1.
les Anciens
(par
Kiriyeh, ajouté le 01/12/03 09:41)
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| Personne se saient qui ils sont ni depuis quand ils existent. Une chose est sûre, ils vivent à présent en communauté avec les autres Races. Ne sont-ils pas simplement des Sages? non. Ils sont bien plus que cela puisque même les Elfes les vénèrent. Ils sont appelés "Dieux" mais ne sont-ils pas simplement des Anciens qui auraient créé nos mondes? Il serait temps de ne pas les oublier, mais continuer à croire en eux car, ne serait-ce pas grâce à eux si nous pouvons vivre? Jadis,ils créerent des terres pour y laisser leurs poupées, qu'ils créerent à leur image. C'est ainsi que naquirent les hommes, les Elfes, les Nains, et autres races qui peulent les mondes oubliés A quoi ressemblent les Anciens? Rien n'est moins sûr! Ils ont l'apparence que leurs parents désirent et peu d'entre eux ont la faculté d'en changer. Chaque être a un pouvoir particulier ce que nous pouvons appelé don ou magie selon la civilisation. Comme toute race digne de ce nom, il y a les Créateurs à part, avec leur pouvoir de création de mondes qui sont aussi appelés les Doyens, les Sages qui s'occupent des décisions stratétigique, économiques, et tout ce qui demande une science particulière; les Soldats qui s'occupent de la Paix dans les peuples; et enfin, ceux qui n'ont comme fonction que de vivre car leur pouvoir est moindre voire sans interêt. C'est ainsi qu'est hierarchisé le mondes Anciens Vivants dans des contrées fabuleuses, on ne peut que croire que leur vie est enviable. Cela n'est rien de plus qu'une utopie. Leur monde est souillé, leur mains tâchées de sang.
la perfection n'existent pas.
Voici l'histoire des Anciens qui virent leur mondes se désagréger suite à l'installation de la Haine au sein de leurs troupes. voici histoire d'Adrielle qui pour rattraper la cruciale erreur de son ancienne amie Celes, ne put empêcher la Rebellion des peuples des Terres du Milieu |
2.
la décision
(par
Kiriyeh, ajouté le 01/12/03 16:38)
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| Adrielle, assise au bord d'une falaise, regardait le soleil couchant. Elle attendait patiemment en regardant les vagues s'échouer sur la plage , une centaine de mètres plus bas. Ses très longs cheveux d'un noir intense flottaient au vent et ses yeux bleu clair se fermèrent, fatigués d'avoir attendu toute la journée. Elle portait une robe courte et bleue, brodée d'argent, ainsi qu'un pantalon trop long et noir qu'elle portait au-dessus de ses énormes chaussures à semelles particulièrement hautes. Elle baissa la tête pour regarder ses ongles, qu'elle ne supportait pas trop long. Puis elle ferma les yeux à nouveau et s'endormit.
Lorsque la nuit fut bien avancée, une silhouette apparut, aussi grâcieuse qu'un félin. Elle se pencha sur Adrielle et souffla dans son cou. Adrielle sursauta, faillit tomber de la falaise et se dépêcha de se relever en serrant les poings, prête à attaquer. - Kira!,hurla-t-elle. Tu es fou! J'ai faillit faire une crise cardiaque, sans parler de la crêpe que j'aurait pu devenir si j'étais tombée de la falaise! - Je t'ai cherchée partout, dit-il calmement. La prochaine fois que tu me donnes Rendez-vous, donne-moi au moins un lieu. - Ah?, s'étonna-t-elle en baissantla tête et réflechissant. Awen ne t'as pas dit que je voulais te retrouver ici? - Non! Cet incapable a forcément oublié, il ne sait rien faire correctement, dit-il en tournant la tête vers la droite pour regarder les étoiles. Sinon, j'ai ce que tu m'as demandé. - Ah! s'écria-t-elle heureuse et souriante. Où est Celes? - Elle a été châtiée après l'attentat sur Aloïs le Doyen. D'après mes recherches, dit-il en se plongeant dans les notes qu'il avait prise sur différents lieux et calculs, elle serait dans les terres du Nord. - Ah? s'étonna-t-elle. C'est où ça? - Au dessus de Terres du Milieu. - Ah! tu m'en diras tant! dit-elle ironique. - Ici! dit-il lassé en lui montrant ses croquis. Et arrête de dire des "ah" à chaque début de phrase. Ca m'énerve! - Ah! OK! dit-elle souriante. - Adrielle! - Désolée! dit-elle en baissant la tête comme un chien que l'on réprimande. - Bon! dit-il en se replongeant dans les notes. Elle est dans les montagnes Nahir, là où vivent les Ermites du Nord. L'un d'entre eux l'a recueillie alors qu'elle voyageait seule et amnésique. - Je vois, dit-elle pensive. Les vieux l'ont punie en la jetant. Elle va vivre éternellement en ignorant son passé. - je crois que oui, mais je pense pas que cela soit la meilleure solution. - En effet. Je vais me charger de son châtiment! - Que vas-tu faire? Je croyais que c'était ton amie? - Mon amie? Non je ne crois pas! Plus maintenant! Je vais lui faire subir un châtiment bien plus dur que la Mort et l'Oubli. Je vais faire d'elle ma marionnette personnelle. - Tu es une véritable diablesse, ma parole, dit-il en lui souriant. Ils se fixèrent quelques instants, sans bouger, puis finirent par partir dans leur chambre respective, à la Capitale: Arengard. |
3.
le départ
(par
Kiriyeh, ajouté le 03/12/03 09:43)
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| Le lendemain matin, Kira se très tôt. Il prit le temps de coiffer soigneusement ses longs cheveux foncés car ils voulait faire bonne impression aux Doyens. Il éait résolu à partir avec son amie pour la capture de Celes. Ses yeux verts ne savaient pas s'il devaient pleurer du sort tragique de son ancienne confidente ou s'il devaient se réjouir de la puissance qu'acquierait Adrielle. Il s'habilla d'un pantalon et d'un impérméable oirs. Il n'avait pas peur du froid des Terres du Nord; il était suffisamment entrainé aux coditions extrêmes. Lorsqu'il eut finit ses préparatifs, il s'installa sur le banc, près de la fontaine d'argent, devant la chambre d'Adrielle. Il attendit patiemment pendant deux heures. Celle-ci finit par arriver en lui souriant; elle savait qu'il viendrait et qu'il l'attendrait ici. Elle avait prévu aussi un impérméable gris-clair et brodé d'argent, un pull blanc au col roulé et un pantalon noir et large. Le monde des Anciens était à la pointe de la technologie et leurs vêtements étaient particuliers, mais Adrielle et Kira voulaient rester simple ne sachant pas que les Terres du Nord ne regroupaient pas des gens aussi civilisés. finalement, ils partiret sans prévenir les Doyens car ils avaient peur du refus de ceux-ci. En effet, pur des raisons imporantes, les soldats devaient demander l'accord ds doyens et des Sages avant de quitter leur monde. Adrielle et Kira étaient de puissants soldats, experts en magie noire et combats rapproché. Adrielle avait reçu la faculté de reproduire les dons des personnes qu'elle rencontrait alors que Kira, pouvait devenir imperceptible à nos sens. Il était devenu un parfait ninja. Ils avaiet suffisamment récu pour acquérir une telle puissance mais ils étaiet, là, à un croisement de leur vie. |
4.
la guerres des Imoortels
(par
Kiriyeh, ajouté le 04/12/03 10:07)
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| Il arrivèrent près d’un platane à l’orée d’un bois, dans un halo de lumière blanche et aveuglante. Ils regardèrent tout autour d’eux pour voir quel était le genre de paysage que regroupaient les Terres du Nord. Il y faisait froid comme ils s’en doutaient, mais il n’y avait pas de neige, ni de pluie, comme ils avaient pu imaginé. Le ciel était simplement gris. Lorsqu‘Adrielle s’aperçut qu’elle était collée au torse de Kira, elle s’éloigna rougissant. Lui, ne s‘aperçut même pas de la gêne de la jeune fille. - Quel pouvoir impressionnant, dit-elle. Il faudrait que je me le procure ! - N’y pense même pas, dit-il s’apercevant qu’elle le regardait avec des yeux brillants. Tu sais parfaitement que je suis meilleur que toi en combat au corps à corps. - Ouais bon. Il faudrait la trouver avant ce soir, dit-elle en changeant de sujet. Sinon les vieux vont encore nous faire chier. - Si tu ne découchais pas aussi souvent, on aurait pas autant d’ennuis ! - C’est moi qui « découche » maintenant ! Je te ferais remarquer, monsieur Parfait, que tu es toujours avec moi quand je « découche » - C’est normal ! Il faut bien quelqu’un qui te surveille ! Sinon je ne sais pas quel genre de bêtises, tu pourrais faire ! - Je ne vais pas répondre ! dit-elle contenant sa colère. Te répondre serait une perte de temps. T’as pas prit de notes sur l’endroit où elle pourrait se trouver ? dit-elle pour changeant encore de sujet. - Non, ça, j’ai pas réussi à trouver… - C’était sûr. Les vieux ne sont pas assez bêtes pour laisser des documents aussi… confidentiels. - De toute façon, ils vont bientôt se rendre compte qu’on est partis. - On va encore avoir des Soldats au cul ! - J’aime ta façon de dire les choses ! Ne pourrais-tu pas parler de façon moins familière… - On s’en fout ! dit-elle commençant à courir sur le chemin qui s’ouvrait à eux. Viens ! Kira se mit à rire, et la rejoignit. Ils marchèrent ainsi sur des routes plutôt désertes et ne croisèrent personne. Ils finirent par se demander si les Terres du Nord étaient vraiment habitées.
La nuit commença à tomber, lorsque enfin, ils virent la première maison de leur voyage. Elle se situait en plein bois, dans lequel ils marchaient depuis au moins deux heures. Elle était faite de pierre mal taillées, difformes et le toit était en pleine reconstruction. Adrielle regarda l’immense jardin de fleurs autour de la maison et en conclu qu’elle était forcément habitée par une femme. Près de la porte d’entrée se trouvait un banc où était assis un petit garçon, au cheveux châtain et aux yeux marron. Il se balançait sur les côtés et semblait être perdu dans ses pensées. Adrielle s’approcha de lui, et lorsqu’il leva les yeux vers elle, elle lui demanda où était sa mère. Il ne répondit pas. Elle lui reposa la même question mais il ne répondit toujours pas. Une femme approcha et se mit à hurler quand elle s’aperçut qu’Adrielle parlait à l’enfant. Elle le prit dans ses bras et hurla : - Ne le touchez pas ! Ne lui parlez pas sinon il va refaire une crise comme la dernière fois ! - Pardon ? s’étonna Adrielle tandis qu’elle jetait un coup d’œil à Kira qui ne comprenait pas plus qu‘elle. -Cet enfant est bizarre, dit-elle. Il est comme mort mais si un étranger a un quelque contact avec lui, il se met à hurler et s’arracher la peau ! -Ah ! c’est horrible, dit Adrielle en faisait une grimace de douleur. L’enfant sauta des bras de la jeune femme et se dirigea vers Kira. - LA GUERRES DES IMOORTELS, dit-il d’une voix rauque. -Hein ? S’étonnèrent-ils tous ensemble. - C’est impossible, dit la jeune femme. Il ne sait pas parler, comment a-t-il pu dire une chose pareille… - Ca veut dire quoi ? - C’est son père adoptif qui lui raconte toujours ça. C’est une histoire ancienne mais je ne la connaît pas. - Oui mais ça veut dire quoi « la guerresse desse imoooortelesses ? - Je sais pas trop… sûrement « la guerre des Immortels »… - Quelle drôle d’histoire, dit Kira en fixant Adrielle qui se mit à sourire. - Mon dieu ! Quelle mauvaise hôte que je fais ! La nuit va tomber et je suppose que vous n’avez nul part où dormir ! dit-elle sans qu’ils ne répondent. Venez, entrez ! je préparais le dîner. - Ce n’est pas de refus, j’ai très faim, dit Adrielle. - Et surtout, peut-être que se garçon va nous aider, avec son histoire, n’est-ce pas Adrielle ? C’est bien cela que tu as en tête ? murmura-t-il à l’oreille de la jeune fille. La jeune femme entra, suivit du petit garçon et enfin, notre couple de héros. Pendant le temps que sa soupe chauffait, la jeune femme coiffa ses long cheveux bleus et les fixait en leur adressant quelques sourires. Ses yeux violets semblait briller de bonheur en voyant l’enfant complètement changé avec Kira. - Je ne savait pas que tu aimait tant les enfants ! dit Adrielle en l’observant dessiner avec le petit garçon. - C’est lui qui me colle, j’y peut rien ! répondit-il. - En tout cas, il a été plus facile que prévu de trouver Celes, dit Adrielle en fixant triomphante, la jeune femme innocente.
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5.
la soirée
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Kiriyeh, ajouté le 08/12/03 09:22)
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| Adrielle fixait tous les mouvements de la jeune fille, tandis que celle-ci finissait de mettre la table. Elle avait prévu cinq personnes alors qu’ils n’étaient que quatre et Adrielle commença à se poser des questions. La jeune fille resta debout sans bouger quelques secondes, semblant réfléchir, puis se mit sur une chaise et les invita à en faire de même. - Je vais vous servir, il ne devrait plus tarder ! dit-elle, en mettant la soupe sur la table. Nous ne sommes pas très riches et nous n’avons que de la soupe de quelques légumes et du pain à vous proposer. Ces derniers temps, la chasse à été mauvaise… Je n’ai pas réussi à attraper un seul gibier depuis quelques jours. - Ce n’est pas grave, dit Kira en jetant un coup d’œil à Adrielle qui faisait une grimace en voyant la soupe sur la table. Vous chasser vous-même ? Vous n’avez pas de mari pour le faire ? - Je… Je suis orpheline et c’est le maître de ces lieux qui m’a recueillie. J’ai jugé bon de rester avec lui pour aider cet enfant dans la vie… - Cet enfant n’a aucun avenir, dit froidement Adrielle. Il mourra bientôt et votre aide n’y changera rien ! » Un long silence régna. La jeune fille retenait ses larmes pour ne pas montrer qu’Adrielle avait raison. Elle voulait croire que cet enfant pouvait, un jour, se réveiller et vivre comme tous les autres enfants de son âge. Adrielle ne disait plus rien, pour elle, ses paroles étaient claires et Kira ne pouvait dire un seul mot, gêné de la froideur de son amie. Tout à coup, la porte d’entrée s’ouvrit. Un vieillard entra, accrocha sa cape sur le loquet de la porte, et s’étonna de voir des invités. Il les salua convenablement, et dit gentiment à l’enfant de se mettre à table. - Tu n’as pas encore réussit à attraper de la viande ? dit-il en se servant de la soupe. - Non, maître, dit-elle. Je suis vraiment désolée ! Certains pièges ont même été détruits. - Ce n’est pas grave ! Nous avons toujours quelques chose à nous mettre sous la dent. Alors voyageurs, dit-il en se tournant vers Adrielle et Kira, quel bon vent vous amènent en ses contrées glaciales ? - Nous recherchons une « jeune » femme, dit Adrielle. On nous a dit qu’elle s’y trouvait… - Quel est son nom ? Peut-être l’ais-je déjà vue ! dit la jeune fille. - Celes, dit Kira comprenant la stratégie d’Adrielle. Le vieil homme faillit s’étrangler avec le morceau de pain qu’il venait de mettre dans sa bouche. - Il n’y a pas de Celes dans les parages ! dit-il en essayant de mentir. - Très bien, dit Adrielle feignant de croire au mensonge. Nous partirons demain dès l’aube… - Nous ne sommes pas vraiment équipés pour recevoir autant d’invités d’un seul coup. Je crains que vous ne deviez dormir dans le même lit ce soir, dit le vieil homme. Nehemira, va préparer le lit ! Adrielle et Kira acquiescèrent tandis que celle-ci pensait «Ne t’inquiète pas, vieux schnock, ton lit, on va pas le défaire ! »
Le dîner fini, Nehemira débarrassa la table, mit l’enfant au lit, tandis que le vieil ermite lui racontait sa journée. Elle alla dans une pièce qu’ils avaient aménagée à l’écart du reste de la maison pour accorder une certaine intimité au voyageur. Adrielle s’en réjouit, car ainsi, pensa-t-elle, elle pouvait facilement préparer discrètement un plan avec Kira pour l’enlèvement. Nehemira, prit les quelques draps aussi blancs et propres qu’elle pu trouver et leur prépara leur lit, mais Adrielle lui dit d’aller plutôt se coucher, qu’elle s’occuperait elle-même du lit. Nehemira finit par partir voyant Adrielle lui prendre des mains les draps qu’elle installa vite-fait sur le lit. Kira s’allongea sur le lit et s’écria : - Quel endroit pourri ! Non mais regarde comment ils vivent ! - En effet ! Ils sont encore au stade de « Moyen-Âge », dit-elle en éclatant de rire. Nous avons passer cette époque, il y a si longtemps ! - L’a-t-on connu cette époque dans notre monde ? dit-il en riant de plus belle. - Nous aurions du prévoir un flingue ! Vu leur avancée technologique, ils auraient pris cela pour une baguette magique ! Ils s’arrêtèrent de rire en entendant la porte s’ouvrir. Nehemira apparut en leur apportant des bougies en leur conseillant de les garder toujours allumées puis elle fondit en larme sur les genoux d’Adrielle qui s’était assise sur le lit. - Je vous en prie ! Sauvez-moi ! Cet enfant me pourri la vie ! Plus je le garde en vie, plus je pleure de sa mort future ! Il ne fait pas que s’arracher la peau, il semble avoir aussi une hémorragie interne ! Il ne cesse de saigner et je ne veux pas que le vieil Elzéar le sache. Il semble beaucoup l’aimer ! je veux partir d’ici ! Me marier, avoir un enfant et avoir une vie normale ! Elzéar comprendra, je pense ! - Calme-toi ! dit Adrielle. Dis-le au vieux ! - Pourrais-je partir avec vous ? dit-elle en leur lançant des yeux suppliants. - Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble ! Tu viendra chez nous, si tu le veux… - Tu ne peux pas faire cela, murmura Kira dans l’oreille de son amie. Et ton plan, alors ? - Ne t’inquiète pas Kira, lui répondit-elle dans l’oreille. Je sais ce que je fais ! - Je te fais confiance, dit-il à voix haute et se coucha sur le ventre. - Va dormir et fais une lettre d’adieu au vieux schnock. Nous partirons très tôt. Avant l’aube ! - D’accord, dit-elle séchant ses larmes et sortant. - Je ne comprends pas très bien ton plan ! dit Kira - Elle connaîtra le chemin à prendre pour revenir ici. Le vieux et le gosse sont très intéressants. Ils ont l’air d’en savoir long sur notre peuple. Il va falloir garder un œil sur eux. - Le vieux sait que c’est Celes. Je crois que cela peut compliqué les choses ! - Non ! tout marche comme prévu… c’est un avantage ! bon, bonne nuit, dit-elle pour conclure la discussion puis se coucha et s’endormit.
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6.
la fuite de Nehemira
(par
Kiriyeh, ajouté le 05/01/04 08:57)
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| La nuit était déjà bien avancée lorsque Kira se leva pour aller à regarder à la fenêtre. Il avait assez dormi. Il faisait froid, l’hiver approchait mais il ne s’en inquiéta pas. Le vent soufflait, faisant voler ses cheveux et frissonner Adrielle dans le lit. Il la regarda longtemps, endormie, et la vit frissonner de nouveau. Il s’approcha d’elle et remit toutes les couvertures sur elle, ne se laissant aucun millimètre pour lui et pour passer le reste de la nuit dans se lit. Il passa quelques temps à la regarder ainsi, près d’elle. Il sourit en pensant que le jour, cette femme était froide et avait un fort tempérament, et que la nuit, elle dormait, paisible. C’était la première nuit qu’il passait dans la même chambre, dans le même lit qu’elle, et se sentait heureux. Tout à coup, un bruit dans la maison le sortit de ses songes. Il sortit de la chambre et vit la jeune Nehemira écrire avec une plume d’oiseau sur la table où ils avaient mangé le soir. Il s’approcha et s’assit sur la chaise à côté d’elle se qui la fit sursauter. - Vous êtes déjà levé ? Il est beaucoup trop tôt ! dit-elle inquiète. - Ne t‘inquiète pas pour moi, je suis habitué à passer des nuits courtes… lui répondit-il. Que fais tu si tôt le matin ? - Comme me l’a demandé votre amie, j’écris une lettre d’adieu à maître Elzéar…dit-elle très vite après quelques secondes d’hésitation. - Tu ne devrais pas obéir à Adrielle aussi facilement… Elle te marcheras sur les pieds, si tu continues… Elle se moquait de toi et de tes liens avec cet enfant et cet ermite… - Pourquoi ? je ne comprends pas…murmura t-elle pour ne pas réveiller les autres, et voulant plus d’informations. - C’est une trop longue histoire, elle te la racontera mieux que moi… enfin j’espère pour toi, car elle vraiment très sadique…murmura t-il en la suivant dans sa démarche. - Que lui ais-je fais ? C’est absurde, je ne l’ai jamais rencontrée. Kira ne répondit rien lorsqu’il entendit la porte de sa chambre s’ouvrir. Adrielle apparut en furie et se rua sur lui. - Imbééécile !!! N’as-tu pas comprit où je voulais en venir !!! hurla-t-elle. - Quoi ? Qu’est-ce que t’as encore à être en rogne ? demanda-t-il. - Viens dehors !!! dit-elle en le tirant vers la porte. Adrielle ouvrit violemment la porte, le poussa de toutes ses forces dehors et referma la porte en jetant un regard noir à Nehemira. Il la regarda faire et croisa les bras en attendant de savoir ce qu’elle lui reprochait. Elle le fixa longtemps en cherchant des mots qui feraient mal pour qu’il comprenne son erreur et ouvrit la bouche. Elle s’apprêtait à hurler mais elle se dit soudain que cela était idiot de crier puisqu’elle avait fermé la porte pour que Nehemira n’entende pas. Si elle hurlait, Nehemira comprendrait alors ce qu’ils tentaient de cacher pour la ramener à Arengard. Elle soupira puis s’approcha lentement de lui, qui ferma les yeux pour supporter ses hurlements. - Dis-moi pourquoi tu lui racontais tout cela ? demanda-t-elle calmement. - Euh…s’étonna-t-il en ouvrant les yeux. Ça va… t’inquiète pas, elle comprend rien… mais comment t’as entendu se qu’on disait ? - Tu devrais carrément lui que je veux la tuer, je suis sûre qu’après, elle va nous suivre les yeux fermés ! dit-elle en commençant à monter le ton et ignorant la question. - Ça va, t’énerve pas. Comme je suis là et que je lui ai dit ça, elle aura pas peur. Elle me collera et me suivra partout ! Ce sera plus simple pour la manipuler, je pense… - De quoi tu parles ? Tu prends les femmes pour des connes ou quoi ? C’est clair à comprendre, maintenant, elle me prend pour une psychopathe ou je ne sais pas quoi, elle ne viendra jamais avec toi ! - De toute façon je ne vous aurais pas suivi, dit Nehemira en s’immisçant dans la conversation. J’avais réfléchi, cette nuit et j’avais trouvé que m’aviez acceptée un peu vite. Sur le coup, j’ai cru que vous me prendriez comme esclave ou je ne sais pas trop quoi, et je me suis levée tôt pour partir avant vous. Mais là, je viens de comprendre que cela cache quelque chose de plus profond. Je ne vous suivrai pas car vous êtes des fous !! des FOUS !!! Lorsqu’elle eut fini, Nehemira s’enfuit dans la forêt. Adrielle et Kira se mirent donc à la poursuivre mais comme ils ne connaissaient pas du tout les bois, ils la perdirent de vue et ne la retrouvèrent pas. Ils passèrent en vain la journée a cherché dans les environs. Ils finirent par rentrer chez l’ermite pour récupérer leurs affaires. Le vieil Elzéar les attendait sur le banc en regardant l’enfant arracher toutes les fleurs que Nehemira avait plantées. Adrielle entra dans la maison et passant un rapide bonjour au l’ermite. - Elle est partie pour de bon, n’est-ce pas ? demanda l’ermite à Kira qui était resté dehors. - Oui… - Le plan de la demoiselle ne se déroule pas comme prévu, on dirait ! dit-il. - Vous sembler en savoir long sur cette histoire ! Qui êtes-vous ? demanda Kira en sortant son sabre court, prêt à attaquer. - Alors vous m’avez oublié ? Après seulement 17 ans ! dit Elzéar. Je ne suis pas votre ennemi mais vous feriez mieux de partir immédiatement avant que cette histoire ne s’ébruite à cause de Celes. Occupez-vous de la gamine, moi je me charge du reste. Il faut d’abord détruire les traces de notre présence ici…
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7.
le beau gosse sort ses griffes
(par
Kiriyeh, ajouté le 05/01/04 08:58)
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| Après le départ d’Adrielle et Kira, Elzéar aida le garçon à enlever toutes les fleurs, qu’ils mirent en tas à l’intérieur de la maison. Il demanda à l’enfant de prendre toutes les affaires auxquelles il tenait, ce qu’il fit : il prit alors la lettre de Celes et le dessin qu’avait fait Kira lorsqu’ils jouaient ensemble. Il s’assit sur le banc en regardant le dessin avec un visage impassible. Elzéar mit le feu à la maison et ils partirent, s’enfonçant dans le bois, dans la direction inverse d’Adrielle et Kira.
Kira avançait plus vite qu’Adrielle pour trouver la sortie de la forêt. Celle-ci traînait derrière, regardant les bois, pour trouver une piste de la direction de Celes, mais elle n’y croyait pas. En effet les bois étaient vastes, il aurait été difficile de trouver quoi que ce soit. Après environ deux heures de marche, Kira trouva enfin la sortie. Il attendit la jeune fille rêveuse. Elle marchait lentement, comme si elle repensait à des choses tristes de son passé. Ses yeux étaient vides et elle finit par trébucher dans une racine et tomber dans les bras de Kira. - Oh, c’est pas vrai ! C’est quoi ce pays de fou? Ca caille et y’a des ronces partout ! Maintenant mes fringues sont sales et déchirés ! hurla-t-elle en se relevant. - Ca va, t’inquiète pas ! Moi c’est pareil ! dit-il en montrant ses vêtements bien plus déchirés que ceux d’Adrielle. - Hé mais attends ! C’est toi qui m’a frayé un chemin dans toutes ses ronces où il était là avant ? - Non, c’est moi qui l’ai fait. Je sais que tu détestes les miteux alors je me suis dit qu’en passant devant toi, je pourrais aplatir un peu les plantes sur ton passage… - T’es bête ! dit-elle en riant. Je suis pas une reine ! T’es pas mon chevalier servant ! - Pour moi, tu l’es ! Et mon seul plaisir est de te voir heureuse ! dit-il très bas. - Hein ? demanda-t-elle n’ayant pas entendu. - Rien ! Dépêchons-nous ! dit-il en continuant son chemin. Après des heures de marche, ils trouvèrent enfin un village. Ils se dépêchèrent de trouver une auberge pour pouvoir manger car la nuit approchait et ils n’avaient pas mangé de la journée. Lorsqu’ils l’eurent trouvée, ils s’assirent au fond la salle et commandèrent à manger pour 6 et à boire pour 8. ils mangèrent comme des goinfres, ils avaient beaucoup trop faim pour les bonnes manières. Beaucoup de femmes ne pouvaient s’empêcher de regarder Kira et de lui faire une multitude de compliments, ce qui énervait leurs maris. Des hommes approchèrent et dévisagèrent Kira qui venait d’avoir fini de manger. Ils étaient quatre, plutôt musclés et semblaient accorder de l’importance à leur apparence mais en réalité, ils étaient monstrueux et ressemblaient à des travestis. Ils sortirent leur armes, c’est à dire une épée, une hache, un fléau et un fouet, qu’ils pointèrent vers Kira. Le premier à parler semblait être le chef : - Hé, p’tit con ! Nous on aime pas les beaux gosses. On va arrangé ta sale gueule de bellâtre ! - On peut savoir ce que vous nous voulez ? demanda calmement Adrielle. - Toi, beauté, tu attends gentiment. On s’occuper de ton copain et après on ira s’amuser, dit celui qui portait l’épée, qu’il fit glisser sur la joue d’Adrielle, prenant soin de ne pas la blesser. - Je ne te permets pas de…dit Adrielle. - … de parler ainsi à ma femme ! continua Kira. - Quoi ? s’écrièrent les quatre hommes et Adrielle. Les autres personnes de la salle ne bougeaient plus, excitées à l’idée qu’il allait y avoir une bagarre. - Vous voulez me refaire le portrait ? C’est à vos risques et périls ! Je m’en occupe, Adrielle. Celui qui portait la hache attaqua en premier mais Kira l’esquiva d’une grande facilité. Avec l’élan la hache se planta dans la table où Adrielle continuait à manger comme si de rien n’était. Kira en profita pour lui donner un coup de pied dans les reins et Adrielle pour lui écraser la tête sur la table. Le deuxième fut celui qui portait l’épée. Il était adroit et rapide mais ne parvenait pas à toucher Kira qui se moquait de lui en se dandinant et sautant partout dans la salle. Il arrêtait aussi les coups qui auraient pu être dangereux pour les autres clients de l’auberge à l’aide son sabre court. Les bagarres étant courantes, personne n’avait fui. Ayant gagner beaucoup de temps à se moquer de ses adversaires, Kira prit une rose d’un bouquet sur une table et l’offrit à Adrielle. Celle-ci était maintenant décidée à se battre : elle avait fini de manger. L’homme au fouet lui tournait le dos, se focalisant sur Kira. Elle lui vola donc son arme et se mit à le fouetter au visage en disant « Moi, beauté, je n’aime que les beaux gosses ! Tu es bien trop laid pour avoir une chance avec moi ! ». Kira continua dans son rôle de mari et dit à Adrielle « Ah ma chérie ! Tu es si belle à fouetter ce pauvre con ! C’est bien pour ça que je t’ai épousé ! ». Celle-ci se mit à rire. Un rire sardonique ce qui fit frissonner toute l’auberge. Elle s’arrêta de fouetter l’homme lorsqu’elle s’aperçut que le sang de l’homme s’éparpillait dans la salle. Elle s’excusa ironiquement de lui avoir fait mal, lui écrasa la tête par terre et se mit à rire de plus belle. Pendant ce temps, Kira s’arrêta de fuir et attaqua l’épéiste. Avec des mouvements rapides, il l’attaquait mais celui-ci parait les coups au dernier moment car ils étaient trop rapides. Kira fit voler l’épée en l’air et se glissa dans le dos de l’homme, qui cherchait à récupérer son arme. Il l’égorgea mais ne pu empêcher l’homme au fléau de le frapper à la cuisse. De douleur, Kira ne bougea pas et évita de justesse le deuxième coup au visage. Il fut tout de même griffé à la joue. Adrielle voyant son ami en mauvaise posture couru vers lui, lança le fouet pour attraper le fléau et arrêta de justesse le troisième coup. Kira prit son sabre court à deux mains et, de rage, découpa l’homme en deux, au niveau de la taille. Après quelques secondes de silence, l’aubergiste demanda à l’une des serveuses d’aller chercher un médecin pour Kira et pour l’homme qui n’était pas mort mais évanouit sur la table. Adrielle monta Kira avec l’aide de l’aubergiste dans une des chambres libres et l’installa sur le lit. Lorsque l’aubergiste fut partit pour accueillir le médecin, Adrielle se jeta sur Kira en disant. - Je vais te ramener à Arengard. Tu recevras de meilleurs soins que dans ce trou. Accroche-toi à moi ! dit Adrielle inquiète. - Non ! Ne t’inquiète pas, la blessure est légère et puis maintenant que nous sommes sur les traces de Celes, on ne peut pas repartir maintenant ! - Mais, idiot ! Si tu restes ici, tu vas chopper je ne sais quelle maladie ! - Ca va !!! Si c’était toi qui avait été touchée, j’aurais tout fait pour te ramener car tu n’es pas aussi résistante que moi ! Mais moi, ça va ! Ce n’est pas une blessure aussi légère qui aura raison de moi ! - Mais… - Demain, dès l’aube on repart. Va te coucher. - Comme…comme tu veux. Je serais dans la chambre d’à côté. Si tu as besoin de quoi que se soit, dis le moi. La porte, là, relis nos deux chambres. N’hésite pas à venir ! dit-elle en montrant la porte près du lit. Kira ne répondit pas. Il n’aimait pas dépendre d’un autre mais il se dit que peut-être il guérirait plus vite, ainsi. - Au fait, merci de m’avoir défendue, mon amour ! dit-elle en souriant. - Mais, ce n’est rien ma chérie, lui répondit-il. Ils se mirent à rire quand soudain, la porte s’ouvrit et le médecin et l’aubergiste apparurent. Le médecin plaisantait en disant qu’il était heureux d’avoir trouver une maison de l’auberge, car ainsi, avec toutes les bagarre, il gagnait beaucoup d’argent des blessés. Kira venait de se rendre compte qu’ils n’avaient pas d’argent des Terres du Nord alors il fit semblant d’être évanouit. Adrielle avait comprit aussi alors elle s’éclipsa rapidement de la chambre pour rejoindre la sienne et dormir.
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8.
nouvelle mission
(par
Kiriyeh, ajouté le 05/01/04 08:59)
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| Le lendemain matin, Adrielle se réveilla en sursaut en sentant une main sur son visage. Elle fut soulagée lorsqu’elle vit que c’était Kira qui lui enlevait simplement une mèche de cheveux sur son visage. - Tu es déjà levé ? Et…et la blessure ? demanda-t-elle. - Elle ne me fait presque plus souffrir grâce… répondit-il. - Et ça fait longtemps que tu es levé ? Tu aurais pu me réveiller ! - Ça fait à peine un quart d’heure ! Par contre c’est raté pour partir dès l’aube ! Il va être 10 heures. - Il faut aussi que l’on trouve des vêt…. C’est quoi de tes fringues ? s’étonna-t-elle en voyant Kira habillé comme un chevalier des Terres du Nord. - Les vieux d’Arengard savent qu’on est là… et en fait leur principale priorité et de retrouver Celes pour qu’elle leur indique où se trouvent le corps du créateur des Terres du Milieu. - Tu veux dire donc, qu’ils nous charge de retrouver Celes ? - Oui, et de la torturer aussi si elle ne veux pas parler… - Mais Celes est Nehemira et Nehemira ne connaît rien ! - On doit la retrouver pour la réveiller et pour cela on doit se rendre aux Terres du Milieu où les grandes personnalités de ce monde vont se réunir… - Où ? - A Fondcombe ; je crois… - Oui, c’est cela, leur dit une voie féminine. Cela fait plaisir de te revoir, Adrielle ! - Awen ! s’écria-t-elle en voyant une femme arriver. Elle portait une tunique beige et un pantalon vert. Ses cheveux châtains foncé étaient coupés au carré et laissaient apparaître de très longues oreilles pointues, et ses yeux étaient turquoise. Adrielle se jeta dans ses bras, heureuse de la (le) revoir. - Va t’habiller ! je t’ai apporté une robe et un cheval. Tu passera pour une grande personnalité, et si tu arranges bien tes cheveux tu passera pour une Noldo. Nous serons tes gardes du corps et moi j’ai le don de guérison au cas où nous serons attaqués. - J’espère que j’ai une belle robe ! Sinon, le subterfuge ne prendra pas ! dit-elle en prenant le paquet qu’avait apporté Awen. Bon maintenant, vous pouvez me laisser ? Kira sortit de la chambre. - Et toi aussi, Awen ! t’es un homme ! - Oh, méchante ! J’ai le cœur d’une femme… - Mais aussi des yeux d’homme ! je veux pas que tu te rinces l’œil, OK ! Awen sortit de la pièce en soupirant. Adrielle mit donc la magnifique robe blanche d’Awen, brodée d’argent. Elle eut quelque mal à mettre le obi bleu serti de pierres précieuses mais il y avait aussi un diadème d’argent et de mêmes pierres qui retombait sur ses longs cheveux noirs, un collier, des bracelets et des chaussures très fines pour mettre en valeur la forme de ses pieds. Lorsqu’elle eut fini de s’habiller, elle entra dans la chambre de Kira pour leur montrer le résultat. Awen était satisfait et lui fit beaucoup de compliments sur sa beauté ; Kira ne disait rien. Adrielle parut vexée qu’il ne bouge pas ; même pas un simple sourire. Celui-ci s’aperçut de sa bêtise lorsque Awen lui frappa le pied pour le faire sortir de ses songes. Il s’approcha d’elle, se mit à genoux et lui baisa la main en lui demandant pardon. Elle se mit à rire et se pencha vers lui, l’embrassa sur le front en guise de pardon. Awen lui demanda de s’asseoir sur le lit de Kira pour qu’il la maquille et qu’il la coiffe ; ainsi, elle aurait vraiment l’air d’une princesse. Kira attendit patiemment, les regardant faire. Il était stupéfait du résultat : Adrielle était très belle mais là, à ses yeux, elle était bien plus belle qu’une déesse. Lorsqu’ils eurent finit, ils descendirent lentement les escaliers laissant leurs vieilles affaires dans les chambres. Awen était devant, ouvrant le passage avec sa lance, arrivaient ensuite Adrielle avec deux magnifiques éventails blancs, que tout le monde regardait et surtout ceux qui l’avait vu se battre la veille et qui n’en croyaient pas leur yeux, et enfin Kira, qui semblait aussi majestueux qu’un capitaine, gardant toujours sa main sur le pommeau de son katana, offert par Awen. Adrielle se dirigea vers l’aubergiste et lui commanda à boire. Celui-ci s’excusa de la bagarre de la veille et que s’il avait su, rien de tout cela ne se serait passé ; puis il partit par une porte derrière le comptoir. Il revint presque aussitôt avec une magnifique bouteille, entourée de lianes d’argent et d’or. Il l’offrit à Adrielle en disant que c’était de l’Eau des Dieux. Cette bouteille ne se vidait jamais, et elle contenait la boisson que son propriétaire désirait boire. Adrielle le remercia et le trio partit. Les hommes aidèrent rapidement Adrielle à monter sur un cheval noir. Elle reconnu immédiatement son cheval Nidhogg et fut très heureuse de le revoir mais ne fit rien apparaître. Ils partirent immédiatement et aussi vite que le permettaient leur chevaux. L’aubergiste, qui les avait regardé partir comme tout le village, rentra pour s’occuper des nouvelles commandes arrivées. Il s’arrêta net en voyant Nehemira devant lui. - voilà, j’ai fait ce que vous vouliez, maintenant partez ! dit-il - merci beaucoup et comme promis voilà votre or ! dit-elle en lui tendant des pièces d’or. Maintenant ils sont devant moi, et ils même trouvé des chevaux ! se dit-elle à voix haute à elle-même. C’est bien, ils vont prendre beaucoup d’avance et je ne les reverrai pas. Je savais bien qu’ils étaient fous à les voir se battre ! Me voilà enfin tranquille…
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9.
le seigneur de Siyoroth
(par
Kiriyeh, ajouté le 05/01/04 09:01)
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| Ils chevauchèrent quelques jours, lorsque enfin, ils arrivèrent au port de Maln Suth. C’était un grand port où arrivaient la plupart des marchandises des Terres du milieu car c’était le plus proche mais aussi une grande ville. Aucun bateau pourtant ne partait avant le surlendemain alors ils décidèrent de se reposer un peu , et aussi, de récupérer de leur long voyage. Ils avaient très peu dormi pour arriver à prendre le premier bateau mais aussi, ils n’avaient plus l’habitude de voyager longtemps à cheval car ce temps était révolu à Arengard. Ils commencèrent à chercher une auberge digne du nouveau statut d’Adrielle lorsqu’un cavalier s’arrêta devant celle-ci. Il la dévisagea de haut en bas mais Kira allait intervenir quand, utilisant un ton arrogant, elle s’écria : - Que me voulez-vous ? - Je ne voulais pas vous importuner, madame, mais je me demandais pourquoi une femme de votre rang était dans les quartiers chauds de la ville alors que la nuit va tomber… répondit l’homme. Adrielle se risqua à le fixer, espérant ne pas se faire démasquer. Il semblait être un jeune seigneur, très beau avec des cheveux noirs, mi longs et des yeux noirs. Ses vêtements étaient très riches, brodé et d’une blancheur presque aveuglante. Kira soupira en se rendant compte qu’ils s‘étaient totalement perdu et Awen se retint de rire. - Je cherche mon chemin…dit-elle en cherchant une excuse qui pourtant était vraie. Je cherche un endroit où dormir. - Que fait une si jolie femme à une heure tardive dans ce port ? - C’est évident, rétorqua-t-elle toujours aussi arrogante. Je suis perdue dans cette ville. Je dois prendre le premier bateau pour les Terres du Milieu. - C’est drôle, moi aussi. J’ai été invité par le seigneur de ces terres mais je m’ennuie fortement. Je pense qu’il ne refuserait pas d’héberger une femme comme vous… - Cela me m’arrangerait bien. Je ne connais pas cette ville et mes gardes non plus. - Si vous voulez bien me suivre…, dit-il en retournant son cheval pour la guider. Puis-je vous demander votre nom madame ?, il parlait toujours très calmement, toujours souriant malgré la froideur d’Adrielle. - Je suis… Adella, baronne de Doëndor, dit-elle plus doucement après avoir vite réfléchi à un nom. - Moi, seigneur de Siyoroth. Yuki. Je ne connais pas Doëndor. Puis-je vous demander où cela se situe ? dit-il en avançant. - Dans les Terres du Sud, dit-elle, tout en le suivant, pour qu’il ne trouve pas. C’est assez vaste mais peu connu. C’est facile pour passer incognito… - Je vois… dit-il. C’est pour cela que ne connaissait pas ! Je ne suis jamais allé dans les Terres du Sud. - C’est normal… dit-elle rassurée. - Arrivés au château je vous ferai passer pour une de mes connaissances. Le seigneur a du mal à accepter les inconnus. Il y a eut beaucoup de révoltes alors il reste assez méfiant. - Si cela peut m’aider à trouver un endroit où rester pendant le séjour… Ils sortirent de la ville, empruntèrent un chemin peu connu de la population, traversèrent un petit bois et arrivèrent au château par derrière. Un garde reconnu aussitôt le seigneur et le fit entrer en lui demandant si s’ennuyait toujours ainsi lorsqu’il venait. Celui-ci lui répondit en souriant que cela était favorable aux relations entre les deux domaines qu’il vienne aux invitation, même s’il détestait les fêtes de ce seigneur. Le garde sourit et se retourna vers Adrielle qu’il ne laissa pas passer sans qu’elle donne son nom. Yuki se retourna et dit au garde qu’il avait lui-même invité la baronne puisqu’il ne l’avait depuis longtemps. Le garde se poussa, laissant entrer les trois cavaliers. Adrielle admira le château, ses sculptures et ses gens qui, même s’ils semblaient pauvres, étaient tout de même bien habillés pour la fête. On vint cherché les chevaux et des chevaliers, courtois, aidèrent Adrielle à descendre. Ils repartirent aussitôt parce que le seigneur allait démarrer le dîner avec un discours de bienvenue aux nouveaux arrivants de l’après-midi. C’était un vieillard qui avait attaché ses cheveux en hauteur pour ne pas être dérangé pendant qu’il mangeait ; il portait des vêtements verts richement brodés. Il dévisagea Adrielle et Yuki lorsqu’il les vit mais commença son discours. Yuki chuchota à l’oreille de la jeune fille de ne pas trop écouter le vieux seigneur car il faisait des discours bien plus long que le dîner lui-même, ce qui la fit rire. Lorsqu’il eut fini, les convives s’installèrent à la table où les serviteurs durent ajouter une place de plus pour un seigneur mécontent d’avoir été oublié. Awen et Kira durent rester dehors, les gardes n’étant pas admis à cette table, ils devaient rester avec les autres, avec les serviteurs. Encore une fois, deux places furent ajoutées pour des gardes déjà à moitié ivres. Yuki ne cessait de poser des questions à sa nouvelle connaissance alors que celle-ci s’enfonçait dans les mensonges tout en espérant ne plus jamais le revoir. Elle décrivait les paysages d’Arengard et de son monde, à un temps suffisamment reculé pour correspondre à leur époque. - J’aimerais bien, un jour, pouvoir visiter vos contrées. Cela à l’air magnifique ! finit-il par dire complètement dans les nuages, rêvant d’un pays merveilleux qui porterait le nom de Doëndor. - J’ai bien peur que cela ne soit impossible ! Il est… difficile d’y entrer et nous avons beaucoup de problèmes… - Et si je vous épousait ? Pourrais-je voir ce pays merveilleux avec vous ? - Ah ! s’écria-t-elle étonnée et gênée. C’est impossible… mon cœur est… déjà pris ! - Quel dommage… je commençait à tombé amoureux de vous ! Votre beauté n’a rien à envier aux plus belles déesses et celui qui vous a, a bien de la chance. Vivre là-bas, avec vous… Je l’envie ! - Ne me faites pas rougir ! dit-elle se cachant le visage. - Je n’aurai que la chance de partager que quelques instants avec vous ! Puis-je vous demander où vous allez en Terres du Milieu ? - A Fondcombe… - Fondcombe ? Il me semble qu’il y a un conseil là-bas ! Encore une drôle d’histoire pour les Terres du Milieu ! - Je sais ! J’y participe ! - Vraiment ? Vous devez être alors une personne qui a beaucoup d’influence ! Moi je suis un bon guerrier mais j’ai très peu d’homme. La guerre contre notre voisin a fait beaucoup de dégâts… Quel genre de personne êtes-vous pour participer à un tel conseil ? - Je suis comme Gandalf ! - Les Istari ? s’écria-t-il alors que tout le monde se tut. - Mais non, je plaisante ! dit-elle explosant de rire. Vous ne m’avez tout de même pas crue ? - A un moment cela m’a fait peur. - Vous m’avez dit que vous étiez un bon guerrier. Pourrais-je vous voir vous battre ? J’aime ça ! A…avec mon meilleur garde ! dit-elle en lui faisant des yeux doux. Si vous êtes capable de me protéger, peut-être que je pourrais me marier avec vous… - Je dois me marier avec la fille de notre voisin pour arrêter la guerre. Je la déteste ! Hélas !, j’aurais tant aimé être avec vous ! Si cela peut vous faire plaisir, par contre, je veux bien me battre avec votre garde. Je voudrais bien voir quel genre de guerriers sont formés dans les Terres du Sud. On dit que chaque continent a développé des techniques différentes ! - Alors demain à la première heure ! Si vous êtes fort je pourrais vous…au conseil. - Me quoi ? - Vous viendrez avec moi au conseil ? j’ai confiance en vous ! vous me protégerez ? - Je viendrez ! Parce que c’est vous ! Et parce que je vous aime ! dit-il après mure réflexion. - Très bien. A demain ! dit-elle sortant de table. Le seigneur sortit de table également et se dirigea vers elle. Il avait attendu tout le dîner, le moment où elle sortirait de table pour savoir qui elle était. Il lui posa beaucoup de questions où elle répondit les mêmes mensonges. Voyant que c’était une connaissance de Yuki, le seigneur n’insista pas et voulu l’accompagner à l’une de ses plus belles chambre. Elle lui demanda d’abord la permission d’avertir Kira et Awen. Le seigneur acquiesça et l’attendit. Elle alla dehors où beaucoup de gardes et de serviteurs la regardaient passer car il ne fallait pas mélanger les torchons et les serviettes. Elle chercha ses amis dans la foule où elle eut beaucoup de mal car tout le monde ne cessait de bouger. Elle les trouva à la table principale où étaient les gardes les plus forts ou de personnes vraiment importantes. Elle se dirigea vers Kira où elle lui souffla dans l’oreille qu’il avait dorénavant un rival. Elle se mit à rire en voyant la tête du jeune homme, étonné de la voir là. Il lui demanda si elle se plaisait à l’intérieur du château et elle lui répondit que cela était une chance qu’il lui ait laisser la meilleure place. C’était tout naturel pour eux ! Elle les avertit qu’elle allait se coucher et que Kira avait un défi à la première heure ce qui le fit contester mais les autres chevaliers le dévisagèrent en lui disant qu’il avait la chance d’affronter Yuki de Siyoroth, l’un des meilleurs guerriers que les Terres du Nord aient porter, il ne devait alors pas la laisser s’échapper. Adrielle parut étonnée que tous les chevaliers fassent l’éloge d’un petit seigneur. Elle finit par entendre les chevaliers parler du passé que Yuki n’avait pas mentionné et elle apprit que son père était un général du seigneur de Maln Suth, qu’il avait réussi à conquérir des terres à l’ouest avec à peine 2000 hommes car il était un véritable stratège. Yuki avait participer à la bataille à l’âge de 7 ans et qu’il était vraiment doué, à tel point que son père lui donna les terres qu’ils avaient conquis et que c’était comme ça qu’il était devenu seigneur de Siyoroth. Il n’avait cesser de s’entraîner au combat, et il avait formé de véritables chevaliers qui périrent pour la plupart face à celui qui avait perdu la moitié de ses terre à cause de lui. Il avait perdu beaucoup de son peuple et que c’était à cause cela qu’il n’irait pas au conseil à Fondcombe. « Les nouvelles vont vites ! » pensa Kira à propos du conseil. Adrielle leur dit que Yuki irait au conseil grâce à elle tandis que Kira et Awen la dévisageaient. Les chevaliers s’arrêtèrent de parler en l’entendant dire cela, et beaucoup d’entre eux rirent en la voyant. Personne ne voulait croire qu’une femme si frêle participerait au conseil ce qui la fit entrer dans une rare furie. Elle attrapa un chevalier par le cou et le souleva pour qu’il ne puisse plus toucher terre et lui demanda s’il voulait davantage de preuve de sa puissance. Tout le monde se tut. Si une personne comme elle gouvernait, pensèrent les chevaliers, c’est que se devait être un drôle de pays. De plus il était humiliant de se faire battre par une femme alors plus personne n’ouvrit la bouche jusqu’à ce qu’elle parte. Une fois partie, les conversations se focalisèrent sur Kira, Awen et Adrielle, où personne ne connaissait son nom ni son rang. Ils continuèrent de parler de Yuki en disant que cette défaite l’avait profondément marqué et qu’il ne cessait de sourire pour cacher sa grande tristesse. Et patati et patata. Yuki était au centre des conversations. Tout à coup, il apparut. Il demanda aux premiers chevaliers qu’il trouva où se trouvaient les gardes d’Adella la baronne de Doëndor. Personne ne répondit sauf un. « Seigneur, si cette femme est sortie à l’instant du château alors nous pouvons vous dire où se situe ses gardes. Là-bas ! », dit le chevalier en lui montrant la table principale. Yuki sourit en voyant que ces gardes avaient enfin de l’importance et se mit à douter de sa victoire le lendemain. Il se dirigea vers cette table entendit la conversation : - Non mais tu as vu cette femme ? Elle a de la poigne. - C’est vrai, sa fierté en a prit un coup. Il est déjà très orgueilleux. - Une femme comme elle, je me la ferais bien ! - Ouais, c’est un bon coup ! - Je ne serais pas étonné que le bellâtre qu’elle est allée voir, soit son amant ! - Vous en êtes sur ? demanda Yuki en s’immisçant dans la conversation. Qu’est-il arrivé ? - Cette femme ne supporte pas qu’on la prenne pour une faible. Elle a agrippé un garde du vieux, elle l’a soulever comme s’il était une vulgaire plume. - Elle a fait cela ? Elle était si calme à table, je ne peux pas vous croire ! - Demandez aux autres, seigneur, on ne parle que de ça ! - J’en saurai davantage demain ! Je commence à comprendre pourquoi elle est va au conseil ! Si je pouvais la suivre davantage… Yuki n’alla donc pas voir Kira mais retourna au château où il alla dormir dans sa chambre. Il devait être en forme pour le défi du lendemain et pour pouvoir avoir une bonne place dans son cœur. Il ne s’endormit pas tout de suite, heureux d’avoir connu une femme comme Adella et ne put s’empêcher de penser à elle toute la nuit, même dans ses rêves…où il l’imaginait telle une déesse…agripper un pauvre chevalier pitoyable et lui donner une bonne raclée ! Kira et Awen se couchèrent très tard, profitant pleinement de la fête. Malgré les avertissements des chevaliers, Kira était confiant pour le tournois du lendemain, et ne s’en soucia guère.
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10.
le tournoi
(par
Kiriyeh, ajouté le 14/01/04 09:13)
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| Le lendemain matin, Adrielle se réveilla tôt pour aller voir Kira mais celui-ci avait déjà quitté sa chambre. En voyant beaucoup d’autres gardes dans la pièce, elle ne voulut pas s’attarder de peur que quelqu’un la voie. Elle ne réveilla donc pas Awen. Elle retourna dans sa chambre, se coiffa et changea de robe. Elle opta pour une robe bleue et mauve et mit un ruban dans ses cheveux. Il ne fallait pas attirer l’attention sur elle puisque la baronne de Doëndor n’existe pas. Elle sortit du château pour se rendre à la place en cheval. Elle se mit à chercher Kira dans une armurerie où il se trouvait évidemment. Lorsqu’il la vit, il lui demanda son avis sur une épée à deux mains. Elle, elle se fichait totalement d’une telle arme trop lourde pour elle mais fit semblant de lui dire qu’elle avait une bonne tête surtout avec un pommeau en forme de phénix. Elle la lui prit des mains, mais avait beaucoup de mal à la soulever. « J’abandonne ! » S’écria-t-elle. Voyant que tout les passants la regardait se ridiculiser avec cette épée, elle se dirigea vers des armes plus légères comme des dagues. Kira regarda une dernière fois l’épée et alla rejoindre son amie. Elle ne disait rien mais tout le monde sentant qu’elle était furieuse, prête à exploser. Il s’arrêta à côté d’elle et lui tendit une lance en lui disant qu’elle aurait plus de facilité à la manier : - Alors toi aussi, tu te moques de ma faiblesse ? Lui répondit-elle. - Prends-la ! Dit-il. Tu peux la manier, tu étais assez douée avec une lance à l’entraînement dans le temps. Tu te souviens ? - Je n’ai jamais pu vous égaler ! Toi, Awen, Celes… vous avez toujours été meilleurs que moi ! - Tu es la plus forte d’entre nous. Lui murmura t-il. Qui peut reproduire la magie d’autrui avec autant de puissance, que toi ? Il te suffirait de réussir à comprendre la technique de combat pour la reproduire. Tu as un grand sens d’analyse ! - J’en suis incapable ! Je ne suis qu’une vulgaire copieuse ! Hurla-t-elle en essayant de retenir les larmes qui montaient à ses yeux. - Arrête de dire ça ! Tu as toujours été meilleure que nous dans beaucoup de domaines tu n’as pas besoin de manier des armes ! Et puis, si c’est vraiment nécessaire, je serai la pour te protéger. - Tu as raison ! Je connais ta faiblesse, si tu me trahis, je te tuerai ! Bon, Yuki nous attend ! Dit-elle en sortant de l’armurerie et montant sur son cheval. - Qu’est-ce que j’aime sa façon de voir les choses ! Dit-il à lui-même. Elle me fait peur parfois ! Kira montant derrière elle, pour gagner du temps. Tout le monde les fixait sans rien dire ; il était peu commode de voir un chevalier pouvant toucher sa dame aussi facilement et cela intriguait tous les passants. Il se dépêchèrent d’arriver au château. Yuki, perdant patience de les attendre était monté sur son cheval pour aller à leur recherche. Les hommes descendirent de leur monture pour se rendre dans un endroit où ils auraient suffisamment de place. Puisque le seigneur de Maln Suth donnait un tournoi, ils trouvèrent intéressant d’y participer. Il fut difficile d’inscrire Kira car il n’était qu’un vulgaire garde ; il fallut donc prouver sa force. Ce fut aussi un bon moyen pour Yuki pour étudier son adversaire. Comme Kira ne portait pas d’armure, le seigneur lui prêta celle d’un des ses gardes, mort dans la nuit de maladie. Il se sentait très à l’étroit, car son propriétaire était beaucoup plus petit que lui, mais il ne dit rien, pour ne pas blesser Adrielle. Le tournoi commença. Yuki était doué et éliminait tous ses adversaires avec facilité. Son armure était légère, typique des gens de Siyoroth qui contenaient beaucoup de bons armuriers. Kira était, de son côté très désavantagé par son armure qui l’empêchait de se mouvoir correctement et qui restait bloquée aux niveau des jambières. Il évitait les coups de justesse, ce qui n’arrêtait pas d’inquiéter Adrielle qui pensait son ami meilleur guerrier. Kira finit par enlever complètement son armure et la jeter à terre. Personne ne voulait lui donner autre chose car il n’avait pas un rang assez élevé ; même les interventions d’Adrielle n’y changèrent rien. Celle-ci finit par regretter son attitude de la veille et se mordait la lèvre inférieure et la langue jusqu’au sang, qui coula dans son cou et entre ses seins. Yuki s’en aperçut. Dans l’arène il attendait prés d’elle en lui jetant quelques regards. Il allait lui parler mais elle essuya vite fait le sang pour que personne ne s’en aperçoive. Il fit donc semblant de n’avoir rien vu. Le tournoi continua. Kira n’ayant pas d’armure et se sentant plus léger, devint un adversaire redoutable et en quelques instants, il ne restait plus que lui et Yuki dans l’arène. Aucun adversaire ne fut tué, car tout le monde savait que ce serait bientôt la guerre puisqu’il y avait un conseil à Fondcombe. Les deux adversaires se fixèrent un long moment, puis Yuki enleva à son tour son armure pour ne pas désavantager Kira. Il chargèrent tous les deux. Le combat n’en finissait pas. Il était aussi bon l’un que l’autre, aussi bien en attaque qu’en défense. Kira ne voulait pas utiliser sa magie car il aurait inévitablement gagné mais aussi triché. Il fit plusieurs tours sur lui-même ce qui étonna Yuki ne sachant pas quand il attaquerait puis il leva son katana et visa l‘épaule gauche avec le côté non tranchant de la lame. Yuki, dérouté, ne put éviter son coup et s’écrasa à même le sol. Il essaya de se relever mais Kira l’attendait et lui donna un coup de pommeau dans le menton. Il se releva de nouveau et s’en prit un deuxième en pleine poitrine, ce qui le fit s’étouffer quelques secondes. Kira attendit quelques temps ne voulant pas le tuer mais simplement triompher. Yuki releva la tête vers lui et son sourire permanent s’effaça. Ses yeux ne lâchaient pas son adversaire qui ne bougeait pas. On commença à s’impatienter ; le combat traînait en longueur. Yuki chargea. Ses coups étaient plus lents mais beaucoup plus puissants. Kira n’essayait même pas de les arrêter de peur de briser la lame de son katana. Au bout quelques temps, Yuki se calma et commença à lui porter des coups moins puissants mais extrêmement rapides. Kira parait, attaquait mais ne parvenait pas à fatiguer son adversaire. De son côté Adrielle était toujours aussi inquiète. Le sang ne s’arrêtait pas de couler et un médecin s’en aperçut. Il voulut la soigner mais elle le dévisagea et lui disant de la laisser tranquille. Il insista et elle le gifla d’une force, qu’il tomba à terre. Elle lui hurla de la laisser tranquille et de déguerpire. La voix d’Adrielle déconcentra Kira quelques secondes et Yuki en profita pour porter un coup. Kira ne l’évita pas et fut transpercé. Il resta sans bouger, adressant un sourire pour Yuki triomphant. Adrielle hurla en le voyant s’effondrer et courut le rejoindre. Elle le prit dans ses bras pendant qu’il la regardait : - Tiens bon ! Kira ! lui dit-elle - J’avais oublié… à quel point c’était douloureux… - Ne parle pas ! Economise tes forces ! Lui dit-elle, puis elle releva la tête et dit aux autres. Appeler Awen ! Chercher-le !! - Je suis pas sûr… de tenir jusqu’à son arrivée ! - Ne dit pas ça ! Ne m’abandonne pas ! Tu viens à peine de me promettre de me protéger ! - Awen peut s’en … - Non ! Tu es mon seul véritable ami ! Tu es le seul à me comprendre, à être toujours là pour moi ! Tu rectifies toujours mes conneries et… si tu meurs, alors je t’accompagnerai dans l’au-delà ! - Je ne veux pas mourir ! Je veux…rester avec toi ! Dit-il en posant sa main dans celle d’Adrielle. - Oui ! Moi aussi, je veux rester avec toi ! Tu avais dit un jour, qu’on étant un duo quasiment invincible ! Tu ne peux pas me laisser toute seule ! - Adrielle…je… - Kiraaa ! , Hurla-t-elle alors qu’il avait perdu connaissance. Awen arriva en courant, s’agenouilla prés de son corps et dégagea une lumière aveuglante. Les yeux des Nordistes eurent beaucoup de mal à se remettre de cela et personne ne purent aider Awen et Yuki à transporter le corps de Kira dans une chambre. Avec beaucoup de mal, il le déposèrent dans une chambre de l’entrée du château la plus proche et interdire l’entrée à toute personne. - Il s’en remettra. Heureusement que j’étais dans les parages car il lui restait peu de temps ; dit Awen. - Tu lui as sauvé la vie. Comment pourrais-je te remercier ? Dit Adrielle. - Je suis ton amie, c’est normal… il sera debout pour le départ de demain. Il aura encore des douleurs mais il est hors de danger. Je n’ai pu que refermer sa blessure. Son corps s’en souviendra encore… - Tant qu’il vit, c’est l’important… - Dans une semaine, il n’aura plus aucune trace… - Tant mieux… je suis soulagée. - Je préfèrerais que tu ne recommences plus ce genre de défi ! Il a accepté parce que tu étais son amie… il a risqué sa vie pour toi! - Je suis désolée… j’aurais jamais pensé que Yuki soit aussi fort ! - Comment se fait-il qu’il ait perdu ? C’est l’un des grands assassins des Anciens qui se fait terrasser par un vulgaire humain ? C’est pathétique ! - Je crois qu’il n’a pas voulu utiliser son don pour gagner. Il a voulu être loyal comme Yuki l’a été en enlevant son armure ! - Je vois… Awen quitta la pièce en demandant à Adrielle de rester quelques temps près de Kira. La journée passa et Kira ne se réveillait toujours pas. Adrielle inquiète se pencha vers lui, le regardant en haut en bas. Elle voulait pleurer, pleurer de sa bêtise mais les larmes ne venaient pas. Elle posa sa tête sur son torse et pria pour qu’il se réveille et la taquine, comme il le faisait souvent. Elle s’endormit en fin d’après-midi, fatiguée d’attendre en vain. Awen lui apporta un repas qu’il posa dans la chambre, et repartit aussitôt pour ne pas la réveiller. En début de soirée, Kira ouvrit les yeux. Sa blessure le faisait terriblement souffrir alors il essayait de bouger un minimum. Il finit par sentir les longs cheveux d’Adrielle sur son corps, et, se redressant, il s’aperçut qu’elle dormait. Il la posa sur le lit pour qu’elle soit plus confortablement installée et commença à manger. Il finit rapidement le plateau et recoucha près d’elle, installant les couvertures pour qu’elle ne prenne pas froid. Il se fichait de sa blessure et le regarda longtemps jusqu’à ce qu’il se rendorme.
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11.
Celes is back
(par
Kiriyeh, ajouté le 22/01/04 10:49)
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| Nehemira voyageait depuis quelques jours à pieds lorsqu’elle trouva une vieille maison en ruine. Il se faisait tard alors elle décida de s’arrêter quelques temps chez eux car elle n’était pas sûre de retrouver une autre maison plus loin. Elle se dirigeait vers le royaume de Siyoroth où le seigneur, paraît-il, donnait asile aux plus démunis. En usant de ses charmes, pensait-elle, elle pourrait peut-être trouver une maison, un mari et vivre tranquillement. Et surtout ne plus entendre parler des fous qui la cherchaient. Tandis qu’elle entrait dans la maison, elle se remémorait la soirée chez le vieil Elzéar où elle trouvait bizarre que l’enfant les accepte si vite. Il ne parlait jamais et restait seul à dessiner des scènes horribles ou s’asseoir sur le banc et se balancer. Il ne lui avait jamais adressé la parole alors qu’elle s’était occuper de lui pendant près de 8 ans. Pourquoi avait-il parlé à Kira alors qu’il ne le connaissait pas ? Elle ne cessa pas de penser au couple et de les identifier sous tous les angles où elle les avait vus. Ils n’avaient rien de particulier à part leurs vêtements. Ils cherchaient une personne qu’Elzéar lui-même, ne voulait pas entendre parler. Qui était cette Celes ? Avait-elle un lien avec cette étrange personne ? Il lui paraissait étrange que le couple s’intéresse à une pauvre fille amnésique comme elle.
Dans la maison, elle ne trouva d’abord personne. Elle était sombre, peu équipée mais habitée. Elle passa dans la pièce voisine où elle trouva une petite fille assise près d’une femme allongée, qui semblait être sa mère. La femme était rousse, cheveux longs et portait une robe d’un vert très pâle. La petite fille est brune avec des reflets roux, cheveux long attachés en une natte et les yeux verts. Elle portait une robe beige et sale. - Bonjour. Dit-elle. Je suis entrée car il n’y avait personne. Pardonnez mon impolitesse. - Ma maman dort, dit la petite fille. Ca fait longtemps qu’elle dort… - Je ne voulais pas déranger ! Je voudrais juste, si vous pouvez, dormir cette nuit. Je partirai demain à l’aube. - Je vais préparer à manger. Elle se réveillera bientôt. Enfin, je pense… La petite fille se leva entra dans la pièce principale. Elle ne regardait pas l’étrangère et s’agitait toute seule. Un petit garçon entra dans la maison en trombe. Il portait des vêtements bleus pâles. Ses cheveux d’un beau châtain clair n’avaient pas été coupés depuis bien longtemps et ses yeux étaient du même vert que la fillette. Il vit la gamine, courut vers elle et lui chuchota à l’oreille. Ils coururent ensuite dehors, laissant Nehemira toute seule, assise à la table. Comme ils ne revenaient pas, Nehemira s’occupa du souper et s’aperçut que les rations étaient maigres. « Ils sont vraiment pauvres » se dit-elle. Plus elle cuisinait, plus il lui semblait sentir une odeur nauséabonde. Vraiment insupportable. Se bouchant le nez, elle chercha d’où pouvait provenir cette odeur et sortit dehors mais ne vit rien. Pas même les enfants. Toujours cherchant l’origine de ce supplice, elle entra dans la pièce où était la femme allongée. L’odeur était plus forte, plus elle approchait du corps. Prise d’une énorme répugnance elle prit le bras gauche de la femme, le souleva et les os craquèrent. Elle hurla, sortit de la maison, trébucha et tomba mais ne se releva pas. Son cœur battait la chamade. Elle était tellement essoufflée et horrifiée qu’elle ne trouvait plus la force de se relever et de crier. « Ils vivent avec un cadavre, ils vivent avec un cadavre ! » . Cette phrase résonna dans sa tête un très long moment. Elle se mise assise une fois plus ou moins calmée et regarda sa main. C’est froid. C’est froid, un cadavre. L’image de la femme totalement rigide, froide et la peau bleutée, ne parvenait pas à sortir de son esprit. Alertés par ses cris, les enfants surgirent de derrière la maison. Voyant que la jeune étrangère était totalement effrayée, ils s’approchèrent et demandèrent si leur mère s’était éveillée ! « Aaaah, hurla-t-elle telle une bête sauvage terrifiée. Elle est morte ! Elle est morte ! Elle est MORTE !!!! » Les enfants la regardèrent, incrédules. Elle est « morte » ? Ils se regardèrent, sans rien dire. La petite fille se mit à pleurer. - Maman ne nous a jamais dit se que c’était que la mort. La mort, c’est ça ? Nehemira ne dit rien. Ses enfants n’avaient jamais vu de cadavre ? Etaient-ils si retirés du monde pour n’avoir jamais vu de morts ? - Maman disait que papa allait partir. Mais pendant une nuit je l’ai vu creuser un trou et mettre papa dedans. Je croyais qu’ils jouaient. Quand je me suis levée le matin, papa était plus là. Quand je lui ai demandé où il était, elle a dit qu’il était parti très loin et qu’il ne reviendrait jamais. Elle a dit qu’il l’avait abandonnée ! Frappée par le récit de la petite fille, Nehemira s’était calmée. Elle venait de comprendre pourquoi les enfants vivaient avec ce cadavre. Finalement, ils n’avaient pas réaliser qu’ils étaient désormais orphelins. - Il faut quitter cette maison. Dit-elle. L’odeur de plusieurs jour ne partira pas. Il faut la brûler. - Mais on ira où, après ? - Je vais à Siyoroth. Je pourrai m’occuper de vous quelques temps. Quels sont vos noms ? - Lorenzo, dit la petite fille. - Leindel, dit le garçon. - Finissons de manger, dormons et demain, à la première heure commencera pour vous une nouvelle vie. Allez vous occuper du souper je m’occupe de votre mère. Mais avant, allons sur sa dépouille et prions pour qu’elle trouve le chemin de l’au-delà. Tous trois se dirigèrent vers le cadavre, se mirent à genoux, baissèrent la tête et restèrent silencieux. Chacun priait pour des choses différentes mais tout le monde voulait que cette femme veille pour toujours sur ses enfants. Quand ils eurent fini, Nehemira mit un bout de tissu sur son visage et porta le corps derrière la maison. Elle trouva une simple pierre faisait office de tombe pour le mari et creusa un trou à sa droite. Cela lui prit un certain temps et les enfants décidèrent de commencer de manger sans elle. Ils se couchèrent avant même qu’elle ait fini de creuser. Lorsqu’elle eut fini, elle mangea très peu et alla se coucher.
Le lendemain matin, ils se levèrent très tôt. Après avoir dit adieu à leur maison et à tout ce qui leur était cher, Nehemira mit le feu et ils partirent. « Cette maison ne doit pas servir à la racaille, il est préférable de la brûler ! » Pensa-t-elle. Ils voyagèrent encore des jours et des jours. Siyoroth était pratiquement tout a l’Ouest des Terres du Nord, et cela leur prit beaucoup de temps. Ils arrivèrent dans une grande ville qui s’appelait Arkans. Ayant prit tout l’argent que possédait la mère des enfants. Il entrèrent dans une auberge bon marché et demandèrent leur chemin. Ils n’étaient jamais venu ici, ni l’un ni l’autre, et ne connaissaient pas la route à suivre. L’aubergiste leur dit en se moquant qu’il était déjà à Siyoroth. Arkans était la capitale de ses terres. Nehemira baissa la tête et le remercia. Voyant qu’ils étaient des voyageurs, l’aubergiste leur proposa une chambre à un prix raisonnable par rapport à leurs moyens. Ils acceptèrent rapidement car ils étaient plutôt fatigués. Les enfants allèrent dans leur chambre pendant que Nehemira discutaient avec l’aubergiste pour trouver un travail. Si elle était maintenant à Siyoroth, alors son voyage s’arrêtait ici. Il ne restait plus qu’à trouver quelqu’un qui s’occuperait des orphelins. L’aubergiste lui dit qu’il n’avait aucun travail à lui donner, et comme beaucoup de gens venaient ici pour les mêmes raisons, il était devenu difficile de trouver quelques chose à faire. Nehemira étaient terriblement déçue mais ne laissa rien paraître. Elle alla dans sa chambre, se lava et s’habilla. Il commandèrent un repas pour le déjeuner et le mangèrent rapidement. Ils voulaient profiter de l’après–midi pour visiter la ville. En marchant dans les rues, ils apprirent que le château du seigneur avait été attaqué mais que rien n’avait disparu. Cela semblait être l’œuvre de voleurs mais rien n’avait été volé. Seuls quelques gardes et femmes de chambre avaient été tués. Nehemira se dit que cela pouvait l’aider à trouver du travail. Elle demanda donc où se trouvait le château et une vieille femme lui indiqua le chemin à prendre. Les enfants la suivirent sans se douter qu’elle les abandonnerait une fois qu’elle aurait un endroit pour vivre. Ils se perdirent car la femme n’avait pas été assez précise ou était totalement gâteuse. Ils demandèrent à nouveau leur chemin et cette fois ils tombèrent sur un jeune garde qui les accompagna car il devait rentrer. Il avait bien bu et ne cessait de draguer Nehemira et de faire des alexandrins sur ses cheveux bleus. Cela intriguait toutes les personnes qu’elle croisait sauf, les enfants. Ces derniers ne se savaient pas du tout qu’une telle couleur n’existait normalement pas.
Ils arrivèrent au château quelques minutes plus tard. Le garde lui demanda pourquoi elle voulait entrer et elle lui expliqua sa situation. Le garde se mit à rire et dit : - Désolé, mam’zelle, mais le seigneur n’est pas là pour le moment. Cette attaque de cette nuit nous a causé pas mal d’ennuis et on espère bien que cette histoire n’aille pas jusqu’aux oreilles de notre seigneur. - Mais comment vais-je faire pour trouver un travail ? J’avais entendu que beaucoup de femmes de chambre avaient été tuées. Je peux facilement en remplacer une ! Un seigneur ne fait jamais attention aux femmes de chambre. Je suppose que votre seigneur ne fait pas exception. Je passerai inaperçue. - Désolé de te décevoir mais on a déjà essayé. La jeune fille a été découverte tout de suite. Apparemment, notre seigneur les regarde… ‘Faut dire qu’elles sont bonnes pour la plupart, dit-il en riant de ses conquêtes… - Ah! Je le crois pas. C’est un pays de vicelard ici ou quoi ? - Ah, attention mam’zelle ! Si t’es pas sympa avec moi, tu seras jamais intégrée ici. Tu veux un travail pour pouvoir être logée et nourrie. De toute façon les gens ne sont pas payé, tu le sais ça ? A moins que tu ne sois suffisamment douée pour être un garde. Je suis sûr que les autres t’accepteraient facilement, si t’es gentille. - Je sais bien que les esclaves ne sont pas payés. Ne me prends pas pour une conne ! Et il est hors de question que je devienne votre esclave pour vous soulagée de vos pulsions… - Oh mais ne monte pas sur tes grands chevaux, mam’zelle, je plaisantais ! Aucune femme n’est acceptée dans l’armée. Les femmes de chambre sont toujours qu’entre elles, alors il est normal que l’on se retrouve de temps en temps pour… enfin tu comprends ? S’interrompit-il en voyant les enfants l’écouter. - Hmmm, on va dire que c’est compréhensible. - Tu verras, quand tu ne verras que des femmes, tu seras bien contentes que l’on se retrouve de temps en temps. - On verra ça ! Je compte sur vous pour me…enfin…parler de moi au seigneur…dit-elle en partant. - Hé attends ! J’étais en train de penser. T’es plutôt mignonne… - Oh ! Ne recommencez pas avec cela ! - Laisse moi finir ! Si tu plais au seigneur, tu pourrais devenir sa femme… - Moi, sa femme ? Laisse-moi rire ! Je suis bien trop pauvre pour devenir la femme d’un seigneur ! - Notre seigneur ne s’intéresse pas aux grandes fortunes. Il s’est mis dans la tête que les meilleures femmes faisaient partie du peuple. Si tu es belle, intelligente et pas intéressée par sa fortune, tu peux facilement intégrer sa cour… - Je n’ai pas reçu un enseignement pour le devenir. Je ne veux pas vivre dans le luxe. C’est très ennuyeux. Je préfère de loin travailler ! - Comme tu veux…dit-il pour mettre fin à la conversation. Nehemira et les enfants redescendirent vers l’auberge pour souper. Ils n’avaient pas assez prêté attention au chemin qu’ils avaient pris alors ils furent de nouveau perdus.
Ils se couchèrent tôt et décidèrent de profiter du temps que le seigneur n’était pas là pour visiter entièrement la ville. Après avoir passer quelques heures à passer de rue en rue, ils sortirent de la ville pour aller manger près de la rivière c’est pourquoi avaient-ils préparé un déjeuner sur l’herbe. Les enfants racontaient leur vie. Comment leur mère leur avait expliqué qu’elle avait énormément souffert pour mettre au monde de faux jumeaux, comment ils avaient appris à vivre sans leur père, car il était mort lorsqu’ils avaient à peine 4 ans, et ainsi de suite…jusqu’à l’anniversaire de leurs 10 ans, jour où ils avaient rencontré Nehemira qu’ils considéraient maintenant comme leur nouvelle mère. Elle de son côté, ne leur disait rien. Que pourrait-elle dire ? Elle n’a comme souvenirs, seule la vie qu’elle avait passée avec Elzéar et l’enfant.
Après avoir mangé prés d’une magnifique cascade, ils décidèrent de se baigner un peu. Un chevalier approcha lorsque Nehemira fut presque nue et elle se jeta illico dans l’eau. Les enfants qui étaient déjà en train de jouer près de la cascade ne s’en soucièrent guère. La jeune se cachait comme elle put. En effet, elle portait une simple combinaison fine et blanche qui était devenue transparente dans l’eau. L’homme approcha encore, ayant entendu un bruit dans l’eau. Il vit alors Nehemira telle une sirène, dans l’eau, tentant de cacher sa poitrine. Il s’excusa et demanda son chemin. Elle remua la tête et lui dit qu’elle n’était dans la ville que depuis très peu de temps. - Je désirerais aller au château du seigneur de Siyoroth… j’ai une lettre urgente de mon…seigneur à lui donner… dit le jeune homme. Il avait les cheveux blonds très longs qu’il avait laissé détachés et des yeux verts. Son armure était majestueuse et Nehemira se demandait bien d’où pouvait provenir cet homme. - Il paraît que le seigneur est absent. Je voulais le voir aussi mais il est partit depuis quelques temps. - Vraiment ? C’est ennuyeux, c’est urgent ! Quand rentre-t-il ? - Je ne sais pas… L’homme descendit de son cheval et regarda les enfants jouer. Il s’assit sur une pierre et ne bougea pas. « Ce crétin ne va pas tout de même pas rester là indéfiniment ? » Pensa-t-elle. Il la regarda et s’aperçut qu’elle n’osait pas bouger de peur qu’il la voie. - Ne vous inquiétez pas ! J’ai déjà vu une femme nue si c’est cela qui vous inquiète…dit-il en la fixant. - Là n’est pas le problème… C’est une question de principe ! Rétorqua-t-elle en le dévisageant. - Je ne vois pas pourquoi vous ne profiter pas de votre corps. Vous êtes plutôt bien roulée… - Mais c’est quoi ce pays de fous ? TOUS DES VICELARDS !!! Hurla-t-elle. - Veuillez m’excuser, je ne savais pas que…dit-il en faisant une révérence pour se faire pardonner. - Peut-être avez-vous raison, dit-elle en se calmant. Peut-être que les femmes n’ont seulement le droit d’être belles et se taire… - Cela n’est pas mon avis, dit-il. Pour moi, les femmes sont aussi importantes dans la société que les hommes. Peut-être même plus puisque ce sont elles qui portent la vie… - Vous pensez vraiment ce que vous dites ? - Toujours ! La franchise est l’une de mes qualités premières… - Alors si je suis assez belle pour plaire à une personne telle que vous, je ne devrais pas à avoir peur de me montrer… - D’autant plus que je ne peux rien voir ! Le tissu de votre combinaison est trop épais pour que l’on puisse voir quoi que se soit ! J’ai déjà regardé et l’on peut à peine voir vos formes ! - Oh ! S’écria-t-elle en lui jetant de l’eau au visage et riant avec lui. Elle ne savait pas pourquoi elle lui faisait confiance et elle croyait ce qu’il lui disait. Elle désirait de plus en plus avoir un homme et vivre une vie tranquille et normale. Et elle se mit à rêver de passer sa vie avec lui. C’était bien la première fois qu’un homme était aussi gentil (mais vicieux) avec elle. Elle sortit de l’eau telle une naïade et s’approcha de lui. Toute dégoulinante elle s’assit près de lui et attendit que le soleil la sèche. Les enfants s’approchaient de plus en plus de la cascade et cela commençait à l’inquiéter. Elle ne les quittait pas des yeux, tel une mère pour ses enfants. - Vous êtes leur mère ? Lui demanda-t-il. - Non, ils sont orphelins. Leur mère est morte, il y a quelques jours ! - Je vois, vous vous en occuper le temps de trouver un endroit pour vivre et une famille pour les accueillir. - Oui, c’est exactement cela. Comment avez-vous deviné ? - Une femme n’est jamais totalement aimantes envers les enfants des autres. - Peut-être. Je n’ai jamais d’enfant… ni d’homme dans ma vie non plus… - Ça lasse… - Oui, soupira-t-elle. - Je sais ce que c’est. J’ai aimé une femme dans ma vie mais elle ne partageait pas mes sentiments. Elle aimait mon meilleur ami. Ce fut pour moi un choc quand elle me l’a dit. Elle avait simplement voulu être sincère avec moi. Du coup, je me suis mis à boire beaucoup avec une autre femme. Une de mes amis aussi. Mon ami avait lui, des sentiments pour elle et moi je le savais. Du coup, je ne pouvais rien faire. Ma vie est d’un compliqué ?! - Pas du tout, c’est intéressant… - Cette femme ne le savait même pas alors elle flirtait avec moi… - Elle quoi ??? - Euh… elle allait beaucoup trop loin avec moi. Au début c’était un jeu mais c’est vite devenu sérieux. On a su mettre nos limites, moi pour mon ami mais elle, je sais pas pourquoi elle s ‘est arrêtée…elle était si jolie… par contre elle avait un sale caractère. Je ne l’ai jamais vu pleurer et pourtant elle en a vu dans sa vie. C’est une femme forte. - Est-elle une bonne ou une mauvaise femme ? J’avoue avoir du mal à saisir quel genre de personne elle est… - Elle aime le sang, la torture et la viande bien saignante. Elle se bat pour voir le sang couler et quand elle est satisfaite, elle se mit à rire sardoniquement. - Euh… Nehemira était restée bouche bée avec la description de l’homme. - Au fond, c’est une femme exceptionnelle. Sans elle, je ne sais pas ce que je serais devenu ! - Quel est son nom ? - Adrielle. Ce nom résonna dans la tête de Nehemira. Ce nom elle le connaissait déjà. Loin dans sa mémoire. Sa mémoire…
Elle poussa un cri inhumain ce qui fit sursauter le chevalier et il s’éloigna de quelques mètres. Elle posa ses mains sur sa tête, ses tempes et les faisaient glisser nerveusement dans ses cheveux. Elle tremblait de tout son corps et hurla « Cette femme me persécute ! Jusqu’où va t-elle me suivre ? » . Les enfants, apeurés par ce cri tombèrent de la cascade qu’ils escaladaient et Nehemira reprenant son calme alla les chercher. « Ils sont tombés d’au moins deux mètres. A cette hauteur, je vais avoir du mal à aller les rechercher !! » Cria-t-elle affolée. Elle escalada à son tour la cascade et les trouva évanouis. L’homme ne pouvait monter car les roches étaient trop fragiles alors il demanda à Nehemira de les descendre. Elle prit d’abord Lorenzo qu’elle mit sur ses épaules et parvint jusqu’a l’homme pour lui donner. Elle remonta aussitôt pour aller chercher Leindel. L’homme mit la gamine sur l’herbe et retourna en dessous de la cascade. Nehemira tenta de descendre de la même manière mais la roche s’effrita et elle tomba. L’homme récupéra Leindel en tomber mais Nehemira s’écrasa sur un caillou. Ne perdant pas son calme, il posa le garçon à côté de sa sœur et retourna voir Nehemira. Elle perdait beaucoup de sang mais elle se réveilla. - Où suis-je ? Dit-elle d’un ton qui ne ressemblait plus à la douceur de Nehemira. - A Siyoroth, très chère, dit le jeune homme. - C’est où ce trou perdu ? C’est encore ces abrutis qui m’on traînée jusqu’ici ? - Yeah! Celes is back ! s’écria-t-il.
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