| Deux êtres sont enchaînés à un arbre et tourmentés par un petit être d’un mètre cinq et un autre un peu plus grand armé d’un bâton muni de pointes. Les mêmes un peu plus tard convoyés les fers aux pieds et les mains enchaînées par ce même petit être…
Note de l'auteur : il semble que quelques mails ne soient pas arrivés à leurs destinataires. Que ceux qui n'auraient pas reçu mon invitation ou tout autre mail émis lors de la préparation de ce mini-moot veuillent bien m'excuser de ce contretemps facheux indépendant de ma volonté. |
2.
Cinq font de la compagnie
(par
Tar Palantir, ajouté le 05/05/07 22:57)
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| Mais revenons au début de notre histoire.
Au gré des missives arrivées à bon port et des invitations perdues dans la nature, ce sont neuf compagnons (serait-ce un signe ?) qui ont décidé de se retrouver loin des sirènes de la grande ville, dans une petite bourgade du Cantal. Parmi eux une hobbite du royaume d’outre-quiévrain, un petit lutin qui a gagné en taille et en puissance depuis le dernier moot, sa gardienne et son prisonnier, une elfe accompagné d’un nain à courte barbe, un ménestrel accompagné de sa harpe, un empereur-dieu rivalisant avec le nain en pilosité mentonnière, sans oublier leur hôte numénoréen.
Tout commença avec l’arrivée de notre joyeuse hobbite par train direct du siège du dernier mini-moot (c’est à dire Bruxelles), accueillie par notre hôte. Deux trains, un cocktail et un bon repas plus tard, les voilà se reposant avant une longue route le lendemain.
Levés dès avant l’aube, nos deux premiers compagnons rejoignent Virginie, Pascal, rejoints entre temps par Bastien, chez eux, pour s’apercevoir qu’ils ne sont pas encore prêt à partir. Puis, deux heures et demi après le réveil de nos deux malheureux lève-tôt, voilà nos cinq drilles sur la route. |
3.
Cheminant entre deux chaises
(par
Tar Palantir, ajouté le 05/05/07 22:57)
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| Un phénomène étrange nuit Le nain, soleil ardent sur lui Qu’importe en fait la position Toujours sur lui darde ses rayons.
Bien sustentés entre Deux Chaises Nos compagnons s’en vont fort aise. Même si Bastien fuit ses légumes La tenancière : bien, qu’il assume De dessert il sera privé. Mais Agnès dans toute sa bonté Dissimula ce vil forfait. La tenancière prise de pitié Servit quand même le vil nu-pieds
Arrivant là à train d’enfer Sous un soleil éblouissant L’Auvergne ne se laisse pas faire Et les accueille à grand torrent La frontière tout juste passée Le soleil fuit sous la saucée.
Ravitaillés au magasin Nos compagnons arrivent enfin. L’après-midi à son mitan La demeure est ouverte en grand.
Ils préparent chacune des pièces Ca les ennuie ils le confessent Puis l’hôte leur montre tous les lieux Spécialement les mystérieux. Bien cachée sous une trappe On y va moins qu’on y dérape Puisque les vins y sont rangés En bouteilles ou en tonnelets. Au fond, une pièce sans ouverture Une prison, ils conjecturent.
Dehors la grange et l’écurie Des chaises et tables on en sortit. Le repos enfin mérité Il est grand temps de siroter Un apéro et pourquoi pas Avec une partie de scopa.
Les cloches sonnèrent l’Angélus Toujours ni Belges ni ménestrel Encore fallait-il qu’ils pussent Capter nos cris et nos appels. La nuit tombante, le soleil rouge A l’horizon nulle âme ne bouge. Où sont passés nos bons amis Vous le saurez après ceci. |
4.
Jusqu'au départ du nain
(par
Tar Palantir, ajouté le 07/05/07 14:15)
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| Mais qu’est-ce qu’ils font, s’écrie le nain Car hélas, je m’en vais demain. Les autres, déjà affamés Pensent avant tout au bon dîner. Il y avait juste six heures De la grande ville jusqu’au bonheur. Pourtant partis avant midi Toujours personne avec la nuit.
Mais tout à coup voilà qu’arrivent Le reste des joyeux convives. Un raccourci par la rivière Disait Mappy, mais quel enfer ! Mais il nous a permis d’aller Au bord de l’eau, des ricochets ! Lionel était déjà joyeux Ben et Guillaume encore un peu.
Tout le monde pouvait s’installer Dans les grands lits dans les chambrées, Si grands que Ben ne pouvait guère Assis dessus toucher par terre.
Dans les cuisines se préparèrent Quelques épreuves et des misères. Les oignons firent pleurer les yeux Des cuisiniers si courageux. Arriva la première épreuve Pour Ben et Gurth si confiants. Nul ouvre-boîte à mettre en œuvre Pour accéder aux ingrédients.
Pour commencer les vils tourments Je leur trouvai deux instruments, L’un qui semblait tout destiné Non à ouvrir mais éventrer, L’autre qui nous semblait moderne Mais d’un fonctionnement en berne.
Mais nous finîmes par les ouvrir Et les tomates purent servir A sublimer le très bon plat Que nous mangeâmes lors du repas.
Au coin du feu nous sommes restés Jusqu’au milieu de la soirée, Mais pas trop tard me concernant Sur mes deux pieds depuis longtemps. Je m’endormis tel une souche Jusqu’à dix heures bien sonnées Et j’entrepris de m’éveiller Par l’action d’une vive douche.
L’ensemble était déjà debout ! Au déjeuner au rendez-vous. Pour un moot c’est bien étonnant Ces tolkiendils sont surprenants.
Il reste à faire quelques courses Un peu de pain (et la bière d’ours ?) Non pas, du vin juste un peu plus Car nous avions déjà tout bu Trois des flasques achetées la veille Ainsi qu’une très antique bouteille. Du vin produit avant la guerre Changé depuis en du madère Surtout apprécié de ces dames Très curieux, mais pas d’enflamme. Enfin l’elfette sans faire d’histoire Choisit d’emblée une bonne poire.
A peine cent mètres nous séparent De l’épicerie et de ce pain. Mais tout le monde de bon matin Voulut venir rien que pour voir. Les découvertes furent légion Plusieurs chemins, mais tous bons Une plaque au grand instigateur Ainsi qu’un arbre tout droit dressé Et toute la nuit bien éclairé Firent courir de folles rumeurs.
Des groupes se séparèrent alors Mais arrivèrent jusqu’à bon port. Les cloches se mirent à sonner Disant au nain, de déjeuner ? Mais non je crains de s’apprêter A quitter cette joyeuse maisonnée.
Par la montagne et par la plaine L’elfe est là pour calmer sa peine Jusqu’au départ du petit train Elle tente d’apaiser son chagrin. Mais notre ami assistera A l’épilogue de nos tracas.
Mais avant ça bientôt la suite Qu’on fait les autres pendant la fuite ? Vous le saurez, mais pas en vers Je ferai donc une courte pause Et je continuerai en prose Car à la fin je ne peux guère Tout restituer fidèlement Tant dans la forme qu’en sentiments. |
5.
Bifurcations
(par
Tar Palantir, ajouté le 10/05/07 19:25)
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| Quoi donc l’ami, un coup de flême Ce n’est pourtant pas un problème De versifier une telle histoire Si tu l’accompagnes de poire. J’en ai peu bu, tu peux me croire ! Moins en tout cas que ces soiffards. Ce qu’on verra ! Mais avant ça Retourne donc sur tes pas, Et ceux de l’elfe, esseulée Suite au départ de son aimé Conte maintenant, tu ne voudrais pas Faire tel un Ménestreauvala, Un compte-rendu tant annoncé Par l’empereur, mais jamais fait.
Ventres affamés trop confiants Se disaient bien qu’en arrivant Ils trouveraient tout préparé A quatorze heures plus que sonnées. Le hic était que la recette J’étais le seul à la connaître. Nous mangeâmes donc après quinze heures Après l’apéro salvateur.
Mais avant ça qu’ont-ils donc fait En notre absence comme forfaits ? Nous fûmes ainsi très stupéfaits De voir Guillaume tout enchaîné Les mains liées, les fers aux pieds Lionel riant de l’avoir fait. D’où venaient donc toutes ces chaînes Valant à Gurth une telle peine. Elles venaient tout droit d’une pierre, Une partie était enchâssée, Et tel Arthur pour son épée, Le jeune put aisément l’extraire.
Je méditai, dubitatif, Goûtant avec peu de confiance A l’argument, un peu hâtif Rien vu de tel depuis l’enfance, Ayant fouillé et exploré Tant d’endroit de cette maisonnée…
Laissant les autres à leurs tourments, Nous, libres, prîmes un peu de bon temps. Lectures et jeux l’après-midi En regardant passer la pluie
Et le soir ? Une soupe à l’oignon Mais le pain but tout le bouillon Ce qui força à la manger Non par cuillère, mais fourchetées.
Et la suite ? Nous allons voir. Que fait la poire dans cette histoire ? Pas le fruit vous l’aurez compris, Je parle plutôt de l’eau de vie. Des verres anciens, mais peu profonds Servirent à la dégustation. D’abord avec parcimonie, Le reste est pour Gili Gili Dit Virginie au tout début. Le lendemain tout était bu ! La belle Agnès et votre altesse Burent peu, leur laissant tout le reste Aux trois que je ne nommerai pas Respectant leur anonymat. La descente fut vraiment sévère Même si je supprimai les verres. Ils en sauvèrent quand même un Qu’ils se passèrent de main en main.
Mais les dégâts étaient bien là, Pour eux, mais aussi bien pour moi. Victimes furent les conversations Histoires très nulles furent à foison.
Pourquoi ce titre, bifurcations ? Est-ce vos esprits qui bifurquèrent A cause du contenu des verres Ou calembours qui furent légion ? Ecoute : (…). Ah, ah, vraiment pourri Pire que tomate qui ne rougît !
Les trois restèrent, soudain studieux A deviser au coin du feu. Après matines ils se couchèrent Quand les sobres se réveillèrent. |
6.
Tout en haut
(par
Tar Palantir, ajouté le 18/05/07 15:11)
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| Tandis qu’ils dorment ou se reposent, Mes chers amis, je vous propose De profiter là, tout en bas, De la belle douceur des bois.
C’est ainsi que nous emmenèrent Nos pas jusques à la rivière. Une barbe blonde et un lutin, Un plus qu’un roi et plus qu’humain, Se mirent en quête d’un trésor Avec le beau sourire du Nord, Ainsi qu’un hôte pour les guider Du haut plateau à la vallée.
Des découvertes sur le chemin, Cette croix de style très ancien Nous rappelait Ton témoignage Et ceux qui firent cet hommage. Ensuite un bassin dont le fond Contenait toute l’évolution. Du fond des eaux jusqu’à la terre, L’on vit comment il fallut faire.
Petit Lionel n’en prenait note Lui qui cherchait des bêtes mortes Affalées le long du chemin, Chaque fois qu’en vit était serein.
Dès que le groupe se reforma, On en vit deux avec trois bras. Lionel eut un bâton de marche. Mais, Bastien, pourquoi donc si grand ? C’est un bâton de commandement, Il est voyant pour qu’on le sache, Il peut frapper ou faire merveille.
Pour traverser la fine rivière Lui la sauta tel un Sergueï, D’autres peinèrent ou se mouillèrent.
On attaqua la remontée, Bien motivés tout au début. Dès que la pente avait grimpé, Nous n’en pouvions déjà plus.
Mais tout en haut on n’alla pas, Ce qui me rendit tout chagrin, Investiguer, mener nos pas Vers ces mythiques souterrains. A la carrière de pierres noires, Sommeille un vieil échappatoire Qui viendrait de ce qui est ruine, Branzac par delà la colline.
Puis, enfumé, mais bien repus On se fixa un nouveau but, La ville de Salers gardant La route qui mène au volcan, Une citadelle de pierres noires Chacune étant chargée d’histoire.
Rébecca mit tout son talent A déchiffrer le moindre signe Du monogramme ou du gisant Pour trouver la clé des énigmes.
Les prisonniers en profitèrent Pour bien tenter la file de l’air Ben grimpa un mur, mais en vain Car ses gardes veillaient au grain.
Le groupe joua aux parisiens Et tomba presque en pâmoison Devant deux ânes et des bovins, Grandissant sa réputation.
Soirée d’un tout autre niveau Loin des blagues et des mauvais mots. Le ménestrel joua de l’or Qui donne à l’âme un réconfort. Agnès montra que son talent Etait en fait beaucoup plus grand Que ce qu’elle voulait nous faire croire. Guitare et harpes jouaient ce soir.
Chroniques lues au coin du feu, Contant la vie de nos aïeux Et l’arrivée de Charles VII Dans la cité sous les drapeaux, Et les récits de la fête Et ce qu’il reçut en cadeau.
Puis fatigué par cette journée, Bien repu et bien rassasié, Je remontai là tout en haut Pour y prendre un peu de repos. |
| La fin, tout s’enfuit. Sauf ceci, L’essentiel, s’être réunis. Car entre tout de ce nid, Tout petit, on repart grandi.
Fin de moot, toujours un peu triste, Mais il reste les souvenirs Et revigoré pour la suite Prêts pour construire l’avenir. |
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