| L'elfe tranquille se pencha vers les bois secs, scrutant l'obscurité sous les frondaisons, et s'efforçant de distinguer un signe de vie survivant entre les souches et les racines pourrissantes. Le jeune hobbit regardait l'ancienne habitante de la forêt, mais dédaigna le coup d'oeil. "Ce bois est mourant. Ces dernières semaines si sèches n'ont pas été propices, le printemps ne reviendra plus après ce long hiver sans neige." L'elfe aguerrie hocha la tête avant de répondre lentement : "Ce bois est en fait moribond depuis... depuis... je ne sais même plus quand. De temps en temps, un bref sursaut. Mais ce n'est qu'un sursaut." Elle soupira un peu, et s'en retourna vers les bois riants qui s'étendaient de l'autre côté de l'Eau. D'ici, on pouvait passer à gué. "Il est encore des forêts riantes, de l'autre côté de l'Eau ! Allons, ne faisons pas grise mine !" Le vieux bois s'endormait, en effet, et le printemps pour lui était long à venir. Mais les anciens, quand ils se réunissaient à l'orée, hochaient souvent la tête en contemplant les arbres. "Ce n'est pas parce que la forêt semble endormie que personne n'y trace des sentiers", disaient-il, mais eux-mêmes étaient des ramasseurs de mousse, ou des arbres aux racines trop profondes pour aller s'enraciner ailleurs.
Les hauts-faits du petit royaume de la forêt dataient de plusieurs saisons; mais certains n'avaient pas été heureux. On se souvenait encore en frissonnant de la cruelle grande guerre, la fratricide Jacquesonnerie, et son évocation encore maintenant pouvait provoquer levées de bouclier et tintements d'épée. Au coeur de la forêt, arbres et elfes, hobbits et hommes avaient vécu nombreux et en bonne intelligence. Là où la terre est peuplée, les conflits naissent. Mais là où est la sagesse, les mains peuvent encore se serrer pour construire et bâtir. Et ils avaient bâti plus qu'une citée, une citadelle. Mais un nouveau cycle était venu, le lierre s'était attaqué à la pierre, les habitants de la forêt avaient voyagé à l'extérieur, et les contacts entre eux s'étaient fait plus fréquent en dehors de la forêt que sous les troncs. Seuls les arbres étaient restés sans cesse. Et encore ; car si l'Ent peut se creuser de profondes racines, certains arbres s'éveillent parfois pour découvrir le monde et quitter le sol qui les a nourris et vus naître. Et ces derniers avaient été nombreux durant les dernières saisons.
Maintenant, la forêt donnait au visiteur non averti la vision trompeuse d'une vieille endormie échouée sur les rivages du Temps. Le jeune Nathan s'y était laissé prendre. Tandis que notre hobbit et notre elfe s'éloignaient, devisant le long de l'Eau courante, lui restait là, invisible derrière les pierres creusées par l'Eau, à observer le bois. Et la curiosité le rongeait. Les branches étaient lourdes, et le lichen pendait en longues barbes. On pouvait voir, à quelques pas d'ici, le miroitement faible d'une eau dormante, presque enfouie sous les lentilles d'eau.
"Il y a donc une eau dans ce bois. Fort bien, mais il m'a tout l'air d'être mort. Comment donc saurais-je si ce qu'on raconte est vrai ?"
Il tendit l'oreille, cherchant à surprendre le pied léger d'un elfe sur les feuilles, le pas cadencé de l'Ent sous les futaies, la voix chantante d'un hobbit; mais seul le vent sifflait autour de ses oreilles, échouant même à faire bouger les branches sombres ou remuer l'obscurité lourde des bois.
Et soudain, ce vent sembla tourner, dévalant des froides montagnes perdues dans la brume avec un relent de glaces, de pics autour desquels tournent les choucas, et de crevasses gelées. Alors un son si lointain qu'il l'entendait à peine dans le silence parvint presque jusqu'à lui. Je dis presque ; car le tintement clair était si faible qu'il pensa l'entendre plus qu'il ne l'entendit vraiment.
"Alors il y aurait bien une fontaine dans cette forêt, ainsi que le racontent les légendes !"
Il tourna en rond quelques minutes sous les premiers arbres de la forêt. Puis, comme obéissant à un appel venu du fond des bois, saisissant un sac préparé à l'avance, il se glissa furtivement entre deux massifs de ronce et disparut du monde éveillé. |
| Ici, la nature vivait presque. Les arbres s'étaient réduits au rang d'arbustes, et une pelouse grasse courait en pente jusqu'au talus appuyé sur un rocher sombre. Si on ne levait pas les yeux vers la masse luisante d'humidité, que la brume enveloppait, laissant voir ici et là un sapin rachitique et décharné, la clairière aurait été plaisante. A l'endroit le plus haut sur lequel le regard craintif de Nathan osait se poser, là où le talus allait rejoindre la pierre en s'aplanissant dans une courbe élégante, un détail incongru frappait. On voyait, émergeant des herbes plus hautes, une cheminée.
C'était une petite cheminée de poêle, tordue, noire et coiffée d'un cône. Et cette cheminée fumait.
Nathan s'approcha lentement du talus, quittant les aiguilles de pins pour rejoindre l'herbe épaisse. L'ombre du printemps s'attardait dans ce lieu paisible. Et là, dans le talus, qui lui arrivait à l'épaule, il trouva une porte. La porte était ronde, et joliment peinte en bleu. On y voyait un bateau aux voiles blanches s'élancer sur les flots. Nathan, pour la première fois depuis qu'il avait entrepris ce voyage hasardeux, soupira d'aise. Un hobbit, quelle chance, pensa t-il. Depuis la veille, il avait marché sans fin sous les arbres, son pantalon s'était déchiré aux ronces de la forêt, il avait épuisé de trop faibles provisions et la nuit, passée à l'ombre d'un vieux saule au bord d'un étang noir, avait été épouvantable, infestée de moustique, froide et humide. La matinée commençait à s'avancer, et Nathan ne craignait pas de surprendre le maître de la maison au saut du lit. Peut-être arriverait-il même à temps pour se joindre à sa collation de dix heures. Il frappa trois fois, mais sans effet. Sans vouloir s'adonner au désespoir, il allait chercher un coin pour s'asseoir quelque part en vue du trou, lorsqu'il aperçut, à la lisière des derniers arbres, un hobbit replet qui l'observait en silence. - Bonjour ! C'est votre trou ? - Bonjour. Il est loin le temps où les enfants des hommes venaient me rendre visite chez moi. - Oh, mais je ne suis déjà plus un enfant. J'aurais 16 ans au prochain printemps. - Tes 16 ans pourront attendre, si tu restes ici. Il est loin aussi le temps où le printemps venait jusqu'à ma porte. - Je m'appelle Nathan. Je suis depuis hier dans la forêt sans rencontrer personne, et si je n'ai nul désir de vous importuner, je suis toutefois bien aise de voir une âme qui vit encore! - Peu d'âme vivent encore ici. Mais la forêt n'est pas aussi morte que certains voudraient bien le croire. Elle est devenue pour moi un refuge. Un endroit important par lequel sont nées - et où sont nées - des amitiés sincères et partagées - voire plus, ai-je cru entendre dire. Ne sois donc pas trop prompt à enterrer un cadavre qui bouge encore. Il y a plus ici qu'une simple survivance... Le hobbit hocha la tête lentement, et Nathan se remémora la conversation entre une elfe et un autre hobbit surprise la veille. - Je m'appelle Isengar. Bienvenue chez moi, gamin. Il ouvrit sa porte devant Nathan, et ce dernier entra à sa suite. Le hobbit n'était plus tout jeune, mais encore vaillant ; et sa veste boutonnée d'or témoignait d'une certaine aisance. - Vous ne quittez jamais votre forêt ? - Bien sûr que si. Je fais des affaires avec les forestiers de Luidil, de l'autre côté de l'Eau. Tu connais Luidil ? - Je l'ai traversé en venant ici. Ce bois m'a paru beaucoup plus animé ! - Mais tu n'es pas d'ici ? - Je viens de la ville, de Jacquesonne.
La réaction de notre hôte fut pour le moins surprenante, et Nathan n'eut guère le temps que de reculer précipitamment la trop petite chaise sur laquelle il s'était installé. Sur la cheminée était posée une longue dague, suffisante pour servir d'épée à un hobbit. Sauf que la dague n'était plus sur la cheminée, mais au point du hobbit soudain belliqueux. - De Jacquesonne, tu es de Jacquesonne ! Malheureux, sais-tu au moins ce qu'est l'empereur Jacques ? - Oui, oui, je connais son histoire, bégaya le pauvre Nathan. - Sais-tu ce que l'Empereur aurait fait de ce pays, si on l'avait laissé faire ? - J'ai entendu parler de ces choses. Mais ce ne sont pas des histoires que l'on nous apprend à l'école! - Je m'en doute bien, jeune inconscient ! - Que s'est-il passé alors ? - On a raconté que cette ville a été fondée par des forestiers, qui décidèrent d'accroître leur univers et de se tourner vers les gens des autres pays. - C'est ce qu'on raconte en effet. Et les gens des autres pays sont à leur tour venus habiter dans la ville. - Certes-certes. Mais mon avis, c'est que l'empereur n'est pas du tout un forestier. Il ne s'est jamais fait à la forêt, à son mode vie et peut-être même pas à ses habitants. Il n'a eu de cesse, après son arrivée, de fonder une bonne vieille ville comme on en connaît tant. Et dès qu'il en a eu les moyens, il a posé la première pierre. - Où est le problème ? - Des étrangers sont venus visiter sa ville, et certains s'y sont même installés. - Et alors ? - Et alors, saperlipopette ! Et alors ils ont commencé à tout envahir, ils ont fondé tout un tas de colonies dans les forêts, sans chercher à la connaître, à la comprendre... Oh, il y en a qui ont fait l'effort, je ne dis pas le contraire... Mais quand on vient de la ville, c'est plus difficile. C'est très difficile. Je dirais même que c'est impossible. Ca tient à l'essence de la ville, tu vois ? - Moi, je veux la comprendre ! - Toi, nous verrons. Tu es encore jeune, mais c'est limite. Je dis qu'après 16 ans, ça devient vraiment très difficile. - Que s'est-il passé, après la fondation des colonies ? - Si ce n'était que ça ! Il est venu même des orques, te rends-tu compte ? Des orques ! Jusqu'ici, dans ma forêt, sur ma pelouse, ils sont venus camper sous mes fenêtres !
Le vieux hobbit contempla avec dégoût la lame qu'il avait posée devant lui, sur la petite table ronde, juste devant la théière. - Mais je ne me suis pas laissé faire, ça non ! J'ai commencé à les chasser, et à dire à qui voulait m'entendre que cette ville, ça n'était rien de bon, ça non, rien de bon. Et puis finalement, ils sont partis d'eux-mêmes. Quand on ne comprend pas la forêt, l'intérêt s'émousse rapidement...
Une pendule rythmait le silence. Isengar se servit une coupe du thé qui avait infusé durant sa diatribe, et servit son jeune visiteur. Après quelques gâteaux, Nathan reprit : - Pourquoi l'empereur et tous ces gens n'ont pas su comprendre la forêt ? Un haussement d'épaule lui répondit. - J'ai entendu de bien étranges histoires au cours de mes vagabondages. Isengar lui jeta un fugace mais perspicace regard par dessus sa coupe. - Et que racontent-elles ? - On dit qu'il y a un secret au coeur de ces bois... Un secret qui fait vivre cette forêt. Et si un être intelligent découvre ce secret et l'utilise à bon escient, il possédera les clés d'un Royaume inconnu... - Le seul Royaume que je connaisse, c'est celui-ci. Et le secret, le voilà : "pour des yeux déformés, la vérité peut porter un visage grimaçant". C'est ce qu'on dit par ici. Et m'est avis, même si certains prétendent le contraire, que quelqu'un qui vient de la ville n'y voit pas clair. - Mais je pensais à quelque chose de bien plus concret, si vous pardonnez mon insistance. On m'a parlé d'une fontaine... - Une fontaine, hein ? Boniment. Mais tu ne peux pas repartir comme ça au hasard dans la forêt. J'ai du travail aujourd'hui : le bois à couper, la viande à fumer, et la pelouse à tondre. Je t'offre le gîte et le couvert, en échange de tes bras. Ce soir, nous aviserons.
Le hobbit ramassa le couvert, et remit son épée en place. Mais Nathan lui trouvait un regard soupçonneux. Il allait être surveillé aujourd'hui, à n'en pas douter ! Et puis la réponse finale du vieux bougon ne le satisfaisait pas. Qu'il garde ses "boniments" pour lui, il était presque certain d'avoir entendu la fontaine chanter, la veille. Le vieux grognon lui cachait quelque chose, et il n'aurait pas trop de toute la journée pour lui tirer les vers du nez.
Oui, décidément, cette forêt servait d'écrin à quelque mystère ! |
| Nathan avait coupé le bois, vidé les lapins, taillé les haies et la pelouse. Son dos le faisait souffrir. Il prévoyait déjà que la route qui l'attendait le jour suivant serait douloureuse. Quand le soleil se cacha derrière la sombre falaise, Isengar tira un petit tabouret devant sa porte, s'assit, alluma sa pipe et tira quelques bouffées. Nathan attendait patiemment, espérant la fin de ses tâches. - La soleil se couche plus tôt ces temps-ci ; et dans des draps épais. L'hiver sera précoce, si tu m'en crois, jeune homme. Et il sera long et vigoureux. - Mais je n'ai nulle intention de repartir en arrière. Tant pis pour l'hiver ! Et ces bois ne sont pas aussi désert qu'ils veulent bien le paraître. - Il est un fonds de sagesse caché même chez le plus inconscient des sots.
Le hobbit lacha un joli rond de fumé, l'observa un temps s'élever dans les airs. - Va donc te chercher un siège. C'est notre dernier moment dehors avant que les moustiques ne sortent. L'hiver sera peut-être précoce, c'est en tout cas ce que j'affirme, mais ça n'a pas l'air d'être l'opinion de tout le monde. Pas celui du petit peuple piqueur des marécages en tout cas.
Nathan s'empressa d'obtempérer, refusa une pipe, et étendit ses jambes en s'appuyant le dos contre la paroi du trou. Il n'était pas grand pour ses bientôt 16 ans ; mais il faisait déjà deux têtes de plus que son hôte. Celui-ci le dévisageait maintenant, plissant les yeux pour se convaincre de sa perspicacité. - Alors tu es un Jacques. Où as-tu entendu ces bobards sur la forêt ? - Quels bobards ? - Et bien... Ces bobards selon lesquels il y aurait une fontaine... Je ne sais quoi...
Il a donc retenu que j'avais évoqué une fontaine, pensa le jeune homme. S'il l'a retenu, c'est que la chose est plus importante à ses yeux qu'il a bien voulu l'avouer.
- Un habitant du bois voisin... Luidil je crois. Nous parlions de la forêt, et certains disaient qu'elle était morte. Tous n'approuvaient pas, loin s'en faut ! - Un elfe ? - Non... une elfe. Du diable si j'ai retenu son nom ! - Elle a parlé d'une fontaine ? - Pas exactement... Mais elle avait l'air de penser que les bois qui puisent leur eaux à une certaine source ne meurent jamais. - L'eau de Jouvence ! Tu crois donc à ces boniments ? - Elle peut donner la vie éternelle ? - Je n'y crois pas plus que les gens raisonnables. Cette forêt est tout aussi mortelle que n'importe quelle autre. Surtout dans la saison qui vient. - Et pourtant, elle ne meurt pas. Au détour d'un chemin vagabondant, tracé par des pas inconnus, on peut encore trouver une maison, un château, pas le souvenir de hauts faits, non... Mais de nouvelles rencontres. Pas seulement des ruines... Aussi des chantiers en construction. Pourquoi ? La guerre aurait du la détruire, non ?
Le hobbit ne répondit rien ; il était bien trop occupé à curer sa pipe à présent. Quelques instants plus tard, ils rentraient tout deux et s'attablaient devant un premier et conséquent souper. Ils discutèrent de choses et d'autres ce soir là, mais aucun ne fit plus allusion aux secrets de la forêt.
Quoique bien installé, Nathan ne connu pas un sommeil paisible cette nuit là. La forêt s'agitait à sa fenêtre ; le vent soufflait en rafale, hurlait autour de la maison, et quand il s'arrêtait de courir, c'était comme pour prêter l'oreille à des sons que Nathan n'entendait pas. Et quand il tomba enfin dans le sommeil, il entendit une eau couler sans parvenir à en déterminer la source. Il se réveilla pourtant remis de ces fatigues de la veille. Isengar était déjà debout, s'affairant autour de son premier petit déjeuner, qu'il voulu bien partager avec le garçon. Il prépara ensuite quelques provisions pour la besace de son invité.
- Je rajoute un peu d'eau-de-vie. Elle ne donne pas la vie éternelle, mais elle peut t'épargner une mort précoce.
Quand tout fut prêt, il s'assit devant la besace pleine, à la table, et invité Nathan à prendre place en face de lui. - Je sais que tu n'abandonneras pas. J'ai pu t'observer hier, tu es dur à la tâche. Et je ne t'ai pas ménagé. J'aimerais bien savoir pourquoi tu t'es lancé dans cette aventure, aussi...
Il y eut un petit temps de silence, et comme Nathan ne réagissait pas, Isengar continua. - Je crainds que tu ne trouves pas du tout ce à quoi tu t'attends, quoi que tu trouves. Je ne dirais pas que la forêt ne réserve pas encore des surprises, même à un vieux hobbit chenu comme moi. Mais fais attention à ce que tu cherches. Il n'y a pas de remède contre la mort ou le malheur ici. Mais comme dans tout voyage, tu trouveras sans doute sur ta route un miroir qui te montreras la vérité sur toi et sur le monde qui t'entoure. Fais attention. La vérité peut être un cadeau empoisonné. N'oublie pas : pour des yeux déformés, elle a un visage grimaçant. Il se leva et tendit la besace à Nathan. - Et pourtant, elle te rendra libre. Mais est-ce bien ça que tu veux ?
Nathan se leva à son tour. - Et bien, voici le moment de se dire au-revoir. J'espère croiser ton chemin un autre jour sous le soleil ou sous la lune. Je ne t'envoies pas à l'aveuglette sans conseil. En sortant de chez moi, prend vers le nord. Au bout d'une centaine de pas, tu tomberas sur le lit asséché d'une rivière. Elle vient des montagnes, et ne se remplit qu'au printemps. Tu pourras cheminer là sans encombre, et si tu le suis, tu trouveras avant deux nuits une chaumière. La Dame qui y vit accueille bien volontier les visiteurs ; et tu pourrais trouver quelque intérêt à sa conversation. Enfin, je dis ça... - Merci, monsieur ! - Pas de quoi, fiston. Je n'aurais jamais cru tirer du plaisir de la visite d'un Jacques. Mais d'étranges choses arrivent parfois, quand on fume une pipe devant sa porte sans chercher les aventures ; c'est ce qu'on raconte chez moi, en tout cas. Bonne route ! |
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