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MOOT STORY

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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1.
(par (Il ne peut en rester que 8...), ajouté le )




2. Télé-réalité...
(par ISENGAR, ajouté le 07/11/07 08:24)


Tout commença sur les ondes incertaines de Faërie TV...
Une émission de télé-réalité sur le thème sacrilège de l’enfermement volontaire de 20 tolkiendili adultes (12 garçons et 8 filles) et un enfant à peine plus grand qu’un Hobbit joueur de basket-ball, pendant 5 jours et 4 nuits dans 3 villas de l’arrière pays azuréen.

Le projet ne payait pas de mine et les accroches étaient banales à pleurer :
« Moot Story : rien ne sera plus comme avant ! » ; « Moot Story : il ne doit en rester que 8 ».. etc. Bref rien de nouveau sous le ciel hertzo-satellito-numérique, fût-il de Faërie...

Le premier jour fut consacré à la préparation de l’émission et à l’accueil des concurrents. Ceux-ci arrivèrent au compte-goutte, par grappes, en provenance de contrées aussi éloignées que le Nord, l’Alsace, la Beauce, l’Île de France, La vallée de la Saone et le pays lyonnais. Et deux d’entre eux venait de la lointaine Belgique, et deux autres venaient du pays azuréen même...

AlineLaegaladKendraZelphalyaRebeca
ElbarathaAnardaielGelirielDunminuialVallis
Tar PalantirTilkalinDragon SacquetElwëMedonnen Eldendil
GurthSilmoYyrIsengarGawain
P’tit Lionel accompagnait sa maman, mais se retrouvait vu son jeune âge dans une catégorie hors compétition.


3. Règlement du jeu
(par ISENGAR, ajouté le 07/11/07 08:28)


Il convient d’aborder le règlement du jeu tel qu’il fut présenté à tous les participants au banquet du troisième soir.

1- Moot Story est une réunion de tolkiendili et assimilés dont le but est l’élimination d’un certains nombre d’entre eux du jeu afin qu’en bout de moot, il ne reste plus qu’une grappe de 8 participants qui seront déclarés vainqueurs.
2- Les participants au jeu sont dénommés « mootards »

3- Un mootard est éliminé après avoir, de l’avis d’aucuns, dérogé aux lois instables de Faërie.
Il passe alors devant le « Conseil » qui est composé de tous les autres joueurs.
4- Le « Conseil » consiste à réunir tous les joueurs Tolkiendili et assimilés et à opposer au joueur désigné pour ses dérapages un personnage virtuel qui pourrait être son exact opposé. Le « Conseil » sera alors appelé à choisir entre le joueur désigné et son opposé virtuel.
5- En cas d’élimination du joueur désigné, celui-ci est invité à quitter l’émission et les villas pour ne plus y revenir.

6- Les participants tolkiendili et assimilés accumulent des points au cours du séjour. Ces points peuvent être positifs ou négatifs et proportionnels en fonction de l’interraction de activités des joueurs avec l’environnement instable de Faërie.
7- Les 8 mootards qui auront accumulés le plus de points pourront bénéficier d’une durée maximum de séjour dans les trois villas. Inversement, les joueurs ne bénificiant pas d’un nombre minimum de points requis devront quitter les lieux par grappes successives, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 8 mootards.
8- Les mootards titulaires d’un grand nombre de points peuvent choisir un joueur « associé » qui partagera son sort jusqu’à la fin du jeu. Par parallélisme des formes, les joueurs peu dotés en points ont également ce privilège, pour le malheur des personnes choisies.
9- un participant peut être exclu par le « Conseil » indépendamment du nombre de points déjà accumulé au cours du jeu.

10- les mootards sont conviés de façon aléatoire ou raisonnée, ou l’inverse, en fonction des événements de la journée – ou pas – à se rendre au confessionnal où il s’exprimeront sur le sujets qui leur tiennent à cœur à condition qu’ils aient un lien avec les événements de la journée – ou pas.


4. Gentils et méchants...
(par ISENGAR, ajouté le 07/11/07 08:30)


Dés le premier jour, Vallis et Zelphalya accumulèrent des points de bonus en mettant leurs véhicules au service du transport des autres. Leur avance fut telle qu’elle détermina de façon durable leur positionnement pour la finale. Afin de ne pas rester en reste, si vous me permettez l’expression, Yyr fit dès le deuxième soir un petit exposé dont il détient seul le féérique secret. Il prit ainsi à son tour une large avance.
Dés les premières heures du jeu, des jalons furent posés.
Le gentil du groupe, sa caution morale et intellectuelle, serait indéniablement Yyr l’Etoilé. Quant au méchant, celui dont la popularité négative auprès des téléspectateurs allait battre des records et dont la fourberie séditieuse n’avait d’égale que le persiflage diffamant, ce méchant serait Gurth.

Le spectateur a pu juger avec ses yeux : dès son arrivée au soir du troisième jour, Isengar - lui qui porte l’innocence sur son visage de poupon barbu comme Iggy Pop porte sur le sien une pieuse sobriété - fut accusé par Dunmuial d’avoir porté de talibanes et insultantes considérations sur sa barbe fleurie d’aimable pâtre du Khirghizistan. Ce qui était grandement exagéré, bien entendu.
Gurth le fourbe était bien entendu à l’origine de cet horrible malentendu, et Isengar fut prêt d’être victime du supplice de la décollation par l’épée de justice, jadis seulement réservé aux justes et aux saints

Extrait du confessionnal d’Isengar :
« Cette situation déplorable n’appelle aucun commentaire particulier de ma part, cependant je tiens à apporter toutes mes excuses à Dunmuial au sujet de propos que j’aurais pu tenir soous l’influence de substances éthyliques marrissantes, tel un certain alcool de patate qui brûle la langue et qui rend aveugle. Le mot taliban a peut-être été prononcé, encore qu’aucun souvenir n’y soit associé dans ma mémoire. De toute façon, je suis désolé de cette situation et je souhaite que Dunmuial – que sa barbe soit bénie par Leonidas, Charlemagne et Tom Bombadil – me pardonne. D’ailleurs, en gage de ma bonne foi, je laisse pousser la mienne... »


5. Conseil.
(par ISENGAR, ajouté le 07/11/07 09:27)


Ce fut au cours du banquet du troisième soir, alors que l’effectif des mootards était enfin au complet, que fut voté à bulletin secret le règlement du jeu par l’ensemble des participants.
L’esprit du grand juriste subversif de la Faërie, Didier « Dongann » Willis, flottait heureusement dans l’air, et le règlement ne fut pas adopté à l’unanimité. Isengar déposa un bulletin « abstention » dans l’urne, dans l’espoir de sauver sa tête car il était évident que le premier « Conseil » déciderait de son avenir dans le cours du jeu.
Mais dans cette parodie de démocratie télévisuelle, le règlement fut adopté sous le nom de Constitutio Mootstorum.

Le « Conseil » se réunit donc pour la première fois. Et le cas Isengar lui fut soumis avec la question : Isengar doit-il rester ?
Conformément à l’article 4 du « Constitutio », on opposa au malheureux mootard le personnage virtuel de Peter Jackson.

Le vote eu lieu et en fin de soirée, le score fut sans appel : Isengar récolta 100% des voix et fut sauvé.

Extrait du confessionnal de Dunminuial :
« C’est nul !.. »

Le « Conseil » fut invité ce même soir par la production a attribuer les points à tous les mootards, en fonction de leurs activités des trois derniers jours. Et le premier bilan fut établi ainsi :

1Yyr35 points (dont 15 pour l’exposé)
2Vallis30 points
3Zelphalya30 points
4Elwë 25 points (- 5 pour les grognements pendant le trajet)
.........
20Isengar2 points après le passage en conseil
Après le « Conseil », et comme souvent dans les émissions de TV réalité, les candidats soulagés du passage de cette épreuve, s’adonnèrent hors caméra à des jeux de rôle immoraux avec des cartes et autres instruments de perdition ou bien se livrèrent à d’éthyliques initiations ou confirmations dans la fraîcheur de la nuit azuréenne...


6. Phase d'accélération du jeu.
(par ISENGAR, ajouté le 13/11/07 08:09)


Dans le milieu clos des trois villas, quelques personnalités émergèrent. Il n’y avait pas ici de bimbos à décolletés pigeonnant, de rappeurs goguenards, de dragueurs misogynes compulsifs ou de blaireaux amateurs de tunning (quoique, on ne sait pas tout...)
Les mootards étaient des gens plus proches de la nature, des savoirs fondamentaux et des vraies valeurs de la vie (enfin, ça dépend lesquelles).
Silmo se distingua par ses activités culinaires, accompagné des filles, de Yyr et de Gurth ; pour la vaisselle, Zelphalya, Isengar, Geliriel et Yyr (encore lui) creusèrent nettement l’écart. Tous grapillèrent ainsi quelques points utiles pour la finale.
Pour la bonne compagnie et le partage du jus de pomme qui réchauffe les pieds et les cœurs, Tilkalin fut propulsé parmi les grands favoris, suivi de non loin par Anardaiel et Dunminuial, dont les pas léger s’adonnèrent à d’agréables danses pour le plaisir des quelques yeux qui s’attardèrent sur le spectacle.

Pour le repas du troisième jour furent élaborées de délicieuses ravioles et des pates au pistou dont les papilles se languirent longtemps. Cependant l’étrange dessert qui fut présenté sous la forme hybride d’une bavaroise géante à la crème de marron et d’un baba-flan au rhum laissa les mauvais esprits de l’assemblée perplexe. Bien que l’ensemble fut un pur délice, Gurth nota ainsi l’oxydation bleutée des bords du gâteau et souligna avec cynisme que les cuisiniers avaient probablement redécouvert par un étonnant hasard les procédés perdus depuis l’antiquité de la fabrication de la céramique à figure rouge qui fit la gloire de l’Athènes classique...

Mais le temps était compté, et le jeu entra dans une phase d’accélération.
La production autorisa une sortie pour une séléction aléatoire de mootards.
Zelphalya, Kendra, Laegalad, Geliriel, Elbaratha, Gawain, Isengar, Elwë, Tilkalin et Tar Palantir y participèrent.
Le parcours, cadré d’avance, mettait en valeur les somptueux paysages qui composent les environs agréables de Mougins. La petite troupe, cernée par les caméras cachées de la production fit le tour d’un petit étang et déambula dans un beau parc où les ocres, les bruns et les vermeilles ornaient de leurs flammes automnales l’ensemble du paysage. Yyr, inspiré par la féérie des lieux, évoqua le lei d’Aotroun et Itroun à ses incultes comparses et aux enfants venus près de lui pour tenter d’obtenir un autographe du plus populaire des mootards.
Puis l’équipée continua jusqu’au vieux village de Mougins, perché comme une fière couronne de pierres sur un promontoire majestueux. Sous les premières ombres de la nuit tombante, parcourant les ruelles discrètes et les venelles cachées, ils tombèrent sur l’agréable place des amis qui n’avait jamais si bien porté son nom. Au pied d’un bel arbre, sous le chaud mur de l’église du village et à côté d’une source aux propriétés apaisantes, un banc circumaire invitait à une délicieuse pause, tanis qu’un petit groupe parmi les mootards entreprit de visiter la quiète église.
Dans la sérénité du moment, une vile inspiration poussa Gawain à éternuer outrageusement fort. Cette action lui fit sans doute brutalement perdre une forte quantité de point ainsi que l’estime des téléspectateurs.

Pour cette raison, le soir même lors de la réunion du « Conseil », les mootards furent appelés à voter. Le cas Gawain lui fut soumis avec la question : Gawain doit-il rester ?
Conformément à l’article 4 du « Constitutio », on opposa au malheureux mootard le personnage virtuel du Sarumaniaque de Mougins, celui qui clame « sa » vérité au hasard des ruelles les plus sombres..

Le vote eu lieu et en fin de soirée, le score fut le suivant : Gawain, récolta 51 % des voix et fut sauvé de justesse.


7. Somnolences
(par ISENGAR, ajouté le 13/11/07 08:16)


En cette dernière soirée de la longue émission, tandis que les fours tournaient à plein et que s’y succédaient d’alléchantes flamiches, quiches et autres flammküsche pour l’ultime banquet, l’infâme Gurth révéla toute sa perfidie.
Il tenta dans un premier temps d’effrayer l’ingénue Kendra en poussant Isengar l’érudit à conter les méfaits sinistres de Charlie Manson et le crime rituel dont furent victimes Sharon Tate et ses amis. Comme ce fut un échec, il poussa Isengar tout court à l’intérieur d’un des fours ardents. Le malheureux y plongea les mains pour se rattraper et fut douloureusement brulé. Mais forgé aux dures épreuves de la vie, Isengar ravala sa douleur. Et par pure amitié pour l’abject personnage, se garda bien de le dénoncer aux autres. Mais les caméras avaient tout enregistré, et il convient de signaler que l’affaire entama sérieusement le gain de points de Gurth le fourbe.
Elwë fit également les frais de mouvements d’humeur observables depuis l’œil objectif de l’objectif de la caméra. En mauvaise posture lors d’un jeu de carte et de fort mauvaise humeur, son crédit et sa popularité auprès des spectateurs chuta à un tel point qu’il perdit au « Conseil » une somme considérable de points et qu’il ne s’en releva jamais.

Inversement, Isengar se rattrapa avec un brillant exposé dans lequel furent contées de passionnantes histoires de familles du peuple des Hobbits. Faërie TV enregistra ce soir-là des taux record d’audimat et il ne fait nul doute qu’un DVD de l’exposé sera commercialisé au moment des fêtes de Noël.

Tar Palantir, qui, dans le cadre de ses activités professionnelles ne manque pas de s’endormir à chacune des réunions auxquelles il est convié, répéta ses odieuses somnolences au cours de l’exposé.
Gurth fit de même – mais on n’en attendait pas moins du personnage – ce fut cependant maître Palantir que le « Conseil » souhaita mettre sur le banc des expulsables, peu après que Gawain y fut présenté.

Le cas Tar Palantir fut soumis au vote avec la question : Tar Palantir doit-il rester ?
Conformément à l’article 4 du « Constitutio », on opposa au malheureux mootard le personnage virtuel de A.C. Nunn, celui qui osa autrefois écrire à JRR Tolkien que son roman comportait quelques contradictions – ce qui, chacun le sait, est absurde.

Le vote eu lieu et en fin de soirée, le score fut le suivant : Tar Palantir, récolta 85 % des voix et fut sauvé. Il ne perdit dans l’affaire qu’un minimum de points.

Confessionnal de Tar Palantir :
"Hein ? quoi ?..."


8. Classement ...
(par ISENGAR, ajouté le 14/11/07 18:56)


Un peu plus tard dans la soirée, un jury composé du clan des fumeurs d’herbe à pipe et de buveurs de Vieux Clos, fit le point sur les points.
Parmi ce jury parfaitement légitime se trouvaient Rebeca, Zelphalya, Geliriel, Laegalad, et les deux maîtres du savoir, anciens vétérans des amphithéatres de Nanterre, Tilkalin et Isengar.
La tâche ne fut guère aisée, entre les chamailleries à propos du partage d’une la cape elfique, les excès de l’élixir à bulles de Bourgogne, les rires en cascades et la fatigue générale.
Un par un, les membres du jury succombèrent au sommeil. Seules Laegalad et Zelphalya résistèrent et arrêtèrent un décompte final des points qui allait commander à l’ordre des départs de la trilogie des villas et qui allait déterminer les 8 vainqueurs de Moot Story.

1Vallis85 points
2Yyr83 points
3Silmo80 points
4Zelphalya70 points
5 ex-aequoRebeca/Geliriel68 points
7Medonnen Eldendil66 points
8Elbaratha65 points
9 ex-aequoTilkalin/Dunminuial61 points
11Tar Palantir55 points
12 ex-aequoAline/Anardaiel/Laegalad46 points
15 ex-aequoIsengar/Dragon Sacquet45 points
17Kendra30 points
18 ex-aequoGurth/Gawain18 points
20Elwë15 points
Au final, Vallis s’en sortait donc avec le score le plus favorable.
Mais d'étonnants rebondissements allaient vite modifier l'ordre des choses...


9. ... et rebondissements.
(par ISENGAR, ajouté le 15/11/07 08:11)


Conformément à l’article 8 du « Constitutio Mootstorum », Vallis s’associa avec Aline. La belle fut donc repéchée de justesse de sa douxième place et gagna la première place ex-aequo.

Le classement s’en retrouva donc modifié légèrement et Elbaratha, qui était jusqu’alors dans l’octuor de tête, se retrouva en 9ème position.
Mais par ce fameux parallélisme des formes, l’article 8 permit à Elwë - bon dernier - de réclamer le compagnonage de Medonnen Eldendil. Le malheureux, qui s’était retrouvé en 7ème, puis en 8ème postion, attérissait donc en dernière place aux côtés de son nouvel associé. Quel cruel revirement du jeu !

Le classement n’en était pas à son ultime rebondissement : Elbaratha qui retrouvait la 8ème place, fut contrainte de la céder à nouveau : Gawain la réclama à ses côtés à son infamante 18ème place. Place qu’il partageait d’ailleurs avec Gurth. Ce dernier, ne voulant pas rester en reste – si vous me permettez toujours cette expression – désigna Rebeca, pourtant fort bien placée à la 5ème place, pour l’accompagner vers sa peu reluisante sortie. Le jeune fils de Rebeca, Lionel, par représailles, décida de foncer dans tous les adultes qui se trouvaient à sa portée. Beaucoup d’entre eux passèrent une partie de la matinée à essayer d’éviter ses charges vengeresses...
A son tout, Geliriel fut appelée par Isengar et quitta cette même 5ème place qu’elle avait provisoirement partagé avec rebeca. Cette malheureuse décision était la conséquence d’un manque de concertation et de coordination puisqu’il était convenu exactement l’inverse : que Geliriel choisisse Isengar comme associé vers l’octaèdre final, mais ce dernier, pensant maladroitement bien faire, désorganisa complètement la stratégie de Geliriel et mit fin à ses espoirs de victoire.

Les chutes successives de Medonnen Eldendil, Elbaratha, Rebeca et Geliriel laissèrent une chance inespérée à Tilkalin, Dunminuial et Tar Palantir.
Le nouveau palmarès se présenta comme suit :

1 ex-aequoVallis/Aline
3Yyr
4Silmo
5Zelphalya
6 ex-aequoTilkalin/Dunminuial
8Tar Palantir
confessionnal d’Anardaiel :
Echouer si près du but c’est vraiment rageant. Pour la peine, j’organiserai le prochain moot-story. Et ça se passera dans un château, et il y aura du champagne... et on apprendra à chanter et Céline Dion et Garou viendront nous rendre visite les soirs de « prime »... na !


10. A la fin de tout...
(par ISENGAR, ajouté le 15/11/07 08:32)


En fin de compte, les départs furent coordonnés au nombre de points engrangés au cours du jeu.
Elwë et Medonnen Eldendil furent logiquement les premiers à quitter les villas.
Le groupe de Gurth/Rebeca/Lionel et Gawain/Elbaratha fut le suivant.
Kendra quitta les lieux en solitaire. Et peu après une collation frugale, les trois demoiselles Geliriel, Laegalad et Anardaiel et les deux mootards Isengar et Dragon et firent leurs adieux au public et à leurs derniers compagnons...

Les derniers garçons présents dans la villa, majoritaires par rapport aux filles, s’adonnèrent hors caméra à la contemplation d’une trilogie honnie, proférant moult propos misogynes par le truchement de SMS pervers à l’attention de leurs ex-co-locatrices, embarquées dans le train du retour. Mais la légende dit également qu’ils durent nettoyer l’ensemble des trois villas et qu’ils prirent tant de temps que les fans agglutinés devant les grilles de la résidence finirent par se résoudre et se dispersèrent sans avoir pu récupérer une photo ou un précieux autographe. A la fin de tout, loin des paillettes et du strass du show télévisé, ils finirent par se faire jeter dehors sans gloire par la production...

Ainsi s’acheva le jeu de télé-réalité le plus étrange qu’il ait été donné de voir à la télévision... Faërie TV gagna dans l’opération de nombreuses parts de marché, ce qui lui permit de participer au sponsoring de la sortie d’une nouvelle adaptation de Beowulf. Adaptation dont les affiches accompagnèrent tous les voyageurs par train jusqu’aux ultimes étapes de leur voyage de retour, avec cette question restée sans réponse : Beowulf porte-t-il un caleçon pour aller dans l’eau avec Angelina Jolie ?...



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11. PROCES-VERBAL infraction à la circulation
(par Augereau, ajouté le 16/11/07 17:42)


Je soussigné Ludovic Cruchot, maréchal des logis-chef affecté à la brigade de Saint-Tropez, atteste avoir dressé par la présente le procès-verbal d’interpellation de deux individus à la sortie du bourg de Mouans-Sartoux, commune voisine de celle de Mougins, où j’ai été affecté ce jour par l’adjudant Gerber au contrôle de la circulation.

Les deux interpelés sont : 1°) un conducteur du nom de Medonnen Eldandil qui ne possède ni carte d’identité en règle à ce patronyme ni permis de conduire ; 2°) le passager nommé Juju Elwe qui n’a pas non plus de papiers sous cette identité, ni - semble-t-il - toute sa raison.

Le conducteur s’est défendu de son défaut de permis en prétextant qu’il s’agissait d’une conduite accompagnée mais dans laquelle c’est lui qui accompagnait l’autre, situation qui ne figure pas dans le règlement.

Les deux suspects circulaient, au moment des faits, dans une automobile française, ce qui aurait pu constituer un indice en leur faveur si elles n’étaient pas aussi rares dans la région. Le véhicule était de surcroît de couleur douteuse dans les tons cramoisis.

Lors du flagrant délit, les individus s’engageaient à grande vitesse, en première, dans un virage qu’ils tentaient de passer en ligne droite.

Le suspect n° 2 prétend, je cite « que le monde est courbé et qu’il n’a jamais emprunté la voie droite ». Il ajoute que, compte tenu de sa condition, il voyage toujours en première et que des témoins de bonne moralité pourraient le confirmer. Il soutient être citoyen du cru et ne devoir quitter la région qu’en raison d’un exil involontaire dans des contrées septentrionales.

Je luis demande les raisons impérieuses de cet exil ?

Il répond : « pas impérieuses, monsieur l’adjudant-chef, … IMPERIALES !»

Je lui fais observer que traditionnellement, les empereurs ont leurs habitudes à Golfe Juan et qu’ils ne débarquent pas à Mougins. Sinon, quelques-uns sont internés avec d’autres artistes à Saint-Rémy-de-Provence mais que ça nous éloigne en distance comme du sujet. Comme la moutarde commence à me monter au nez, j’explique au futur-prévenu que ça risque de tourner mayonnaise pour lui. Il répond crânement qu’il en serait enchanté. Il ajoute, « j’ai vu déjà qu’il y a des œufs et de l’huile ,enfin je crois, mais ne sachant pas comment la chose se monte, ça me serait utile en société, particulièrement celle dont j’arrive ».

Le doute venant remplacer la moutarde, je flaire un complot et lui demande des précisions. Je transcris l’échange tel quel :
« - Voilà, me dit-il, nous avons passé le WE avec une vingtaine d’acolytes à manger, boire dormir et nous amuser »
« - est-ce tout ? » renchéris-je
« - Moi, je n’ai pas bu, même pas mon vin préféré »
« - Lequel ? »
« - du Pu-Yi fumé, forcément »
« - Ah ? »
« - Nous avons aussi tenu diverses conférences dont l’une relative à l’éveil des Premiers, une autre à la généalogie et aux droits de successions dans certaine famille – mais celle-là, j’vous jure, j’lai pas écoutée, je mangeais un pot de crème de marrons – et aussi adopté un projet de Constitution, le tout étant un ‘Moot’ [sic] qui s’est réuni sur le territoire mouginois dans une enceinte résidentielle privée et fermée entre adultes consentants plus un mineur accompagné par l’autorité parentale».

Sur la base de ces aveux, la préfecture jugera donc s’il s’agit : 1°) d’une secte ; 2°) de factieux qui voudraient renverser le Gouvernement et changer la loi fondamentale ; 3°) d’authentiques dingues.

Laissant provisoirement le suspect n°2 à ses élucubrations, j’indique au n°1 que sa manière de conduire était parfaitement scandaleuse et sans équivalent au sud de la Loire sauf peut-être en ce qui concerne une nonne de ma connaissance qui roule en 2CV et sur laquelle je ne souhaite pas m’étendre puisque les procès-verbaux qui la concernent encombrent aujourd’hui la totalité des bâtiments A, B, D, et J à P des archives de la préfecture.

Nous passons ensuite à la fouille du véhicule et découvrons un premier document à charge : un fichier Excel qui semble faire référence au fameux « Moot » sus-mentionné où l’on peut lire, parmi des ‘Règles générales’ : « buvez, volez, violez, massacrez et pillez à votre guise » Son auteur est un certain Vallis qui habiterait à Nice. Un avis de recherche est immédiatement lancé.

J’ordonne également aux gendarmes Fougasse et Taupin de menotter les désormais-prévenus.

Le dénommé Elwe se révolte : « Vous aurez affaire à moi. Vous ne pouvez pas me faire ça, je ferai jouer l’immunité diplomatique ».

Je rétorque : « C’est ça ! Vous êtes le Grand Turc et vous me prenez pour votre zouave »

A cet instant, le gendarme Fougasse a cru utile de m’interrompre : « Sauf vot’respect chef, ce serait, comme qui dirait, plutôt Mameluk qui conviendrait. Les zouaves, c’est pas turc, c’est algérien »

Après y avoir collé 4 jours à la surveillance des plages, j’ai poursuivi l’inspection du véhicule et dressé l’inventaire du contenu des valises où se trouvaient des effets de marque… peut-être une filière de contrefaçon. Tricard et Berlicot en ont tapé la liste sous ma dictée. Curieusement, alors que je décrivais un vêtement siglé « Dior », le suspect n°2 s’est à nouveau excité en baragouinant à propos de je ne sais quel petit-fils (il n’a pourtant pas l’air d’être en âge d’en avoir).. sûrement un nouveau délire généalogique.

Force est de constater que le suspect n°1 est beaucoup plus calme. Bien qu’il semble plus lucide, il ne faut peut-être pas s’y fier. J’espérais de lui un récit de la réunion du WE. Il s’est défilé en me disant que c’est l’autre qui en était chargé et que c’était écrit dans la Constitution [resic].

Le suspect n° 2 s’est alors mis à crier « Nom d’un petit et du grand bout, c’est encore lui qui a une excuse. C’est trop injuste. ».
Nous n’étions pas trop de cinq pour lui passer la camisole. Son comparse nous y a d’ailleurs aidé, preuve d’un manque de solidarité dans leur ligue.

Au terme du délai réglementaire de garde à vue en cellule de dégrisement, les deux individus n’ont rien retiré de leurs affirmations. Le 1er suspect refuse toujours de faire un constat écrit. Le 2nd promet de faire parvenir à la brigade un compte rendu détaillé de tous ses faits et gestes au cours des 5 jours passés et de dénoncer ses complices ainsi que leurs coupables activités. Il prétend que cela lui sera facile car il doit déjà en rédiger un pour le reste de son assemblée. Toutefois, s’il ne se soumets pas à cette obligation, j’ai suggéré à l’Adjudant Gerber de la contraindre par corps en envoyant la force publique.

Fait, à Mouans-Sartoux, le 05.11.2007
Signé : Ludovic Cruchot



12. D'ici l'on vit la Mer...
(par Stéphanie, ajouté le 16/11/07 21:30)


La Mer... quelque soit son nom, quelque soit sa longueur, quelque soit la distinction que les Hommes ont établi pour se les approprier, pour les différencier, les classer... La Mer reste, pour un Elfe, la marque indélébile de son exil. La Mer reste et demeure, pour nous qui errons encore, le dernier accès à notre pays. Nous savons qu'il nous suffirait de mettre la voile vers l'Ouest, pour finir par trouver la voie droite, guidés par les oiseaux marins et les étoiles. Quand bien même, pétris encore d'amour pour les Terres du Milieu, pour les amis que nous avons ici, pour le chant des Hommes, quand bien même nous restons encore, la voir n'est pas sans provoquer en nous un languir et une euphorie que nous avons bien du mal à refrenner.

Il était très tôt en cette matinée de Toussaint, quelque chose comme 6h40, quand un Dragon, une Rohirim et une Elfe retrouvèrent une Dodie très élégante sur un quai de gare ; après les salutations d'usage, les quatre compagnons prirent leurs places dans le train, et commencèrent le long voyage qui devait les mener en un lieu mootique, Mougins.
Le voyage, * assez * long, devait leur permettre d'admirer le lever du soleil, les brumes et les fleuves traversés en route. Cependant, et malgré leur compagnie mutuelle, tous ressentaient une certaine impatience à l'idée d'arriver – surtout l'Elfe, qui, encouragée par Kendra la Rohirrim, ne tarda pas à réciter les dialogues de Schrek...

« On est bientôt arrivés ? »
« Non »
...
« Et là, on est bientôt arrivés ? »
« Nan ! »
...
« Et là, ... »
« Le Royaume de Fort Fort Lointain est, comme son nom l'indique, Fort, Fort, Lointain ! ».

...
« J'ai faim, si on déjeunait ? »

Et ils déjeunèrent, de thé Chung Mee parfumé à la vanille et à la racine de rhubarbe – au goût de la Rohirrim et de Dodie, trop sucré, au goût du Dragon, pas assez... et, au goût de l'Elfe, complètement dénaturé par l'ajonction de sucre, ce qui lui fit préférer un café – de croissants et de pain aux trois céréales. Ils gardèrent juste de quoi faire un deuxième petit déjeuner.

...

« Est-ce que je peux chanter ? »
« Non »
« Est-ce que je peux neuneumer ? »
« Nan ! »

...

Tentant de faire diversion, Dodie-les-yeux-verts lança la conversation sur Harry Potter... Après avoir prononcé à haute et intelligible voix « J'espère qu'on va spoiler personne dans le train », les commères échangèrent leurs points de vue sur le sujet, pendant un bon bout de temps, jusqu'à ce que leur voisin leur annonce « S'il vous plait, on l'a pas encore lu, si vous pouviez changer de sujet... » . C'était bien temps qu'il se réveille, après qu'on ai dévoilé toute l'intrigue !

...

Prononcer l'interjection classique des situations d'ennui profond (ou plutôt, en l'occurence, d'un languir incommensurable) : * clonk *

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Enfin, la gare de Marseille... Le TGV y fit demi-tour pour se diriger, à l'allure d'une vieille Micheline Diésel, vers Cannes... Et là... là... par la fenêtre...

« LA MEEEEEEEEEEEEER !!! »

« Très jolie et très bleue », dira un Gentilhobbit... Certes, mais pas seulement... poignante et à perte d'horizon, surtout... Des Humains s'y baignaient, d'ailleurs – tandis que d'autres, bien emmitoufflés, se promenaient sur la plage...

Enfin, enfin, enfin, voici nos quatre comparses arrivés à Mouhans-Sartoux. Silmo-à-la-casquette-bleue les y attendaient, et les guida jusqu'aux villa, louées pour tous par les bons soins de Vallis-des-Jardins...
Etaient déjà arrivés Rebeca-la-Belle et ses chevaliers, Pti Lionel et Gurth-à-la-chevelure-d'or, ainsi que Elbaratha-de-Lorien et son preux Nain, Sir Gawain Guili-Guili. Tar Palantir le Grand les accueilli aussi, présent depuis le matin au QG. De l'arrivée de Yyr l'Etoilé et Zelph-au-papillon-d'argent, nous n'avions que quelques indices (il s'avéra qu'ils se promenaient pendant ce temps dans la ville... Las, plus égarés que sachant où ils étaient !)... Bien entendu, Vallis et sa douce Aline, ainsi que leur Griffon d'or, se trouvaient depuis longtemps sur les lieux, l'assemblée leur devant ces retrouvailles tant attendues.
Manquaient l'Empereur à la Cigogne et son co-pilote, Medonnen-au-doux-parler, qui devaient arriver pétaradants dans un véhicule flamboyant... On reconnu là la discrétion coûtumière de l'Empereur.
Manquaient aussi Dunmin.... Dunminu... L'Empereur-Dieu, qui devait arriver en même temps que Tilkalin-Ami-des-Elfes par le train reliant Cannes à Mouhans, mais celui-ci ne circula jamais. Chacun de son côté (car ils ne se connaissaient guère) ils prirent un bus (enfin, le même), et Gurth tenta vainement de donner des indications à Bastien pour qu'il puisse reconnaître le Nain... « Un homme de taille moyenne, avec une barbe, le crâne rasé... »... ce qui était en réalité assez éloigné de la réalité, mais comme l'Empereur Dieu était armé d'une épée, et Tilkalin-Vif-Argent d'un ouvrage avec « Tolkien » marqué dessus, ils se trouvèrent sans difficulté. Et ils furent accueillis par des sons de flûtes, la Rohirrim et l'Elfe des Bois ayant empoignés depuis quelques temps leurs instruments agaçants préférés.

Pour ce premier soir de Moot, concordant avec la Toussaint, furent confectionnées des tartes à la courges, dont Gurth (qui participa à la tâche) ne se lassa pas de louer le goût...

Des discussions, jeux et rires qui émaillèrent la veillée, on ne peut le conter, tant il y en eu, comme à l'accoutumée.

Le lendemain, l'Elfe des Bois, qui ne lâchait pas facilement prise, insista fortement pour que la compagnie se rende à la Mer. Trois voitures fut donc affrétées : celle du couple elfico-nain emmena Gurth et Pti Lio, ainsi que Dragon, celle de l'Elfe Sinda se chargea de son compère Medonnen, de Tar Palantir, Dodie et Dunminuial, et celle de Zelph-au-papillon-d'argent prit à son bord Kendra la Rohirrim et Yyr Etoilé, ainsi que Laegalad et Tilkalin-Vif-Argent. C'est ainsi que chaque véhicule se retrouvait avec un mélange potenciellement explosif à son bord, la présence concommitante et simultanée d'un Nain et d'un Elfe, mais l'air de Faerie est tel que depuis longtemps, l'amitié entre ces deux peuples a été restaurée, et il n'y eu pas d'incident à déplorer...
Lors, ils arrivèrent à la Mer, la « Mare Nostrum » comme disent les Humains, comme si la Mer pouvait appartenir à qui que ce soit, hormis Ulmo. Et quelques éléments de la troupe ne purent s'empêcher d'aller s'y tremper les pieds/bas de pantalon/entièrement.

De la Mer je garde le perpétuel renouveau, les vagues qui se relaient sans relâche, et l'effet de calme euphorique provoqué par ce moiré continu, jusqu'à perte d'horizon, jusqu'à perte de conscience. De la Mer, je garde le goût du sel sur les lèvres, le chant du vent portant celui des mouettes, l'odeur d'eau et de sel et d'algue, les assauts des vagues sur les jambes et le clapoti des pieds nus sur les franges d'écume... De la Mer, je garde la sensation du sable humide sous les pieds, des grains qui viennent se coller entre les orteils, et la douleur des zones caillouteuses. De la Mer, je garde le ciel, le vent et l'eau...
... de la Mer, je garde l'Infini Lointain, l'Ailleurs, là-bas, à l'Ouest...

Alors que la compagnie se repliait après avoir longé la plage jusqu'au port de plaisance, Pti Lio embarqua à sa suite Gurth et Laegalad pour aller voir les bâteaux, et ils furent rejoint par Tilkalin... Hélas, point de beau navire de facture telle qu'il faudrait pour emprunter la Voie Droite... Du reste, l'Elfe n'en ressentait pas réellement l'envie. Trop bonne est la compagnie de ses amis pour que la voix de ses semblables se fasse entendre encore...

Les compagnons rentrèrent donc au soir, presque pour mettre les pieds sous la table, car ceux restés aux villa n'avaient pas chômés et avaient préparé le repas...
La soirée fut marquée par l'arrivée tant attendue de la Princesse Geliriel et du Gentillhobbit Isengar, accueillis comme il se doit par sourires et exclamations de joie. Et moultes tartes fort bonnes furent appréciées au repas, carotte à la coriandre, poireaux au roquefort, quiche et flam's...

Des discussions, jeux et rires qui émaillèrent la veillée, on ne peut le conter, tant il y en eu, comme à l'accoutumée.

Le lendemain, Tilkalin-Vif-Argent et Gawain-Guili-Guili tentèrent de diriger les pas de leurs compagnons vers les Montagnes, qu'ils avait repérées depuis bien longtemps et qui les intéressaient bien plus que la plate étendue d'eau bleue de la veille. Hélas, le temps que la compagnie se mette en route, il était trop tard pour s'y rendre avant la nuit. L'équipée se dirigea donc vers les Etangs Asséchés et le Village de Mougins, où Yyr et Zelphalya avaient déjà fait un repérage, bien involontairement.
Yyr fit la montre du pouvoir enchanteur des Etoilés en subjugant totalement quelques Petits d'Hommes, alors qu'il déclamait magnifiquement le Lai d'Aotrou et Itroun... Même les oiseaux se turent pendant cet instant où la Faerie se fit percevoir dans le monde primaire... Et l'Elfe des Bois, pourtant peu avares en compliments, ne trouva rien de mieux à dire qu'un « Magnifique. Parfait. », sans trouver quoi ajouter.
La promenade se finit dans les ruelles et fausses traboules du village de Mougins, alors que la nuit tombait et que les révelbelles s'allumaient. Les compagnons rentrèrent à nouveau aux villas.
Cette soirée-ci par contre, fut animée par des conférences, dans la plus pure tradition des Moot. Yyr présenta sa traduction du Cuivienyarna, et Isengar, qui s'était échauffé juste avant en présentant pour la énième fois son exposé sur les Prénoms des Hobbits (à sa décharge, certain(e)s ne l'avaient pas encore entendu... D'autres l'entendaient pour la troisième fois depuis Pibrac, et se gausèrent gentiment du pauvre « Touc » en le devançant sur ses propres effets, les vils), dévoila quelques secrets de famille qui d'ordinaire, s'échangent d'un air entendu entre Hobbits de bonne famille...
Puis certains allèrent dormir... et d'autres non. Car il est de tradition de clôturer un moot par une nuit blanche, et si les vaillants ne manquaient pas, deux seulement ne fermèrent pas l'oeil : Zelphalya et Laegalad. Soulignons tout de même la résistance d'Isengar, Tilkalin, Geliriel et Rebeca, qui n'alla se coucher qu'à 6 heures du matin bien tassées.

Le lendemain... le lendemain fut un jour triste, un jour de départ, car même en Faerie toute chose doit avoir une fin, et un par un, ou deux par deux, ou plus généralement par groupes de cinq, les compagnons se séparèrent, émus aux larmes par des adieux trop vite arrivés...

Et c'est ici que se fini l'histoire... D'autres ont raconté ce qu'il manque, d'autres s'en souviendront, et nul doute qu'au prochain Moot, on en parlera encore...





Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.