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Salut, Leur amitié s'est surtout basée sur une confiance mutuelle. Et je pense que cette confiance vient du fait que Frodon et Sam était souvent seuls, ou alors les seuls Hobbits. Imaginez-vous qu'on vous largue dans un pays étranger, avec des habitants étrangers. On créé facilement des liens avec ses compatriotes. Leur amitiées vient aussi du fait qu'ils ont passé plus de temps ensemble, plus de dangers ensemble, etc... Comme Pippin et Merry. Quand à une ressemblance, je ne crois pas que se soit le fait principal de leur amitié (sauf pour le §2). L'évolution de leur amitié est imperceptible. Dès le début, leur amitié est grande, elle n'en deviendra que plus grande après le voyage mais la majeur partie de leur amitié s'est faite à Cul-de-Sac. Je dirait plutôt que l'amitié qui était née entre eux à CdS n'a fait que se confirmer et se renforcer tout le temps du voyage. D'un autre côté, je trouve personellement que Sam en fait trop. Il y avait certains moments où je croyait qu'ils étaient à la gay-parade! Désolé de parler ainsi mais c'est ce que j'ai pensé à Bilbo |
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Bonjour! Et c'est cette très forte amitié (qui est superbe dans le livre,snif)qui sera decisive pour,non seulement leur propre vie,mais aussi pour l'histoire du monde. ......Äure,entaluyva! |
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Personnellement, je trouve que cette amitié, même si elle est forte, demeure très froide. Sam l'appelle toujours monsieur Frodon et le sert comme un serviteur. Les rôles n'ont pas changés, les relations entre un maître et son serviteur sont ainsi: le maître peut être familier avec Sam, mais pas trop l'inverse. Auquel cas peut-on vraiment parler d'une amitié forte? Je pense que cette amitié n'apparait qu'au passage de Cirith Ungol même s'il pourrait encore se dire que la peine de Sam n'est due qu'au fait qu'il se retrouve seul face à une tache à accomplir... |
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Frodon et Sam L'une des plus belles histoires d'amitié que Tolkien ait jamais écrit est sûrement celle qui unit Frodon à Sam. Quant on parle d'amitié, on pourrait parler de ressemblance. Qu'elle se situe au niveau d'activités partagées, de niveau social, d'âge, etc. Que pourrait-on dire sur ces deux personnages, la manière dont leur amitié évolue, les sentiments et les motivations qui les animent ?
PS : Le fuseau sam est-il un "esclave" ? peut répondre partiellement à ma question mais j'aimerai l'aborder plus vastement que ce point précis. |
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Je ne suis pas tout à fait d'accord pour dire que l'amitié de Sam & Frodon est amenée par la situation plutôt que par affinités. Comment sinon expliquer par exemple que Sam se soit précipité à la suite de Frodon lorsque ce dernier a voulu partir seul pour le Mordor ? Bien sûr, comme dans toute situation extraordinaire, l'amitié se fait plus forte. En ce sens, l'exemple que donne Eldacar de la seconde guerre mondiale est pertinent. Même si dans ce genre de situation (comme celle de Sam & Frodon), on trouve également une large part de solidarité. Mais les moments vécus comme ceux-là ne peuvent être définis : amitié, solidarité, fraternité ; difficile de faire la part des choses. Je vois donc dans leur histoire une véritable amitié.
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tout a fait d'accord avec cedric... |
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Petit lapsus de ma part Eldacar, en effet, il fallait lire "PREMIERE guerre mondiale".
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C'est vrai que de cette amitié est belle et émouvante. S'il est vrai que le danger est un facteur influent puissant dans la relation Frodon/Sam, mais il y a une chose qui émane beaucoup de Sam, c'est sa loyauté, son sens du devoir. C'est cette mentalité qui le conduira plus tard à devenir Maire. Il ne faut pas oublier non plus qu'à l'origine, c'est Gandalf qui a confié Frodon aux soins de Sam, et que ce dernier a toujours mis un point d'honneur à tenir parole, mais surtout, Sam craignait énormément Gandalf, peut-être autant qu'il l'admirait d'ailleurs. Frodon n'a pas eu d'attitude "supérieure" face à Sam, bien que leur milieux soient différents. Bien loin de lui ce sentiment d'ailleurs. Tout, à travers les descriptions qu'en faisait Tolkien, donnait de Frodon une image d'un être doux de caractère, un peu taciture, presque effacé, dominé par la solitude. Sam est son contraire, bruyant, curieux, comique parfois, doté d'un caractère trempé et entier. Partager sa solitude avec lui, dont la force physique et de caractère sont incontournable, était pour Frodon la source de force morale complémentaire qui lui permettrait de mener sa mission. Leur amitié est scellée par leur différences : ils se complètent jusqu'à ne former qu'un. Lorsque Frodon "tombe" face à Arachné, c'est Sam qui prend le relais Je ne dirais pas réellement qu'elle soit une amitié froide. Frodon reste distant, parce que c'est sa nature, et parce que l'Anneau le ronge. Sam continue de se comporter en serviteur parce qu'il veut rester à "sa place" socialement-parlant, de plus, il a toujours eu ce comportement et il se désavouerai en changeant. Mais souvenez-vous de ce passage, lorsqu'ils procèdent par tour de garde et que Sam regarde Frodon dormir, dit qu'il aime Frodon. D'ailleurs, passé Cirith Ungol, et jusqu'à la fin, Sam à "porté" Frodon à bout de bras. Et à plusieurs reprises on voit Sam s'inquiéter pour Frodon. Je ne peux pas croire que s'il n'avait s'agit que d'une relation maître-serviteur (étant persuadés qu'ils vivaient leurs derniers jours) l'attitude de Sam aurait été la même. D'ailleurs, pour marquer cette amitié, Tolkien n'hésite pas à la confronté à une autre, très différente et très forte aussi, celle de la complicité entre Pippin et Merry (qui revêt plutôt une allure de farce).
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D'accord aussi! Et le fait que Sam appelle son ami "Monsieur Frodon" me semble d'ailleurs plus relever d'une "différence de classe sociale" entre les habitants des riches trous de Cul-de-Sac et la famille Gamegie. Quant aux liens d'amitié qui unissent ces deux-là, il n'est pas besoin d'attendre Cirith Ungol pour s'en rendre compte. Au conseil d'Elrond par exemple, ce n'est pas la curiosité seulement qui pousse Sam à se faufiler dans l'assistance mais déjà plus l'inquiétude de ce qui pourrait arriver à son ami. A cet égard, Kearn, je ne trouve pas que l'amitié entre Sam et Frodo soit "froide". Elle est au contraire souvent pleine d'émotion et d'attentions entre les deux protagonistes... Et les moments où Frodo fait preuve d'une forme d'autorité pas très agréable pour Sam, c'est quand il est sous l'emprise de l'Anneau ,et par conséquent, pas en en plein possession de ses moyens. Eldacar >> Silmo PS: Roi_Bilbo >> on dit "gay-pride", pas "parade" mais peu importe car ça n'a vraiment rien à voir avec le sujet... |
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Salutation à tous, j'aimerai réagir à la remarque de Kearn, si sam nomme souvent Frodo par ces titres qui tendent à créer une distance entre eux ceci peut être en effet dû à son rang social, mais je pense que cela n'en détruit, n'en diminue pas moins son amour pour Frodo . Il peut y avoir beaucoup d'amour mêlé de respect dans un "vous" ou un "maître" . Je crois que certains passages montrent qu'il n'y a pas de froideur, même si ces dénomminations le laissent parfois percevoir pour le lecteur.Sam a un amour simple et sincère, à son image. Que de tendresse lorsqu'il retrouve Frodo après qu'il fut emmené par les orcs! Et il y en a d'autres comme ça. Mais tout ceci sont des réactions à chaud. C'est un beau sujet qui mérite des remaques approfondies. Alors au plaisir de vous relire; A bientôt |
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Je ne suis pas tout à fait d'accord. Il faut faire une différence entre le début et la fin du SDA. Au début, il s'agit plus d'une relation maître-serviteur. Ce n'est qu'après bien des épreuves que s'instaure cette amitié si forte et indestructible. Je n'ai malheureusement pas le temps de donner tous les arguments pour prouver cette évolution, je passe le relais. Nat |
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Je crois aussi que Sam se fait en quelque sorte le protecteur de Frodon. En tant qu'ami de ce dernier, Sam essaie au maximum de le protéger face à l'épreuve qu'il subit. Il sait que le port de l'Anneau est un lourd fardeau. Il l'incite donc à boire, manger, se reposer, etc. Quelque part, Frodon est un enfant sur lequel on doit être attentif pour ne pas qu'il sombre dans les pièges où il pourrait tomber. D'ailleurs, je ne conçois que peu de raisons pour lesquelles Sam aurait bien voulu se diriger vers l'antre de Sauron. Frodon ne pouvait en aucun cas l'y forcer, que Sam l'appelle "Maître" ou non. Ces raisons, ce sont l'Amour (qui est exclu, étant donné que ce n'est pas ce type de relation que vivent F & S) et l'Amitié. Sam n'est pas en quête de gloire, de pouvoir ou de reconnaissance. Il veut protéger Frodon mais aussi ceux qu'ils aiment et son pays.
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Cedric>>> "Ces raisons, ce sont l'Amour (qui est exclu, étant donné que ce n'est pas ce type de relation que vivent F & S) et l'Amitié." Pour que l'étude du sujet soit complète, il faudrait alors envisager la possibilité que les sentiments entre les deux héros ne sont pas de même nature, ce qui expliquerait qu'ils ne soient pas en adequation. A cet égard, il ne me paraitrait pas absurde d'imaginer que Frodon a pour Sam un sentiment d'Amitié tandis que Sam éprouve platoniquement de l'Amour pour Frodon. Résultat, il n'y a pas un Amour partagé (ce qui est effectivement exclu comme le dit Cedric). Je dis cela avec sérieux et mille précautions car je ne voudrais pas que les commentaires sur ce sujet tournent au scabreux genre niveau des paquerettes. Je me rétorque donc , avant que vous ne le fassiez, que d'une part Sam finira père d'une famille nombreuse et d'autre part qu'il est extrêmement peu probable que Tolkien ait jamais envisagé un sentiment homosexuel d'un de ses héros envers un autre... Et je parierai même qu'il n'aurait pas apprécié qu'on se permette de le supposer... (Tolkien est d'une époque où ça ne se faisait pas de parler de ces choses-là) Mais qui sait s'il ne l'a pas fait inconsciemment.... J'arrête là car c'est purement hypothétique et je ne vois pas entamer une étude psychanalitique de l'Oeuvre sur ce thème. Au fait. Y a-t-il déjà eu, à votre connaissance, des publications freudiennes sur le SdA??? Silmo |
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Silmo Plutôt qu'un amour platonique, j'imaginais une sorte de vénération. La nuance est infime, délicate mais cependant importante à mes yeux (et évite toute ambiguïté). Le respect et le dévouement sont les piliers de l'amitié de Sam pour Frodon, du début à la fin du SDA. Par contre, les sentiments de Frodon évoluent et la "distance" du début s'efface de plus en plus pour être remplacée par le respect et une certaine égalité, voire un sentiment fraternel. Bien entendu, cela n'engage que ma sensibilité. Nat, tête de Hans |
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Je trouve que yavana introduit là un élément intéressant qui n'a pas été discuté (de mémoire) dans le fuseau que lie Cédric (qu'il faudrait veiller à relire pour éviter trop de redite sur la relation maître serviteur de Sam et Frodon) , je la cite : surtout, Sam craignait énormément Gandalf, peut-être autant qu'il l'admirait d'ailleurs. En effet, après tout, gandalf est le véritable prétexte à la compagnie de Sam, il est aussi celui qui confie Frodon à Sam ! A la limite, il est lui-même l'instigateur de cette amitié, en lui donnant: Mais, moi, rien ne me choque dans les embrassades de Sam. Au contraire, on retrouve enfin un monde sain où la chose n'a pas la connotation qu'on lui a forgé de nos jour. Rendez-nous la Terre du Milieu !!!!!! :-((( Vinyamar |
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Salut Vinyamar, Tu écris: >>"Mais, moi, rien ne me choque dans les embrassades de Sam." Qui a dit qu'il y avait quoi que ce soit de choquant? Aussi, je ne comprend pas bien ce que tu entends par monde "sain" "où il n'y a pas de connotation". Veux tu parler des interrogations freudiennes que je formulais qui par opposition je suppose seraient connotées de manière malsaine....??? D'autre part, je ne comprends pas non plus la référence à Jeanne d'Arc. Je sais bien que la pucelle a été mise à toutes les sauces depuis plus d'un siècle (et parfois appelée, malheureusement à symboliser des idées, comment dire, fâcheuses, oui, voila, c'est ça, des idées qui fâchent...) mais bref, dans le cas du SdA, j'aurais pu imaginer que sa passion pour le roi soit assimilée à celle d'Eowyn pour Aragorn, mais pas aux relations entre Sam et Frodon... Je suis donc intrigué. Pour revenir à ce que je disais plus haut, je précise mon propos: la littérature (ancienne ou moderne, anglaise, française ou autre) est truffée de bon copains et d'"amitiés viriles" qui, observée à l'aune des théories freudiennes, semble parler de bien autre chose... Inutile d'insister lourdement. Or cela ne remet en cause ni ces oeuvres, ni la volonté de leurs auteurs. Je répète donc que je ne pense pas que Tolkien ait jamais voulu traiter le sujet de l'homosexualité (évidemment ce serait absurde), mais je me demande ce que la psychanalyse aurait à dire de son Oeuvre (ceci de manière générale d'ailleurs, pas seulement à propos du lien Frodon/Sam). Mais peut-être est-ce hérétique? Silmo |
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lire "qui observés [ou mesurés] à l'aune de la théorie freudienne semblent...etc..." |
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Il me semble m'être mal exprimé plus haut...L'aspect maître/serviteur me semble être une clé de voûte de leur relation, la hiérarchie est toujours présente cependant je ne nie pas que Sam est treès attaché à Frodon et inversement. Le problème est dû au décalage: une amitié comme elle est définie aujourd'hui peut-elle être apllicable?Le respect prend une grande part dans leurs relations. C'est peut-être ce qui en fait un amitié saine, chacun sait où est sa place mais aucun n'utilise sa position pour des fins personnelles. Je parlais tout à l'heuredu passage à Cirith Ungol en disant que Sam avais peut-être continué la quête par devoir mais cela reste une possibilité, d'ailleurs ce devoir semblerait être en hommage de son maître et ami.Et d'ailleurs, Sam n'a pas hésité trop longtemps entre poursuivre la mission et sauver son maître des orques (même s'il n'en restait plus beaucoup...) Le point essentiel est que leur amitié que je dis "froide" comporte trop de protocoles même s'il sont très atténués par la confiance qui les unis ainsi que leur aventure. Pour conclure je dirais que Sam et Frodon ont étés suffisamment proches pour mener à bien leur mission en se serrant les coudes. K. |
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Je doute un peu de mon hypothèse,mais l' amitié que Sam porte à Frodo n' est-elle pas comparable à celle d' un soldat pour son capitaine(ici son maitre)? Ce genre de sentiments est fréquent chez Tolkien; Boromir, Aragorn, Eomer sont des capitaines aimés de leurs soldats (on peut trouver d' autres exemples), et Sam représente parfaitement son rôle sous les décisions de Frodo.Il reste loyal, fais preuve de grand courage à plusieurs reprises, et accepte les décision de Frodo sans le contre-dire même s' il est d' avis différent (ex:Pour couper les bois et manquer la bière du Perchoir Doré, et surtout l' apprivoisement de Sméagol).De plus, Sam n' est jamais(petit doute) le confident de Frodo, celui-ci fais toujours preuve de distance envers les souffrances et les problèmes qui l' accablent. J' admet néanmoins volontié que l' amitié est plus forte parce que Frodo estime Sam à sa juste valeur et ne lui manque jamais de respect. |
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Kearn >> "leur amitié que je dis 'froide' comporte trop de protocoles" Ce n'est pas comme cela que j'avais compris ton message et dans ce cas, je suis assez d'accord et nuancerai donc mon commentaire car il est certain que leur manière de se comporter l'un envers l'autre est plus britishement stricte (et pour cause) que meditérranéenne... :-) En revanche, je comprends moins ce passage-ci de ton post: >>> "Le problème est dû au décalage: une amitié comme elle est définie aujourd'hui peut-elle être applicable? Le respect prend une grande part dans leurs relations. C'est peut-être ce qui en fait un amitié saine, chacun sait où est sa place mais aucun n'utilise sa position pour des fins personnelles." ????? Merci d'expliquer un peu, Kearn..... Par ailleurs, je veux bien ne pas négliger la part de Gandalf, évoquée par Yavanna (c'est effectivement une donnée importante) mais ça ne me parait pas être le motif primordial de l'engagement de Sam envers Frodon. A cet égard, Vinyamar, je te suis presque reconnaissant d'avoir écrit "A la limite, il [Gandalf] est lui-même l'instigateur de cette amitié" car c'est vrai que je trouve ça un peu limite :-) Tu sais que je t'ai fait ce reproche de franchir la ligne sur un autre fuseau (à propos d'un sujet complexe où moi-même j'étais un peu excessif et d'ailleurs je n'y suis pas retourné depuis, en attendant que les passions se tassent un peu - je le ferai, promis - calmement :-) Revenons donc à nos moutons (pas ceux de Domrémy). Tu ajoutes que le livre est jalonné de phrases de "Gandalf qui fait pousser cette amitié. Elle ne pouvait pas naître d'elle même, à cause de la différence sociale très marquée...". Certes, je crois volontiers que Gandalf, sans doute grâce à Narya, participe là à une sorte d'alchimie.... Mais après tout, sans lui, elle aurait pu tout pareil avoir lieu ou ne pas intervenir (on ne peut pas le savoir - Sam ayant son libre arbitre comme tous les humains - et donc comme tous les hobbits); et je me dis par conséquent que faire de gandalf LE catalyseur de la fidelité de Sam envers Frodon, ce serait un peu too much.... Silmo PS: Thomas>> je crois que l'hypothèse "rapports militaires" ne fonctionne pas. D'abord, parce que les hobbit n'ont pas d'armée et n'ont quasiment pas d'organisation sociale hierachisée autrement que par la richesse; ensuite parce que si Frodon tenait le rôle de Capitaine vis-à-vis de Sam, ce serait un capitaine bien vite diminué et assisté. |
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GRRRRRR encore loupé un tag... |
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Je ne disais pas qu' il s' agit d' amour "militaire", je faisait juste une comparaison; personnelement je trouve que l' amitiée que porte Sam à Frodo y ressemble. C' est vrai ( je me suis mal exprimé) que Frodo n' endosse pas un rôle de Capitaine, mais les décisions qu' il prend sont suivi à la lettre par Sam. En fait j' essayais d' (de m'?) expliquer le respect que Sam témoigne pour Frodo. |
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Quand je parle d'amitié saine, j'entends que le respect vient des deux cotés, même si Frodon est le "maître" il ne manque pas de respect à Sam, ce qui de nos jours n'est pas la formule la plus courante. |
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Eh! Silmo: je ne parlais pas seulement des interprétations freudiennes, mais de ceux qui arrivent à y lire quelque chose ayant rapport à l'homosexualité. Eh! oh! l'amitié forte et expressive entre des mecs, ça existe(ait). POur Jeanne d'Arc, ok, j'aurait pu trouver meilleur exemple. Mais il ne s'agit nullement du rapport entre une femme et un homme important que je voulais montrer là. Rien ne permet de rapprocher les relation d'Eowyn avec Aragorn (elle veut mourir en action d'éclat pour un futur roi dont elle aime la noblesse et le statut), et celle de Jeanne d'Arc (qui vaut faire le Roi, qui rechigne plutôt à tirer l'épée). Non, la seule comparaison résidait dans la façon qu'elle avait de montrer son amour pour lui, amour tout respectueux et sans aucune sensualité (comment dire la chose...), par ce genre d'embrassade de genoux, de baiser sur les mains, que l'on voit Sam pratiquer un peu. Mais c'est sans doute commun au Moyen Âge, et Tolkien a pu trouver l'idée ailleurs. J'aime bien l'idée de Thomas, et je la trouve très valable: l'amitié entre un capitaine et un de ses soldats offre le même écart de statut de deux hommes pourtant pris dans la même tourmente, qui vivront les mêmes épreuves, mais toujours il y aura la statut de l'un par dessus l'autre, que les deux devront maintenir, quand bien même ils vivraient ce qu'on vécus Sam et Frodon, isolés si longtemps. Tolkien a été Soldat, peut-être a-t-il été témoin, ou a-t-il vécu, telle genre d'amitié. Pour gandalf, je ne dit pas qu'il a fait l'amitié, qu'il l'a créée de totue pièce, mais il est celui qui provoque sa croissance, par de petits gestes et de petites paroles. Sans doute savait-il qu'elle serait nécéssaire à Frodon, mais Sam avait tout loisir de ne pas y répondre, et de devenir un fichu casse-pied pour Frodon. Là gandalf n'est pas intervenu. Pour le reste, je vois sa mai partout, et je trouve que cela mérite un arrêt, à cause de sa mission, de son anneau, et de ce qu'il est. Enfin, je trouve que Kearn dans son dernier message a donné une des clefs du mystère: le respect qui demeure malgré la grande et profonde amitié. Il dit vrai, aujourd'hui on s'ose plus sse permettre ni un tel respect, ni de telles effusions ! La mode du jour en amitié consiste plutôt à bâcher allègrement ses amis, en sachant qu'ils le prendront bien parce que justement, ce sont des amis. On n'osera plus témoigner de paroles douces, de gestes gentils... peut-être par crainte d'un "tiens, vous êtes PD !" qui sortira comme une boutade, ou peut-être par crainte tout bêtement d'interférence dans une amitié qui apprès tout se vit sans doute mieux de manière intime. Je ne sais. |
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Vinyamar > Relire les contes de fées en générale selon la psychanalyse ne mène à rien de très heureux ! Holala ;-) Je m'insurge et t'invite à lire "Psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim, un must dans le genre, que Eruvike cite aussi dans son introduction de "L'ombre de la mort chez Tolkien". La critique psychanalytique peut être très intéressante, si bien faite, et que chacun de nous puisse porter des pulsions homosexuelles ( des pulsions de mort etc...), heureusement refoulées, n'a rien de choquant, en soi, en toute humilité ;-) Cathy, pas contente ;-) |
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Hoho,là...Et je m' insurge tout autant de ta vision pessimiste des rapports actuels d' amitié, mon cher Vinyamar...! |
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Vinyamar, >>"l'amitié forte et expressive entre des mecs, ça existe(ait)". Et c'est en cela que je parlais à Kearn pour Sam et Frodon d'un comportement "britishement strict" qui n'avait rien de "méditerrannéen" (zone géographique où la camaraderie masculine est sympathiquement démonstative sans qu'on se pose trop de question, ce qui n'est pas le cas dans la prude Angleterre)... Quant à la >>> psychanalyse, quand bien même cela ne mènerait, comme tu le dis "à rien de très heureux" (s'agissant de la relecture des contes de fées), peux-t-on - dois-t-on - passer à côté?? Peut-être! Peut-être pas .... Pour les contes de fées, c'est justement un des domaines où cela marche le mieux et il semble que je ne sois pas le seul à défendre ce point de vue (Ah, le nombre de contes qui tournent autour de la Chaussure et ce qu'elle représente - Cendrillon, le Chat Botté,... - curieux d'ailleurs que les hobbits n'en portent pas, de chaussures.....) NB: C'est pour rire ;-) Bref, chacun voit l'intérêt qu'il porte à cette matière (la psychanalyse, pas la chaussure) et c'est pourquoi je sollicitais ceux qui pouvais avoir une opinion là-dessus ou connaitre des écrits sur le sujet. Rien ne t'oblige à participer à cette réflexion. (Ca me perturbe quand même que tu compares la psychanalyse à la graphologie...??!! C'est très réducteur - Enfin bon, tant que ce n'est pas intolérant). Tu auras au moins vu les 1000 précautions que j'ai prises en abordant ce thème, notamment quand j'ai dit qu'il pouvait y avoir de l'Amitié dans un sens (Frodon>Sam) et de l'Amour dans l'autre (Sam>Frodon). J'ai précisé platonique pour bien écarter le sujet de tout ce qui aurait été physique et susceptible de perturber ce fuseau. De toute façon, vu le peu de réactions, je crois que mon interrogation n'ira pas bien loin. A propos de Jeanne d'Arc maintenant, tu dis: >>> "Rien ne permet de rapprocher les relation d'Eowyn avec Aragorn (elle veut mourir en action d'éclat pour un futur roi dont elle aime la noblesse et le statut), et celle de Jeanne d'Arc (qui vaut faire le Roi, qui rechigne plutôt à tirer l'épée)." Effectivement, tu as raison. Ce roi de France-là était une chique, un moins que rien. Rien à voir avec Elessar. Dans le feu de l'action, je m'étais dit que Jeannne+Roi/Eowyn+Aragorn fonctionnait mieux que Jeanne+Roi/Sam+Frodon, mais finalement, peut-être pas. A propos de Gandalf, tu dis: >>> "Pour gandalf, je ne dit pas qu'il a fait l'amitié, qu'il l'a créée de toute pièce, mais il est celui qui provoque sa croissance" Je reprends ce que tu as écrit précédemment que j'ai déjà cité("Gandalf [qui] fait pousser cette amitié. Elle ne pouvait pas naître d'elle même") et tu remarques que je n'avais pas fait une lecture au pied de la lettre puisque j'avais compris que tu voulais dire qu'il était le catalyseur (celui qui déclenche un processus). D'ailleur, tu redis bien "il est celui qui provoque". Or, c'et avec ça que je ne suis pas franchement d'accord. (quant à la fin du paragraphe que tu consacres à ce sujet, je me dis qu'il y un nouveau cyclone au-dessus des Philippines : je ne comprends pas tout?! :-)) Silmo PS: Szpako (Cathy)>> "... que chacun de nous puisse porter des pulsions homosexuelles ( des pulsions de mort etc...),heureusement refoulées..." C'est un problème de ponctuation et de parenthèses ??? (voulais-tu dire "les pulsions de mort sont heureusement refoulées"??) ou bien c'est quelque chose d'assez mal exprimé, voire une grosse connerie??? (je ne veux pas croire;, en effet, que tu voulais dire que les pulsions homosexuelles sont des choses qu'il est heureux de refouler car ça ne colle pas avec le reste de ton paragraphe). Décidément certains passages de ce fuseau sont prodigieusement enigmatiques.... |
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Silmo>Ce roi de France-là était une chique, un moins que rien. Rien à voir avec Elessar Alors là, je m'insurge totalement contre cette affirmation, un préjugé qui ne se base sur aucune réalité historique et qui au contraire (je pense) est le résultat de l'exploitation cinématographique (et autre) du mythe de Jeanne d'Arc; en fait, Charles VII (puisque c'est le nom du roi en question) se rapprocherait dans mon opinion d'Aragorn, puisque malgré une situation compromise (dauphin de France contesté par sa propre mère, il est "le petit roi de Bourges", régnant à grand'peine sur 1/3 du royaume de Charles V), il parvient à reconquérir le royaume de France et à en chasser complètement les Anglais (qui demeurent néanmoins à Calais) avec l'aide des Bourguignons: en définitive, l'apport de Jeanne d'Arc se fait davantage au niveau symbolique (le sacre à Reims) que pratique (les promenades militaires), d'autant plus que c'est Charles VII qui crée le premier embryon d'armée professionnelle française, les compagnies d'ordonnances (mettant ainsi en branle la montée progressive d'un absolutisme monarchique qui connaîtra un premier apogée sous François Ier et Henri II, avant (plus tard) Louis XIV et Louis XV); je n'évoque pas ici son oeuvre législative tout aussi importante...(par contre, je serais moins tendre avec son père, Charles VI, malgré l'excuse de ses crises de folie; mais c'est une autre histoire...) Et par ailleurs, je suis plutôt d'accord avec ce que tu dis (avec Cathy) de la psychanalyse (notamment la référence à Bettelheim). Iarwain PS: j'avoue m'être un peu énervé sur ce que tu affirmes de Charles VII, mais n'y vois rien de personnel: je tenais juste à rectifier une erreur d'appréciation historique; de plus, s'il "rechigne plutôt à tirer l'épée" (dixit Vinyamar) je ne vois pas en quoi cela pourrait lui être reproché... |
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Bon d'accord Iarwain, j'ai poussé le bouchon.... C'est mon côté Jacobin qui l'emporte parfois et comme tu dis, l'imagerie cinématographique doit aussi y être pour quelque chose. J'en bats ma coulpe. Toutes mes confuses et merci pour ces quelques redressements de la vérité historique... :-) Silmo |
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Cher Silmo, Bon, hem, OK, j'explicite et éclaire ma "grosse connerie" qui en est une ;-))Petit cours (succint) de psychanalyse (Freud): En effet il y a conflit entre des exigences sociales, morales et des désirs, des préoccupations jugés inconvenants qui sont pour cela REFOULéS dans l'inconscient. Freud se représente le psychisme comme une maison à 3 étages. Au milieu c'est le moi conscient qui subit des pressions contradictoires. D'en bas vient la pulsion des instincts (les interdits sociaux en gros) qui cherchent à traduire leurs exigences au niveau de la conscience claire. D'en haut vient la pression de la censure "morale" qui cherche à refouler les instincts. L'ensemble de ces 'interdits moraux' (qui varie selon les cultures naturellement)constitue ce que Freud appelle le sur-moi. Mais, remarque intéressante, ce sur-moi, a lui-même une origine instinctive. Il est issu d'un instinct de sécurité, d'un besoin d'être protégé et aimé. D'être conforme à ce que l'être aimé attend de lui. Donc si on renonce à certaines satisfactions instinctives, c'est pour ne pas cesser d'être aimé (cela me semble le cas de figure Sam => Frodo). (C'est Sam qui est en "manque d'amour" et non Frodo, qui d'une certaine manière se suffit à lui-même). Le "sur-moi" apparaît comme une étape nécessaire dans la formation de la conscience morale, mais il ne faut pas le confondre avec la conscience morale elle-même. La conscience morale, adulte, mûrie, authentique, ne saurait se réduire au "sur-moi". (COMPRIS ;-))) Le "sur-moi" joue un grand rôle dans les troubles du comportement et de l'affectivité: les névroses. J'espère avoir fait amende honorable ;-( Cathy, qui dans sa prime jeunesse, connu ce genre de problème, en tant qu'anorexie mentale (c'est surtout pas que vous vous apitoyez sur moi, non, simplement ... ben sais pas ;-)) Cathy |
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Je dois répondre, promis, dès que j'ai un peu de temps (cette nuit :-) ?) |
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>>>>> Iarwain, à mon corps défendant, je précise que le cinéma n'est pas mon unique source d'erreur. J'ai aussi lu, il y a bien longtemps maintenant, une vieille "Histoire de France" où (vérification faiteau jourd'hui) le pauvre Charles VII n'était guère mieux traité que dans le 7ème art... (en l'occurence, cette "histoire de France" en cinquante et quelques volumes a le gros défaut de dater un peu...!!! Le tome consacré à Charles VII date de 1829 et ce n'est pas ce qu'on fait de plus moderne comme analyse historique, je le reconnais volontiers). Il me reste à choisir entre investir dans un ouvrage plus récent ou ne plus aborder des sujets sur lesquels je retarde de quelques siècles.... :-) >>>> Cathy (excuse-moi pour le mot "connerie" mais je constate que tu as bien vu qu'il ne fallait pas mal le prendre - vive les réactions constructives:-)))). Et puis merci surtout d'être la première à apporter des éléments de réponse à la question que j'avais posée. Silmo |
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Ayé ; Un tout petit peu de temps. Je ne rebondirai pas sur Charles VII, le sujet semblant clos. Szpako: ok pour la psychnalyse des contes de fée. J'ai effectivement aprécié l'utilisation qu'en a fait Eruvike. J'aurai dû préciser:utiliser "l'interprétation par la psychanalyse" des contes de fées ne mène à rien de très heureux. Cf. L'exemple de Slmo sur les chaussures. Je sais pas pourquoi, mon petit doigt me dit que c'est sexuel. J'e ai lu de bonnes sur les Nains de blanche neige ou le prince charmant de la belle au bois dormant, ça m'a un peu agacé de voir une "science" (une "étude" serait plsu appropriée) faire autant de mal à l'innocence de contes pour enfants (même si les adultes sont visés aussi) en utilisant des interprétations que leurs auteurs n'auraient pas imaginées possibles (et l'inconscient a beau jeu de se faire prévaloir). La psychanalyse, c'est marrant, ramène tout au niveau sexuel ou scatologique. "et que chacun de nous puisse porter des pulsions homosexuelles (...)heureusement refoulées, n'a rien de choquant". Ben, je comprend ce que tu veux dire (tout joue sur le hereusement), mais refoulée ne me semble pas le terme adéquat, puisque la psychanalyse prétend que ce qui est refoulé revient sous une autre forme. Je crois qu'on peut dire qu'avoir ce genre de pulsion (ou de mort) mais qui sont vaincues n'a effectivement rien de choquant. vaincues, c'est à dire soit anéanties, soit transformées, mais pas refoulées. cependant, je ne crois qu'on puisse prétendre que chacun subira ces pulsions (même si je sais que la psychanalyse le fait, mais elle n'a pas raison en tout, et s'auto érige d'ailleurs curieusement son propre juge et censeur, personne d'autre ne pouvant prétendre à analyser son domaine d'étude, censé régir tout le reste: un peu facile) Euuh. c'est quoi une anorexie mentale ? Ca fait mal ? Ca donne faim ? TB: j'ai du mal à saisir, mais je crois que tu fais allusion à une série pour adolescents qui passerait à la télé et qui aurait osé définir l'amour à travers la notion de respect. Ma foi, je ne sais pas ce qu'elle en a dit qui te chagrine, mais te fais confiance, ça a du être mal vu. Je n'ai pas la télé, et ne la regarde guère depuis 3 ans. Je suis peut-être un peu pessimiste en parlant de manque de respect dans la façon de vivre l'amitié aujourd'hui, après tout je n'ai aps tout vu. Maintenant, pourquoi se chagriner d'un respect mutuel dans la relation ? Là je ne comprend pas, même s'il a des allures de soumission (ici chez Sam et Frodon, pour refaire un lien avec le sujet :-) ). Si l'on parle d'un Ami (et non d'un copain), on parle d'amour, et donc l'humilité y a toute sa place, et je ne crois pas qu'un ami se sente blessé s'il s'humilie devant son ami par amour de lui, pour se comporter en ami respectueux, et non en sauvage invincible.
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Vinyamar, pragmatique, recentre le débat vers son sujet initial. :-)) Bonne initiative!! Nous allions peut-être déborder inutilement vers des sujets sans rapport avec Tolkien et qui - par conséquent - n'auraient pas lieu d'être évoqués ici (à propos du refoulement des uns et des inhibitions des autres, ... et tout ce genre de choses) Bref, je déduis au moins des réponses à ma question (annexe au sujet) que personne dans l'assistance ne connait l'existence de livre, d'articles, d'études de l'Oeuvre du point de vue psychanalytique - (NB: Vinyamar, le coup de chaussures, c'était vraiment de la provoc pour rire - et juste pour en finir avec ça, tu ne semble pas convaincu que la psychanalyse soit une science, d'accord, personne ne te forcera, mais je ne vois pas en quoi l'antériorité d'une oeuvre littéraire à cette matière interdit de s'en servir: cf quand tu dis: "C'est une "science" qui n'existait pas à l'époque de l'auteur, et de laquelle il n'a pu donc se méfier, et il y a une innocence, et une naïveté peut-être, à prendre en compte de ce point de vue là, avant de sortir n'importe quelle élucubration." - il me semble que les rayons gamma n'ont été découverts qu'au début du siècle dernier et pourtant, dans les musées, on passe tous les jours des tableaux de la Renaissance aux rayons X ) Bon j'arrête là et reviens au sujet initial "Sam/ Frodon" Après avoir fait le tour de ce fuseau et celui dont Cédric fournit le lien dans sa question initiale (Sam est-il un "exlave"). Je constate qu'à plusieurs reprises, la relation est étudiée en fonction de l'appelation "Maitre" que Sam Gamegie donne à Frodon. Mais que penser alors de ce passage: SdA tome 1, Chap. I. UNE RECEPTION DEPUIS LONGTEMPS ATTENDUE Là, c'et le jardinier qui devient le Maitre. J'ai donc tendance à penser que cette expression n'est pas utilisée comme une "soumission" hierarchique mais plutôt comme une simple révérence, une forme de respect. Silmo |
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Salutations, Vinyamar, tes remarques me font penser au fait que le Petit Chaperon Rouge a vu le loup! C'était en fait au départ un conte sur l'initiation des jeune filles si tu vois ce que je veux dire.Mais il est vrai qu 'il faut parfois oublier tout ça, en tout cas ne pas y mettre à toutes les sauces. ""(...) Il pourrait devenir comme un miroir empli de claire lumière pour les yeux capables de voir."" Dans le LivreIV chap.4 (p.416), on retrouve sam observant Frodo: "Il est comme cela, et parfois la lumière transparaît d'une façon ou d'une autre." Alors, avec ces passages peut-on dire que l'amour de Sam pour frodo est si fort que ses yeux sont denenus "capables de voir""*? "Le rideau gris de la pluie se muait en verre aegenté qui se repliait, et il vit des rivages blancs et au_delà, un lointain pays verdoyant. |
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Salut à tous, En agitateur lamentable et polémiste vain, je me permets de dé-centrer à nouveau le fuseau par rapport à son sujet (mon côté pénible qui ne vous pas aura échappé), d'abord parce que je vous avoue que ma réflexion sur le sujet lui-même est plus que pauvre à l'heure où j'écris. >>> Vinyamar: "La psychanalyse, c'est marrant, ramène tout au niveau sexuel ou scatologique." Désolé, mais là, on va repartir sur des bases beaucoup moins consensuelles: je me permets de rappeler que la psychanalyse est et doit rester une pratique thérapeutique axée autour de la réappropriation de "soi" par le "sujet" et que les textes qui théorisent cette pratique restent des textes théoriques et que l'utilisation de la théorie psychanalytique dans un contexte herméneutique littéraire est à prendre avec moultes précautions et pincettes. On objective pas le sujet d'une analyse sans casse... Un texte est-il un objet ? C'est par ailleurs une autre (vaste) question. Pour sortir de cette vision "étroite" (dont j'ai été également victime, notamment du fait de l'enseignement "subi" en classe de terminale !) de la psychanalyse (due aux lacaniens et autres déplorables lacanistes plus lacanisants que Lacan), je ne peux que recommander L'Anti-Oedipe et Mille Plateaux de Gilles Deleuze et Félix Guattari et De l'interprétation de Paul Ricoeur. Voilà, cher Vinyamar, j'espère que tu ne prendras point ombrage de cette nouvelle contradiction de tes propos. RR, alias "Mhhh, il y a comme une deuxième couche à l'intérieur"... |
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Pour ne pas s'y perdre, une réponse de Cathy (Szpako) se trouve - pour des raisons obscures (techniques apparemment) - enregistrée sous un autre fuseau intitulé: psychocritiquen |
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Re Vinyamar : |
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Et comme toute bonne hypothèse s' appuie sur une citation, je me permets de vous soumettre celle-ci: |
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Bonjour, ah, la voilà cette citation, j'y pensais aussi. Sam: son nom est Ban , diminutif de Banzir. Ban>"half, almost" Vous voyez peut-être où je veux en venir, dans la signification même de son nom Sam semble être la moitié de Frodo, car tous les deux sont" wise" (retrouvé dans samwise, >samsagace)mais la notion de "persque, à moitié, à peu près" est ajoutée pour Sam. Alors sam est à demi sagace, sage, avisé? Ou doit-on faire prédominer la particule Ban de son nom et interpréter ce personnage comme la moitié de Frodo? Si sam est "assujetti" à Frodo, on peut alors comprendre le départ de ce dernier comme l'affranchissement de Sam, mais sa liberté ne la gagne-t-il pas aussi de lui même par cette aventure ?; et peut-être surtout depuis qu'il a dû continuer sans frodo; Gandalf ne dit-il pas :" le très sagace Samsagace"? En somme il y a bien une hierachie entre ces deux personnages mais elle ne diminue en rien un lien puissant qui se solidifie et se réalise entre eux. |
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Je poursuis, et oui!, cette image du chien fait mal, même si, en y réfléchissant, c'est un rapprochement qui peut éventuellement paraître justifié............................. Tb>"Je suis par ailleurs, tout à fait imperméable à quelque notion d'humilité, ou de soumission, dans une relation amicale, ou à plus forte raison amoureuse." >>Mais l'humilité peut être possible au regard des différences existant entre deux personnages. L'un peut se sentir modeste et humble face à des actions, à des capacités de l'autre, qu'il ne pourrait accomplir.Et ce n'est en rien un sentiment de soumission qui lui est trop, je suis d'accord, gênant et péjoratif "Dans la relation Frodo/Sam, c'est cette soumission ( que l'on pourrait qualifier de sociale)">> Oui, la notion de rang sociale est présent et on ne peut la nier, mais je pense que l'on peut aussi y ajouter, au lieu de soumission, une confiance quasi aveugle de la part de Sam envers Frodo, car Sam ne sais pas trop ce qui arrive , il n'en a pas ,en tout cas ,grande et claire conscience et doit ainsi se laisser guider par Frodo tout en essayant de prendre soin de lui. C'est Frodo qui doit montrer le chemin à suivre et Sam se fie à ses jugements. Sam se rend bien compte que c'est Frodo le porteur et que c'est en fonction de cet Anneau qu'il agit. Sam n'a pas tellement le choix, il doit se référer à Frodo et peut -être en ce sens rester humble car ce n'est pas lui qui a les capacités et les moyens de décision (almost-wise? d'après son nom, mais je me trompe peut-être...) "(...) se révélant [Frodo] pour ce qu'il a toujours voulu être: le Maître">> Je comprends ton sentiment croissant jusqu'à la fin de "malaise" par rapport a cette soumission; mais crois-tu sincèrement que Frodo ait toujous eu pour objectif d'être maître, je vois en lui aussi de l'humilité, différente de celle de Sam, mais résultant de son combat avec l'Anneau. ET même avant que son destin lui soit mêlé, était-il ainsi? A moins que je ne t'ai pas compris...ou que je n'ai pas su comprendre Tolkien , je ne pense pas que Frodo soit ainsi. Merci de votre attention et à bientôt. Namarië |
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il y aurait bien plus à dire, mais il est tard chez moi. Je voudrais simplement faire remarquer qu'e général, dans toute histoire d'amitié, il y a un ami supérieur à l'autre, qui tout en apprenant de l'autre, est plus porteur de ce que l'autre ami admire chez lui. |
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Vinyamar > Même dans la Bible, un sujet sur l'amitié joliment raconté est interprété par certains comme une histoire d'homosexuels, alors vous imaginez dans le SdA !! Sans blague ??? Moi ça me tue, mais vu les dérives et autres :-(( Cathy |
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Il y a la un probleme d'epoque et un probleme culturel. On n'interprete pas les memes mots et les memes actes de facon identique aujourd'hui. Que dire de ce passage ? "Alors, tandis qu'il le (Frodon) veillait, Sam avait remarqué que par moments une lueur semblait briller faiblement à l'intérieur; mais à présent, la lumière était même plus claire et plus forte. Le visage de Frodon était paisible, les marques de la peur et du souci l'avaient quitté; mais il paraissait vieux, vieux et beau, comme si le ciselage des années formatrices était maintenant révélé en nombreuses petites rides jusqu'alors cachées, bien que l'identité du visage n'est pas changée. Non que Gamegie se fut formulé la chose ainsi. Il hocha la tête, comme s'il trouvait les mots inutiles, et il murmura: "Je l'aime. Il est comme cela, et parfois la lumière transparait d'une facon ou d'une autre. Dans la version anglaise, le mot "love" est bien indique. Alors qu'est ce que Tolkien entendait par ce mot ? Est-ce seulement le devouemen absolu, le respect, la veneration sans limite ? Moi, j'y vois au moins deja en plus une tendresse tres forte. Sam ressent les choses plus avec son coeur qu'avec sa tete. Un batman etait un soldat au service d'un officier. Et Sam y ressemble beaucoup. Il cuisine pour Frodo, lui porte ses affaires, lui est entierement devoue, continue a l'appeler "maitre" comme il aurait dit "mon capitaine". C'est le bon gars de la campagne, engage dans une guerre qui le depasse, mais qui fait son devoir avec courage. Pourrait-on considerer sa fonction de maire comme une montee en grade ? En tout cas, il a ete decore (comme un ancien combattant) de l'Etoile des Dunedains. Maintenant, il y a quand meme quelque chose qui me turlupine. Tolkien etait britannique, rien a voir avec un mediterraneen. Alors pourquoi toutes ces demonstrations physiques d'affection entre Sam et Frodon ? " Je veillerai sur vous; et de toute facon, si vous vous couchez tout près, avec mon bras passé autour de vous, personne ne pourra venir vous tripoter à l'insu de Sam". Les Deux Tours, Les escaliers de Cirith Ungol.
"Sam abandonna le bord du tunnel pour se rapprocher de Frodon; leurs mains se rencontrèrent et se joignirent, et ils continuèrent d'avancer ainsi ensemble." Les Deux Tours, l'Antre d'Arachne. etc etc... C'est etonnant, les anglo-saxons ne sont pas du genre a se toucher tout le temps comme ca. Il est bien evident que jamais Tolkien n'a voulu parler d'une relation homosexuelle entre eux, pourtant, il a bien du voir des relations passionnees entre soldats. Quand on en bave, quand on patauge dans la boue avec la peur au ventre, les regles de bienseance tombent, et le reconfort d'une amitie qui peut devenir particuliere est bienvenu. Et meme si on ne parlait pas de ces choses la a l'epoque, ca ne veut pas dire qu'elles n'existaient pas. Au fait, petite remarque, la psychanalyse est apparue a l'epoque de Tolkien, et bien avant la publication du SdA. Je suis d'accord avec toi Dior, je n'apprecie pas trop ces sous entendus, sur ce soi-disant monde sain. L'homophobie me revolte au meme titre que le racisme. Violette |
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sain... malsain... homophobie ... Il y a quelque chose qui m'agace. L'homosexualité existe, elle a toujours existé, et a été à l'origine de très belles histoires. mais de nous jours, je ne sais par quelle dérive, nous avons tendance à assimiler toute relation plus ou moins forte entre deux hommes - ou deux femmes, d'ailleurs - à de l'homosexualité. Et je trouve çà tout aussi malsain que l'homophobie. A mon très modeste niveau, il m'est arrivé d'écrire des scènes ou des garçons se retrouvent très proches, à la fois physiquement et affectivement. Et, à chaque fois, avant de les poster, je me demandais si elles n'allaient pas être mal interprétées. je considère pour ma part que deux hommes, perdus en territoire ennemi, épuisés, malades, désespérés, et liés par une très forte amitié peuvent très bien se tenir la main sans qu'il y ait de connotation "sexuelle" ou "amoureuse" derrière. Et que le sentiment développé par les dangers et les épreuves traversés ensemble, que j'appellerais faute de mieux la "fraternité d'armes", s'il peut être aussi fort que le sentiment "amoureux" n'est pas à mettre sur le même plan. C'est tout bonnement autre chose. |
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Je suis absolument d'accord. |
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Aaah! Le matelot muscle, grand fantasme homo par excellence ! Oui oui, je suis d'accord, le jardinier de Frodon n'est pas comme l'amant de lady Chatterley ! Mais ca ne me gene pas de nommer "amour" ce qui est plus que de l'amitie a mon avis. Meme si c'est platonique, meme s'il n'est pas dit ouvertement, quoique...revoir la citation du debut de mon post precedent. Comment appeler autrement cette tendresse, ce devouement, cette veneration de Sam pour Frodon ? Bien sur, ce n'est pas tout a fait comme on l'entend aujourd'hui, et il y a differentes formes d'amour. Mais c'est tout de meme cet attachement qui est la cle du succes de la Quete. Je trouve ca tres beau. Dans le fond, je suis d'accord avec toi Lambertine, je suis simplement agacee par ceux qui poussent des cris d'orfraie des qu'on ose se poser des questions sur le sujet. Comme je l'avais dit, il y a un probleme de difference culturelle. Je vis en Chine, et on y voit, un peu moins souvent maintenant (occidentalisation des moeurs ?), des garcons marcher dans la rue un bras pose sur l'epaule de l'autre et des filles enlacees. Ils font des yeux ronds quand je dis que s'ils marchaient comme ca en France, ils seraient vite catalogues. On peut etre tendre avec quelqu'un de son sexe sans etre homo, mais quand bien meme, il n'y a pas de mal, et rien de malsain. Et si la relation Sam/Frodon permet aux gays de se retrouver dans un exemple valorisant, meme si ca ne suit pas le canon, qu'est ce que ca peut faire ? Chacun peut trouver dans le SdA quelque chose qui resonne en lui. Chacun le lit avec sa propre sensibilite, ses propres yeux. Violette |
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Thorin II > "parce que c'était lui parce que c'était moi ... " cette phrase trouve toujours le moyen de ressortir ... et c'était Montaigne (à propos de La Boétie) ... fin du 1/4h "étalage de culture" Mel' |
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Vinyamar, je profite de ton retour pour te poser directement une question, à laquelle on (désolé, mais sur le sujet, je tiens à ce que l´on me réponde ...) n´a pas voulu répondre ... Au contraire, on retrouve enfin un monde sain où la chose n'a pas la connotation qu'on lui a forgé de nos jour. En tous cas, il y a chez Sam et Frodon ce respect mutuel (qui n'a pas la même expression à cause de la différence de statut), et cette délicatesse qui sont l'apanage d'un monde sain ! (je souligne) Peux-tu t´expliquer ? je sens des relents immondes d´homophobie, mais c´est peut-être dû à ma sensibilité ... PS: tu n´es pas le seul visé ... ce fuseau empeste ... :-( |
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Au fait, c´est un bien triste 200ème post ... |