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Bonjour à tous,
Nous avons profité des vacances pour visiter le musée de minéralogie de l’École des Mines de Paris. Je vous entends penser « mais quel rapport avec Tolkien ? » : un peu de patience... En ce moment, le street artist Codex Urbanus est l’invité du musée. Codex Urbanus est connu pour les chimères qu’il dessine sur les murs de Montmartre, voici un exemple issu de https://www.montmartre-secret.com/2022/ … artre.html)
Il a ainsi peuplé le musée de minéralogie de ses créatures : dessin sur des panneaux, sur de vieilles gravures, ou sur des pierres. Il propose aussi une collection de cryptominéralogie contenant du…. Mithril et l’Arkenstone ! Il y a aussi du Verredragon, de l’Orichalque, de l’Unobtainium, des Gemmes de l’infini, de la Kryptonite et un Cristal de feu fantôme.
Je partage quelques photos (dont vous excuserez la mauvaise qualité, mais c’est pris au travers d’une vitre avec un vieux téléphone).
Attention si vous allez faire une visite, la collection de cryptominéralogie est cachée !
Par ailleurs, parmi les créatures peuplant le musée, il s’en trouve une qui n’est pas sortie de l’imagination de Codex Urbanus, puisqu’il s’agit de Cthulu, notre ami à tous. On le trouve dessiné :
- sur un panneau (la légende indique Cthulu hex., « hex » signifie hexagonal, l’un des différents systèmes cristallins possibles) ;
- sur une gravure représentant une mine ;
- sur une pierre :
Un dernier partage, là encore un dessin sur une pierre, qui m’évoque le monde de Tolkien (les montures des Nazgûls volant autour de Barad-Dûr ?).
Amicalement,
C.
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Chouette reportage, merci beaucoup 
Un dernier partage, là encore un dessin sur une pierre, qui m’évoque le monde de Tolkien (les montures des Nazgûls volant autour de Barad-Dûr ?).
En effet ! Tu te souviens quel type de pierre a servi de support ?
Jean-Antoine Watteau (1684-1721), ou école française d'après Watteau.
Recrues rejoignant leur régiment, sans date (XVIIIe siècle).
Peinture sur bois, 23,3 x 37,7 cm.
Angers, musée Pincé.
J'aime beaucoup ce tableau et le mystère qui s'en dégage. Qui sont ces pauvres types ? par quelle entourloupe se sont-ils retrouvés dans l'armée royale ? Reviendront-ils vivant des batailles hasardeuses à la frontière espagnole, qui marquèrent cette époque ?
Il existe, comme souvent, une version gravée, qui permet d'apprécier plus de détails que dans le tableau : une source, que les recrues abandonnent avec regret ; deux chiens, qui semblent être ceux de l'officier sur son cheval.
Tiens, vous avez remarqué ? ils sont neuf, avec une monture 

Henri-Simon Thomassin, gravure d'après Watteau (vers 1717/1726)
Et si quelqu'un a, par ailleurs, un avis concernant le chardonneret aux pieds de Léda (dans un certain tableau de la collection de la Galerie Borghèse à Rome) dont j'avais parlé, ici même, vers la fin de mon précédent message du 14 novembre 2024, je reste intéressé. ^^
Pas d'avis sur la présence de cet oiseau... les symboles auxquels il est associé ne semblent pas vraiement coller avec ce que je sais de l'histoire de Léda et de sa progéniture prestigieuse...
Je suis aussi curieux de savoir ce que les collègues en pensent 
Bon week-end !
I.
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(« Note de service »)
Hum... Si je puis me permettre et avant d'aller éventuellement plus loin, entre François qui ne termine pas toujours ses messages et JR qui lui attribue des propos qui sont miens... je crois que l'on va peut-être finir par ne plus trop comprendre ce qui se passe sur ce fuseau... ^^'
Merci d'avance de corriger ce qui peut l'être...
Amicalement, :-)
B.
(P.S. : j'aurai pu envoyer des courriels, mais à vrai dire, je ne sais pas si les adresses sont toujours bonnes...)
[EDIT (18h24): correction de faute (« ses messages » et non « ces messages », évidemment)]
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En effet ! Tu te souviens quel type de pierre a servi de support ?
Non, la nature des pierres décorées n’était pas indiquée. Idem pour les cristaux ou minerais de la collection de cryptominéralogie. Je pense que l’Arkenstone est une opale et le Verredragon de l’obsidienne, mais pour le reste…
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entre François qui ne termine pas toujours ces messages et JR qui lui attribue des propos qui sont miens... je crois que l'on va peut-être finir par ne plus trop comprendre ce qui se passe sur ce fuseau...
Mwarf ! autant pour moi.
C'est corrigé.
I.
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Merci, cher JR. :-)
Hyarion a écrit :Jean-Antoine Watteau (1684-1721), ou école française d'après Watteau.
Recrues rejoignant leur régiment, sans date (XVIIIe siècle).
Peinture sur bois, 23,3 x 37,7 cm.
Angers, musée Pincé.J'aime beaucoup ce tableau et le mystère qui s'en dégage. Qui sont ces pauvres types ? par quelle entourloupe se sont-ils retrouvés dans l'armée royale ? Reviendront-ils vivant des batailles hasardeuses à la frontière espagnole, qui marquèrent cette époque ?
Il existe, comme souvent, une version gravée, qui permet d'apprécier plus de détails que dans le tableau : une source, que les recrues abandonnent avec regret ; deux chiens, qui semblent être ceux de l'officier sur son cheval.
Tiens, vous avez remarqué ? ils sont neuf, avec une monture :)
Il y a souvent une dimension mystérieuse dans les tableaux de Watteau, que son ami Jean de Jullienne a tous fait graver après la mort précoce de l'artiste, ce qui permet d'en connaître plusieurs aujourd'hui disparus. Merci Isengar d'avoir retrouvé la gravure correspondant au tableau ici en question.
Dans un chapitre de son recueil Palettes consacré à une des plus célèbres œuvres de Watteau, Le Pèlerinage à l'île de Cythère (tableau dont il existe deux versions, l'une d'elle étant conservée au Louvre), Alain Jaubert rappelle que « Watteau remplissait des carnets de dessins croqués sur le vif » et que « pour composer ses tableaux, il y puisait ensuite personnages, costumes ou éléments de décors ». Cela peut donner une idée de la façon dont le tableau des Recrues rejoignant un régiment a pu être conçu.
S'agissant du contexte militaire de l'époque auquel le sujet du tableau peut renvoyer, plus ou moins directement, c'est sans doute celui de la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714) ou bien celui de la guerre de la Quadruple-Alliance (1718-1720) qui en fut un prolongement partiel sous la Régence de Philippe d'Orléans (la France s'étant notamment alors, pour une fois dans le siècle, alliée à la Grande-Bretagne contre l'Espagne).
Sauf erreur de ma part, les vers accompagnant la gravure semblent laisser entendre que, comme leurs dos courbés le laissent bien paraître, si les soldats (recrutés possiblement par quelque entourloupe en effet) sont assurément fatigués de leur voyage pour rejoindre leur régiment, leur compagnie pourra se révéler encombrante et coûteuse lorsqu'ils se feront héberger au prochain village sur leur route...
Nous avons profité des vacances pour visiter le musée de minéralogie de l’École des Mines de Paris. [...]
Merci pour ce compte-rendu Beruthiel, ainsi que pour les photos.
[...] Cthulu, notre ami à tous.
Plus que jamais, peut-être. Parfois, quand j'examine l'actualité vis-à-vis du monde comme il va avec toute sa dimension délirante, j'en viens à me dire qu'au point où l'on en est, il faudrait peut-être que Cthulhu se décide à se réveiller pour venir mettre bon ordre dans tout ça... ^^'
Bonne (fin de) nuit à tous.
Amicalement,
B.
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P.S. : au coup où cela intéresserait quelqu'un, le recueil d'Alain Jaubert Palettes, regroupant une sélection de textes tirés de l'ancienne émission télévisée du même nom, a été publié en format poche chez Folio.
B.
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Bonjour à tous,
Petit compte-rendu d’une nouvelle visite d’exposition, cette fois-ci directement liée à Tolkien. Il s’agit de : « Cartes Imaginaires, inventer des mondes » à la BNF (pôle François Mitterrand). L’exposition présente d’abord de vieilles cartes faisant apparaître des créatures fantastiques ou des lieux légendaires. Voici par exemple un détail d’une carte du monde septentrional, réalisée par Olaus Magnus au XVIe (c’est un scan du catalogue de l’exposition, une photo n’aurait rien donné). On peut voir la légendaire Thulé, ici nommée « Tile » et moult monstres marins. Cette carte me fascine !
Olaus Magnus, Carta marina et descriptio septemtrionalium terrarum
Vous trouverez ici la carte complète en moins bonne résolution.
Il y a aussi des cartes venues d’Asie, plus surprenantes, comme cette carte birmane.
Puis sont présentées les cartes des mondes imaginés par des écrivains. Tolkien est évidemment à l’honneur avec trois documents prêtés par la Bodleian Library: la carte de Thrór (MS. Tolkien drawings 34), une carte sur papier millimétré du Rohan, Gondor et Mordor (MS. Tolkien drawings 126), une carte de la Terre du Milieu annotée par Tolkien et Pauline Baynes ( MS. Tolkien drawings 132). Ces trois documents avaient déjà été présentés à la BNF lors de l’exposition Tolkien, Voyage en Terre du Milieu.
Vous connaissez tout ça mais voici à titre d’illustration un détail de la carte de la Terre du Milieu annotée.
On peut distinguer une inscription de Tolkien au dessus de « Bay of Belfalas ». C’est une indication pour Pauline Baynes précisant que les navires du Gondor doivent être de couleur noire et argent. Je crois deviner le « black » écrit au dessus de « the ».
Voici enfin la carte de Pauline Baynes, suivant les indications fournies par Tolkien, en particulier sur la couleur des voiles.
On peut aussi voir des cartes associées aux œuvres de beaucoup d’autres écrivains : Thomas Hardy, William Morris, Kenneth Grahame, Jules Verne (avec en particulier une carte de l'asie annotée),Robert Louis Stevenson, Ursula Le Guin… Plus inattendu : un croquis de Marcel Proust représentant la ligne de train vers Balbec !
Une dernière partie de l’exposition est consacrée à la manière dont des artistes contemporains se sont appropriés le thème de la carte.
C’est une exposition très riche. Il y avait malheureusement trop de monde quand nous y sommes allés, ce qui est critique quand il s’agit de regarder des documents de petites tailles pleins de détails. C’est la raison pour laquelle j’ai acheté le catalogue, n’ayant pas pu examiner les choses convenablement pendant la visite.
Vous pouvez trouver plein d’images de l’exposition ici.
Amicalement,
C.
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Merci beaucoup pour ce reportage ! 
A propos de la carte annotée, il y a une belle page d'explications détaillées sur Tolkiendil :
https://www.tolkiendil.com/essais/geogr … _sud-ouest
I.
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Merci pour le lien, Isengar !
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Merci pour ce nouveau compte-rendu, Beruthiel. :-)
L’exposition présente d’abord de vieilles cartes faisant apparaître des créatures fantastiques ou des lieux légendaires. Voici par exemple un détail d’une carte du monde septentrional, réalisée par Olaus Magnus au XVIe (c’est un scan du catalogue de l’exposition, une photo n’aurait rien donné). On peut voir la légendaire Thulé, ici nommée « Tile » et moult monstres marins. Cette carte me fascine !
Voilà déjà de quoi me rappeler de vieux souvenirs, ceux de ma visite, déjà à la BnF, d'une exposition que j'étais allé voir en 2005, intitulée « La Mer, terreur et fascination » et à laquelle j'avais d'ailleurs fait allusion en 2019 dans mon compte-rendu de visite de l'exposition sur Tolkien, dans le fuseau dédié. La BnF avait alors déjà inclu, dans les pièces exposées, des cartes et illustrations marines du XVIe siècle avec monstres telles que celle de l'ouvrage d'Olaus Magnus que tu évoques dans ton compte-rendu, et notamment certaines qui, semble-t-il, à te lire, faisaient également partie de la sélection actuellement exposée, plus de vingt ans après (il y a pu y avoir d'autres occasions de présentation au public entre-temps, mais toujours est-il que le temps passe ! ^^').
J'avais vu celles-ci, à l'époque :

Abraham Ortelius, « Islandia », in Theatrum Orbis Terrarum, Anvers, 1595 (BnF).

Sébastien Münster, « Les monstres marins... » in La Cosmographie universelle contenant la situation de toutes les parties du monde avec leurs propriétés et appartenances, Bâle, 1556 (BnF).
Ces représentations anciennes d'animaux fantastiques géants des mers, y compris celles d'Olaus Magnus mais surtout celles extraites de la Cosmographie de Münster, m'avaient alors rappelé des souvenirs d'enfance... parce que j'avais reconnu les monstres marins, ou du moins une partie d'entre-eux, d'après certaines lectures de jeunesse, notamment celle d'un album de la collection « Mythes et légendes » chez Hachette, Les Animaux fantastiques (1991) de Claude-Catherine Ragache, avec des illustrations de Marcel Laverdet, lequel ayant notamment donné vie, en peinture à l'acrylique pour cet ouvrage, à certaines de ces créatures géantes : le Ziph (à bec), le serpent de mer, le calmar géant, l'écrevisse géante, et le Trolual ou « Baleine diabolique ».
Autant pour les récits que pour les illustrations de Laverdet, j'aimais beaucoup cet album, que j'emmenais souvent avec moi en déplacement. Dommage qu'il ne soit plus réédité depuis les années 1990, car comme le reste de la série « Mythes et légendes », à mon humble avis, il peut encore très bien se lire pour de jeunes lecteurs. Son contenu a été réédité pour la dernière fois dans une compilation de plusieurs albums de la série sous le titre Les plus belles légendes du monde (Hachette, 2001), mais l'album original de 1991 (comme au moins certains autres) peut se trouver facilement en occasion. Laverdet n'a pas illustré tous les albums de la série, mais son travail d'illustrateur de pages intérieures et/ou de couvertures a largement contribué, de mon point de vue, à l'intérêt et à l'attractivité de la collection.
Voici enfin la carte de Pauline Baynes, suivant les indications fournies par Tolkien, en particulier sur la couleur des voiles.
Sauf erreur de ma part, de mémoire, il me semble que cette carte finale faisait aussi partie de l'exposition sur Tolkien. D'où provient-elle déjà, s'agissant du lieu de conservation ? Si je l'ai su, je ne m'en souviens plus, et le catalogue de l'expo de 2019 est encore au fond d'une de mes caisses de déménagement...
On peut aussi voir des cartes associées aux œuvres de beaucoup d’autres écrivains : Thomas Hardy, William Morris, Kenneth Grahame, Jules Verne (avec en particulier une carte de l'asie annotée),Robert Louis Stevenson, Ursula Le Guin… Plus inattendu : un croquis de Marcel Proust représentant la ligne de train vers Balbec !
Je connaissais notamment la carte de Morris (déjà évoquée naguère quelque part en ces lieux, si je me souviens bien), mais pas ce croquis de travail de Proust ! Il est interessant aussi de voir qu'une carte a été conçue pour accompagner l'œuvre romanesque de Thomas Hardy, qui est un peu l'équivalent britannique d'Émile Zola en matière de littérature naturaliste du XIXe siècle. J'ai vu en ligne qu'apparemment une carte illustrant une des Histoires comme ça de Rudyard Kipling faisait également partie des pièces exposées.
Je vois que tu ne mentionnes pas Robert E. Howard, mais tu m'y fais cependant penser, tout-à-coup. Il se trouve qu'au tout début de l'automne dernier, j'ai été sollicité pour des renseignements précis à propos de la carte du monde secondaire de Conan, sachant qu'il en existe trois dessinées par Howard : deux en 1932, à l'époque de la création du personnage de Conan, et une en 1936, pour accompagner une lettre à destination d'admirateurs. Est-ce que, par hasard, le catalogue de l'actuelle exposition de la BnF mentionnerait cela quelque-part ? Je pose la question au cas où, ne sachant pas exactement pourquoi ces renseignements m'ont été demandés il y a quelques mois (je suis rarement sollicité)...
Amicalement,
B.
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Sauf erreur de ma part, de mémoire, il me semble que cette carte finale faisait aussi partie de l'exposition sur Tolkien.
Je ne m’en souvenais plus mais il y avait effectivement la carte de Pauline Baynes à l’exposition de 2019. Elle n’est pas reproduite dans le catalogue mais la référence est donnée.
-exposition de 2019 : Pauline Baynes, « Carte de la Terre du Milieu » (poster), 1969, Aquarelle, crayon, 76,5 x 54 cm, Bodleian Library, MS Tolkien Drawings 100
- exposition de 2026 : Pauline Baynes, A Map of Middle-Earth, S.I. George Allen & Unwin, Ltd,1969-1970, 92 x 61 cm, BNF, Cartes et Plans, GE C-26889
Si je comprends bien, en 2019, c’était le dessin original.
Voilà déjà de quoi me rappeler de vieux souvenirs, ceux de ma visite, déjà à la BnF, d'une exposition que j'étais allé voir en 2005, intitulée « La Mer, terreur et fascination »
Les cartes que tu mentionnes (« Islandia » et « Les monstres marins... » ) sont bien présentées à l’exposition. Je ne connaissais pas la collection « Mythes et Légendes » de Hachette. Marcel Laverdet semble avoir fait du bon travail !
Je vois que tu ne mentionnes pas Robert E. Howard, mais tu m'y fais cependant penser, tout-à-coup.
Il est question dans l’exposition de beaucoup d’autres auteurs que ceux dont j'ai parlé dont Kipling effectivement (et aussi Zola que tu évoquais), mais pas de présentation de carte liée à l’univers de Howard. Il était peut-être mentionné dans un panneau explicatif que je n’aurais pas lu (j’étais un peu pressée par Fiston…). Mais on parle effectivement de lui dans le catalogue, dans la section intitulée «Mondes secondaires et représentations cartographiques », écrite par Anne Besson. Elle décrit William Morris comme le pionnier des créateurs de mondes secondaires, « coupant tout lien avec le monde réel », celui qui a créé « l’archétype de nos cartes de fantasy ». Elle écrit ensuite :
Dès lors, ce que l’on appelle aujourd’hui le worldbuilding, la conception de mondes imaginaires, ne fera plus guère l’économie de telles cartes : la création de ces lieux alternatifs, dont la cohérence, la consistance, le niveau de détails, doivent sembler rivaliser avec le monde actuel aux yeux du public, a pour corollaire immédiat une « géographie imaginaire » au sens que lui donne Pierre Jourde, c’est-à-dire un espace vaste et un ensemble de toponymes formant système, complètement autonome par rapport aux connaissances de l’époque. C’est ainsi pour prendre son indépendance par rapport aux contraintes historiques que Robert E. Howard conçoit, dans les années 1930, l’Âge hyborien, dans une très ancienne préhistoire légendaire, et la géographie de ses peuples et nations, Hyperborée, Aquilonie, Némédie, où évolue son héros Conan le Cimmérien. À la même époque, de l’autre côté de l’Atlantique, Tolkien écrit Le Hobbit (1937) et y place la fameuse carte de Thrór...
Mais Anne Besson ne parle pas de carte.
Amicalement,
C.
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Merci pour ta réponse avec toutes tes précisions, Beruthiel. :-)
Je ne connaissais pas la collection « Mythes et Légendes » de Hachette. Marcel Laverdet semble avoir fait du bon travail !
Le travail de Laverdet pour cette collection me parait effectivement très évocateur. On pourra peut-être en reparler à l'occasion.
Il est question dans l’exposition de beaucoup d’autres auteurs [...], mais pas de présentation de carte liée à l’univers de Howard. Il était peut-être mentionné dans un panneau explicatif que je n’aurais pas lu (j’étais un peu pressée par Fiston…). Mais on parle effectivement de lui dans le catalogue, dans la section intitulée «Mondes secondaires et représentations cartographiques », écrite par Anne Besson. Elle décrit William Morris comme le pionnier des créateurs de mondes secondaires, « coupant tout lien avec le monde réel », celui qui a créé « l’archétype de nos cartes de fantasy ». Elle écrit ensuite :
[...] C’est ainsi pour prendre son indépendance par rapport aux contraintes historiques que Robert E. Howard conçoit, dans les années 1930, l’Âge hyborien, dans une très ancienne préhistoire légendaire, et la géographie de ses peuples et nations, Hyperborée, Aquilonie, Némédie, où évolue son héros Conan le Cimmérien. À la même époque, de l’autre côté de l’Atlantique, Tolkien écrit Le Hobbit (1937) et y place la fameuse carte de Thrór...
Mais Anne Besson ne parle pas de carte.
Il se trouve que l'on m'avait précisément contacté parce que Anne disait avoir cherché sans succès des informations précises sur la carte du monde secondaire de Conan. J'avais transmis les informations en question à l'intermédiaire qui m'avait écrit et qui a rapidement transmis, mais peut-être, entre autres explications possibles, était-ce déjà trop tard par rapport aux délais de rédaction pour le catalogue d'exposition...
Lesdites informations n'ayant rien de confidentiel, autant in fine en faire profiter qui serait éventuellement intéressé : pour ne pas trop digresser dans le présent fuseau, je les communique tout de suite dans le fuseau dédié.
Amicalement,
B.
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