il reste de ton peuple, notre route ne fait que nous mener à mille dangers - Il en est hors de question. Je vous ai entendu parler. Il me faut agir et cesser de me cacher. Je viens avec vous. -Mais… - d’ailleurs Vilonerwë est d’accord lui…En route, je vais vous guider à travers la forêt ! ». Et sur ces paroles, elle prit son envol et fila en éclaireur. Malé posa un regard interrogateur sur son ami. « Oui je la connais. Lulaby est une vielle connaissance… anticipa l ‘elfe - est-ce-que… moi aussi j’en ai une ? Je veux dire de fée ?.. - bien sûr, bien que j’ignore si elle est toujours en vie… Qui te soutient quand cela ne va pas ? Qui t’aide à guérir de tes blessures en donnant un peu de son être ? Qui te conseille et te guide ? - mais… Je ne l’ai jamais vue ! - parce que tu n’as jamais voulu voir ! Comment pourrais-tu voir une chose dont tu ignores ou rejettes l’existence ? Peu d’entre elles subsistent encore parmi ton peuple, mais celles qui s’y sont attaché communiquent avec leurs protégés par la voie des rêves, seul moyen pour elles de se faire entendre un peu de nos jours… » « Alors, vous venez ?! » les interrompit l’impatiente Lulaby L’elfe enclencha le pas, suivi par un jeune homme grommelant et marmonnant dans sa barbe « je déteste recevoir des ordres.. ». La nuit tomba enfin, et ils se trouvaient toujours dans cette forêt, à la plus grande inquiétude de Vilonerwë qui avait pourtant fait accélérer le pas. En vain. Les bois n’avaient aucun secret pour lui, aussi ne les craignait-il pas, mais il redoutait celui ci, qui avait pris des allures bien étranges une fois le soleil couché. Les arbres avaient perdu leurs feuilles, seul leur tronc tortueux semblait grossir à la lueur de la lune. Pour ne rien arranger, un vent léger s’était levé et faisait craquer leurs vieilles branches. Un concert bien lugubre en vérité. Des murmures semblaient courir parmi les arbres, allant de ça et là sur la terre et jusqu’aux cimes des plus hauts arbres. Malé frissonna. Lulaby avait disparu depuis un long moment, ce qui n’était pas pour le rassurer. Une frappe soudaine sur son bras le fit sursauter. C’était Vilonerwë. « Viens, installons nous là » dit-il simplement…
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10.
L'arbre de ces gens
(par
ladybird, ajouté le 31/07/03 13:43)
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| Après s’être tous deux repus d’un frugal repas, l’elfe s’en fut pour une promenade sous les étoiles, laissant là un jeune homme qui quand à lui essayait seul à présent de trouver le sommeil. Un tintement, comme si l’on agitait une petite clochette, lui fit réouvrir les yeux. Une petite fée, froide et pâle comme l’eau d’une rivière se tenait là. Malé eut un mouvement de recul. « N’aie pas peur Malé, c’est moi… ». Lulaby. Mais que s’était-il passé ? Elle avait abandonné sa robe dorée et lumineuse pour une autre d’un bleu glacial. Ses jolis cheveux d’or tombaient à présent sur ses épaules en une masse sombre, illuminée de ça et là par quelques filaments d’argent. « Je suis aussi fée de la nuit… » lui rappela t-elle. Le jeune homme l’observait, saisit par tant d’enchantements. « Il faut que tu dormes, demain la journée sera longue. Vilonerwë dit que nous arriverons à Inegalat en début d’après midi. ». Malé n’eut pas le temps de répondre que déjà Lulaby l’avait recouvert de se magie, en l’entourant de poussières d’étoiles qui le plongèrent dans un profond sommeil. Le lendemain, un doux parfum vint lui chatouiller les narines, et c’est ainsi qu’il se réveilla à l’aube. Lentement il se redressa, se frotta les yeux et regarda. Il était seul. Qu’importe. Il s’étira et décida d’aller se rafraîchir à la rivière située un peu plus en contrebas. Lorsqu’il revint après quelques instants, il trouva là Lulaby, cueillant avec soin de grandes fleurs bleues. « Elles sentent bon n’est-ce- pas ? lui lança t-elle. Ce sont des plantes médicinales, elles peuvent nous être d’une grande utilité » continua t-elle à expliquer. Malé lui sourit. Non, décidément il n’était pas du matin. Par contre la petite fée, elle, semblait animée par toute l’énergie du soleil et illuminait tout ce qu’elle approchait. « Malé, tu m‘écoutes ? » . Sur le point de se rendormir, non, il ne l’avait pas entendue. « Je te disais que Vilonerwë nous attend sur la plaine, à la sortie de cette forêt ; C’est à une lieue de marche. Allez viens, ne perdons pas de temps. » Le jeune homme acquiesça d’un mouvement de tête et plia bagage aussi vite qu’il le pu. Après un moment de marche silencieuse, ils sortirent enfin du bois et aperçurent Vilonerwë tenant leurs deux montures. Il leur souriait. « Bonjour, Malé… - Bonjour Vil… » répondit dans un bâillement ce dernier. L’elfe s’en amusa, et après un clin d’œil complice à Lulaby, ils se mirent en route. Se sachant prêts du but, ils ne s’étaient pas arrêtés pour se reposer, et cela faisait de nombreuses heures maintenant qu’ils étaient partis. Lulaby, en bonne petite fée fatiguée, s’était endormie sur l’épaule de Malé, qui se donnait le plus grand mal pour ne pas l’en déloger. Vilonerwë était toujours en tête du petit groupe, et ni la fatigue ni la chaleur ne semblaient avoir de prise sur lui. « Encore quelques lieues, et nous devrions y être, dit-il soudain. - Lulaby… commença le jeune homme en la poussant délicatement du doigt -Hmmm… - regarde, nous y sommes presque… » Devant eux s’étalait une plaine à perte de vue, couverte d’herbes sèches, où seul un arbre venait briser cette platitude. Au loin, on pouvait voir se dessiner le contour d’imposantes montagnes. Cela ne les surprit tout d’abord pas, puis en y réfléchissant, cet arbre était assez étrange. Vert. Oui c’était cela, il était vert, d’un vert pur, brillant, éclatant. Il semblait en pleine santé, totalement épanoui alors que tout autour n’était que poussière et sécheresse. Intrigués, ils avancèrent en sa direction, qui par là même était aussi celle de la cité secrète. D’ailleurs plus ils avançaient, et plus ils sentaient monter en eux une excitation et une angoisse grandissantes. Malé surtout avait du mal à contenir ses émotions ; son visage trahissait ses moindres états d’âme. Encore quelques foulées et ils se retrouvèrent au pied de cet arbre, qui de part sa taille moyenne ressemblait plutôt à un arbrisseau. Mais il leur procurait tout de même assez d’ombrage pour eux trois, ce qui leur convint parfaitement. Lassé, le jeune homme fut le premier à mettre pied à terre. Et il était temps, car son bel alezan avait commencé à boiter. Vilonerwë l’imita rapidement, et c’est ainsi qu’ils se retrouvèrent tous les trois adossés au tronc, à écouter les feuilles chauffer sous le soleil. Quelques minutes s’étaient à peine écoulées qu’ils furent rapidement encerclés par une dizaine de soldats. Seul l’elfe avait eu un temps d’avance et avait bandé son arc. Lentement, Malé se releva, en prenant bien soin de cacher Lulaby dans l’une de ses poches. « Qui êtes-vous ? Et que faîtes vous ici, sur nos terres ?! ». L’homme qui avait parlé devait être leur capitaine. Cela semblait être un homme expérimenté, car malgré la rudesse du ton, on le sentait prompt à faire preuve de sagesse. Six hommes s’étaient regroupés autour de Vilonerwë, l’épée menaçante. Ils étaient jeunes et audacieux. Malé sut en cet instant qu’à présent tout dépendait de lui. « je me nomme Malé, fils d’Ilgard. Et voici mon ami Vilonerwë de Mirkwood. Nous cherchons aide et protection… dit-il d’un ton plus ou moins assuré. - Nul n’est en droit de fouler nos terres ainsi délibérément ». Le jeune homme regarda autour de lui. Tout n’était que désert. Mais d’où diable avaient-ils pu sortir ? Un coup d’œil à Vilonerwë l’engagea à poursuivre la conversation : « Nous recherchons une cité nommée Inegalat. Des gens de votre peuple nous l’ont indiqué… ». L’homme le regarda durement et semblait réfléchir. Puis, après un long moment : « et lui, dit-il en désignant l’elfe, que fait-il avec vous ? - Je vous l’ai dit, c’est un ami. Il fuit la guerre, comme nous… Je vous en prie… » supplia Malé. L’homme grommela. « Soit ! Nous allons vous conduire à la cité, mais vous ne pourrez en sortir, sauf cas spécial. Au fait, mon nom est Targon, et je suis l’un des capitaines des hommes de la marche… ». Et, sur son ordre ces derniers rentrèrent leurs lames au fourreau et se mirent en marche. Vilonerwë et Malé allaient en tête avec le capitaine, tout en tenant leurs chevaux par la bride. « Vous comprenez, par les temps actuels, nous sommes obligés de contrôler chaque passage. Mais Inegalat est une cité pour les exilés, et nul ne peut s’en voir refuser l’entrée s’il est dans le besoin. Par contre, reprit-il après une courte pause, je ne sais quel accueil vous sera réservé Vilonerwë… Nous ne portons point les elfes dans nos cœurs ces temps ci… - Je m’en accommoderai » répondit simplement l’elfe. Malé lui sourit en guise de soutien, sourire immédiatement rendu par l’elfe, visiblement très calme. « Tenez, nous y voici… » les interrompit Targon. Ca y est, ils avaient réussit. Ils allaient enfin entrer au cœur de la cité secrète…
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