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Aëlivien, Dame de Lorien

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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1. Où l'on fait connaissance d'Aëlivien
(par Gwladys, ajouté le 24/06/02 16:07)


Bien des siècles, après le retour de Galadriel à Aman, le Royaume de la Lorien était gouverné par une jeune Dame elfe, appelée Aëlivien. Elle était la dernière pure elfe de la Terre du Milieu, mais, contrairement à ses ancêtres, elle était de petite taille, comme si les années difficiles l'avaient empêchée de grandir. Cependant sa beauté n'était en rien altérée.
La jeune elfe aimait monter à cheval ou jouer de la lyre sous les mellyrn. Elle s'asseyait souvent près de la fontaine d'eau argentée qui servait de miroir à Galadriel.
Elle aimait à y contempler le fin ovale de son visage, ses grands yeux argentés, ses boucles brunes et ses fines oreilles pointues. Sa peau était comme de la nacre et elle semblait rayonner telle une étoile.


2. rencontre avec un envoyé de Valinor
(par Gwladys, ajouté le 24/06/02 16:26)


Un jour, Aëlivien, qui chevauchait plus loin que d'habitude, se perdit et, voulant retrouver sa route, s'éloigna encore plus de sa forêt. Désespérée, elle ne savait plus où aller, quand elle rencontra un jeune homme elfe sur son chemin. Elle descendit de cheval et salua l'étranger.
_ Pouvez-vous m'aider ? Je me promenais et j'ai perdu le chemin de ma forêt.
_ Je ne suis pas sûr de pouvoir vous être utile, répondit l'autre. Je suis un messager de Valinor et je dois voir Aëlivien de la Lorien.
_ Mais, je suis Aëlivien de la Lorien !
Le messager de Valinor la regarda un instant, comme s'il voulait juger de sa sincérité, puis il hocha la tête et lui tendit une enveloppe. Aëlivien l'ouvrit et commença à la lire. Lorsqu'elle releva la tête, elle s'aperçut que le messager s'éloignait.
_ Attendez lui cria-t-elle, je ne connais pas votre nom.
_ Je suis Laurelin des Vanyar, répondit-il sans se retourner.


3. voyage vers Valinor
(par Gwladys, ajouté le 24/06/02 17:01)


La lettre donnée par le héraut d'Aman commandait à Aëlivien de se rendre au plus vite à Valinor. Elle ne prit donc pas la peine de chercher encore sa route et continua tout droit vers les Havres Gris.
Elle remonta le cours de la Nimrodel jusqu'au pied des Monts Brumeux. Le soleil s'était couché, alors Aëlivien jugea qu'il valait mieux s'arrêtait pour camper. Prévoyante, chaque fois qu'elle allait se promener, elle prenait une couverture, des vivres et une dague, des habits de rechanges et de l'eau.
Maîtresse la magie, Aëlivien fit du feu en un clin d'oeil ou plutôt en un geste de main. Très vite, un feu vif et chaleureux flambait. La jeune elfe, fit rôtir sa viande, et la dévora à pleine dent. elle décida de laisser les lembas pour le reste du voyage. Ensuite, elle se roula dans ses couvertures et s'endormit près du feu.


4. traversée des Monts Brumeux
(par Gwladys, ajouté le 25/06/02 20:59)


Aëlivien se réveilla à l'aube et sursauta en voyant un nain dressé au-dessus d'elle. Il enleva son casque et s'inclina profondément.
_ Je suis Amlir fils de Balir et je viens vous aider à traverser ces montagnes.
_ Je vous remercie, répondit la Dame de Lorien, heureuse d'être accompagnée.
Le nain était un formidable guide. Grâce à lui, Aëlivien évitait les passages trop périlleux ou passait par des raccourcis. Le voyage se déroula sans incident jusqu'au col de Caradhras. Quand ils arrivèrent à proximité du col, le nain s'aplatit derrière un rocher, intimant à Aëlivien de l'imiter.
L'elfe voulut lui poser une question, mais Amlir lui fit signe de se taire. Elle attendit donc jusqu'à ce qu'Amlir lui fasse signe de le suivre.
Ils avaient à peine fait trois pas qu'ils furent attaqués.


5. l'attaque des orques
(par Gwladys, ajouté le 25/06/02 21:11)


Amlir fut prompt à répondre à l'attaque. Il sortit sa hache et fendit en deux la tête de l'orque qui essayait de l'étrangler. Puis, il fit faire à son arme un mouvement circulaire qui décapita trois de ses attaquants. Aëlivien reprit très vite ses esprits et sortit une dague et une rapière qui fit des ravages chez les orques. Malheureusement, ils furent rapidement submergés par le nombre. Amlir fut assomé et Aëlivien enlevée.
Le nain se réveilla avec la tête douloureuse. Pendant un bon moment, il vit trouble et une douleur lancinante lui labourait le crâne. Il se leva les jambes flageolantes et remarqua la disparition de l'elfe. Amlir poussa un puissant juron, s'équipa et partit à la recherche d'Aëlivien. Il se maudit de son imprudence. Il devait la retrouver sinon il risquait le déshonneur.


6. Amlir sauve Aëlivien
(par Gwladys, ajouté le 26/06/02 14:22)


Avec prudence, Amlir suivit la trace des orques jusqu'à leur repère dans la Moria. Etant nain, il n'avait aucun mal pour voir dans le noir. Toujours aux aguets et sa hache levée, il avançait silencieusement, s'arrêtant pour repérer les hurlements de l'elfe.
Il finit par parvenir dans la salle ou les membres de la Communauté de l'Anneau avait découvert la mort de Balïn. Il n'y avait plus de trace de la fameuse tombe, hormis le morceau du couvercle sur lequel il y avait les inscriptions.
Derrière un monceau de pierres monumentales, les orques avaient caché et ligoté Aëlivien. Il la délivra tout doucement puis ils s'enfuirent, sans que les orques ne les poursuivent.


7. En route pour Fondcombe
(par Gwladys, ajouté le 05/07/02 13:05)


Les routes de l'elfe et du nain se séparèrent quand ils atteignirent le pied de la montagne. Aëlivien se sentit tout attristée car elle s'était attachée au nain bourru. Chassant ses pensées mélancoliques, elle partit à la recherche d'un cheval pour pouvoir atteindre Fondcombe au plus vite. Elle trouva une magnifique monture élancée et à la robe immaculée, qui filait comme le vent. Grâce à sa connaissance de la langue des chevaux, elle apprivoisa facilement l'animal sauvage et gagna sa confiance.
_ Conduis-moi le plus rapidement possible à Fondcombe, lui murmura-t-elle à l'oreille. Noro lim, noro lim, ajouta-t-elle en elfique.
Alors le cheval galopa, aussi rapide que le vent, en direction de Fondcombe. Lorsque la nuit tomba, ils avaient déjà accompli plus de la moitié du trajet. Aëlivien s'endormit, heureuse, la tête appuyée contre le flanc du cheval.


8. des voleurs enlèvent la Dame de Lorien
(par Gwladys, ajouté le 05/07/02 13:15)


La région où Aëlivien s'était arrêtée pour dormir était infestée de voleurs. Des hommes, descendants de ceux qui avaient prêté allégeance à Sauron, y vivaient de rapines et de détroussages de voyageurs imprudents. Ils se réjouirent à la vue de l'elfe, se disant qu'elle devait avoir une bourse bien pleine. Le chef des voleurs la regardait d'un air salace. Il passa sa langue noire sur ses affreuses lèvres épaisses et ordonna qu'on l'enlève. Un des voleurs demanda ce qu'il fallait faire du cheval. Le chef ordonna qu'on le laisse car ils n'en avaient aucune utilité.


9. Aëlivien chez les Voleurs
(par Gwladys, ajouté le 02/09/02 18:48)


Lorsque la Dame de Lorien se réveilla, l'horrible puanteur de la tente dans laquelle elle était retenue prisonnière lui sauta à la gorge. Elle regarda tout autour d'elle, mais les sombres peaux ne laissaient pas passer la lumière et la lampe à huile n'éclairait pas assez pour percer les ténèbres.
Aêlivien essaya de se relever, mais, malheureusement, elle avait les mains entravées par un piquet et les cordes qui la liaient lui déchiraient les chairs. Elle tenta par tous les moyens de se délivrer, en vain. Elle se rallongea et prit son mal en patience.

Dans le campement des Voleurs, tout était sombre et sale. Il régnait une odeur de pourriture et de peaux séchées. Les Voleurs et leurs femmes faisaient un festin sanguinaire où le sang coulait à flots.


10. Le cheval d'Aëlivien va chercher de l'aide à Fondcombe
(par Gwladys, ajouté le 02/09/02 18:57)


Alors qu'on l'avait laissé tout seul, le cheval d'Aëlivien partit au galop jusqu'à Fondcombe pour chercher l'aide dont sa cavalière avait besoin. Il ne mit que deux jours pour y parvenir, car il était le descendant d'Asfaloth et courait plus vite que le vent.
Ce fut un demi-elfe, Neldolas, qui rencontra le cheval. Ils rentrèrent ensemble à Fondcombe et allèrent trouver le seigneur de Fondcombe Eldarion le Semi-Elfe. Eldarion était très versé dans la communication avec les chevaux et il eût tôt fait d'apprendre qu'Aëlivien était retenue prisonnière. Il envoya une escouade pour aller sauver la dame de Lorien et demanda à ce qu'on conduise le cheval à l'écurie et qu'on lui donne une bonne ration d'avoine.


11. Aëlivien sauvée des voleurs
(par Gwladys, ajouté le 29/10/02 11:28)


Longtemps, Aëlivien se demanda comment elle pourrait se sortir de son incofortable situation, mais elle eût beau y réfléchir sous tous les angles, aucune solution ne lui semblait envisageable. Cependant, elle ne pouvait se résigner à s'avouer vaincue, surtout en sachant qu'elle avait une grave mission.
Tandis que sa maîtresse se débattait sous sa tente, le cheval que montait Eldarion filait comme le vent à la rescousse de la Dame de Lorien. Nul coursier ne fut plus rapide que lui ce jour-là et ils ne tardèrent pas à arriver au campements des voleurs.
Sans faire de bruit, Eldarion descendit du cheval et s'approcha du campement à pas de loup. Le chaval se glissa comme une ombre à l'intérieur du camp, comme seul était capable de le faire un cheval de son espèce, puis entra dans la tente d'Aelivien. La jeune elfe était endormie et elle ne se réveilla qu'en sentant la langue de son cheval lui lécher les mains. Elle se retint de justesse d'hurler de joie et un sourire resplendissant illumina son visage quand elle s'aperçut qu'elle n'était plus entravée.
Pendant ce temps, Eldarion s'était perché sur un arbre d'où il pouvait voir tout le campement et il tirait sur tous les voleurs sans que ceux-ci ne parviennent à le localiser. Bientôt, il n'en resta plus que trois et Eldarion n'avait plus de flèches. Il décida donc de se battre contre eux à l'épée, arme qu'il maîtrisait, heureusement, fort bien. Le combat contre les deux premiers fut court et l'elfe eut sans problème l'avantage. Mais le dernier était plus coriace et blessa légèrement Eldarion au bras, de quoi l'handicaper un peu et ralentir ses mouvements. Au moment où Eldarion se pensait perdu, une dague lancée à toute vitesse pourfendit le crâne du voleur qui tomba tête la première dans la poussière.
Aëlivien, qui venait de tuer le voleur, arrêta sa monture et aida Eldarion à grimper derrière elle. Le jeune elfe se pencha vers elle et lui murmura :
_ Merci beaucoup madame.
_ C'est à moi de te remercier, tu étais venue me sauver.
Elle lui sourit et l'embrassa légèrement sur les lèvres.


12. Soirée à Fondcombe
(par Gwladys, ajouté le 26/11/04 18:53)


Fondcombe avait bien changé depuis le départ d'Elrond pour Valinor, mais il y régnait toujours une paisible sérénité et une beauté un peu mélancolique. Aëlivien s'y sentit tout de suite parfaitement bien et reposée. Elle fut introduite dans une salle, éclairée par un feu de cheminée, dont l'éclat laissait apparaître de temps à autre des sculptures et des rayons couverts de livres. C'était la Salle du Feu aux Contes, celle-là même où le hobbit Frodon avait retrouvé son oncle Bilbon pendant la Quête de l'Anneau. Elle servait aussi désormais de salle à manger.
Eldarion l'invita à prendre place à la grande table de bois finement ouvragée et s'assit lui-même face à elle. Une clochette tinta quelque part et des rires joyeux se firent entendre. Bientôt des Elfes pénétrèrent dans la salle et saluèrent joyeusement Eldarion et Aëlivien avant de s'asseoir eux aussi. Une autre clochette tinta et des serviteurs apparurent portant des plats chargés de victuailles et des cruches de limpë et de de miruvor. Le repas commença dans la gaieté.
L'Elfe assise à gauche d'Aëlivien se prénommait Idril et était une Avari. Son compagnon de droite était un Elfe d'Eryn Lasgalen l'ancienne Forêt Noire. Il avait pour nom Galadil. Tous les deux s'avérèrent être d'excellents compagnons et grâce à eux et à iiEldaron Aëlivien passa une excellente soirée.
Le repas terminé, ils s'assirent près du feu et Eldarion fit mander des musiciens, pendant que les serviteurs desservaient la table. Les musiciens jouèrent des airs anciens et de temps en temps, un des convives chantait. Aëlivien, bercée par la plénitude de l'instant, s'endormit.


13. Le voyage jusqu'aux Hâvres Gris
(par Gwladys, ajouté le 22/01/05 20:02)


Durant son sommeil, Aëlivien rêva qu'un jeune elfe à la peau cristalline lui disait qu'elle devait se rendre seule, dès l'aube, aux Hâvres Gris. Elle ouvrit les yeux et s'aperçut que les étoiles étaient en train de mourir. Elle se leva sans bruit, s'habilla et prépara ses affaires. Elle écrivit un mot qu'elle plaça sur la table et rejoignit son cheval à l'écurie.
Ils galopèrent sans s'arrêter jusqu'au Gué de Bruinen. Là, son cheval manifesta son désir de s'arrêter pour brouter l'herbe délicieuse qui poussait sur les berges. Aëlivien en profita pour cueillir et manger les baies poussant sur des buissons. Enfin, au bout de quelques minutes, la jeune dame de la Lorien estima que son cheval s'était assez reposé et se remit en selle. Le cheval passa la rivière au pas et Aëlivien s'arrêta un instant sur l'autre berge pour lire lezs mots écrits sur la pierre : "Ici Glorfindel aida Frodon le Perian à fuir les Ulairi.
Sa lecture faite, elle intima sa monture de galoper sans s'arrêter jusqu'au Hâvres. Ils intimidèrent les Hobbits quand ils traversèrent la Comté et certains des Hobbits, héritiers de Samsagace, les regardèrent avec émerveillement. Ils tombèrent presque en pâmoison et ne cessèrent de raconter par la suite la beauté de la "Dame des Eldar" et cette histoire fut transmise à leurs descendants.
Pendant ce temps, à Imladris, la disparition d'Aëlivien avait été découverte. Eldarion comprit le désir d'Aëlivien de rester seule et ordonna de ne pas la rechercher.
Le soir arriva et Aëlivien était parvenue aux Tours Elfiques à l'ouest de la Comté. Ils passèrent la nuit au pied des ruines.


14. Arrivée aux Hâvres Gris
(par Gwladys, ajouté le 06/02/05 12:37)


Au lever du soleil, Aëlivien reprit le chemin des Hâvres Gris et y arriva dans l'après-midi, au galop. Malgré le fait que tous les Hauts-Elfes, ou presque, aient quitté la Terre du Milieu, les Hâvres n'étaient pas désert. Toute une colonie d'Humains au sang elfique, de Semi-Elfes et d'Elfes Avari y vivait. Ils construisaient des bâteaux qui, par faveur des Valar, pouvaient rallier les Terres Immortelles. Cependant seuls les Semi-Elfes pouvaient les conduire jusqu'au terme du voyage.
Ils rencontrèrent, son cheval et elle, le Seigneur des Hâvres Gris, Eärion Semi-Elfe.
_ Je suis Aëlivien, la Dame de Lorien. Je suis venue ici pour vous demander une faveur.
_ Je suis honoré de faire votre rencontre, belle dame de Lorien, je suis Eärion, Seigneur des Hâvres Gris. Quelle est cette faveur?
_ Je dois me rendre à Valinor, en Aman. Pourriez-vous me procurer un bâteau, s'il vous plaît?
_ J'y vais de ce pas. En attendant, voulez-vous rejoindre mon épouse dans le Jardin Aquatique? Je vais mettre votre cheval dans l'écurie royale et lui faire donner une double ration de fourrage.
_ Je vous remercie, monseigneur.
Tandis que son cheval était conduit aux écuries, Aëlivien se rendit au Jardin Aquatique. C'était un très grand bassin de faïence bleue, silloné d'îles et de fontaines.
Auprès d'une fontaine se tenait une jeune humaine, très belle et charmante. Elle était grande et élancée, plus grande que l'Elfe, avec des yeux verts et des cheveux flamboyants encadrant son visage aux traits fins et réguliers.
_ Bonjour et bienvenue dans mon domaine. Je suis Fëanen, l'épouse du Seigneur des Hâvres Gris. Est-ce lui qui vous envoie?
_ Oui, madame. Je suis Aëlivien, la Dame de la Lorien. Votre époux m'a proposé de venir vous voir dans ce jardin, pendant qu'il fait affréter un bâteau pour moi.
Elles discutèrent jusqu'à ce qu' Eärion revienne pour annoncer que le bâteau était prêt.
_ Je dois y aller à présent, dit Aëlivien à Fëanen, tout en se levant. Je vous remercie pour votre amabilité.
_ Vous partez déjà? Est-ce vraiment nécessaire? demanda la dame des Hâvres.
_ Héla, oui. J'ai une mission et j'ai perdu trop de temps, je pense.
Le bâteau était petit mais solide, joliment décoré et coloréde bleu et de doré. Le cheval d'Aëlivien l'attendait déjà, fièrement campé sur le pont. Les voiles étaient fièrement dressées et quatre marins commençaient à détacher les cordes d'amarrage. Aëlivien monta dans le bâteau et salua Fëanen et Eärion une dernière fois.


15. Avallonë
(par Gwladys, ajouté le 14/06/05 13:02)


Le voyage fut long et Aelivien eût tout le loisir de penser à ses amis et à sa vie en Lorien. Elle pensait aussi beaucoup au seigneur de Fondcombe et cette pensée lui était douce et chère à son coeur. Un jour, elle aperçut au loin une haute forme blanche. Tandis que le bateau s'en approchait, elle comprit que c'était la massive tour blanche d'Avallonë, le port de Tol Eressea. Heureuse, elle commença à chanter.
Le lendemain, le bateau accosta dans le magnifique port d'Avallonë, grouillant de Teleri et de Falathrim.
Son oeil acéré put distinguer immédiatement les différences qui existaient entre les deux groupes.
Elle fut menée par un dédale de ruelles blanches et argentée jusqu'au palais de Galadhon, le seigneur de Tol Eressëa.
Ils eurent un long entretien pendant lequel Aëlivien expliqua la raison de sa venue à Tol Eressëa. A la fin, il lui prêta une compagnie pour la conduire jusqu'à Aqualondë.


16. Le Conseil des Valar
(par Gwladys, ajouté le 30/08/05 13:29)


Des Teleri emmenèrent Aëlivien à Alqualondë. Au moment où elle posait le pied à terre, la Dame de Lorien aperçut une grande et belle dame elfique, aux longs et beaux cheveux d'or. "Galadriel !" pensa Aëlivien. Son coeur se gonfla de bonheur. Galadriel tendit une main vers Aëlivien et l'invita à la suivre avec un sourire engageant.
_ Bienvenue Aëlivien de la Lorien. Je vous remercie d'être venue aussi diligemment.
_ Je ne pouvais me soustraire à la demande de la grande Galadriel et des Valar, répondit humblement Aëlivien. J'ai voyagé jusqu'ici aussitôt informée, bien que je susse pas de quoi il s'agit.
_ Vous allez être bientôt renseignée, n'ayez crainte, répondit Galadriel. Nous nous rendons au Mahalnaxar où les Valar tiennent leurs conseils.
Dans le Mahalnaxar, les Valar trônaient déjà sur leurs sièges imposants. Aëlivien était pénétrée par leurs visages solennels et bienveillants. Elle était emplie de bonheur et de crainte et sentaient son coeur se gonfler, presque à exploser.
_ Bienvenue Aëlivien de la Lothlorien en Terre du Milieu, dit Manwë de sa belle voix profonde.
L'elfe s'inclina. Varda désigna à Galadriel et Aëlivien une place pour s'asseoir.
Tous les Valar, moins Melkor bien sûr, étaient réunis pour ce conseil. Même Ulmo, qui pourtant quittait rarement son domaine, était présent. Manwë prit de nouveau la parole.
_ Arda, telle que nous l'avons connue, est en train de disparaître et cela est inéluctable. Elle devient telle que les Hommes la connaîtront dans des milliers d'années et ils oublieront le Passé, ils oublieront les Elfes, les Hobbits, les Nains. Sachant cela, Iluvatar m'a fait part d'une mission que vous, Aëlivien, êtes chargée de mener à bien.
_ M...moi !
_ Vous, nous savons tous que vous êtes la seule personne capable de la faire.
_ Je ferai ce qu'il faut et je donnerai même ma vie si cela est nécessaire. Puis-je connaître la nature de ma mission?
_ Elle sera très simple et, cependant, couverte d'embûches. Pour empêcher l'Oubli, vous devez trouver Celui qui écrira notre histoire. Vous devez lui souffler l'idée d'écrire notre monde.
_ Comment puis-je le reconnaître et à quelle époque vit-il?
C'est un Anglais qui va vivre au XX siècle. Son nom est John Ronald Reuel Tolkien.
Varda prit la parole à ce moment :
_ De nombreux ennemis voudront vous empêchez d'accomplir votre mission. Ne les laissez pas vous distraire.
Ils quittèrent tous le Mahalnaxar et s'éparpillèrent. Galadriel invita Aëlivien à se promener dans les rues de Valimar. L'elfe n'avait pas assez d'yeux pour admirer cette magnifique cité et pas assez d'oreilles pour écouter la musique des cloches.


17. La traversée du temps
(par Gwladys, ajouté le 30/08/05 14:17)


Vairë tissait une tapisserie. Cette tapisserie était importante pour Aëlivien car elle lui permettrait de rencontrer Celui qu'elle devait trouver. Galadriel donna une image d'elle à Aëlivien :
_ Puisse cette photo te rappeler mon amitié et mon soutien pendant les moments les plus difficiles.
_ Merci Galadriel, j 'en prendrai toujours grand soin, je vous le promets.
Quand la tapisserie fut terminée, Vairë se tourna vers Aëlivien :
_ Approchez-vous. Mettez votre main sur cette partie de la tapisserie.
Aëlivien obéit. Elle se sentit aussitôt happée par les couleurs.
Tout tournait autour d'elle et à plusieurs reprises des bêtes affreuses s'aggripèrent à elle pour l'empêcher de continuer ou tentaient de l'enjôler pour la distraire de sa mission. Mais l'elfe ne se laissa pas faire et quand elle était submergée par le nombre, elle invoquait Vairë ou Galadriel.
La traversée du temps fut assez rapide et Aëlivien se retrouva à Oxford en Angleterre.


18. Aëlivien et le Professeur
(par Gwladys, ajouté le 12/12/05 15:18)


Aëlivien ouvrit les yeux et regarda autour d'elle. Elle vit une campagne verdoyante et vallonnée. Bientôt, des enfants et des jeunes filles apparurent sur le chemin devant elle. Ils étaient habillés si différemment d'elle qu'elle sut qu'elle se trouvait en Angleterre à Oxford.
Elle s'approcha timidement d'une des jeunes filles, une jolie rousse aux yeux émeraudes et lui demanda :
_ Bonjour, veuillez m'excuser, pouvez-vous m'indiquer l'université?
A sa grande surprise, la jolie rousse lui expliqua le chemin à suivre.
_ Merci beaucoup.
Aëlivien partit sans prêter attention aux regards et aux rires étonnés du petit groupe. Ils étaient étonnés par la beauté et la vêture de la jeune fille.
Le professeur Tolkien était à son bureau occupé à écrire. Aëlivien toussota pour manifester sa présence.
_ Quoi ? Quoi ? demanda le professeur. Eh bien, que voulez-vous mademoiselle.
La jeune elfe se sentit bien embarrassée, puis elle sentit que les mots arrivaient tous seuls dans son esprit et elle parla.
A la fin du récit, le professeur se leva et dit :
_ Vite, il faut faire quelque chose ! Je vous accompagne !


19. Le Talisman
(par Gwladys, ajouté le 23/12/05 18:20)


Le professeur conduisit Aëlivien dans sa maison, dans la pièce où il avait l'habitude d'écrire et farfouilla dans ses papiers. Enfin il trouva ce qu'il cherchait et tira d'entre des bouquins une grande plume argentée.
_Voilà, lui dit-il, vous aurez besoin de ceci...
Il attrapa un épais grimoire et ajouta :
_ ... et de cela.
Il lui tendit les deux objets et expliqua :
_ Je ne peux vous suivre car j'ai beaucoup de choses à faire et ma femme m'attend. Avec ses objets vous serez en mesure de faire face au danger qui vous submerge et de sauver votre univers de l'oubli.
_Merci, répondit Aëlivien. Ces deux objets devront toujours rester unis et deviendront notre Talisman.
Après une révérence, Aëlivien prend congé du professeur.


20. Retour en Terre du Milieu
(par Gwladys, ajouté le 11/03/06 18:50)


Aëlivien marcha sans but dans Oxford et finit par entrer dans un musée. Elle y trouva plein de choses étranges et anciennes. Dans un coin reculé, elle tomba sur une tapisserie qui lui fit chaud au coeur. Elle reconnut la tapisserie de Vairë.
Aëlivien mit par hasard la main dans la poche de sa robe et y retrouva l'image qui lui avait été donnée par Galadriel.
"Comme j'aimerais vous revoir!" soupira-t-elle.
A peine eût-elle prononcé ces mots que la pièce disparut dans un tourbillon de couleurs. Quand elle rouvrit les yeux, Aëlivien se trouvait auprès de Vairë et de Galadriel.
_ Alors, comment cela s'est-il passé ? lui demanda Galadriel.





Script fourni par 21st Century Scripts, adapté et modifié par Cédric Fockeu.