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Les Contes de l'Arbre Magique

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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1. Prologue
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:46)


Il est un royaume oublié qui s’étale sur les terres de l’Ouest sauvages.
Il est une forêt mystérieuse qui s’étend sur ces terres de magies et de légendes.
Il est un arbre aux pouvoirs étranges qui vit au cœur de cette forêt enchantée.

Quand le vent du Nord souffle au travers de ses arbres, on entend alors le murmure de quelques secrets qui résonnent comme l’écho du passé.
C’est l’arbre magique, maître de la forêt, qui nous conte l’une de ces fabuleuses histoires que le temps a emportés.

Alors écoute ce trésor qu’il t’est donné d’entendre et si tu l’ose entre dans le bosquet sacré t’asseoir aux pieds de l’arbre conteur.


2. Le Masque de Majak
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:47)


Il est un marcheur solitaire,
Qui traverse montagne et océan à la recherche de véritables trésors.
Il va ici et là pour ramener des quatre coins du monde de mystérieux masques.
Mais encore plus précieux sont les histoires de ces masques dont seul lui connaît les secrets.
Alors quand Majak le voyageur arrive avec son immense sac et son sourire malicieux,
Tous les enfants accourent pour écouter les contes des masques magiques.

Regardez celui-ci les enfants ! C’est le masque du lapin. On raconte que l’homme qui porte ce masque devient plus rapide que le vent. Le possesseur du masque du lapin m’a conté son histoire. Elle commence avec un petit garçon qui s’amusait à attraper les lapins en leur courant après. Il avait acquis une rapidité incroyable et il était capable d’attraper les pauvres lapins à mains nus. Mais bientôt le magicien du vent croisa sa route et lui dit : « petit homme, qui t’autorise à te jouer de créatures plus faibles que toi ? ». Le garçon ne dit rien mais le magicien furieux lui jeta un sort. Aussitôt d’énormes oreilles de lapin poussèrent à la place de celle de l’enfant. Il avait l’air ridicule et cela lui déplut. Alors comme si sa rapidité lui donnait soudainement l’audace du malin, il dit : « Partout où tu iras, je te suivrais vieil homme, jusqu’à ce que tu me libère de ce sortilège ». Mais à peine avait-il fini de prononcer ces paroles que déjà le magicien du vent était parti d’un souffle. Le garçon poussait par sa fierté se lança alors dans une course folle. Il courait comme il n’avait jamais courut pour rattraper le magicien du vent. Toujours plus rapide, l’enfant commençait à rattraper le vent. Alors le vent devint tempête. Le petit garçon courut de plus belle et il se rapprochait de la tempête. Alors la tempête devint tornade. Le garçon qui accélérait toujours plus, atteint une telle vitesse que le sort se brisa. Mais la course continua. Plus tard on retrouva un étrange masque représentant un lapin à côté de l’enfant évanoui. Personne ne sut jamais si le garçon avait dépassé le magicien du vent, mais depuis ce jour l’enfant était condamner à ne plus jamais courir. Pourtant certains racontent que des années après ils l’auraient vu courir au loin, là où le vent souffle, vêtu de deux grandes oreilles de lapin.
Le voyageur Majak assis sur son gros sac devant une dizaine de petits enfants continua ainsi à raconter des histoires merveilleuses sur ses masques. La bouche béante et les yeux grands ouverts, ils l’écoutaient avec fascination comme sous l’emprise d’un charme magique. De toutes couleurs et de toutes matières, les masques défilèrent, toujours plus beaux, toujours plus mystérieux. Il y avait le masque de la vérité qui permettait à celui qui le portait de voir clair dans le cœur des hommes. Il y avait aussi le masque de la reine des fées qui se mettait à briller lorsque qu’une petite fée était proche de vous. Et les enfants écoutaient émerveillées par tant de beautés et de magies. Mais parmi eux, Thöm n’écoutait plus. Il était absorbé dans la contemplation d’un masque aux couleurs écarlates. Ou bien était-ce les deux yeux émeraude du masque qui contemplait Thöm. Il émanait une force étrange de ce masque et Thöm la ressentait. Elle venait à lui. Il n’aurait pas su expliquer pourquoi, mais il voulait à tout prix posséder ce masque.
Alors quand tout le monde s’en fut aller et que Majak le voyageur avait enfin pu rejoindre la taverne des marcheurs laissant ses affaires sans surveillance, Thöm se faufila discrètement devant l’énorme sac. Il était presque plus grand que Thöm et beaucoup plus large que lui. Des dizaines de masques étaient accrochés dessus et il devait sûrement y en avoir encore plus à l‘intérieur pensait Thöm. Mais ce petit garçon n’oublia pas pourquoi il était venu à ses risques et périls. Il se mit immédiatement à la recherche de masque qui l’avait envoûté. Il ne mit pas longtemps à le trouver à croire que le masque l’avait appelé par on ne sait quel artifice. Quand Thöm le prit dans ses mains une sensation inconnue le parcourut comme un frisson. Le masque brillait légèrement dans ses mains et ses yeux émeraudes dégageaient une sorte de poussière d’étoiles magique. Alors comme agissant par la volonté du masque, Thöm le porta à son visage.
Un tourbillon lumineux de puissance entoura l’enfant, le soulevant du sol le pouvoir du masque le pénétra. La scène qui lui sembla durer une éternité s’arrêta au bout de quelques secondes laissant Thöm debout à côté du sac, le masque sur le visage et un incroyable sentiment de légèreté et de liberté parcourant son esprit encore sous le choc. Thöm eut alors envie de sauter et de courir dans tous les sens. Et bondissant à une hauteur incroyable, il partit à toute vitesse libre comme l’air dans les pleines environnantes.
Portant le masque Thöm était libre. Il pouvait dépasser les limites que la nature impose. Il courait sur les rivières, sautait par dessus les montagnes, déplaçait la matière d’une simple pensé. Il se jouait d’elle et trop téméraire il croyait la maîtriser. La force de ce masque était grande mais obscure son pouvoir était. Et Thöm devenait toujours plus audacieux.
Thöm était maintenant assis au sommet de l’arbre majestueux qui trônait au centre du village depuis des âges lointains. Il regardait le soleil qui dans sa course rejoignait l’horizon, laissant place à l’obscurité et sa reine lune. Thöm se souvint alors de son rêve le plus cher. Il voulait aller plus que loin que nul autre voyageur et de ses pieds fouler le sol de ce cercle argenté qui de là haut nous observe. Mais avec le masque ce rêve n’en était plus un, il pouvait le faire.
Enlève le masque. Ne vois-tu pas la lune gigantesque cacher le ciel ? Ne sens-tu pas qu’elle va inévitablement s’écraser sur nos terres et réduire à néant tous ce qui t’entourent ? Enlève le masque. Il ne peut plus rien pour nous. Son pouvoir assez fort pour attirer la lune ne pourra pas la renvoyer à sa place dans les cieux. Ne pleure pas. C’est le masque qui l’a fait. Ce masque recèle un pouvoir bien trop grand pour un enfant comme toi. Enlève le masque. Ne comprend-tu pas que ce voyage vers la lune sera le dernier ?
Majak se tenait en bas de l’arbre. C’était un petit homme à l’aspect mystérieux. Il avait un petit sourire en coin qui avec ses petits yeux brillants lui conférait un air malicieux. Il tendait son bras la main ouverte en direction de Thöm. L’enfant perché sur l’arbre regardait la lune horrifié. Elle était immense et toujours plus proche. Il aurait presque put la toucher. Mais le visage couvert de larmes qui coulaient sous le masque, il l’enleva brusquement et le lança à Majak.
Une lumière blanche l’aveugla dans l’instant et recouvrant peu à peu la vue il vit qu’il était allongé au sol. C’était le soleil qui l’éblouissait et la lune semblait bien loin. Il vit enfin Majak à son côté qui tenait le masque. Il faisait jour et Thöm était allongé devant l’énorme sac du voyageur. « Je vois que tu as enfin enlevé le masque. Tu viens d’essayer le masque du rêveur. Il suffit de le mettre pour partir au loin et de l’enlever pour revenir. Mais n’oublis jamais que certain rêveur solitaire se sont perdus en route et ne sont jamais revenus. »

Il est un marcheur solitaire,
Qui traverse montagne et océan à la recherche de véritables trésors.
Il va ici et là pour ramener des quatre coins du monde de mystérieux masques.
Mais encore plus précieux sont les histoires de ces masques dont seul lui connaît les secrets.
Alors quand Majak le voyageur repart avec son immense sac et son sourire malicieux,
Tous les enfants accourent pour regarder une dernière fois les masques magiques.


3. La Mélodie du Bois Perdu
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:47)


« Cachée dans la brume mystérieuse
Résonne la mélodie du bois perdu »


Au nord d’un petit village s’étendait le bois perdu. On raconte que celui ou celle qui s’y aventurait, n’en ressortait plus et s’y perdait à jamais. C’était un lieu étrange qui semblait conduire dans un monde magique peuplé de créatures fantastiques. Le sol y était quelques peu marécageux et une brume marron orangé s’échappait de ce bois mystérieux.
Sarien se tenait à l’orée du bois observant l’endroit avec attention. Il était plutôt rare qu ‘un enfant du village s’aventure si près du bois perdu. Mais Sarien n’était pas spécialement un jeune garçon téméraire. C’était un enfant comme il y en avait beaucoup au village et il avait les traits caractéristiques des habitants, des yeux verts, des cheveux clairs desquels se découvraient de fines oreilles pointues, un visage fin et un corps de petite taille.
En fait, c’était presque contre son grès qu’il s’était rendu à l’entré du bois perdu. Il avait été attiré par une mélodie envoûtante, très vive et entraînante. L’écho de cette musique emplie de joie résonnait dans sa tête. Et Sarien avait bien l’intention de trouver l’origine de se son mystérieux qui sortait tout droit de la brume des bois. Cette idée s’était imposée à lui dès l’instant que les premières notes avaient frôlé ses tympans. Maintenant qu’il les écoutait avec passion, il ne pouvait penser à autre chose.
« Cette musique aussi joyeuse que magique, tu l’entends n’est-ce pas ? »
Sarien se tourna vers le sage du village se demandant depuis combien de temps celui-ci se tenait à ses côtés.
« Tu es maintenant en âge de traverser le bois perdu. Entre et suit ces notes féeriques en prenant garde de ne pas dévier de ta route. »
Cela faisait un moment que Sarien marchait dans le bois perdu guidé par la joyeuse mélodie. Il n’aurait su dire depuis combien d’heures avait débuté sa quête. Le bois perdu était un lieu qui semblait hors du temps. Le ciel n’était pas visible à travers les branches des grands arbres qui formaient un toit vert sombre et le sol était couvert de la brume orange qui lui montait jusqu’aux genoux. L’odeur de la mousse humide mélangé à celle de la terre marécageuse laissait parfois place aux senteurs de champignons et de diverses plantes aromatiques. Le bois était vivant. Lapin dressant l’oreille et oiseaux prenant leurs envols, croisaient la route du visiteur indiscret. Les arbres eux-mêmes semblaient pleins de vie et l’étrange lumière qui éclairait ces bois semblait directement provenir d’eux.
Ainsi s’enchaînèrent couleurs, odeurs et sensations, toutes formants ce labyrinthe magique qui était comme pour le distraire de la musique. Mais le jeune garçon restait concentré et à mesure qu’il avançait, elle se faisait toujours plus vive. Bientôt Sarien pouvait entendre à quel point l’air était fabuleux. C’était une mélodie vraiment joyeuse et emplit de bonheur cependant Sarien commençait à sentir qu’elle était teintée de mélancolie. Il touchait au but, son origine était proche.
Sarien entra finalement dans une clairière magnifique. Un spectacle féerique s’offrait à lui. Au centre de la clairière trônait un noble arbre gigantesque. De ses seules branches il formait une vaste voûte éclairait par des centaines de petites fées lumineuses. La brume se dissipait dans ces lieux et découvrait un sol fleurit de toutes parts. Alors Sarien le visage émerveillé remarqua le flûtiste assis sur un tronc d’arbre non loin de l’arbre roi du bosquet. C’était une petite fille qui balançant ses pieds qui ne touchaient pas le sol, jouait joyeusement de sa flûte. Sarien reconnu ses traits, elle avait des yeux émeraudes et des cheveux clairs comme les tous les habitants du village. Il s’approcha d’elle en silence, s’assis dans l’herbe fraîche et l’écouta jouer heureux.
« Cela fait-il longtemps que tu joue ainsi comme un pur bonheur ? ». Sarien avait posé la question après un long moment.
« Je ne sais pas, le temps n’existe pas ici. Mais maintenant que tu le dis cela fait longtemps que je n’ais pas vu ma famille. Elle me manque, j’ai envie de la revoir. Mais qui jouera de la flûte à ma place si je retourne au village ? »
Sa voix était aussi mélodieuse que sa flûte. Et Sarien sut alors pourquoi il était venu ici.
« Je jouerais à ta place. Je suis venu ici pour jouer cette mélodie que j’aime tant. »
La jeune fille du village hocha la tête et lui tendit la flûte en bois. C’était un bel instrument. Quand Sarien se mit à jouer, les notes sortir tout aussi joyeuse et magique qu’avec la fille. Alors rassurée par la relève, elle lui adressa un sourire, se dirigea en direction de la lumière blanche qui brillait entre deux arbres et sortit du bois perdu. Ainsi continua la légende du bois perdu et des enfants du village qui quand arrivait leur tour prenaient ses chemins mystérieux guidés par cette musique magique et arrivaient en ces lieux pour jouer l’air de la flûte enchantée.


4. La Belle et Le Cavalier
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:49)


« Il arrive parfois que le voyageur égaré, fasse la rencontre du lointain passé,
Et dans l’illusion de cette beauté, se lance dans une quête désespérée. »


Après avoir parcouru les terres sauvages de l’Ouest, le cavalier arrivait maintenant dans un royaume inconnu qui semblait n’être peuplé que de ses arbres majestueux. Chevauchant parmi ces êtres immenses et impassibles le cavalier sentit son cœur lourd se reposait. Son visage était marqué par la fatigue des longs périples à travers le monde. Et en ces lieux apaisants, il se sentit l’envie de prendre un repos bien mérité. Alors il s’étendit aux pieds d’un arbre centenaire qui trôné plus noble que les autres dans ces bois mystérieux. Loin du danger et des soucis, il tomba dans un profond sommeil.
Mais bientôt alors que le soleil couchant teintait les arbres d’une étrange couleur azur, le cavalier sortit de son repos réveillé par une voix envoûtante. Guidé par la beauté de ce chant il marcha en silence jusqu’à une clairière. Il l’a vit alors sur les terres sacrées du royaume ancien des Elfes de la forêt enchantée, reine de l’aurore, qui de sa voix mélodieuse chantait les temps révolus. La belle rayonnait comme l’argent et la grâce de son visage resplendissait à lueur des derniers rayons dorés de l’astre couchant.
Le cavalier retira alors sa cape grise tachée par les voyages et alors les marques du temps et des labeurs s’effacèrent de son visage révélant la noblesse de ce roi oublié. Ainsi s’approcha-t-il de la belle des bois et lui tendit la main. Elle se tenait face à lui et il aurait pu la toucher. Pourtant si proche l’un de l’autre, ils semblaient séparés par le temps, comme vivant à des époques éloignées. Mais le cavalier ébloui par tant de beauté n’y fit pas attention, ni même qu’il ne cria garde aux bruits de sabots lointain.
Et soudain couvert d’une cape aussi sombre que l’obscurité et chevauchant un noir destrier, la mort apparut au gallot et arracha la belle des bois aux yeux du cavalier. Mais le cavalier toujours dans l’illusion de ces lieux magiques ne comprit pas qu’il assistait au reflet d’un lointain passé. Alors il appela sa fidèle monture, une fière bête des pleines du sud, se jeta sur la selle et se lança à la poursuite du cavalier de la mort. Ainsi débuta sa dernière chevauchée.
Les années passèrent, voyant les saisons s’enchaîner et le cavalier toujours à dos de son fier cheval continuait sa course folle. Son espoir de rattraper la belle ne tarissait pas et il chevauchait jour et nuit sur des terres inconnues, poursuivant sans relâche l’ombre lointaine de la mort. Une sombre silhouette appartenant au passé mais qui aux yeux du cavalier laissait deviner la beauté de la reine d’argent.
Les années arrivèrent qu’il avait déjà traversé les plus longues pleines, monté les plus hautes montagnes, parcourut les plus profondes forêts et que son cœur à nouveau était lasse. Ses yeux pourtant, rouge sang et rongés par la fatigue, regardaient toujours à l’horizon, là où toutes images ne sont qu’illusion. Le cavalier s’arrêta ici et maintenant, aux pieds de l’arbre ou tout avait commencé. Il venait de faire le tour du monde aveuglé par la magie de l’espoir.
Mais alors que son corps inerte reposait au sol et que la vie l’avait quitté, la voix de la belle résonna dans les bois. Le cavalier l’entendit soulagé. Laissant son corps auprès de l’Arbre, il partit léger et le visage serein. Se déplaçant comme l’air il arriva devant celle qu’il s’était promise de retrouver. Elle se tenait au bord d’un lac peuplé de magnifiques cygnes, et sa beauté inchangée resplendissait dans la lumière argenté de l’aube. Il prit sa main et ensemble il montèrent au dos du cygne le plus grand et beau. Et ils s’envolèrent en direction du soleil levant disparaissant dans sa lumière.


5. La fontaine des Fées
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:51)


Au centre de la place du village, il y avait une fontaine magique. Quand le soleil se couchait, l’eau de son bassin circulaire se mettait à briller étrangement d’une lueur argentée. C’est alors qu’elles apparaissaient à la surface de l’eau, les ombres mystérieuses, qui en continuels mouvements prenaient tours à tours les formes de créatures merveilleuses. Comme racontant des histoires féeriques, la licorne timide se dessinant peu à peu se transformait ensuite en dragon ailé puis en lutin farceur des bois. Les enfants du village penchaient sur les bords de la fontaine de pierre, observaient les yeux ébahis ce spectacle fantastique tous les soirs. On racontait qu’une fée aux grands pouvoirs vivait au fond de l’eau bénissant la fontaine et offrant ce spectacle magique. Pour obtenir la chance et la bienveillance de la fée de la fontaine les enfants y jetaient des pièces de monnaies lorsque la lune était parfaitement pleine et ronde tel un disque d’argent, comme le voulait la coutume.
Kuran se penchait tellement sur le bord de la fontaine que le bout son nez touchait l’eau brillante. C’était une de ces nuits où la lueur les rayons argentés de la pleine lune révélaient la magie des lieux. Le bal extraordinaire des ombres avait commencé mais Kuran, qui aimé pourtant encore plus que les autres enfants cette fontaine, ne l’observait pas. Tenant dans la paume de sa main une pièce d’or qui brillait d’un éclat presque magique, il essayait en regardant au plus profond de l’eau de voir la fée. Ce précieux objet, il voulait lui offrir, pour la remercier pour tout le bonheur qu’elle offrait aux petites filles et garçons du village.
Mais les enfants arrivaient toujours plus nombreux et bientôt ils se bousculaient pour avoir une bonne place. Dans cette agitation soudaine, Kuran fut renversé brusquement la tête la première et il s’enfonça dans l’eau à une vitesse incroyable faisant disparaître momentanément les ombres. Il coula ainsi dans le bassin de la fontaine qui semblait alors bien plus profonde qu’elle n’apparaissait, entouré par une douce lumière rassurante. Puis tout devint sombre.
Ouvrant les yeux le petit garçon remarqua qu’il n’était plus dans l’eau mais trempé jusqu’aux os il devina qu’il était bel et bien tombé dans la fontaine. Il vit alors des fées par dizaines, de toutes les couleurs et de tailles minuscules, voletants de leurs petites ailes. Elles exécutaient une danse aérienne pleine de grâce et à tel point envoûtante que Kuran tomba sous le charme. L’enfant jeta ensuite un regard circulaire à l’endroit dans lequel il se trouvait. Au centre il y avait un autel de marbre sur lequel était posé une énorme pierre précieuse. Le joyau brillait d’une lumière vive et clair aux couleurs changeantes. La lueur d’argent qui s’en dégageait, allait des teintes d’un bleu ciel à celle d’un rose pourpre en passant par un vert clair. Des colonnes de pierre gris bleu se dressaient tout autour de l’autel formant un grand cercle, théâtre du bal des fées volantes. L’ensemble baignait dans une ambiance mystique entourée de toutes parts d’une brume sombre et épaisse.
Levant ses yeux au ciel, Kuran découvrit avec stupeur qu’un miroir d’eau recouvrait le plafond sur une étendu infinie. De l’autre côté était les camarades de Kuran qui penchaient leurs têtes émerveillées au-dessus de la fontaine. Il prêta enfin attention à la musique qu’il entendait depuis le début. Les fées semblaient accorder leurs mouvements fluides aux notes avec une incroyable perfection. Toujours dans l’illusion de la beauté de l’endroit il écouta les paroles de ce chant. Voici ce qui était conté :
Le bon roi du royaume d’Arda avait convoqué Rog le sévère, maître enchanteur spécialiste des potions, afin de soigner sa fille qui souffrait d’une étrange maladie. Rog envoya donc son jeune élève, Ary le potier, lui chercher du sang de licorne ingrédient indispensable pour fabriquer le remède. Mais quand l’apprenti sorcier vit la licorne sur les bords du lac sacré, il ne put se résoudre à blesser une créature si innocente. Alors il remplit la fiole de son propre sang qu’il mêla à de la poudre d’argent pour tromper les apparences. Et c’est pourquoi la potion pour guérir la princesse échoua. Ary la voyant ainsi souffrir de la maladie partit déterminer à ramener du vrai sang de licorne à Rog son maître enchanteur. Quand le jeune apprenti bandant son arc visait le pauvre animal mythique sans défense, celui-ci lui parla par l’esprit grâce à quelques magies qui dépassaient l’entendement. «Pourquoi me veux-tu du mal jeune homme ? ». Ary le potier surpris et presque effrayé lui raconta cependant ses malheurs. Il était confrontait à un cas de conscience qui le forcer d’agir contre ses convictions. Prise de pitié et touchée par le premier geste qu’il avait fait pour sauver la licorne, celle-ci lui offrit de l’eau guérisseuse qu’elle avait bénit de sa corne magique. La fille du roi fut sauvé au bonheur de tous et le jeune Ary devint célèbre parmi les magiciens.
La musique s’arrêta sur ces paroles et les dernières notes résonnèrent jusqu’à très loin dans la brume. Les petites fées d’un même mouvement stoppèrent net le spectacle et en haut sur la surface de l’eau les ombres disparurent. Volants aussi rapide que des étoiles filantes, elles se mirent à tourbillonner dans les airs formant un arc-en-ciel de couleurs lumineuses. Et d’un bruit aussi magique qu’inimaginable elle fusionnèrent laissant apparaître la grande fée, reine bienfaitrice de la fontaine. Elle flottait assise sur un siège invisible avec toute la noblesse qu’imposé son titre, affichant un sourire radieux et étincelant.
« Approche mon enfant et dis moi ce qui t’amène ici dans ma demeure éternelle. »
Kuran ne comprit pas tout de suite ce qu’elle disait tellement sa voix le ravissait et il ne sut ni quoi répondre. Mais s’approchant d’elle éblouit et gêné, il se souvint ce qui l’avait amené. Il lui tendit la main tremblante sa pièce d’or et plia le genou en signe d’offrande. La reine fée éclata d’un rire plein de franchise après quoi elle le remercia d’un geste fabuleux. Elle prit la pièce d’or, de l’index la transforma par enchantement en un point brillant comme l’étoile du Nord et touchant du bout du doigt le front du petit Kuran elle apposa ce signe protecteur. « Maintenant ferme les yeux petit homme et rejoins les tiens. Tu es désormais sous ma protection et bénédiction. »
Kuran était réapparu dans le bassin de la fontaine. Personne ne crut mot de ce qu’il raconta et selon les dires il n’était resté que quelques secondes dans l’eau. Pourtant personne ne sut dire en quoi il avait changé mais tous s’accordait pour avouer qu’il était transformé. Quand passèrent les années il devenait criant qu’il était plus chanceux que la plupart et il acquis le surnom de Kuran le bienheureux à qui tout arrive toujours à point.


6. Le secret de la Tour
(par Donald, ajouté le 10/08/05 20:52)


La tour de l’aube se dressait intouchable à l’horizon. On l’appelait ainsi parce qu’elle apparaissait brillante de mille feux dès l’instant que les premiers rayons de soleil la touchaient. Et dès que la lumière s’effaçait, elle disparaissait aussi subitement qu’elle était apparue. La légende voulait qu’elle renferme un trésor plus précieux que la lumière du soleil. Mais encore fallait-il réussir à l’atteindre.
Il y avait un ranch d’éleveurs de chevaux dans les immenses pleines du sud qui s’étendait infiniment tel un océan vert. Les jeunes cavaliers de ce clan avaient tous le regard tourné vers l’extrême sud, là où dans le désert de sable apparaissait la mystérieuse tour. Alors chevauchant leurs fidèles montures qu’ils avaient élevés depuis leur plus jeune âge, ils se lançaient sur cette mer de sable dans le but d’arriver avant que l’obscurité ne leur enlève la tour. La plupart se lassait avec l’âge de cette quête impossible. Nombreux étaient ceux qui avaient tenté les ruses les plus folles, tel que chercher la tour à la lueur de la lune; Ou attendre dans le désert même, que le soleil se lève. Mais d’aucun ne réussissait à la trouver une fois la nuit tombée ; et à ceux qui passaient la nuit dans le désert elle apparaissait toujours aussi lointaine au petit matin.
La vieille du solstice d’été, comme tous les jours Taly perché sur le grand arbre du ranch observait la tour lointaine. Le lendemain ses frères et cousins allaient tous se lancer à la recherche de cette bâtisse magique, profitant de ce jour exceptionnellement long. Taly était la dernière-née du clan et n’était pas encore en âge de s’occuper de son propre cheval. Elle enviait les autres jeunes du clan et aurait donné n’importe quoi pour partir avec eux. C’était une jeune fille de caractère aventureux et téméraire. Elle ne supportait pas d’être mise à l’écart.
« Ne sois pas si triste Taly. Ton heure viendra bien assez tôt et bientôt tu seras déjà ennuyé du jeu sans fin de la tour. Je me souviens du jour de ta naissance, l’orage grondait au Nord et le ciel avait des teintes rouges-orangé. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque qu’en grandissait tes cheveux prennent cette couleur rousse écarlate. Tu as bien grandit depuis, alors prend patiente petite fille. En attendant, je vais t’enseigner un petit secret. N’oubli jamais cet air. Il est magique. »
L’homme qui se tenait aux pieds de l’arbre de Taly n’était autre que le légendaire Romani, le charmeur de chevaux sauvages, chef du clan et maître du ranch. Il se mit à siffler quelques notes qui bien que simple semblaient renfermer un grand pouvoir. On racontait que d’un simple murmure, il parvenait à maîtriser les étalons les plus féroces et violents. Aucun cheval aussi sauvage soit-il ne lui résistait. Taly reprit l’air d’un sifflement agile et assuré comme si elle l’avait connu depuis toujours. Son regard et celui de Romani se croisèrent et leurs yeux d’un bleu identique brillèrent d’un même éclat, complice.
Taly passa le reste de la journée qui tirait maintenant à sa fin, à siffler dans le vent confortablement installée aux creux de son bel arbre. C’est ainsi qu’elle fit la connaissance d’un jeune poulain fougueux. Il galopait fier et droit aussi rapide que ses aînés. Le sang des mythiques chevaux d’antan coulait vif dans son corps neuf. Taly ne sut dire si ce furent les notes magiques qui le charmèrent, mais lui qui était avec les éleveurs du clan aussi arrogant et imprévisible qu’un dragon, s’approcha d’elle docile et amical. Après quelques minutes passait ensemble, Taly se décida à tenter de le chevaucher. A son grand étonnement, il se laissa faire et ils firent quelques rondes dans le domaine de Romani. A la tombé de la nuit ils étaient déjà liés par une confiance mutuelle. La jeune fille lui chuchota finalement à l’oreille son désir de trouver le secret de la tour. Il acquiesça d’un hochement de tête et avant de rentrer au ranch ils regardèrent une dernière fois le sud où caché quelque part était un fabuleux trésor.
Le lendemain au petit matin, Taly et sa monture se tenaient près, en secret loin des autres cavaliers. La tour apparut enfin, comme promis et attendu, tel une perle incandescente coincée entre le bleu du ciel et le jaune du désert. Ils se lancèrent immédiatement dans une chevauché infernale sur le sable flamboyant. Les sabots du jeune poulain ne semblaient jamais toucher terre comme volant sur un nuage de poussière rouge et jaune. La course contre le soleil, qui de l’Est montait très haut dans le ciel pour ensuite redescendre à l’Ouest, semblait infinie et le but brillant au sud était toujours aussi loin. L’étalon de la jeune cavalière, fidèle à ses nobles origines, ne fatiguait pas. Et alors que tout semblait perdu et irréalisable, il accéléra dans un dernier espoir encouragé par Taly.
Elle se tenait devant eux, pareil à un mirage, une illusion de la chaleur des lieux. Elle était d’une géométrie parfaite témoin de l’art des Grands Elfes, construite avec des pierres d’un or pur, miroitantes et éblouissantes. D’une hauteur presque démesurée elle semblait atteindre les cieux. L’astre roi tirait déjà sa révérence et dans quelques minutes laisserait place à sa reine nocturne. Taly descendit de son cheval et laissant l’animal dehors elle entra dans la tour de l’Aube. Après avoir passer le seuil de la porte elle se retrouva immédiatement au sommet. Elle n’y trouva qu’un étrange objet de cuivre, posé sur socle en pierre dirigé en direction du sud-Ouest, une lunette astronomique à travers laquelle elle put observer un événement tant rare que merveilleux. Le soleil croisa la lune, instant magique d’un mélange impossible entre la lueur de l’argent et la lumière de l’or. Les deux amants retrouvés ne purent contenir les larmes qui coulèrent en une pluie d’étoiles filantes. Mais au moment suivant à nouveau ils étaient séparés pour l’éternité ou presque…
Ainsi rentra Taly au ranch, plus heureuse que jamais que la tour de l’Aube lui ait révélé le terrible secret des cieux chagrinés, qu’elle raconta à son cheval curieux de savoir. Bien entendu elle ne glissa mot à ceux du clan mais Romani vint la voir et sans un mot la félicita d’un clin d’œil nostalgique.


7. le dragon de pierre
(par Donald, ajouté le 24/08/05 13:47)


« On raconte que du talent naît la magie…
Et que les objets nés de la main du talent prennent vie… »


Il y a un vieux sentier serpentant au détour des énormes rochers écarlates qui jalonnent la montagne de feu. Aujourd’hui, il n’est guère plus emprunté, oublié par les hommes et par le temps, et une herbe sauvage le recouvre signe que la nature reprend ses droits. Pourtant si tu suis ce chemin, tu arrive bientôt dans un cratère fleuri, caché au sommet de ce volcan en sommeil depuis bien longtemps. Alors il est là. Le dragon de pierre.
Se tenant debout, majestueux et noble, il est d’un réalisme impressionnant. Sa gueule grande ouverte en direction du ciel, comme crachant des flammes, laisse apercevoir ses énormes crocs. Ses yeux de rubis brillent d’un éclat ardent de fureur. Ses ailes sont déployées de toutes leurs envergures, à tel point que l’énorme cratère en parait minuscule. Sa queue recouverte de piques, se déroule comme un effrayant serpent de mer. Ses écailles sont taillées avec tant de précision qu’elles paraissent se mouvoir. Le dragon de pierre semble tellement vivant, que l’on s’attend à ce qu’il décolle d’un instant à l’autre. Mais il reste ainsi, aussi immobile que sa beauté est irréelle.
Enfin si tu as le courage de défier l’imposante présence de cette statue, de l’escalader et de pencher tes oreilles dans sa gueule, tu peux alors entendre comme un chuchotement lointain. Le murmure d’une histoire passé qui résonne encore aujourd’hui dans le dragon de pierre…
Il y a très longtemps, dans un petit village paisible et prospère, vivait Doué le créateur. Son vrai nom était Forgal mais on le surnommait ainsi parce qu’il avait un réel talent dans son travail d’artisan. Les gens aimaient aussi l’appeler l’Artiste car les objets qu’il fabriquait étaient de vrai œuvre d’Art. Il était verrier et potier, métiers que son père lui avait enseignés. Et pour son propre plaisir, il sculptait la pierre et taillait le bois, pour donner à ses créations une touche de fantaisie appréciée de tous. Ainsi ce qu’il fabriquait, était aussi utile que fabuleux.
Il était très demandé pour les mariages et les anniversaires dans son village et même beaucoup plus loin dans le pays où sa réputation le précédait. On lui commandait surtout les fameux couverts de tables dont il avait le secret, qui faisaient des repas de véritables festins durant lesquels les délicieuses saveurs des plats se mêlaient aux merveilleuses décorations qui ornaient assiettes, fourchettes, couteaux et cuillères. Il y avait aussi ses fameux verres, qui remplit de n’importe quel liquide, devenaient des magnifiques miroirs.
Doué était aimé par ses proches et les gens du village. C’était dans cet amour qu’il puisait son inspiration. Dans son atelier qu’on tenait pour lieu saint, il confectionnait des heures durant, des cadeaux qu’il aimait offrir. Pour sa fille il avait fait un grand miroir digne d’une princesse. Dans le cadre en bois taillé et poli, il avait sculpté une fresque représentant le conte préféré de sa petite. Son tout jeune fils jouait avec des animaux de bois tous plus vrai que nature, qu’il avait taillés à sa demande. Sa femme portait bijoux et parures qu’il avait faits pour elle, brillants d’un éclat incomparable comme habités par des fées.
Un jour pourtant, Doué partit en voyage. Il disait vouloir trouver l’inspiration, bien qu’en réalité il s’agissait d’une quête secrète. Son but était de voir de ses propres yeux un vrai dragon. Cet animal mythique d’une force indomptable et d’une magie inimaginable. Depuis sa plus tendre enfance il en rêvait. Il fit donc le tour du vaste monde, arpentant les montagnes et volcans. Mais il ne trouva pas ce qu’il cherchait. Doué fit cependant la rencontre d’un étrange personnage qui avait entendu parlait de son talent. Il s’agissait du sorcier du feu. Celui-ci lui offrit de forger par sa magie des outils d’une qualité inestimable qui lui permettrait de sculpter la roche la plus dure.
Le talentueux artisan revint donc à son village, avec une énorme roche rouge et ses nouveaux outils qui n’attendaient que d’être utilisés. Après une grande fête en l’honneur de son retour et un long repos mérité dans sa chère famille, il se mit à l’ouvrage. Doué était décidé plus que jamais à faire naître de ses mains un dragon. Il travailla des jours sans interruption sur l’énorme rocher écarlate, réunissant tous ses souvenirs des descriptions de dragons. Il mit toute sa passion et son cœur à l’ouvrage, se sentant possédé par une folle envie créatrice. Un sentiment inconnu parcourait son corps, de sa tête à ses mains, dites bénies des dieux. A la fin c’était simplement magique, comme si ses mouvements étaient prédéfinis.
Au bout de trois jours c’était terminé. L’énorme rocher laissait dorénavant place à une toute petite sculpture. Un dragon, minuscule, mais d’une finesse rare. Il était parfait. Le moindre détail était respecté. Doué contempla sont oeuvre les larmes aux yeux. Après quoi il tomba de fatigue. A son réveille, deux jours plus tard, la nouvelle du dragon de pierre avait déjà parcouru le village et les gens accouraient pour voir la plus belle réussite de Doué le créateur. Mais l’objet fut heureusement bientôt oublié et retrouva son anonymat pour le plus grand bonheur de Doué. Il aimait cette statue de pierre et voulait la garder. C’était comme un rêve réalisé. Il semblait tellement vivant.
Mais il arriva ensuite toutes sortes d’événements étranges. Au matin le dragon de pierre n’était plus à sa place. Et Il semblait plus grand de jours en jours. Une année n’avait pas passé qu’il était trop grand pour tenir sur le rebord de la cheminée où il avait toujours été. Alors un soir Doué décida de rester éveillé toute la nuit, à surveiller son petit dragon. A sa grande surprise quand toute lumière fut éteinte et que le soleil eut laissé place à la lune, le dragon devint rougeoyant. Il s’illumina doucement et pris vie. Lorsque venait la nuit le dragon de pierre s’animait et vivait jusqu’au matin pour retourner dans son immobilisme.
L’année qui suivit cette nuit révélatrice, fut merveilleuse pour Doué et sa famille. Le soir en secret il s’occupait de cette étrange statue vivante. Sa chaleur magique était capable de faire refleurir les fleurs fanés. Sa simple présence amener le réconfort et dessiner un sourire de béatitude sur les visages. Doué et sa famille n’eurent jamais froid durant le long hiver. Mais le dragon grandissait toujours plus et commençait à battre des ailes. Il arrivait même qu’il crache des flammes. Bientôt il devint trop grand pour rester cacher dans la maison de Doué. Alors une belle nuit, ils lui firent leurs adieux les larmes aux yeux. Et sans aucun regrets, Doué lui dit de s’envoler au loin jusqu’aux montagnes de la nuit où il pourrait vivre une belle vie de dragon…
Doué et les siens ne surent jamais s’il atteint cette montagne et l’histoire ne dit pas ce qu’il advint de lui. Il est temps pour toi de rentrer, de reprendre le vieux sentier maintenant que le soleil se profil à l’horizon. Et peut-être verra-tu, si tu jette un coup d’œil en arrière, une ombre chaleureuse recouvrant le ciel déjà étoilé…





Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.