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à propos de Lynch, je précise que je compte bien un jour voir Elephant Man (c'est bien Lynch ?). Eraserhead, c'est pas prévu, faut quand même pas pousser mémé dans les orties :-p à propos des films de PJ (quand même !), j'aime beaucoup la scène du Mont Venteux, pour ma part, au moins dans sa mise en place (les 9 qui arrivent). j'ai plus de mal dès que Frodo fait des grimaces insensées :-D |
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Oui, Elephant Man c'est à voir. Eraserhead, c'est... spécial ! ;-) Au Mont Venteux, c'est plutôt avec les grimaces de Mortensen que j'ai du mal. La scène est crédible jusqu'à ce qu'il arrive. A propos de Lynch, tu as toute une panoplie de films à ta disposition ! :-D Une Histoire Vraie (procure-toi un petit résumé), ou le fameux Blue Velvet. |
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vu qu'on est complètement hors sujet de toute façon : Silmo merci pour l'expliqu' Lothiriel, pour Lynch je te conseille aussi 'The Straight Story', super émouvant et qui dénote complètement avec les autres films de Lynch. Mais, j'ai bien aimé aussi Twin Peaks (serie TV pas vu le film) et Blue Velvet, tous 2 plutot dans la lignée des films déjantés de Lynch. Billy Elliot :-) = very good choice indeed |
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oups Smeag' tu m'as grillé au poteau A Straight story = Une histoire vraie..... rohan (pas assez rapid') |
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Smeagol, J'ai été condescendant et, oui, j'ai parlé comme si je détenais la vérité. J'ai fait ce que je te reprochais de faire dans mon premier post. Je plaide coupable. Mais débattre sur un forum, c'est tenir une position en l'argumentant. Et si je soutiens contre toi que LOTR n'est pas un grand film de l'histoire du cinéma, je le fais en donnant mes arguments (ici ou dans mes éditos). Jusqu'à ce que l'on me prouve le contraire avec des arguments forts, je continuerai de croire que j'ai raison. Or, ta position à toi est plus difficile à tenir puisque tu as la charge de la preuve: il te faut démontrer ton (incroyable) affirmation. Et pour l'instant, tu n'y réussis pas. Je ne vois pas de supériorité inhérente du film intimiste sur le film à grand spectacle (et inversement), comme tu sembles le penser (ma préférence va seulement aux mises en scènes sophistiquées en général). Le Ben Hur de Wyler est un grand film, nettement supérieur à ROTK. Ben Hur est mieux fait, c'est tout. Dans Ben Hur, il n'y a pas de scènes foncièrement ratées comme chez PJ, il y a une continuité dans la qualité et non ces hauts et ces bas, cette impression de montagnes russes, que l'on trouve chez PJ. Et puis les thèmes ne sont pas sacrifiés à l'action. Je voudrais résumer pour finir ce qui nous différencie: i) tu reconnais que certaines scènes de LOTR sont faibles, mais cela ne remet pas en cause ton jugement de l'ensemble//je trouve certaines scènes ridicules et surchargées, et ce ridicule tue pour moi l'émotion et tout sentiment de grandeur que je pouvais éprouver auparavant: je suis obligé de tenir compte de ces ratés dans mon appréciation générale, comme je le ferais pour un livre ou un autre film. Bref, je te comprendrais mieux si tu reprenais à ton compte la fameuse expression de Truffaut: "le grand film malade". ii) certaines scènes au style lourd fonctionnent pour toi et il ne te vient donc pas à l'idée de remettre en cause les choix de mise en scène// certaines scènes au style lourd ne fonctionnent pas pour moi et je m'efforce donc, pour éviter la critique stérile, de déterminer ce qu'il aurait fallu changer dans la mise en scène pour arriver à un résultat satisfaisant. iii) tu trouves que certaines scènes sont sublimes et atteignent à la grandeur et cela te suffit pour voir là un chef-d'oeuvre historique// je trouve qu'il y a de très bonnes scènes, sans une once d'originalité dans la mise en scène cependant (le mouvement de grue à Amon Hen est très bien. Mais original? Non); et je suis confondu par la maitrise des effets spéciaux; mais de là à le comparer aux plus grands films, il y a un gouffre. iv) PJ a été globalement fidèle à la narration du livre ce qui te semble la marque d'une bonne adaptation car, dis-tu, l'esprit y est// selon moi, la fidèlité à la narration n'est pas un critère déterminant; PJ n'a pas su conserver certains thèmes clés du livre et et a donné une prime à l'action et au manichéisme, ce qui me parait dommageable et réducteur; c'est superficiel: l'esprit n'y est pas. Je doute que ces différences soient conciliables, à moins que nous ne puissions produire un argumentaire propre à convaincre l'autre. Mais je doute que nous en soyons capables. Et puis nous prenons littéralement en otage ce fuseau. On arrête là? PS: Le Lynch le plus horrible et malsain est à mon sens Lost Highway. Lothi, je te le déconseille fortement, tu en ferais des cauchemars. :) |
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Semprini : Bref, je te comprendrais mieux si tu reprenais à ton compte la fameuse expression de Truffaut: "le grand film malade". humm...même cela, je ne le comprendrais pas ;-) Sosryko Comme j'ai pu le lire en ligne : |
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bon, je reviendrai quand ma culture Lynch aura progressé :-D |
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Semprini, Tu dis : Lothiriel, |
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A ce point ci,la discussion se ramifie enormément,mais c'est tout de même interessant de voir des arguments et des contre-arguments à propos de la qualité de la trilogie de films adaptés de Lord of the Rings produits par Peter Jackson. Je pense pour ma part,Semprini et Smeagolgollum,que vous devez continuer de discuter,au contraire;vous devez essayer de produire des argumentaires,de discuter des détails,ainsi de suite,car cette discussion est interessante et je pense qu'elle enrichira jrrvf d'une belle polémique sur la qualité des films;dans 40 ans on pourra s'y referer en disant:"voilà ce que pensaient les contemporains de la sortie de ces films!" |
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Pas mal comme conclusion ! lol |
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Sosryko>>>même cela, je ne le comprendrais pas ;-) Attention, j'ai dit: "comprendrais mieux". Je n'ai pas dit "comprendrais". :) Je ne tiens pas LOTR (ni Marnie d'ailleurs, qui est un grand film tout court) pour un "grand film malade". |
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Semp revenir sur un point, un point dont j'ai déjà discuté avec toi et qui se transformera probablement aussi en une "guerre" de position... Semprini >> ii) certaines scènes au style lourd fonctionnent pour toi et il ne te vient donc pas à l'idée de remettre en cause les choix de mise en scène// certaines scènes au style lourd ne fonctionnent pas pour moi et je m'efforce donc, pour éviter la critique stérile, de déterminer ce qu'il aurait fallu changer dans la mise en scène pour arriver à un résultat satisfaisant. Le problème dans ce que tu dis souvent, c'est que tu ne fais pas une critique constructive du travail de PJ, tu refais un nouveau film. Il y a selon moi une différence fondamentale entre dire "il aurait fallut décaler la scène de l'arrivé à Osgiliath juste après le cri de Sylvebarbe, ainsi l'éllipse temporel aurait été moins lourde et visible" qui est une vrai critique constructive et dire par exemple (je sais pas si tu l'as dit toi, mais tu as parfois dit des choses du même ordre) que Arwen n'a rien à faire dans ce film, que sa présence est dérangeante et que PJ aurait du s'en passer. Si tu te rappelles bien on a déjà eu une discussion sur le sujet et je t'ai déjà donné des exemple. |
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Je suis fatigué de ces discussions stériles. Tu me permettras donc de refuser fermement ta proposition de... « guerre de position » (un intitulé malheureux qui laissait mal augurer de la suite). Ce d'autant que je suis en complet désaccord avec ce que tu écris: 1- Je trouve qu'Arwen dans les films de PJ est bien. Liv Tyler ne s'en sort pas mal du tout dans un rôle ingrat. D'ailleurs une de mes scènes préférées de ROTK la concerne (tu liras l'édito 15 à bon escient…). J'ai pensé un moment précis, avant la sortie de FOTR il y a trois ans (quand les rumeurs en faisaient une Xena bis), qu’il aurait peut-être été préférable que PJ coupe Arwen du film et je l'ai dit une seule fois avec beaucoup d’hésitation et de circonspection (dans mon édito 6- Adaptation) et absolument pas dans les termes que tu me prêtes avec beaucoup de légèreté. Mais cela fait trois ans que je ne le pense plus. 2- Le critère de distinction que tu proposes entre critique constructive et critique non constructive n’a aucun sens. Des critiques nombreuses ou en profondeur seraient nécessairement moins constructives que des commentaires portés sur le film ici ou là selon toi ? Tu privilégies le quantitatif sur le qualitatif ? C’est ton problème. Les critiques que j’ai faites sur les film de PJ, dans un but purement constructif, sont nombreuses et parfois radicales pour une raison remarquablement simple : ces films ont à mon sens beaucoup de défauts. Il y a même certaines critiques que je n’ai pas eu l’occasion de faire (exemple, au hasard : faire arriver Aragorn et l’armée des morts au milieu du combat Eowyn-Roi sorcier est un choix de montage malheureux, nous privant de l’élan initial du combat ; il fallait montrer ce combat d’une traite). Tu me fais jouer un rôle sinistre dans ton post, celui d’un fan tolkienien extrémiste et irrationnel, qui ne correspond absolument pas à la nature de mes analyses. En matière de tentative de critique constructive, c’est-à-dire argumentée, mes éditos parlent pour moi. Mon exigence, même argumentée, te dépasse parce que tu as adoré les films et, partant, tu ne la trouves pas constructive (parce qu’elle remet en cause tes goûts) ? Tu ne comprends pas le choix de la distance dans une critique, c’est-à-dire la volonté de sortir parfois du schéma de pensée (que je te vois répéter à longueur de posts sur ce forum) que cherche à nous imposer le réalisateur dans son film et ses interviews? Et bien tant pis (ou tant mieux) pour toi. Sur ce, je ferme boutique. |
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--> Edoras : "De ton côté tu vois les choses d'une autre manière et tu vois comment toi tu aurais fais, les choix que toi tu aurais fais. Mais comme tu le dis, aucun de tes choix ne se révêlent une nécessité ou un passage obligé. Ben, tout ça me semble être une belle Lapalissade. ;-) Et chaque choix est criticable à mon sens. De la manière qu'aucune critique n'est non plus une Vérité Absolue. C'est idiot à dire, mais il semble que les intervenants oublient de temps en temps que derrière des affirmations assenées via les posts, il y a toujours un "je pense que" qui traîne... Quant au "meilleur ou pire"... Ben si. Selon le choix, le film sera effectivement meilleur ou pire POUR LA PERSONNE CONCERNEE. Chacun a probablement des critères différents, et force est de constater qu'il y a une certaine logique statistique dans l'évolution de ces critères en comparaison de la culture cinématographique du spectateur. De même que, de manière générale, le film de PJ ne sera pas apprécié de la même façon par quelqu'un qui a lu le SDA une fois, et quelqu'un qui le relit tous les deux ans en alternant avec le Silm. Statistiquement, bien entendu. Je ne prétends pas livrer là une Vérité Absolue, et sans exception possible. b. |
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bon , j'entre dans une querelle qui ne m'implique pas mais : surtout sur la forme : Semprini, pas très belle sortie de scène je le crains, Edoras n'étais pas en train de t'attaquer bêtement. Même si tu as l'impression d'avoir répété et répété ton argumentation à l'infini, il s'agit ici d'une autre personne que tu as en face de toi que lors de ta dernière discussion de ce type...De plus tu as rendu publique ta critique, cela amène forcément débats et contradictions. Tu devais bien te douter que cela inciterait certaines personnes de ce forum à engager un dialogue avec toi (cela dit ces messages auraient p/e être postés de manière plus judicieuse dans le fuseau consacré à la critique 15 , mais c'es tun autre débat).... "Tu me fais jouer un rôle sinistre dans ton post, celui d’un fan tolkienien extrémiste et irrationnel, qui ne correspond absolument pas à la nature de mes analyses."??? je suis un peu choquée par cette phrase, où est donc passé ta rigueur légendaire???
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Inutile de prendre la mouche de la sorte. Ce n'était en rien une attaque personnelle, juste une remarque. Je lis toujours avec attention tes intervention, car elles sont interressante et jamais faites à la légère. Quand à mon exemple d'Arwen, (mal choisit si l'en est) je ne disais pas nécessairement que toi tu l'avis dit (n'ayant pas une connection des plus simple en semaine, j'ai prit le premier exemple qui me passait par la tête), comme le dit clairement la parenthèse qui précede l'exemple. En clair si tu veux un exemple précis de ce que je veux dire, je ressort un extrait d'une de nos discussion... >>Semprini>> PJ aurait facilement pu inclure la Voix de Saruman à la fin des Deux Tours en réduisant le temps consacré au gouffre de Helm et à ses combats, c'est à dire en réduisant l'importance (démesurée dans le film) de cette séquence, comme je le proposais dans l'édito. Il n'est pas question ici de durée de film, vu comment il semble s'être plus ou moins moqué des durée de film qu'on lui imposait (mais je subbodore que ca fasse plus partie de la légende promo que de la réalité...) il n'était plus à 10mn près. Si Jackson avait décidé d'inclure cette séquence il l'aurait fait point barre. C'est plus une question de construction narrative (pour la raison évoqué plus haut quand à la récuppération et l'utilisation du palentir) et de rythme cinématographique (après la retombé émotionnelle de la fin de Helm, de la marche des Ents et d'Osgiliath, repartir pour dix minutes de films suplémentaires, alors que tout annonçait la fin du film, n'aurait pas assuré le suivit émotionnel adéquat à cette séquence...) que de durée. Enfin il me semble... >>PJ a fait des choix, a suivi une logique particulière. On peut défendre chacun de ses choix en faisant sienne sa logique, comme tu le fais. Mais rien de ce qu'il a fait n'était une nécessité rationnelle, ou un passage obligé. J'en convient, PJ a fait ses propres choix et a choisit d'orienter son film sur le côté spectaculaire, avec des batailles démesurés etc... Alors donc, certes les choix de Jackson à propos du film en général n'ont rien d'une nécessité ou d'un passage obligé, mais il me semble qu'à partir du moment ou ces choix sont fait il faut s'assurer que l'ensemble du projet garde sa cohérence, narrative, rythmique etc... Je ne crois pas que l'abscence de ce passage rende les séquences du film concerné (des deux tours comme du retour du roi) mauvaise, à part peut être aux yeux du fan absolut qui en connait l'existance. L'abscence ne casse pas le rythme (le deuxième film se termine a un assez bon moment il me semble...), conserve la continuité narrative (toute l'histoire du Palentir est réunnis dans un seul film...). En choisissant de donner plus d'importance au gouffre de Helm, Jackson en a fait le Climax du film, et je pense qu'à moins de supprimmer totalement cet évennement (chose que tu as déjà évoqué il me semble) tout film du SDA en ferait le Climax du film. De ton côté tu vois les choses d'une autre manière et tu vois comment toi tu aurais fais, les choix que toi tu aurais fais. Mais comme tu le dis, aucun de tes choix ne se révêlent une nécessité ou un passage obligé.
On ne peut pas critiquer, selon moi, un film en niant que le réalisateur ait le droit de faire des choix. Jackson a orienté son film sur le spectacualaire ? Oui, c'est un choix et sachant celà on peut, et on doit critiquer son travail, mais sans oublier qu'il a fait ce choix. La limite est assez fine et difficilement définissable, mais il me semble que c'est un point cléf... |
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babel, Critiquer un éclairage pour telle ou telel raison, c'est proposer uen amélioration vis-à-vis de son ressenti. Par exemple, lorsque la pluie se met à tomber sur le Gouffre de Helm (GH), on devine clairement les projecteurs au-dessus de la scène : les reflets sont bien visibles, et je considère cela comme un défaut parce que cela me fait penser "projecteurs", donc anachronisme. |
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Oui Smeagol, je crois que tu as compris ce que j'essayé (maladroitement/difficilement) d'exprimer. |
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Sméagol, Bon, là, on tombe dans l'excès tout de même. Je ne suis pas en train de te parler d'"erreurs" (genre erreur de montage, d'éclairage, de raccord...), mais de choix. Même l'éclairage du GH est un choix artistique à mon sens. Il suffit de voir le nombre de scènes retravaillées au niveau de l'étalonnage des couleurs pour s'en convaincre (en Lorien, à Fondcombe avec moins de bonheur... presque partout, en fait). J'aime pas l'éclairage du GH, qui fait effectivement trop artificiel, mais j'ai peine à croire qu'il s'agit d'une erreur, que PJ ne disposait d'aucun éclairagiste compétent, ou n'ait pas pu retravailler l'éclairage artificiellement par la suite. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a véritablement une option du réalisateur dans la façon de traiter la lumière dans son ensemble. C'est souvent trop appuyé à mon goût, mais il me semble que c'est tout à fait volontaire. Et cette esthétique participe évidemment à l'ambiance du film, au même titre que le montage ou même le scénario. Quant à la durée de chaque épisode, ben je ne vois pas trop en quoi raccourcir l'épisode de Helm affecte le reste. Seulement, au lieu de gros morceaux de bravoure (Legolas qui surfe sur le bouclier, Gimli qui n'en finit pas de vouloir combattre, une porte qu'on consolide en la défendant via deux personnages importants pour l'abandonner tout de suite, des cordes qu'on saisit, des grappins qui sautent, etc.) on aurait un combat plus restreint, plus raisonnable quant à son importance dans le récit. D'autant que, de par sa durée excessive, TTT fait ressembler RoTK à une redondance désagréable. De même, on peut couper toute l'attaque des wargs (fausse mort d'Aragorn incluse) sans que ça affecte le moins du monde le déroulement du film. Pas de wargs... la belle affaire ! Je m'en serais volontiers passée au profit d'autres développements. On pouvait aussi très bien les montrer à Helm sans en parler avant. Sincèrement, tu aurais eu besoin qu'on t'explique de quel côté ces charmantes bestioles étaient avant ? Effet spécial gratuit ? Peut-être. Au même titre que les espèces de rhinocéros qui tirent Grond dans RoTK... Remarque, je dis ça sans même juger de la qualité des scènes présentes dans TTT. Perso, j'aime bien l'attaque des wargs si on exclut les pirouettes de Legolas... (décidément). Mais toutes ces scènes pourraient être remplacées par d'autres qui permettent d'approfondir certains personnages (même Arwen, pourquoi pas... A partir du moment où PJ décide qu'il faut parler du thème de la mort via Arwen, il doit aller jusqu'au bout de son propos, et pas s'arrêter à mi-chemin), ou même de laisser simplement s'écouler le temps. Souvent, il manque quelques secondes à un plan pour qu'il puisse prendre sa juste mesure. Juste quelques secondes où on s'attarde sur un visage, un paysage. Et ces quelques secondes par-ci, par-là auraient sans doute permis d'éviter ce rythme frénétique qui en devient assomant au point d'anesthésier le spectateur. Ce sont des aspects parmi d'autres. Je suis loin d'être exhaustive. b. |
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Oui, oui, je suis tombé dans l'excès, mais en fait, je tentais d'exprimer ce que je pensais, bien sûr que cela va bien plus loin que ce que tu as dit, je ne sous-entendais pas que tu avais dit cela ! ;-) |
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Couper les Wargs aurait donc été un choix possible. A partir du moment où PJ a décidé de les inclure, ils permettent de faire d'une pierre trois coups : Quant aux Rhinos, j'ai pensé jsutement à eux en écrivant mon message précédent, parce qu'ils ont une utilité toute bête : amener le très massif Grond jusqu'à la porte (tu me diras, il aurait pu mettre des trolls!). Quant au rythme frénétique et à la "pose" de la mise en scène, je comprends ce que tu veux dire, sans (trop) le partager : Les Deux Tours est le film qui est le plus calme des 3. La Communauté est une succession de mini-aventures, alors que le Retour du Roi est très dynamique. Les Deux Tours est aussi le plus approfondi, surtout en version longue où, curieusement, il semble moins long : surtout à cause de la scène clé du flash-back à Osgiliath : il apparaît juste au moment où le film s'étiole en version courte, alors qu'en version longue, le film est bien plus équilibré. |
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je pense que le paramètre "version longue" est fondamental dans l'appréciation de l'oeuvre réalisée par Jackson, mais ce n'est que mon avis ! ;-) (je sais qu'Edrahil me dira exactement l'inverse :-D ). Ce n'est pas ce que j'ai dit. ;-) Et puis bon, ce principe de version salle/version longue (beaucoup plus chère !) a assez tendance à me donner la nausée, en fait... ;-) E. |
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j'ai un peu de mal à comprendre la notion de "critique pas constructive parce qu'elle refait le film". à ce compte-là, la seule critique constructive est positive en justifiant les choix du réalisateur ? ça limite. au contraire, je pense qu'une critique argumentée qui compren une référence à ce qui aurait pu être fait, gagne en précision et en clarté. tout ça pour dire "boude pas, Semp'!!!!" sinon, je suis assez d'accord sur le fait que PJ pouvait gagner du temps (et non, je ne pense pas qu'il s'en moque complètement, du temps) en abrégeant certaines scènes d'action. son film, à MES yeux, y aurait gagné en profondeur, les personnages étant étoffés dans ce temps gagné. La scène des wargs, on s'en passe sans problème : effectivement, ça ralentit le film, si on veut. est-ce qu'il y perd ? pas à mon avis. dans ROTK, comme je l'ai déjà dit, j'ai été furieusement frustrée par la fin de la bataille des champs du Pelennor : une cascade en moins et une après-bataille plus posée, ça n'aurait fait de mal à personne ! |
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Smeagollum : c'est ce qui est arrivé à Bombadil : il n'a aucune utilité pour le récit du livre
Sosryko. |
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Edrahil, Lothiriel, sosryko, |
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une telle subtilité au 5ème degré pour un sous-sub-détail
Sosryko |
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"prendre plaisir à s'encanailler"! Joli Swing Kid. C'est exactement ce que j'ai ressenti :-D De tout ce qui précède, on peut conclure une chose : le monde se divise en deux catégories : ceux qui aiment le film de PJ et ceux qui ne l'aiment pas. :-D :-D :-D (Aargh! Non!!! Lachez pas les balrogs!! c'était pour riiiiiire!!!) |
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Smeagol: "Tu as vraiment trouvé le GH trop long ? " Ben, oui et non, pour te faire une réponse de normande que je ne suis pas. ;-) Dans l'absolu, s'il s'était agi d'un seul film d'aventures (TTT seul, je veux dire), ça ne m'aurait pas franchement gênée d'avoir un baston bien dantesque à la fin. Pourquoi pas. Le problème, c'est qu'il faut regarder l'ensemble de la trilogie de PJ. Le GH est, on la dit, LE Climax de TTT (avec une majuscule, s'il-vous-plaît). Mais en le montant ainsi en épingle, je trouve qu'on donne à cet épisode une trop grande importance par rapport au reste de l'histoire. Je maintiens que le double emploi est flagrant par rapport à la Bataille du Pelennor. Au lieu d'un siège un peu réaliste, on a une grosse bagarre qui se termine en mêlée, avec des ennemis innombrables, qui remplissent l'horizon. C'est exactement comme le Pelennor, si ce n'est que, évidemment, il FAUT encore faire plus grand, plus fort, plus impressionnant devant les portes de Minas Tirith, selon la règle des épisodes en enfilade. Au final, ben c'est la bataille du Pelennor qui me déçoit le plus, parce que l'exagération y est telle que je n'y crois plus une seconde. Je passe sur les incongruités genre lancer de nain (pourtant, j'avoue que la redite dans TTT m'a vraiment fait sourire de bon coeur... si, si), l'orc Olympique, le surf-bouclier, la tension du début de la bataille amenée par le martèlement du sol par les orcs et bousillé par un effet comique (le premier orc tué par hasard)... Je pense vraiment que l'ensemble de la trilogie aurait tiré bénéfice d'un peu plus de retenue à Helm. En durée et en esbroufe. Enfin... Dans le livre, Helm, c'est un chapitre sur 80 ! Et encore. A partir du moment où Theoden quitte Edoras jusqu'à l'issue de la bataille. On va me reprocher de faire une comparaison livre-film, mais clairement, le rythme n'est pas le même. Ce qui fait que le film est, au final, une AUTRE histoire que celle que j'ai lue, et que j'ai préférée. b. |
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Je rouvre boutique quelques instants. ;-) Je me suis bêtement vexé et emporté à plusieurs reprises sur ce fuseau parce qu’après trois ans de débats sur les films de PJ, ici ou ailleurs, la lassitude vient. Avec cette lassitude sonne le glas de la distanciation. On se fait plus irritable, moins tolérant des avis divergents (désolé Edoras) et des redites. Cette lassitude signale le besoin de passer à autre chose. Mais avant, je voudrais revenir sur la question de la critique constructive, car c’est un point très important. La règle de distinction arbitrairement établie par Edoras a pour conséquence de remettre en cause le fondement du travail critique, ni plus ni moins, d’où ma réaction abrupte. Ici se joue la définition de la critique de cinéma. Le travail du metteur en scène consiste à faire des choix, du début à la fin du processus de création d’un film, de la pré-production à la post-production (ceux qui se sont déjà lancés dans l’aventure d’un court-métrage ici le savent). Certains choix sont inspirés, d’autres non (une évidence qu’il semble pourtant nécessaire de répéter au vu du débat). Une bonne critique de cinéma consiste par définition à évaluer l’ensemble de ces choix à la lueur des sentiments que le film fait naître chez le critique. Pour le dire autrement, un travail critique qui fait le pari de l’approfondissement et refuse de demeurer en surface consiste précisément à refaire mentalement un film ; ce peut être à peu de choses près le même film que le réalisateur comme ce peut être un film différent. La critique est donc autant destruction (initiale) que construction (subséquente). Les trois seules contraintes qu’elle se doit de respecter sont : (i) une connaissance des propres contraintes techniques et logistiques du réalisateur, (ii) la sincérité et, (iii) une argumentation solide. Le critique en couchant ses réactions par écrit s’efforce de rationaliser les sentiments que lui inspire un film. Il aspire à la compréhension et à l’éclaircissement. A cet effet, il part de constats qui peuvent être de deux ordres : 1) Soit, il embrasse le film dans son ensemble. Dès lors, il détourne son regard de cet ensemble et rive ses outils aux détails. Il propose des changements épars, tout en restant à la surface des choses puisque sa réaction consiste en une acceptation du paysage mental proposé par le réalisateur. Il n’y a pas lieu pour lui de remettre en cause la structure générale du film. Faisant sienne cette-dernière, le critique adopte la logique interne du récit et raisonne en terme « d’utilité » ; il use des mêmes arguments que le réalisateur, dont il se fait le double, pour écarter les remarques contradictoires susceptibles de remettre en cause la vision d’ensemble. Il est capable de critiquer, mais sa critique est celle du détail. Smeagol et Edoras se réclament de cette approche. 2) Soit, deuxième catégorie/constat : L’édifice du film paraît bancal au critique; les fondations lui semblent incertaines. Il y a là quelque imperfection de fond. Dès lors, le critique s’interroge : d’où vient cette impression de déséquilibre ? Il demande alors à consulter le plan de l’architecte. Tout en étudiant ce plan, il prend du recul. Il force ses yeux à se déshabituer des lignes de l’édifice et son esprit à substituer à la vision que cherche à lui imposer le réalisateur sa propre vision. Il s’extrait du schéma de pensée proposé pour l’examiner d’en haut car c’est l’ensemble qu’il souhaite contempler grâce à la distance acquise, non les détails. Le critique s’astreint alors à un travail difficile, le seul pourtant qui soit valable à ses yeux puisque c’est celui à l’issue duquel l’édifice trouvera son harmonie. Ce travail consiste pour le critique à proposer des changements de structure. Il se fait là aussi double du réalisateur, non plus pour le défendre mais pour lui opposer sa propre vision. C’est vers cet idéal de la critique, qui se décline en deux versants, vers ces deux catégories non exclusives, que mes éditos ont tendu (sans jamais y parvenir de façon tout à fait satisfaisante). Mes critiques à l’encontre de PJ ont chacune participé de ces deux divisions. Certaines, celles qui soulignaient les défauts du film dans le cadre particulier d’un film d’aventure, appartenaient davantage à la première catégorie, où l’ensemble n’est pas remis en question, par le critique : il s’agissait de toutes mes critiques techniques, de mes critiques sur la lourdeur de la mise en scène (exemple : les fausses morts) et les problèmes de montage, de mes propositions de réduction raisonnable du temps consacré aux prouesses débiles de Legolas et aux combats, sans du tout supprimer ces-derniers, etc... D’autres de mes critiques se réclamaient plutôt de la seconde catégorie : il s’agissait des critiques remettant en cause le choix Pjéen du spectacle, comme ma proposition de suppression du Gouffre de Helm si cela s’avèrait nécessaire. Ces critiques du second groupe auxquelles l’édito 15 était en partie consacré trouvaient souvent leurs racines dans ma connaissance et mon interprétation du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Elles dérivaient de ma conviction acquise que certaines métaphores et certains thèmes ne peuvent être correctement traités au cinéma qu’au prix d’une certaine quiétude et d’un effort de contemplation demandé au spectateur. Nécessairement, ces critiques remettaient en cause le choix initial de PJ du spectacle et se plaçaient sous l’égide de Ford, de Tarkovski (avec un i en français, et non un y comme en anglais, je me trompe souvent :) ) et de Visconti. Les deux catégories de critiques que j’ai schématiquement distinguées ci-dessus se valent et surtout se complètent, s’interpénètrent. Il n’y a pas d’approche que l’on peut écarter en disant « le film serait différent, non meilleur », car chaque catégorie d’approche tend à l’amélioration du film aux yeux du critique. Dans un cas, il croit qu’un changement fondamental est nécessaire ; dans l’autre, que seules quelques petites améliorations peuvent être apportées. Dans tous les cas, le critique refuse le relativisme et croit à la hiérarchie des valeurs. Il se représente son travail comme ayant un sens et une importance et comme pouvant être de quelque utilité au lecteur. Croire qu’il y a une hiérarchie entre ces deux méthodes, ces deux catégories, c’est faire preuve d’aveuglement ; c’est une réduction de l’horizon au nom d’une ultima ratio qui n’a pas de fondement rationnel ; c’est se mouvoir volontairement dans un cadre étroit. Lorsque toutes deux sont argumentées avec la même vigueur, ces méthodes se valent, car toutes deux sont fondées sur la sincérité du critique. A titre personnel, je dois confesser une petite préférence pour les critiques se réclamant de la deuxième catégorie (même si comme je l'ai dit, les deux catégories ne peuvent être réellement séparées dans un travail critique): en tant que lecteur, je trouve plus enrichissante les confrontations de vision argumentées entre le réalisateur et le critique. |
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Bonjour à toutes et à tous. Un petit coucou, juste pour dire qu'à la lecture des messages échangés sur ce fuseau, je me suis rappelé l'époque où étant beaucoup plus jeune, il m'arrivait d'entendre avec amusement certains échanges passionnés et parfois à la limite de l'engueulade entre d'excellents critiques de spectacles, dans l'émission "Le masque et la plume" sur France Inter, le dimanche soir. (:-D) Philippe. pour le moment silencieux, mais qui prend plaisir à parcourir le forum chaque jour. Je me ressource en ce moment dans la lecture du maître ( en version française ). ( Vient de terminer ma troisième lecture du Silmarilion et des contes et légendes inachevés, et je commence ma première lecture du livre des contes perdus que je découvre. ) J'ai pris aussi plaisir cette semaine à m'"encannailler" en allant revoir pour la 3ème fois le 3ème opus de M. Jackson . Chaleureusement votre. |
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Comment peut-il y avoir tant d'écart entre ceux qui sont sensibles à ces détails épars et qui parviennent à voir à trevares eux des émotions, et les autres, qui restent perplexe, qui ne ressentent rien devant ce film insipide, ce "squelette" froid et sans profondeur ? |
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sosryko, |
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Semprini, Je suis d'accord aussi avec ton début de message : on finit par être lassé et parfois désagréable (cf mon message précédent : désolé sosryko si je me suis emporté ! ;-) ). |