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Le veritable destin de Míriel et de ses descendants

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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1. Préface
(par Eléanor, ajouté le 25/08/03 18:13)


Míriel est la femme de Finwë, et tous deux s’aiment grandement. Leur amour est né dans les jours de félicité du Royaume Bienheureux, alors que Melkor est encore emprisonné et que la lumière des Deux Arbres inonde Valinor. Lorsque Míriel donne naissance à Fëanor, tout son corps et son esprit se consume dans l’accouchement. Lasse et fatiguée, elle ne peut plus enfanter et souhaite se retirer. Sur les conseils de Manwë, Finwë laisse Míriel se rendre dans les jardins d’Irmó pour se reposer et retrouver ses forces. Míriel s’allonge mais, dès que le sommeil s’empare d’elle, son esprit va rejoindre les Cavernes de Mandos pour ne plus revenir. Son corps est embaumé et reste intact, reposant dans les jardins de Lórien.
(texte tiré de lencyclopédie de Tolkiendil)

Míriel était surnommée Serindë pour son incomparable habilité au tissage et aux travaux d’aiguille. Même parmi les Noldor, ses mains étaient les plus adroites pour les travaux délicats." (Le Silmarillion)

N'ai-ce pas une fin triste pour une si Majestueuse Elfe et n'ai-ce pas cruel pour son fils de devoir vivre sans sa véritable mère?
C'est pourquoi je vous raconterais sa vie si elle n'étais morte et la vie de ses dcendant, tout sa à ma manière.

Ps désolé pour les fautes d'ortographes, je v'ai me forcer mais je suis nul en cette matière.


2. Le commencement.
(par Eléanor, ajouté le 25/08/03 18:50)


Il y a longtemps, pendant le second ère de l'age des arbres vivaient deux elfes éperdument amoureux l'un de l'autre, ils s'appellaient Eldatarion et Caladwen. Caladwen avait les cheveux d'un blond si pale que l'on aurait dis du blanc et les yeux d'un mauve pourpre, si beau que lorsqu'elle rencontra Eldatarion, il nue pas le chois de tomber amoureux d'elle. Quand a lui il étais grand et fort avec de long cheveux brun foncés presque noir. Ensemble ils eurent un enfant, une fille qu'ils appelèrent Míriel «femme de joyaux» car elle étais la beauté et la grace même.
Très vite Míriel grandit, gagnant sagesse et beauté. Elle quite alors ses parent pour s'installer seule. Un soir alors qu'elle se prommenais dans une foret magnifique quand un elfe l'appercue. Elle chantais pour l'instant alor elle ne le vie pas mais cette étranger ne resta pas longtemps caché.


3. La rencontre
(par Eléanor, ajouté le 26/08/03 16:43)


Le bel inconue voulue s'avancer pour l'observer de plus près, mais sans le vouloir il marcha sur une brindille et Míriel l'entendit. Elle sursauta et se retourna avec méfiance sans savoir qui l'épiais. Soudain elle apersue l'elfe, caché derière un arbre.

-Mais qui ètes vous, et que faite vous la, à m'observer derrière ce chène ?

-je m'étais aventurer dans la foret quand j'entendis votre chant,il étais si beau que je ne pus m'empècher d'aller voir d'où il provenais.Quand je vous ai apperssue, je suis rester là, comme sous un enchantement. Je vous voyais chanter sous une lumière de crystal dans une clairière de fleur. Cette vision de bonheur m'emplis de joie et je voulu m'avancer pour vous contempler de moin loin, lorsque par malheur, j'ai marché sur une branche sèche et vous m'avez entendue. Paniquer a l'idée de je ne sais quoi, je me suis réfugié derrière ce chène où vous m'avez trouvé.

-je comprend, mais pourquoi être resté cacher lorsque je vous cherchais ?

-Les admirateur secret ne reste t-il pas caché à leur amour ?

-Si je vous comprend bien, vous ètes entrain de me faire la cour.

-Je m'appelle Finwë, roi du peuple des Noldor et vous ?

-je suis Míriel «Dame de joyaux».

Pendant se temp, Finwë s'étais approcher et était maintenant à coté de Míriel, laquelle souriait de son plus beau sourire.Finwë se raprocha encore plus et pris ses mains dans les sienne et lui fit sa demande.

-Míriel, je vous est vue pour la première fois que depuis quelque instant, mais depuis le tout premier je suis tomber follement amoureux de vous.

Il se mis à genous et lui dit en la regardant dans les yeux, plogeant son regard dans le sien.

-Voudriez-vous être ma femme ?

Míriel rougit de plaisir. Elle étais très toucher d'autant plus que Finwë étais très beau. Sans hésiter elle lui donna son acord et Finwë se releva ,L'enlassa et ils s'embrassère sous le dome de feuille de la foret.


4. La reine Míriel
(par Eléanor, ajouté le 26/08/03 21:33)


Trente jours plus tard on celebra les noces de Finwë et Míriel. Ses parents, Eldatarion et Caladwen, étaient présent et étaient biensùr très contents pour leurs fille. Míriel fut couronner reine du peuple des noldor et pris place sur son trone au coté du roi. Elle étais majestueuse avec sa belle robe et sa courone d'or, sertis d'une émeraude au centre et entourée de diamands.

Le palais où vivait Finwë étais d'une splendeur, les gens venaient de loin pour l'admirer. Toute les pièces et tout les couloirs dégageais le pouvoir et la beauté elfique. Míriel avait de splendides appartements. Sa chambre étais creuser dans une pierre blanche et luisante. Comme si c'étais du marbre elfique. A la tête de son lit étais sculpté dans la pierre l'image d'une clairière entouré d'arbres. précisément l'endroit où elle avait rencontré Finwë. Une grande fenètre, entouré de rideaux blanc, donnais sur un splendide jardin garnit de fleurs de toute sorte et de sorbiers. Un grand chandelier garnit de crystal étincelant étais suspendue au plafond et éclairais la chambre le soir. Une odeur de fleur parfumé plannait légerement dans la pièce et agrèmentais l'endroit. A coté une petite véranda donnait sur une rivière, elle étais meublé de petits fauteils et d'une petite table vitré au centre. Sur le coté étais installer une petite étagère remplis de livres. Míriel n'avait jamais vue un endroit pareil. Tout étais soigné et propre, rien ne laissais à désirer.

Malgré tout cela, la reine regrettais que Finwë sois roi, car il étais souvent partis en voyages ou simplement occupé avec ses sujets et elle ne le voyais pas souvent. Un jour, lorsqu'elle voulue lui parler, il répliqua qu'il avait des chose plus importante à faire que de l'écouter et lorqu'il allait partir elle se mis en colère.

-Finwë, cela fait un mois que tu trouve toujours une excuse pour ne pas me parler. Maintenant ces assés, je n'en peu plus.

-Mais chérie, il fallait le dire...

-Justement tu ne me laissais pas le dire.

-Bon, maintenant je t'écoute. Qu'a tu a me dire ?

-je suis enceinte.

-Tu est enceinte, depuis un mois ? Et moi, qui étais trop pressé pour penssé a cela, mais ses magnifique!

-Tu vois qu'il vaut toujours mieu m'écouter, répliqua Míriel en riant.


5. Le prince Curunfinwë
(par Eléanor, ajouté le 06/09/03 00:30)


Lorsque le prince naquit on le baptisa Curunfiwë. L'enfant ET LA MÈRE se portaient bien. Tout les elfes d'Eldamar acourait au chateaux pour voir l'enfant car il étais très beau, on pouvait cepandant voir briller une flame vive dans ses yeux et dans son coeur. On le surnomma alors Fëanor «esprit de feu». Mais à force de l'appeller ainsi le nom de Curunfinwë tomba et il ne resta que Fëanor. Il lui arrivait de ce facher très rudement,cepandant grace à l'amour et la tendresse de sa mère il pardonnait plus facilement qu'il ne se m'étais en colère. Plus le temp passait et plus Fëanor s'appaisait tout en gardant le feu en lui.


6. La fête
(par Eléanor, ajouté le 21/09/03 23:54)


Peu après les 40 ans de Fëanor (plein coeur de son enfance), le peuple vivait en paix et le chateaux regorgeait de chant et de rire. Le roi Finwë revenait d'un long voyages autour du royaume et tous étaient très heureux de le voir. La reine n'avait pu venir car elle se remettais d'une mauvaise gripe, mais le jeune prince avait voulu à tout pris faire le voyage au coté de son père. Ils étaient tous les deux très heureux de revenir enfin au palais. Une grande fète avait été organisé en leurs honneur et tous le chateaux y étais convié. Lorsque le roi et son fils étais arrivés, ils étaient tout les deux allé se laver, se rafraichir et s'habiller pour la fête pourtant ils n'aperçurent point la reine. Cette dernière les attendait dans la cour interrieur. Elle étais drapée d'une robes de soie bleu, aux longues manches et au tissus sayans. Le tout décoré d'une ceinture or qu'elle portait à la taille et une couronne de mitrill sur sa tête. Mìriel les aceuillis avec chaleur, heureuse de revoire son maris et son fils. Durant la soiré tous le monde dançaient et chantais. On entendais les harpes, les flute et les violles entammer des airs joyeux et dançant.


7. L'arrivé d'un inconnu
(par Eléanor, ajouté le 25/10/03 00:07)


La fête n'étais pas encore terminer, les tables venait d'être desservis et un conte ancien, fait de vers elfiques, se faisait entendre depuis la salle interieur. Un feu y étais allummer et il réchaufais la soiré. Le chaud soleil de l'après-midi s'obscuçissais pour laisser place à une fine pluie nocturne pendant que la famille royal ecoutais les histoires du passé. La reine et le roi regardaient leur fils qui écoutais avidement les légendes de leurs enfance, ils avait entendu ces contes une centaine de fois mais le prince les aimait encore plus et il ne s'en lassait pas.Mìriel se pencha ers son mari et lui chuchota à l'oreille.

-Regarde Fëanor, on dirais un jeune elfe de 10 ans,dit Mìriel.

-C'est bien vrai. Je me demande bien ce qu'il trouve de si interressant a ces histoirs d'enfant.

-Tu devrais le savoir, tu ne m'avait pas dit que tu rafolais de ces "histoir d'enfant" toi aussi même a 150 ans ?

-Peut-être mais je m'en lasse plus facilement que lui dirais-t-ont.

Mais Finwë et Mìriel ne pures continuier leur conversation plus longtemps. La pluie étais maintenant forte et personne n'aurrait voulu mettre le nez dehors pourtant deux grand coups résonnère à la porte du chateau. Un serviteur alla ouvrir et il vit avec stupéfaction un elfe ,jeune,très jeune même, emmitoufler dans un manteaux de voyage. Il devait être lergèrement plus jeune que Fëanor, d'une cinquantaine d'année a peut près. Pour l'instant tout se que l'on pouvait conclure c'étais qu'il étais très mouillé et qu'il avait fait un long voyage sans beaucoup de bagages.

-Vite, il faut que je vois le roi, le seigneur, ou je ne sais pas qui mais il faut que je vois le maitre de la demeur.

-Euh...d'accord je vais demander s'il peut vous ressevoir.

-Non,qu'il veuil ou qu'il ne le veuil pas je dois le voir, et c'est urgent,très urgent.


8. L'arrivé d'un inconnu
(par Eléanor, ajouté le 25/10/03 00:11)


La fête n'étais pas encore terminer, les tables venaient d'être desservis et un conte ancien, fait de vers elfiques, se faisait entendre depuis la salle interieur. Un feu y étais allummer et il réchaufais la soiré. Le chaud soleil de l'après-midi s'obscuçissais pour laisser place à une fine pluie nocturne pendant que la famille royal ecoutais les histoires du passé. La reine et le roi regardaient leur fils qui écoutais avidement les légendes de leurs enfance, ils avait entendu ces contes une centaine de fois mais le prince les aimait encore plus et il ne s'en lassait pas.Mìriel se pencha vers son mari et lui chuchota à l'oreille.

-Regarde Fëanor, on dirais un jeune elfe de 10 ans,dit Mìriel.

-C'est bien vrai. Je me demande bien ce qu'il trouve de si interressant a ces histoirs d'enfant.

-Tu devrais le savoir, tu ne m'avait pas dit que tu rafolais de ces "histoir d'enfant" toi aussi même a 150 ans ?

-Peut-être mais je m'en lasse plus facilement que lui dirais-t-ont.

Mais Finwë et Mìriel ne pures continuier leur conversation plus longtemps. La pluie étais maintenant forte et personne n'aurrait voulu mettre le nez dehors pourtant deux grand coups résonnère à la porte du chateau. Un serviteur alla ouvrir et il vit avec stupéfaction un elfe ,jeune,très jeune même, emmitoufler dans un manteaux de voyage. Il devait être lergèrement plus jeune que Fëanor, d'une cinquantaine d'année a peut près. Pour l'instant tout se que l'on pouvait conclure c'étais qu'il étais très mouillé et qu'il avait fait un long voyage sans beaucoup de bagages.

-Vite, il faut que je vois le roi, le seigneur, ou je ne sais pas qui, mais il faut que je vois le maitre de la demeure.

-Euh...d'accord je vais demander s'il peut vous ressevoir.

-Non,qu'il veuil ou qu'il ne le veuil pas je dois le voir, et c'est urgent,très urgent.


9. Fingolfin
(par Eléanor, ajouté le 26/10/03 19:02)


Le jeune elfe fus conduit dans un bureau, surment celui d'un grand seigneur, ou même d'un roi, pensa-t-il.La pièce était sombre pour l'instant mais un serviteur vint alumer une dizaine de bougies et alimenter le feu qui était entrain de s'éteindre. On voyait maintenant le haut plafond et les belles tapiseris. De fin rideau cachait à moitié une fenètre derrière une large table. Une grande bibliothèque remplie de livres couvrait tout le mur nord de la pièce et un escabeau, surment pour atteindre les livres les plus haut, trainait sur le côter. L'elfe attendait depuis une dizaine de minutes dans ce grand bureau lorsqu'il entendit des pas dans le couloirs. La porte s'ouvrit et laissa entrer un grand elfe. Assurement un roi car notre jeune voyageur n'avait jamais vus quelqu'un de plus richement vétu. Et de plus il avait encore sa couronne sur la tête, une très jolie couronne d'aileurs. Toute recouverte d'argent et de motif d'une grande précision avec une belle pierre verte au centre.

-J'ai cru comprendre que tu avait des choses à me dire et des choses très urgentes. J'espère qu'elles le sont véritablement car je suis revenu qu'aujourd'hui d'un long voyage et nous étions en pleine reception, dit Finwë. D'abord, qui est tu et pourquoi est tu venu ici?

-Je m'appelle Fingolfin fils d'Indis. Je suis un elfe du royaume de Statil au sud d'Eldamar. Moi et mon frère Finarfin étions les princes de Statil. Il y a aproximativement un mois, la ville ses faites attaqué par des orques des montagnes. A l'ordinaire nous pouvions facilement repousser leur attaque mais cette fois si, il étais trop nombreux. Il prirent la plupart de la cité mais pas le chateaux, pas encore lorsque je suis partis avec mon frère entoucas. Nous partîmes chercher de l'aide, aller en demander à la première ville, village ou chateaux. Une centaine d'orques partis alors de la ville pour aller a notre poursuite. Il en restait tout de même beaucoup trop à Statil. Il nous ratrapère trop vite, seulement après quelque lieux. Dans la panique je ne voyais plus mon frère et les orques étaient toujours derrière moi. J'ai donné quelque coup d'épée et deux ou trois flèche, eux il mont fais une blessure au bras gauche, mais autre chose a attiré leur attention. Peut être Finarfin, mais je ne le sais pas vraiment. Je les est semé après quelque jours mais j'ai chercher encore de l'aide longtemp après. Il a commencer a pleuvoir aujourd'hui et je suis arrivé ce soir au abors de la ville. Les garde mon laiss entrer je ne sais plus sous quuelque pretexte et me voici.

-C'est de grandes nouvelles que vous nous apportée Fingolfin. J'aurais quelque question a vous posé. J'espère que vous aimez les longues discution?

-Je l'ai aime lorsque je suis assis confortablement chez moi. Pour l'instant je suis trempé jusqu'au os, je n'ai pas dormis depuis peut-être une semaine car j'étais toujours sur le qui-vive et j'ai le bras cassé ou tout de même très mal en point alors si je pouvait juste prendre congé et que l'on remettre cela pour un autre jour...

Fingolfin se serais éfondrée au sol si Finwë ne l'avait pas ratrapé. Il demanda qu'on le porte dans la chambre ouest du deuxième étage et que l'on le laisse dormir tranquil.

C'est une grave chose que Statil soit assiègé et ses beaucoup même pour moi en une seul journée. Je repenserez à cela demain. Il faut que j'aille dire bonne nuit à Mìriel et à Fëanor, il se fait tard.

C'est ainsi que Finwë, douteux, retourna à la salle interieure.


10. Perdu
(par Eléanor, ajouté le 22/11/03 19:11)


Pendant ce temps, Finarfin, le frère de Fingolfin qui venait d’arriver au château de Finwë, errait dans la foret. Quelle forêt ? Il ne le savait point car il avait perdu le compte des milles et des lieux, des heures et des jours. Tout ce qu’il savait c’est qu’il fallait trouver de l’aide quelque part, trouver quelqu’un qui puisse aider Statil. En fait, il était en plein milieu de la Forêt Grise, une très grande forêt, sans aucun sentier, qui s’étendait de tout son long entre Statil et la colline de Tirìon où vivait Finwë. Elle n’était pas dangereuse car nul ni vivait, aucune bête, aucun animal, pas même le plus minuscule insecte ne passait pas par là. Il n’y avait que des arbres, des feuilles et des branches, le vent, la pluie et les nuages, mais rien d’autre. La forêt était d’ordinaire plus que silencieuse, comme si le bruit ne pouvait y exister. Or, en cette journée, on pouvait entendre de petits pas précipités, un souffle saccadé. Finarfin venait troubler la tranquillité. Les arbres semblaient se pencher vers lui quand il passait. Les roches semblaient murmurer sur son chemin. Aucun chemin, cependant, ni aucun passage ne s’ouvrait devant Finarfin. Qu’il aurait voulu en voir un se tracer par lui-même, un qui lui montrerait la sortie de la forêt!

- Continuer, il faut que je continue. Trouver de l’aide pour Statil, je dois trouver de l’aide pour les miens. Les orques, ils sont derrière moi, non je ne les vois pas, je ne les entend pas, il doivent me chercher. Où est Fingolfin ? Il ne faut pas que ces sales monstres l’aient. Il faut que je le retrouve, mais pas tout de suite, je dois prendre un peu de repos. Non, j’ai dit que je devais continuer. Pas de repos avant d’être en sécurité. La fatigue me fait trébucher, elle me pèse sur les épaules comme une montagne. Je dois au moins m’asseoir, juste un peu, j’en ai tellement besoin, je suis trop fatigué…

La fatigue était trop difficile à endurer. Finarfin glissa lentement de la roche où il s’était assis. Sa tête tomba mollement sur sa poitrine et il s’endormit. Il dormit pendant plus de sept heures. Son sommeil était agité par de sombres rêve, mais pire serait le réveil.



11. Pour que tout soit clair
(par Eléanor, ajouté le 30/12/03 22:01)


Cela fait dix chapitres que vous lisez mon histoire. Bravo, je vous félicite d’avoir continué aussi loin. Mais peut-être y a-t-il quelque poins obscurs dans votre esprit pour ce qui est des personnages, des lieux ou de quoi que ce soit d’autre. Sinon, vous pouvez sauter ce chapitre et aller tout de suite au douzième.

• Qui est Finarfin ? Finarfin est le frère de Fingolfin. Il sont tous deux fils d’Indis, la reine de Statil. Ils sont donc les princes de Statil. Après que la ville se soit fait assiéger par les orques des montagnes, Finarfin et Fingolfin réussissent à s’échapper et partent en quête d’aide pour leur ville. Des orques les rattrapent et dans la confusion, ils se perdent de vue et errent maintenant chacun de leur coté. Fingolfin atteint le château de Finwë; Finarfin est encore perdu dans la foret grise.

• Qu’est ce que Statil ? Statil est une ville située au sud d’Eldamar (cité du roi Finwë) et est beaucoup plus petite et moins importante que cette dernière. Statil est gouvernée par la reine Indis (qui a deux fils, comme mentionnée précédemment).

• Pourquoi Fingolfin et Finarfin sont dans cette histoire ? Originalement, la lignée de Míriel n’était pas très longue (seulement quatre générations), alors que celle Fingolfin et Finarfin était beaucoup plus importante. Si j’écris que Finwë ne se remarie pas après la mort de Míriel, je dois tout de même faire exister Fingolfin et Finarfin car sans eux Galadriel, Elrond et même Aragorn n’auraient pu voir le jour et cela aurait fait de trop gros changements aux écrits de Tolkien.

J’espère que tout est clair pour vous maintenant!



12. La cachette
(par Eléanor, ajouté le 30/12/03 22:04)


Finarfin, toujours perdu dans la forêt, s’éveilla après un long sommeil agité. Il se retrouva assis par terre, adossé à une grande pierre. Soudain, il prit conscience du bruit derrière lui. Il entendait des voix, des voix d’orques et aussi un crépitement de feu accompagné d’une odeur de viande rôtie. Les voix ne venaient pas de tout près mais tout de même pas très loin puisque Finarfin les entendait distinctement. Il fut étonné de constater qu’il comprenait tout se qui se disait puisque les orques se servaient de la langue commune pour communiquer. Cette langue n’était que peu utilisée à Statil, mais tous juste assez pour que Finarfin saisisse ce qui se disait.

- Comment ça, volatilisé !? Un elfe ne se volatilise pas tout seul ! Vous n’avez pas assez cherché, espèces de paresseux aux yeux gluants, espèces de têtes de paille ! Vous allez me trouver ce petit vermisseau d’elfe, et plus vite que ça !

-B...... bien chef.

Finarfin n’en revenait pas, il était à deux pas d’une troupe d’orques et on ne l’avait pas encore trouvé! C’était peut-être à cause du manteau elfique qu’il portait. Pourtant, les orques étaient plus renommés pour leur odorat que pour leur vision. Prudemment, il se retourna pour apercevoir le campement d’orques. Il n’était qu’à une centaine de mètres, mais grâce à son ouïe très développée et à la voix puissante des orques, il saisissait très bien ce qui s’y disait. Une centaine de soldats se tenaient là, et une dizaine de feux de camp avaient été allumés. Finarfin observait le camp sans faire le moindre bruit.

- Au moins, ils n’ont pas capturé Fingolfin, mon frère, se dit Finalfin pour lui-même. Et au nombre d’orques qu’il y a, je crois qu’aucun d’eux ne l’a suivi. Par contre, cela veut dire qu’ils sont tous après moi!

La pierre derrière laquelle Finarfin se trouvait n’était pas une excellente cachette; il savait qu’au moindre geste on l’entendrait. Il prit le risque tout de même de se rasseoir dos à la roche, histoire de prendre une bouchée de nourriture – incorrigible! Il sortit le plus doucement possible de sa poche une galette de lembas qu’il avait sûrement oublié là au cours d’un voyage passé. Espérant qu’elle soit encore mangeable, Finarfin déballa le pain de route de son enveloppe de feuilles. Il ne prit que quelques bouchées, car il savait qu’il s’agissait là de sa seule nourriture avant un bon moment…Soudain, une brindille craqua à coté lui.

- Chef, chef ! Il est ici ! J’ai trouvé l’elfe, chef !

Un orque se tenait à coté de la roche, pointant Finarfin du doigt. Heureusement pour ce dernier, il était plus rapide que l’orque et il pu tirer l’épée du fourreau avant que son adversaire ait eu le temps de réagir. Finarfin voulut lui trancher la gorge mais l’orque avait un col de fer et il ne parvint qu’à le blesser très légèrement. Il se retourna et commença à courir pour s’éloigner le plus possible du camp, or l’alarme était déjà sonnée et la chasse avait été lancée. L’elfe courrait vite, mais les arbres freinaient son allure et il entendait ses poursuivants courir derrière lui. Il leva soudain la tête pour s’apercevoir que la forêt se faisait moins épaisse et que les rayons de soleil perçaient de plus en plus le dôme de feuilles. Peut-être arrivait-il à l’orée de la forêt ? La fin des arbres arrivait-elle ? Finarfin continuait sa course folle et sortit finalement du bois, débouchant sur des pleines verdoyantes et, au loin, à a peine un mille, il distingua une immense cité et un grand palais en son centre. C’était Eldamar, la ville de Finwë, Mìriel et Fëanor, où Fingolfin était parvenu un jour plus tôt.


13. Aux portes d’Eldamar
(par Eléanor, ajouté le 22/01/04 23:30)



Finarfin courrait comme s’il y avait des ailes à ses pieds, comme si le vent le portait sur ses épaules. L’elfe avait réussi à distancer légèrement les orques qui étaient maintenant à une centaine de mètres. La cité se rapprochait de plus en plus, les murs extérieurs n’étaient plus très loin et les contours d’une grande porte à double battant se distinguaient à présent. De hautes tours de gardes se dressait de chaque coté et des étendards, fixés aux remparts, volaient au vent. Des gardes en armure se tenaient devant la porte, interdisant le passage à quiconque n’avait pas la permission du roi pour entrer. Finarfin était maintenant presque arrivé aux portes et il espérait que les gardes le laisseraient passer, voyant les orques à ses trousses.

Aujourd’hui, Celmir était de service à la tour sud. La routine habituel, il se postait tout en haut de la tour et observait les plaines qui s’étendait devant la cité pour y détecté le moindre mouvement. Celmir avait la vue plus perçantes que la plus part des elfes, il pouvait, du haut de son observatoire, différencier un lièvre d’un lapin à plus d’un milles. Pourtant aujourd’hui, contrairement à l’habitude, il y avait du mouvement dans la foret grise qui bordait les plaines d’Eldamar. Cette foret d’ordinaire si silencieuse était en ce jour légèrement agitée. Soudain, quelque chose sorti des arbres. Celmir plissa les yeux, curieux de savoir se qui se passait à l’orée de la foret grise. A force de regarder il vit… un elfe !?! Oui, c’était bien un elfe qui courrait vers les murs de la cité et aussi, oh non, des orques. Celmir venait de se rappeler quelque chose, le roi Finwë avait parlé d’un elfe, un jeune elfe qui arriverait peut être bientôt de la foret grise. Oui, c’est cela ! Il faut ouvrir les portes si un jeune elfe venant de la foret venait à se présenter. Celmir prit le cor qu’il portait à la ceinture et souffla deux longues et claires notes. C’était le signale d’ennemis en vue. Les archets du corps de garde eurent tôt fait de se poster, en position.

Finarfin arriva enfin aux portes.

-Je vous en pris, laissez-moi passer, il y a des orques…

Il n’u pas le temps de finir sa phrase car une pluie de flèches parti des mure, passant au dessus de lui et allant s’abattre sur les rangs orques. Un garde ordonna l’ouverture partiel des portes, juste assez de place pour que Finarfin puisse passer. Elle se refermèrent à peine les eu t-il franchit. Finarfin n’avait pas pu passer a cause des orques, mais bien a cause des ordres du roi. On n’entrait pas si facilement à Eldamar, même si on est un elfe.

Une fois l’elfe entré, Celmir, le garde de la tour, descendit pour le rencontrer. C’était habituellement lui qui conduisait les nouveaux venus devant le roi. Une fois rendu au bas de la tour, il aperçut le jeune voyageur regarder autour de lui, l’air inquiet et fatigué.

-Bonjour, je m’appelle Celmir, et vous, qui êtes-vous et que voulez vous ?
-Je me nomme Finarfin fils d’Indis, je viens du royaume de Statil. Il faut absolument que je voie le roi, j’ai des nouvelles très importantes à lui dire.
-Nous sommes déjà au courent des évènements, un autre elfe est arrivé hier.
-Un autre ? Vous voulez dire Fingolfin ? Mon frère est ici ?
-Je ne sais pas si c’est votre frère mais je peux vous conduire à lui si vous voulez ?

C’est alors que Fingolfin, le frère de Finarfin, déboucha dans l’allée où ils étaient. Il s’était réveillé il y a quelques heures et il avait voulu se rendre lui-même aux portes de la citée pour voir si Finarfin était parvenue jusqu’à Eldamar.

-Finarfin ? dit il en courant vers son frère.
-Finarfin c’est bien toi, par Elbereth, tu es sain et sauf.

Fingolfin avait peine à croire que c’était bien son frère qui se tenait devant lui.

-Oui, c’est bien moi Fingolfin, tu peux me lâcher maintenant.

Fingolfin avait un bras en écharpe, mais mis à part ce détail, il paraissait en parfaite santé. Mais ce n’était pas le cas pour Finarfin. Il avait oublié sa fatigue pour échapper aux orques mais à présent il tenait tout juste sur ses jambes, essayant de sourire à son frère. Celmir était toujours présent, il observait les deux frères, légèrement mal-à-l’aise, car il n’avait pas l’habitude d’assister aux retrouvailles de deux elfes qu’il ne connaissait pas le moins du monde.

-Viens Finarfin je vais te montrer le château. Je n’ai pas eu le temps de tout visité moi-même, mais je peux te faire voir les plus beaux endroits.

Fingolfin paraissait tout enjoué en disant cela. Il allait entraîner son frère dans les rues d’Eldamar quand Celmir s’imposât.

-Votre frère doit être conduit devant le roi. Les visiteurs et messagers inconnus doivent être emmenés auprès du roi Finwë. Je suis désolé mais c’est le règlement.

Finarfin ne disait plus rien depuis un moment et d’ailleurs il n’y pensait même plus. Tout se qu’il voulait c’était de la nourriture et un lit. Que son frère s’arrange avec le garde et qu’ils fassent de lui se qu’ils voudront, ça ne le dérangerait pas. Il voulait juste manger un peu et dormir. Celmir paraissait avoir comprit cela car il prit le jeune elfe sur son dos et parti en direction du château.

-Vous devez vous présenter au roi, mais il vaut mieux que vous ne marchiez poins dans votre état.

Ils prirent donc la direction du palais, Fingolfin les précédent de quelques pas.



14. La salle du trône
(par Eléanor, ajouté le 17/03/04 01:36)


Celmir et, sur son dos, Finarfin arrivèrent bientôt au château. Devant la porte, Celmir le déposa à côté de son frère.

-Vous êtes arrivé, et mon rôle est maintenant terminé. Je vous laisse entre les mains des gardes du château. Il faut que je retourne aux portes de la Cité.

Disant cela, il rebroussa chemin, laissant les deux elfes au haut des escaliers. Des soldats gardaient de grandes portes en bois. Connaissant ce que Celmir attendait d’eux, ils ouvrirent les portes et conduisirent les deux frères dans la salle du trône. Fingolfin était déjà passé par-là, mais ne s’était jamais aventuré de ce coté-ci du château, puisqu’on l’avait conduit dans le bureau du roi et non dans la salle où ce dernier siège habituellement. Quant à Finarfin, il n’y était bien sûr jamais venu, et tout ce qui se dévoilait à ses yeux était nouveau et magnifique.

Ils suivaient un large couloir, avec des colonnes qui reliaient le plafond au plancher. Tout était finement taillé dans du bois massif, et le plus souvent, orné d’or ou d’argent et serti de pierres précieuses. Le saphir et le rubis se répétaient plus fréquemment que le reste. Il s’agissait des pierres de la lignée des rois Noldor, que l’on pouvait également voir sur les couronnes du roi et de la reine. Au bout du passage, on pouvait apercevoir une haute porte toute dorée et brillante. Il y était gravé l’emblème de la famille royale et de nombreuses autres runes elfiques.

Finarfin et Fingolfin avaient maintenant suivi les deux gardes jusque devant les portes. On leur demanda d’attendre ici un instant, pour savoir si le roi pouvait, mais surtout, s’il voulait bien les recevoir. Après un moment, ils entrèrent dans la salle du trône. La pièce était immense, avec un plancher recouvert de dalles de marbre et un haut plafond en bois. Comme dans le couloir qu’ils venaient de traverser, de hautes colonnes supportaient la voûte qui les surplombait. Par contre, celles-ci étaient marquées par de nombreuses gravures représentant l’histoire d’Arda et des Valar. Des lustres garnis de chandelles et de cristaux de verre tintaient au-dessus des têtes. Le roi Finwë était assis sur un grand trône de bois qu’on voyait en fait à peine tant il était recouvert d’or et des joyaux. À la droite du souverain se trouvait le siège de la reine Míriel. Il était moins enrichi de parures étincelantes que celui du roi, mais il restait tout de même remarquable. À côté de sa mère, sur le coussin écarlate d’un petit banc, se tenait le prince Fëanor. Tous trois, assis majestueusement sur leurs trônes respectifs, regardaient les deux frères s’approcher timidement. Lorsque ces derniers ne furent plus qu’à quelques mètres, le garde qui les devançait s’arrêta. Ils firent de même. « Les princes Fingolfin et Finarfin de Statil » annonça t-on. Après une légère révérence, le garde se déplaça vers le coté pour que le roi puisse voir les deux jeunes elfes. Il reconnaissait Fingolfin puisqu’il s’était déjà entretenu avec lui le soir précédant et il supposait que l’autre garçon devait être son frère dont il attendait la venue.

-Je vous dis le bonjour Fingolfin et je vous souhaite la bienvenue Finarfin.

-Merci, Ô roi Finwë. Longue vie à la maison des Noldor qu’est la votre!

Finarfin avait prononcé cette formule de politesse comme on la lui avait apprise, bien que le ton qu’il avait utilisé pour la dire était quelque peu éteint et abattu. Pourquoi ne pouvait-il pas aller dormir ? Ne voyait-on pas qu’il était las et affamé ? Finarfin ne pensait plus qu’à cela maintenant : Manger et se reposer.

-Gardes, apportez des sièges pour ces messieurs et aussi des rafraîchissements et des petits pains.

-J’apprécie soudainement plus ce souverain, chuchota Finarfin à l’oreille de son frère. Au moins il pense au pauvre voyageur affamé que je suis, lui.

Une fois les chaises apportées, les vivres disposés et les frères installés, les gardes se retirèrent sur l’ordre du roi.

Trois heures plus tard, les soldats étaient toujours à leur place. Quoique chuchotant entre eux, ils étaient toujours fidèles à leurs postes.

-Cela fait longtemps qu’ils sont là-dedans, tu ne trouves pas ?

-Ah tu sais, les discussions de sa majesté sont souvent très importantes ! Ce qui veut dire en langage de garde : très longues.

-Je me demande de quoi ils peuvent bien parler.

-Je crois qu’on ne nous le dira jamais, alors ne te creuse pas trop la cervelle.

Les gardes murmurèrent encore longtemps devant les portes de la salle du trône, mais le temps passa et ils se firent relayer par d’autres soldats plus sérieux qui ne conversèrent point durant tout le temps de leurs services. Finarfin et Fingolfin finirent par sortir de la salle du trône et ils prirent la direction des portes extérieures pour faire un tour dehors, après cet interminable entretien avec le roi Finwë.


15. De l’aide pour Statil
(par Eléanor, ajouté le 30/04/04 00:39)


Le roi Finwë avait enfin donné congé aux deux frères. Il était temps ! Cela faisait des heures qu’ils étaient là à parler de stratégie et de défense. Allait-on envoyer des soldats jusqu’à Statil pour repousser l’attaque des orques ? Il le fallait bien. On ne pouvait pas les laisser périr sans rien faire. Mais d’un autre côté, il était sûrement déjà trop tard. Pourquoi sacrifier des hommes si ce n’est que pour défendre une ville fantôme ? Le roi avait débattu le pour et le contre pendant un bien long moment et il était enfin arrivé à prendre une décision qui semblait, pour l’instant, être la meilleure. Oui, il allait envoyer de l’aide à Statil. Il enverrait d’abord des éclaireurs pour être informé de la présente situation de la citée et, s’il y a un espoir d’en sauver les habitants, il enverrait ses soldats. Évidemment, il n’enverrait pas son armée entière; Eldamar ne devait pas rester sans défense. Une partie de ses hommes devrait suffire amplement à repousser les orques. Oui, c’était la bonne décision à prendre.

Le roi Finwë se tourna vers son épouse, la reine Míriel.

- Ils ont été bien courageux. Traverser la forêt grise avec des orques aux trousses, et en plus à leur âge! Malheureusement, je crois que leur quête aura été vaine. Il est certainement déjà trop tard.

- Ne dit pas cela! Ce n’est pas toi qui disais qu’il y a toujours de l’espoir ? Et puis, on ne peu pas laisser les orques prendre Statil. Ils ont toujours été de bons voisins et de précieux alliés. De plus, si j’ai bien compris, ces deux garçons sont les princes de cette cité, ils n’accepteront pas de rester inactifs.

La reine avait raison comme toujours. Fingolfin et Finarfin tenteraient fort probablement quelque chose pour aider les leurs. Mais on ne pouvait les laisser faire. Ils étaient bien trop jeunes pour partir à la guerre comme soldats, et encore moins comme éclaireurs. On ne pouvait prendre le risque de les perdre, surtout si le malheur venait à faire d’eux les seuls survivants de leur peuple.

Pendant ce temps, le jeune prince Fëanor s’impatientait sur son siège. Les longs entretiens ne lui plaisaient guère et, à son grand ennui, son père insistait pour qu’il y assiste. « Cela devrait t’aider à te tenir au courant de ce qui se passe dans ton futur royaume.» Peut-être avait-il raison, mais son père avait encore de nombreuses années à vivre et il ne lui succéderait pas avant sa mort. Il avait encore tout son temps pour apprendre les lois et coutumes de son pays. Rester assis sur son banc toute la journée à entendre divers paysans non satisfaits débattrent sur quelque sujet sans valeur ou sinon devoir assister aux « grands festins » donnés en l’honneur de personnages d’une importance quelconque, tout cela ne lui convenaient vraiment pas. Il est vrai qu’un prince ne devrait pas se plaindre de sa condition de vie, or, tout de même, il aurait vraiment aimé passer ses journées dans un autre lieu.

- Comment te portes-tu, Fëanor ?

- Tout va bien, mère.

- En es-tu certain ?

- Puisque vous insistez, mère, je vous confierai que j’aurais bien aimé pouvoir aller dehors moi aussi. Or, j’imagine que père veut encore que je supporte les bavardages d’un autre invité avant de faire autre chose.

La reine se tourna vers son époux. Ce dernier soupira et leva les yeux au ciel avant de répondre.

-Bon d’accord, mon fils. Tu peux sortir.




16. Escapade en ville
(par Eléanor, ajouté le 06/07/04 23:54)


Fëanor sorti de la salle du trône presque au pas de course tellement il était content que son père l’ait enfin libéré. Il en avait plus qu’assez de tout ces discours que les dignitaires des différents royaumes venaient sans cesse répéter à son père qui les avaient déjà entendu plus d’une dizaine de fois chacun. Les paysans des alentours ne valaient guerre mieux avec leurs conflits sur le partage équitable des champs et sur le prix élevé du pain et des pommes au marché. De tout cela Fëanor n’en pouvait plus. Il espérait que son père reste roi encore longtemps pour qu’il puisse encore se débarrasser de toutes ces corvées.

Tout en réfléchissant à ces propos, Fëanor s’était dirigé d’un pas vif vers la porte qui menait au jardin. En fait cela ressemblait plus une cour intérieure qu’a un jardins, mais, semble t-il, qu’il était rempli de fleurs, d’arbres et de plantes il y a quelques années et qu’il avait gardé le nom de « jardin » même lorsque la plus part des végétaux furent enlevés et transporté ailleurs. Après avoir franchis la dernière intersection, il se retrouva devant la porte qui donnait accès à la cour. À peine avait-il franchit l’ouverture qu’il s’aperçu qu’il n’était pas le seul a avoir eu l’idée de venir prendre l’air ici. En effet les deux frères, ceux qui étaient arrivé de Statil le jour précédent et qui étaient sortis de la salle du trône un peu avant lui, ces deux jeunes elfes étaient assis sur un banc dans le jardin. Ne voulant poins leur tenir compagnie et encore moins leur servir de guide dans le château, Fëanor rebroussa chemin en espérant qu’ils ne l’avaient pas remarqué. Il repris le même passage qu’il venait de quitter, mais en sens inverse cette fois et il ne tarda pas à retrouver le couloir principale qui reliait les portes extérieurs à la salle du trône. N’ayant aucune envie de rejoindre son père et de devoir endurer à nouveau les bavardages des différents sujets du royaume, il se décida à sortir du château pour faire un tour en ville. En vérité, il n’avait pas le droit de se promener dans la cité seul et sans autorisation, mais personne ne s’apercevait jamais de ses escapades solitaires alors il ne s’en faisait guère. Au passage, il saisit son manteau qu’il jeta sur ces épaules. Les gens ne devaient pas le reconnaître et les paysans ne devaient pas apercevoir les broderies sur ses vêtements et les autres ornements qui décoraient ses habits royaux, car même s’il ne portait pas son costume de cérémonie, il n’était pas non plus vêtu comme un simple paysan et on le remarquerait facilement s’il ne s’enveloppait pas dans une vieille cape de voyage.

Fëanor avait à peine commencé à descendre les marches de l’escalier extérieur qu’il aperçu un autre elfe qui les gravissait en sans inverse. Précipitamment, le jeune prince ramena son capuchon sur son visage, mais il était trop tard car l’autre elfe l’avait déjà vue. Et nul doutes qu’il l’avait reconnu, car cet elfe ce n’était pas n’importe qui. C’était Dylan, le chef des éclaireurs, et comme tout le monde le sait, un éclaireur a une très bonne vue. Ce dernier connaissait bien Fëanor et il l’avait remarqué dès qu’il était sorti du château. Arrivant à la hauteur du prince il s’apprêtait à lui demander se qu’il faisait en dehors du palais avec un capuchon sur la tête, mais il vit que le prince avait plaqué avec insistance son doigt sur sa bouche pour lui implorer la discrétion. Avant que Dylan est pu réagir, le prince passa près de lui en lui soufflant à l’oreille : «Je vous en prie, faites comme si vous ne m’aviez pas reconnu ». Fëanor descendit le reste des marches sans se retourner et en suppliant le ciel que l’éclaireur ne le dénonce pas. Comme de fait, l’elfe ne dit rien et continua son ascension des marches comme si de rien n’était.

Le jeune prince arriva bientôt au marché d’Eldamar. C’était son endroit préférée dans toute la citée, avec ses marchants ambulants, ses saltimbanques et cette ambiance continue de plaisir qui flottait dans l’air... Une ambiance qu’on ne retrouvait jamais au château, même lors des grandes fêtes. Fëanor déambulait dans les allées depuis quelque temps déjà. Il s’était acheté une pomme et un morceau de pain pour collation et il s’était maintenant arrêté devant le comptoir d’un éleveur d’oiseaux qui était venu vendre ses volatiles à qui en voulait bien. En regardant les perroquets multicolores lancer des cris aux passants et les oiseaux tropicaux chanter derrière les barreaux de leur cage, le jeune prince essayait d’imaginer une de ces bêtes au château. Quel tapage elle ferait ! En espérant qu’aucun seigneur des alentours n’ait l’idée d’offrir l’une de ces bêtes à son père au cours de l’une de ses visites.

En levant la tête, Fëanor vit que le soleil commençait déjà à baisser. « Il est grand temps que je rentre au château », pensât il. Il se dépêcha de reprendre la route du palais, laissant dans son dos l’éleveur et ses oiseaux. Rendu au bas des marches de la citadelle, Le jeune prince pris soin de rabattre son capuchon sur sa tête et de resserrer les pans de sa cape autour de lui. Les gardes l’avaient vu sortir quelques heures plus tôt alors il ne lui barrèrent pas le chemin quand il voulu entrer. Une fois débarrassé de sa cape, Fëanor se dirigeas vers ses appartements, car il devait aller se changer au plus vite pour le souper. Devant la porte de sa chambre il vit que son serviteur Wyler l’attendait impatiemment.

-Où étiez-vous passez altesse ? Je vous est cherché partout! Le roi veut que vous dîniez avec lui et la reine ce soir. Il ne faudrait pas les faire attendre.

-Bien sûr, bien sûr Wyler, je vais me dépêcher à me préparé.

-Votre altesse veut-elle que je l’aide à se vêtir

-Non merci, je vais me débrouiller tout seul.

« Pourquoi aurais-je besoin d’aide pour enfiler un pantalon ? Je n’ai plus 10 ans ! Ce n’est pas parce que je suis prince que je suis un incapable ! », se dit Fëanor. Il referma la porte de sa chambre derrière lui et commença à se préparer pour le repas.





Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.