|
Merci Silmo ^^ |
|
Hisweloke a écrit :
Bien sûr, et tout ça est déjà oublié. Peace & Love, amitiés. |
|
Bien sûr Didier, chacun ses ressentis et sa liberté de les exprimer ou pas ici et on s'arrête effectivement là :)
J'apprends à l'instant la disparition d'André Wilms et partage ici mon émotion,, un très bel acteur, bien sûr dans "la vie est un Long fleuve tranquille" mais pour moi SURTOUT avant tout dans "Le Havre" de Kaurismäki et ses autres films dont il fut l'acteur préféré : le Havre* un si beau nom pour une ville qui voit passer les migrants et ce rôle de cireurs de godasses qui à la gare ne voit défiler que des baskets. Il découvre un petit migrant et tente de l'aider. Très très beau film, avec Daroussin épatant et inattendu en commissaire de police et pour les amateurs de rock français, ce cher Little Bob qui donne un concert pour financer la traversée du gamin, un film génial. |
|
Ce n'est pas à proprement parler un "in memoriam", puisque Maurits Cornelis Escher (1898-1972) est décédé en mars 1972 - nous ne sommes donc pas tout à fait à la date anniversaire - mais j'ai découvert qu'Arte lui avait récemment consacré un documentaire que j'ai trouvé plutôt bien fait, apportant nombre de précisions sur sa vie que je ne connaissais pas, avec des entretiens touchants avec ses enfants. Si j'ai quelques-un des ouvrages ou catalogues recensant son œuvre, j'en savais assez peu sur son parcours, dans une époque troublée de notre histoire. Tel un continuateur de Dürer, pour ses lithographies, voire d'un Gustave Doré dans le trait (que l'on m'excuse de ne pas beaucoup m'y connaître en art, ces comparaisons peut-être inappropriées ne relevant que de ce que je connais et que j'apprécie sans savoir trop pourquoi et sans connaître les différentes techniques et les subtilités sous-tendues ; ne relevant donc, de fait, que d'un vague affect subjectif), et en même temps, avec sa touche propre, en féru de constructions mathématiques poussées aux limites de l'absurde (géométries impossibles, figures en trompe-l’œil, perspectives inattendues, illusions, pavages infinis...) -, M.C. Escher m'a toujours fasciné. Son œuvre graphique est riche d'objets improbables propres à susciter l'émerveillement... Un dessin d'Escher, pour moi, c'est toujours une expérience difficile à décrire, doublée d'un sentiment de vertige. Ce n'est évidemment pas un hasard, pendant le(s) confinement(s), si l'un de mes projets sur un serveur Minetest (une variante open source de Minecraft) est une tentative (fort modeste et avec des moyens limités) de visualiser en trois dimensions l'un de ses dessins, pour mon plaisir au moins de pouvoir m'y déplacer en me retournant la cervelle ;) Le documentaire sur Arte, ai-je trouvé, en dépit d'un ton parfois un peu lénifiant (Arte ne se refait pas, j'ai eu quelques-uns mes meilleurs endormissements devant leurs programmes, je me dois de l'admettre !) éclaire tant sa vie que ses passions, ses doutes et ses contradictions, donnant à voir un peu de ce qui se cache derrière son travail. Pour ceux qui ont la patience, les "hippies" et un certain Mick Jagger sont même évoqués vers la fin du documentaire. C’est assez décapant comme anecdote :)
D. |
|
cher Didier
Chère Romaine
Cher Isengar S. |
|
Silmo a écrit :
Peut-être faut-il laisser aux magiciens - et aux magiciennes donc - le secret de leur art longuement étudié et travaillé ;-) |
|
Silmo a écrit :
Je retiens surtout de Ian McDonald qu'il a participé à l'abum In the Court of the Crimson King , disque extraordinaire de 1969, célèbre pour sa musique imaginative et détonante comme pour sa spectaculaire pochette réalisée par Barry Goodber.
Ian McDonald, multi-instrumentiste, est présent sur tous les titres du disque, dont il compose et co-compose essentiellement la musique. Le groupe recrute Greg Lake, chanteur puissant et bassiste surdoué. Celui-ci toussote dans le micro et c'est parti !
King Crimson - première mouture - est encensé par l'aristocratie rock de l'époque (Hendrix, Pete Townshend, Mick Jagger sont fans). Il est réclamé partout mais s'épuise en tournées marathon, avec une musique complexe et exigeante, qui met les musiciens sur les genoux à chaque concert. Le reste de la carrière de McDonald est très dispersée. Et Foreigner, le groupe qu'il fonde en 1976 (et quitté en 1979) c'est pas trop ma tasse de thé. Petites anecdotes, McDonald est arrivé chez Giles, Giles & Fripp avec sa petite amie éphémère Judy Dyble, qui était la première chanteuse du groupe folk anglais Fairport Convention. Elle venait de se faire remplacer dans ce groupe par Sandy Denny, une chanteuse plus charismatique, également connue pour avoir chanté en duo avec Robert Plant la célèbre chanson The Battle of Evermore, de Led Zeppelin, avec des bouts de Tolkien dedans. Quant aux frère Giles, co-fondateurs de King Krimson avec Robert Fripp, ils étaient originaires de Bournemouth dans le Dorset, ville célèbre pour avoir eu comme résident notre écrivain préféré (qui y est d'aileurs décédé le 2 septembre 1973). En 1971, McDonald est recruté par T-Rex pour jouer des lignes de saxo dans le titre Get it on (Bang a Gong) écrit par Marc Bolan, admirateur de Tolkien devant l'éternel. Le titre n'a cependant aucun rapport avec la Terre du Milieu... Il ne faut pas confondre Ian McDonald avec Ian Mac Donald (né aussi en 1946), un autre musicien qui a été membre de Fairport Convention en même temps que la chanteuse Judy Dyble, la copine du premier. Je ne sais pas si c'est lié, mais Ian Mac Donald a finalement changé son nom en Ian Matthews en 1968, puis en Iain Matthews, nom sous lequel il est désormais connu (ou pas). Bon là, aucun rapport avec Tolkien...
Il ne faut pas non plus confondre Ian McDonald avec Ian McDonald (né en 1960), écrivain de S-F, qui lui n'a jamais changé de nom. et n'a pas non plus le moindre rapport avec Tolkien :p RIP Ian McDonald (1946-2022) |
|
ISENGAR a écrit :
C'est très mince mais dans son roman Chaga (1995) - que je n'ai pas lu, je le précise -, une sonde Tolkien est envoyée par la NASA, avec notamment des rendezvouses (en français dans le texte) avec la lune Iapetus (= Japet, une lune de Saturne aux anneaux). :D EDIT: Ce qui donne d'ailleurs des phrases assez curieuses prises hors contexte, par ex. "Any voice that woke Tolkien from its Big Sleep would not be human". |
|
Ben disons, In Memoriam aussi : |
|
Cela fait plus d'une semaine que j'ai commencé à écrire ce message, et je n'arrivais pas à trouver le temps de le finir... alors j'abrège, et je le poste tel quel. Hisweloke a écrit :
Merci d'avoir signalé ici ce documentaire d'ARTE, réalisé par Robin Lutz, qui est effectivement bien fait et intéressant. Je me suis endormi pendant le visionnage, mais seulement parce que j'étais fatigué, et dans ce cas-là, rien à faire : même le plus génial des documentaires aura du mal à me tenir éveillé, et cela n'enlève donc rien, de mon point de vue, à la qualité des programmes d'ARTE consacrés à la peinture et aux arts graphiques en général. Du reste, l'avantage du "replay", c'est que non seulement on peut "rembobiner" pour voir ce que l'on a éventuellement raté pendant la micro-sieste, mais qu'en sus, on peut en profiter pour voir le programme dans sa télé, ce qui est tout de même un peu plus confortable que de le faire devant un écran plus petit. S'agissant de ce documentaire, il est ainsi disponible du 25/01/2022 au 25/04/2022 (jusqu'au 26/04 dans le cas du lien YouTube que tu as indiqué, apparemment) : https://www.arte.tv/fr/videos/099732-000-A/m-c-escher/ (je signale, au passage, puisqu'il est notamment question ici d'art lithographique, que le documentaire d'ARTE sur Henri de Toulouse-Lautrec dont j'avais parlé ailleurs, en 2019, est à nouveau disponible, lui du 23/01/2022 au 28/07/2022) L'histoire racontée de la réception de l'œuvre d'Escher par la contre-culture des années 1960-1970 est, en effet, assez savoureuse, et rappelle évidemment celle de l'œuvre de J. R. R. Tolkien à la même époque : il y a toujours ce décalage, à la fois amusant et tout de même « embarassant » quoique sans doute inévitable, entre la mentalités d'artistes nés à la fin du XIXe siècle et celle d'un public né pendant ou après la Deuxième Guerre Mondiale. Cela en dit long sur le côté aliénant d'une certaine réception un peu trop "fervente" d'une œuvre pour un artiste, surtout si c'est au prix d'une déformation plus ou moins prononcée, et même si tout cela parait sympathique au premier abord (dans le cas des hippies et du rock des années 1960-1970, du moins : dans le cas de réceptions/récupérations antérieures d'œuvres, par les nazis par exemple, ce sera tout de suite beaucoup moins sympathique [je pense notamment à la merveilleuse musique de Richard Wagner, si hideusement exploitée par le IIIe Reich, et qui méritait bien d'être fort heureusement "dénazifiée" dès 1940 dans le Dictateur de Chaplin, et plus tard, bien sûr, et avec une telle excellence et une telle justesse, dans Excalibur de John Boorman]). En tout cas, d'après une lettre citée dans le documentaire d'ARTE, Jagger s'était donc gentiment fait "rembarrer" par Escher, à l'époque : comme quoi, même quand vous êtes une rock star, You Can't Always Get What You Want..., c'est bien le cas de le dire... ^^' Hisweloke a écrit :
Quand j'étais enfant, Escher m'a moins marqué que Gustave Doré, dont l'œuvre, depuis cette époque, m'est très familière (et avec laquelle j'avoue ne voir que très peu de rapport avec celle d'Escher : même en matière de trait, je ne sens pas chez Doré, si souple et exubérant dans son expression, le "systématisme" parfois un peu rigide que l'on trouve chez Escher, ceci dit sans prétendre donner des leçons de spécialiste). Mais cependant, je me souviens bien de ma découverte d'Escher, en lisant un livre pour la jeunesse initiant à la peinture, à travers une œuvre en particulier, reproduite sur une page, une lithographie fascinante connue sous le titre de Plane Filling II : je pense que le traitement en noir et blanc de la composition, associé à des représentations de créatures mêlant réel et imaginaire, a sans doute influencé certains de mes dessins d'enfant-adolescent...
Hisweloke a écrit :
La première fois que j'avais vu le projet Oqbor (visite privée... ;-)...), j'avoue que cela m'avait fait penser, au premier abord, non pas à Escher mais à Piranèse et à ses célèbres carceri d'invenzione, lesquelles annoncent rétrospectivement la vision vertigineuse d'Escher. Autre artiste auquel l'œuvre d'Escher me fait penser, et que j'ai découvert dans le cadre des recherches pour mon livre : Samuel Jessurun de Mesquita (tragiquement disparu avec sa famille dans les camps de la mort). Mais je n'ai pas de mérite particulier à établir ici un parallèle, puisqu'il se trouve que M. C. Escher... fut un des élèves de De Mesquita.
Hisweloke a écrit :
Un cours me paraitrait indiqué dans la perspective de pratiquer soi-même ensuite les techniques en question, mais en fait, à la base (technique, donc [la magie, à mes yeux, c'est un peu autre chose]), il n'y a pas vraiment de secret, puisqu'il se trouve qu'Anouck a présenté elle-même, sur son blog il y a déjà quelques années, les techniques de la gravure sur bois et de la gravure à l'eau-forte... :-)... : Et... j'avais dit que je ne m'étalerai plus en ces lieux, pour me concentrer sur d'autres choses (mon bouquin en particulier), donc il faut bien que je m'y tienne... Amicalement, B. EDIT: ajout d'une précision de référence concernant la lithographie d'Escher de 1957. |
|
Hélas... 8.( Qu'elle repose en paix, quelque part plus à l'ouest, en suivant la voie droite loin de cette Terre du Milieu qui perd la boule... RIP Priscilla Mary Anne Reuel Tolkien (1929-2022) I. |
|
C'est triste, une génération 'Tolkien' disparait. |
|
Je ne mesurerai jamais nos avis politiques respectifs, à gauche, à droite, au centre, cela appartient à chacun. Je suis attristé du décès d'Alain Krivine qui était dans ma jeunesse un auteur lu même sans toujours être d'accord. Souvent de loin. il était dans l'horizon politique important et faisait partie des seventies qui lisaient Tolkien. et quoiqu'on pense de ses idées, respect pour son pacifisme international |
|
Lorsque l'âge avance, hélas..."Le roi se meurt".
Inéluctable disparition d'un grand acteur, un roi du théâtre et du cinéma, Michel Bouquet s'en est allé à 96 ans. Deux César, deux Molière plus un d'honneur pour sa carrière, c'est pas mal ! Il aurait fait, je crois, un parfait Denethor dans l'hypothèse d'un film consacré au SdA,
R.I.P. Michel Bouquet (1925-2022)
PS : j'avoue que j'ai ce dvd des "Misérables "dans ma collection en raison des scènes 'culinaires' au cinéma que je collectionne avec soin mais Michel Bouquet y est parfait... Ventura aussi, ils sauvent le film |
|
Triste saison... disparition de Jacques Perrin, grand réalisateur, acteur, documentariste et producteur indépendant qui représentera toujours pour moi l'amour du cinéma dans le rôle de Totò et l'inoubliable scène finale de Cinema Paradiso (Tornatore, 1988). Beaucoup de rôles de militaires ou de flics. Adieu au beau matelot des Demoiselles de Rochefort. Une belle carrière de A à "Z".
R.I.P. Jacques Perrin (1941-2022) |
|
Hisweloke a écrit :
J'arrive un peu tard mais je me retrouvais bien dans ta critique du présent fuseau ;). |
|
N'en déplaise, Ça ne mange pas beaucoup de mémoire vive et entretient la mémoire de quelques morts qui n'ont pas tous lu Tolkien... et alors? Nobody's perfect.
Chers amis, c'est bien un profil mathématique de vouloir tout réduire au strict nécessaire sans liberté pour les émotions, de se poser la question de l’utilité d'un fuseau qu'on peut simplement zapper. "Eh! Mon Dieu, s'il fallait s'abstenir de tout livre qui n'est pas parfaitement pur, autant vaudrait renoncer à toute lecture; ..." (M. de Guérin).
Aujourd'hui, je rendrai même hommage à Régine, reine de Paris et de quelques-unes de mes nuits de jeunesse - vieux souvenirs joyeux endiablés. Parce qu'on laisse passer les p'tist papiers et quand vient l'mardi, la grande Zoa met ses bijoux, ses chinchillas, et puis à minuit, la grande Zoa, autour du cou s'met un boa. S. |
|
Un profil mathématique, tout réduire au strict nécessaire ? Ah non, c'est un peu court, jeune homme ! Au contraire ! L'histoire des maths regorge de théories, inventions et découvertes sans aucune utilité concrète au moment des faits. Le meilleur exemple que l'on peut donner est le système des nombres complexes qui permet de calculer des racines carrées de nombres négatifs, en utilisant des nombres possédant une partie imaginaire, et qui est restée pendant trois siècles une fantaisie de matheux avant qu'on leur trouve une utilité capitale en physique. A l'heure actuelle, il y a encore une très grande partie des maths qui ne sort pas du cadre de l'étude purement mathématique, en attendant, peut-être, mais ce n'est pas sûr, une application dans un autre domaine. C'est un peu comme si on inventait le tournevis trois cents ans avant les vis. Non mais ! |
|
Gawain a écrit :
Ou crier "eurêka" dans son bain ou encore inventer et utiliser le zéro bien tard. ;) C'était provocateur et pour de rire, tu t'en doutes, cher Gawain afin de détourner le propos du deuil des chanteurs et acteurs :D Etant fils d'un papa prof de maths, je n'insulterai jamais les sachant et j'aurais mieux fait de dire "l'art de la synthèse" plutôt que l'esprit mathématique, la formule aurait été plus heureuse. Arithmétique, géométrie, algèbre, on y baignait, fallait chez nous être au taquet sans jamais manquer une virgule (j'étais pour ma part pas trop fan des probabilités, beurk). Quand à me traiter de jeune homme, c'est trop flatteur... le seuil d'âge est dépassé, d'autant que Didier a déjà cité Cyrano fin janvier dans ce fuseau (de vieux os mais une bonne mémoire) et donc non, je ne suis plus un jeune homme, hélas . :) :) S.
ps : pour les maths, cinéphile dans l'âme, revoir "Agora" excellent film d'Alejandro Amenábar qui évoque le triste sort d'Hypatie, première grande mathématicienne connue, martyrisée par des intégristes. On le trouve encore en DVD, moins d'un euro en ligne. Je recommande. |
|
mais au fait, histoire de demeurer HS grâce à ce fuseau hors Tolkien qui est dans "l'espace libre" (libre depuis longtemps et c'est tant mieux avec des contributeurs d'ailleurs à relire) HS ou pas, je souhaite à tous un Happy STAR WARS day en ce 4 mai. "May the 4th be with you". S. |
|
Triste retour à la musique, notamment au rock, mais aussi aux musiques de films, avec le décès de Vangelis Papathanassiou, leader des Aphrodite's child à la fin des années 60 (on en a parlé à la mort de Demis Roussos), mais aussi compositeur de la B.O. des films Christophe Colomb, Blade Runner, les Chariots de Feu et j'en passe... |
|
Triste nouvelle. I. |
|
God save the King... 8.( I. |
|
Quelle vie étonnante à travers tout ce règne Happy and Glorious, never complain, never explain. |
|
Tolkien s'était vu remettre la médaille de Commander of the British Empire "pour services à la littérature anglaise" des mains de la reine Elisabeth II en personne, le 28 mars 1972 à Buckingham Palace. I. |
|
Il y a longtemps que je n'avais pas autant regardé les émissions d'information de la BBC à la télévision (via BBC World News, l'équivalent de Franceinfo et France 24)... Si j'ajoute à cela les chaînes de télé publiques françaises, dont ARTE, il y aura largement eu de quoi satisfaire, ces dix derniers jours, qui s'intéresse à la monarchie britannique et tout particulièrement à la disparition de la reine Élisabeth II (Elizabeth II en anglais). Personnellement, tout cela m'a rappelé de vieux souvenirs, ceux de mon premier voyage en Angleterre, et plus précisément à Londres, il y a déjà un peu plus de vingt-cinq ans cette année : c'était en février 1997, quelques mois avant la victoire du New Labor de Tony Blair aux élections législatives britanniques... et quelques mois aussi avant le tragique accident de Lady Diana à Paris. Il s'agissait d'un voyage scolaire, mon premier en avion et le seul à l'étranger auquel j'ai eu droit durant mes années de collège, mais il avait été riche en découvertes, notamment en matières de monuments et musées londoniens : British Museum, National Gallery, Victoria & Albert Museum, Westminster Abbey, St Paul's Cathedral... Je me souviens encore des parties d'échecs que nous faisions, mon camarade et moi, le soir après le dîner, dans la chambre que nous avait réservé chez elle une très courtoise famille d'accueil, dans leur maison typiquement anglaise dans un quartier résidentiel de Kingston upon Thames. Le jour de notre arrivée, nous étions passé en bus à proximité de Buckingham Palace, où nous avions pu voir flotter l'étendard royal du Royaume-Uni indiquant que la reine Élisabeth II était présente au palais de Buckingham à ce jour-là... Je me rappelle de tout cela parce qu'il se trouve que je n'ai jamais remis les pieds en Grande-Bretagne depuis, bien que je l'ai régulièrement envisagé, en songeant notamment à passer par le tunnel sous la Manche : pour diverses raisons, cela n'a pas pu (encore ?) se faire, et du reste c'est devenu encore un peu plus compliqué à envisager depuis le méphitique Brexit, mais qui sait, cela se fera peut-être un jour. En tout cas, j'en reste donc à mes vieux souvenirs, mais qui me renvoient volontiers, entre autres, à Élisabeth II : à l'époque de mon voyage, j'étais tout-à-fait conscient d'aller visiter une monarchie, le Royaume-Uni, au point d'avoir noté dans un carnet, avant le départ, une modeste chronologie des rois et des reines d'Angleterre (des XIXe et XXe siècles, si je me souviens bien), avec les dates, pour pouvoir notamment bien me repérer par rapport à toutes les informations historiques auxquelles je serais confronté sur place. Et puis, de ce voyage, j'avais aussi ramené, comme d'autres, quelques pièces de monnaie britannique en souvenir, avec le portrait de profil de la reine dessus : elles doivent encore être quelque-part, dans un vieux porte-monnaie... Bref, mon expérience n'a sans doute pas grand-chose d'original, mais cela reste la mienne... La couverture médiatique de la disparition d'Élisabeth II aura été assurée plus que largement, avec notamment, comme c'était attendu (les papiers nécrologiques et commémoratifs des journaux étaient déjà prêts depuis un bon moment...), un flot de publications consacrées à l'évènement et qui ont naturellement envahi les kiosques. Si j'en crois ce qu'en montre (très dignement) la BBC, ledit évènement est d'une importance colossale en Grande-Bretagne, mais il suscite aussi un engouement en France qui a été beaucoup commenté dans un pays où la monarchie n'existe pourtant plus depuis 1870. Dans la presse française, j'ai noté, avec amusement, une couverture d'un numéro hors-série du magazine confessionnel chrétien La Vie, avec un portrait d'Élisabeth accompagné d'un titre, « Elizabeth II - La dernière reine chrétienne »... titre semblant curieusement oublier l'existence de la reine Margrethe II du Danemark, toujours souveraine et chrétienne à ce qu'il me semble. Autre "une" dans la presse française, celle d'un numéro spécial de la Revue des Deux Mondes (fondée sous Charles X) : un portrait d'Élisabeth avec pour titre « Le modèle britannique - Le sacré qu'il nous manque ». Il est vrai que certains Français, et ce n'est pas nouveau, envient le Royaume-Uni pour sa stabilité incarnée par l'institution monarchique, et la dimension sacrée qui est censé l'accompagner. Il ne faut pas oublier, pourtant, la dimension économique, nettement plus prosaïque, du phénomène royal en Grande-Bretagne : la monarchie britannique rapporte de nos jours beaucoup d'argent, à travers d'importants revenus touristiques, et grâce notamment à une communication bien rodée et très contrôlée de la part de la Couronne. Cela peut aider à relativiser la dimension sacrée du phénomène. Cependant, il est vrai qu'Élisabeth, qui a toujours été très consciente de ses devoirs, a su à cette aune particulièrement bien tenir son rang, qui plus est sur une période très longue, sachant entretenir un lien avec ses sujets, tout en incarnant un pouvoir avant tout symbolique. « Si la famille royale britannique est aussi populaire en France, c'est parce qu'elle incarne justement ce pouvoir symbolique capable de rassembler tout un peuple et dont nous nous sentons orphelins », écrit Stéphane Bern dans la Revue des Deux Mondes. Peut-être... Je repense cependant à Tocqueville, qui lui écrivait, dans les années 1830 : « L'esprit français est de ne pas vouloir de supérieur. L'esprit anglais de vouloir des inférieurs. Le Français lève les yeux autour de lui avec inquiétude. L'Anglais les baisse autour de lui avec complaisance. » Il y a toujours eu, au Royaume-Uni, un goût certain pour la hiérarchie, justifiant de profondes inégalités sociales dans ce pays à l'histoire sans doute singulièrement façonnée par sa continuité territoriale (insulaire) et politique : l'institution monarchique, sommet de la pyramide sociale, durablement installée depuis le XVIIe siècle, ne peut se concevoir en dehors de ce contexte socio-culturel (hiérarchique et inégalitaire), du moins à mon sens. Le nouveau roi Charles III, succédant tardivement à sa mère Élisabeth II à l'âge de 73 ans, règnera-t-il aussi longtemps que son arrière-arrière grand-père Édouard VII qui avait succédé, à 59 ans, à sa propre mère Victoria Ire en 1901 ? On le saura bien assez tôt. Sur les "rézosocios" ces derniers jours, certains Français ont en tout cas fait des comparaisons, plus ou moins chauvines, entre la durée des règnes d'Élisabeth II et de Louis XIV. J'ai trouvé cela particulièrement ridicule : certes, le record de longévité sur un trône royal de Louis XIV (roi à 4 ans et demi, mort à 76 ans) n'aura finalement pas été battu par Élisabeth II (reine à 25 ans, morte à 96 ans). Mais les époques étaient différentes, et les usages du pouvoir également fort différents. Le chauvinisme, de toute façon, et d'où qu'il vienne, génère toujours beaucoup de bêtises, dites ou faites. Cela, en tout cas, aura été un bon prétexte pour venter les supposés mérites d'un retour de la monarchie en France... Il se trouve que je me suis beaucoup intéressé, quand j'étais plus jeune, à la monarchie, en particulier à la monarchie française, aux règnes de Louis XIV et de Louis XV (périodes de régences comprises) tout spécialement, mais à bien d'autres règnes aussi. Je me souviens de mes premières visites personnelles, à partir de 1993, du vaste palais du Louvre devenu musée ainsi que du château, du musée et du domaine national de Versailles à un âge où j'étais encore jeune collégien : ce furent de grands moments de découvertes historiques et surtout esthétiques. Plus tard, à l'université, j'ai étudié les monarchies hellénistiques de l'Antiquité, l'Empire byzantin, ainsi que les systèmes monarchiques de l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) en France, en Espagne et en Grande-Bretagne, particulièrement la monarchie des rois de France, avant de consacrer mes quelques années de recherches au XIXe siècle et plus précisément au Second Empire de Napoléon III, dernier régime monarchique français (n'en déplaisent à certains contempteurs de l'actuelle Ve République, qui n'est au mieux qu'un ersatz de monarchie en tant que régime semi-présidentiel). Je me souviens qu'à l'époque, dans mon université classée très à gauche, travailler sur le Second Empire, qui plus est pour remettre en cause la « légende noire » propagée sur Napoléon III par le très égocentrique « Prophète de la République » Victor Hugo, il était facile de passer pour un bonapartiste, alors que ce n'était pourtant pas mon cas... Si j'avais opté pour un sujet de recherche plus ou moins attendu dans mon université – l'action politique de Jean Jaurès ou la Retirada des républicains espagnols fuyant le franquisme, par exemple –, je me serais sans doute retrouvé avec un sujet plus proche de ma sensibilité politique (plutôt socialiste) que ne le sont les sujets de la monarchie et du Second Empire a priori, mais ce faisant je me serais sans doute aussi éloigné de mes questionnements particuliers en matière historique et historiographique, ainsi que de mes préoccupations intellectuelles personnelles de façon plus générale. Je remercie encore aujourd'hui, à cette aune, mes directeurs de recherche, en maîtrise puis en master, de m'avoir laissé effectuer à l'époque mes modestes recherches en dehors des voies toutes tracées par bien des professeurs universitaires pour leurs étudiants. Bref, s'agissant du thème de la monarchie, il faut croire que cela m'a quelque peu fasciné dans mes jeunes années, à raison d'ailleurs car ces époques sont passionnantes à étudier, bien plus que ne le sera jamais le XXe siècle en comparaison, ni possiblement le XXIe même si je n'en verrais moi-même sans doute pas la fin. Aujourd'hui encore, je regarde cela avec toujours de l'intérêt, quoiqu'avec sensiblement plus de recul et moins d'escapisme. On songe volontiers aux rois, aux reines, aux empereurs et aux impératrices en tant qu'objets de fiction, en fantasy par exemple notamment, et ce n'est pas un mal tant que cela ne trahit pas une aspiration politique intempestive. La monarchie n'est pas un système qui me parait restaurable en France, qu'il s'agisse de l'hypothèse légitimiste (branche aînée de la dynastie des Bourbons), de l'hypothèse orléaniste (branche cadette des Bourbons, dite des Bourbons-Orléans) ou de l'hypothèse bonapartiste (dynastie napoléonienne) : la culture du conflit est trop forte dans ce pays, le passé sans doute trop lourd pour toutes les parties, et qu'apporterait de plus un roi ou un empereur à la France ? Un usage plus officiel du plébiscite ? Un ancrage dans la « tradition » ? Dans les prétendues « vraies valeurs » ? Dans le « pays réel » cher à Charles Maurras ? J'en doute fort, et d'ailleurs à la question que posait ledit Maurras – dans la préface à l'édition définitive de son Enquête sur la monarchie (1900, rééd. 1909 et 1924) – à savoir si « Oui ou non, l'institution d'une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée n'est-elle pas de salut public ? », je réponds naturellement « non », presque un siècle plus tard, quoique je ne pense pas que tous les royalistes existants encore aujourd'hui soient forcément de sensibilité nationaliste maurrassienne, loin s'en faut sans doute. Un souverain apporterait-il au moins, politiquement, un élément de stabilité dans le pays, comme c'est censé être le cas en Grande-Bretagne, en Belgique ou en Espagne ? En France, après les bouleversements révolutionnaires des années 1789-1799, tout ou presque s'est joué au cours du XIXe siècle. Le comte de Chambord, « Henri V », par dogmatisme politico-religieux (hérité de son grand-père Charles X), a laissé définitivement passer sa chance en 1873 : bien avant cela, Chateaubriand lui avait consacré de belles pages dans ses Mémoires d'Outre-tombe, témoignant aussi bien de sa propre fidélité à la cause monarchiste légitimiste que de sa lucidité sur le fait que, déjà à ses yeux dans les années 1830, il s'agissait d'une cause perdue. S'agissant de la dynastie napoléonienne, elle aurait pu assurer la survie de l'Empire sous une forme à la fois plébiscitaire et parlementaire rien qu'en évitant la guerre avec la Prusse en 1870, ce qu'elle n'a pas fait ou n'a pas su faire. Au XXe siècle encore, le comte de Paris, Henri d'Orléans, de la branche des Bourbons-Orléans, aurait pu, peut-être, jouer un rôle politique important au côté de De Gaulle (qui avait une sensibilité royaliste) pendant la Deuxième Guerre Mondiale et après, mais il était déjà bien tard, et finalement les ambitions orléanistes se sont plus ou moins évanouies tandis que De Gaulle s'usait lui-même au pouvoir durant les années 1960... Aucun des prétendants actuels, qu'ils soient légitimiste, orléaniste ou bonapartiste, n'est crédible comme tel pour être une autorité morale et un garant de l'unité d'un pays comme la France telle qu'elle a évolué depuis 1870 : comment cela pourrait-il être le cas, par exemple, avec quelqu'un comme le duc d'Anjou, Louis de Bourbon dit « Louis XX », le prétendant légitimiste, arrière-petit-fils du criminel Francisco Franco (dont il ne cesse de défendre la mémoire) et catholique traditionaliste (anti-laïc, anti-IVG, etc.) ? Politiquement, en tout cas, ce n'est pas sérieux. Seul Charles Bonaparte, né Charles Napoléon en 1950 et père du prétendant bonapartiste actuel, semble avoir finalement adopté l'attitude probablement la plus lucide, en se ralliant à la république, et faisant de la politique au sein de ce régime dont il a accepté les valeurs, rejetant toute prétention dynastique (contrairement à son père et à son fils), et œuvrant à cette aune à promouvoir le patrimoine historique napoléonien à l'échelle de l'Europe d'aujourd'hui (dans la Fédération Européenne des Cités Napoléoniennes qu'il a fondé en 2004)... La question monarchique en France est devenue une question d'histoire et de patrimoine national, à étudier, à transmettre, sans politisation intempestive, et je ne crois pas qu'il y ait lieu de regretter cette situation. Bref, Royauté ou Empire, tout cela, en France, c'est du passé, et ce n'est sans doute pas une solution pour nos problèmes actuels, car ce ne sont pas des problèmes de rois, d'empereurs ou de papes, comme on le croyait autrefois, mais bien des problèmes d'hommes, d'êtres humains, sans distinctions d'aucune sorte. Et du reste, il convient aussi d'être le plus possible lucide vis-à-vis dudit passé, même si les monarchies européennes d'aujourd'hui encore existantes ne sont plus celles d'autrefois. Je repense, à cette aune, à ces mots de William Morris, que j'avais modestement partagés en janvier 2020 sur le réseau de Mark Z. : “History has remembered the kings and warriors, because they destroyed; art has remembered the people, because they created.” Le régime républicain n'est pas le régime idéal, c'est entendu, mais il est là, fruit d'une histoire qui est ce qu'elle est, avec ses bons comme ses mauvais côtés, et il reste finalement peut-être le plus petit dénominateur commun entre les différentes tendances politiques du pays, même si certains veulent évidemment, depuis toujours, sa perte. Et il faut bien reconnaître que, sur le plan de l'allégorie, la République, assimilée à la Liberté, symbolisée par la Marianne, est tout de même plus, disons, évocatrice qu'un individu couronné assis sur son trône... Ironie du sort, alors que Delacroix avait peint La Liberté guidant le peuple pour saluer les évènements révolutionnaires de juillet 1830 ayant conduit à voir un régime monarchique (celui de Louis-Philippe Ier) succéder à un autre (celui de Charles X), la Monarchie de Juillet cacha finalement l'œuvre au public, lequel public assimile aujourd'hui très souvent le tableau à l'histoire républicaine de la France, puisque cette femme incarnant la Liberté, populaire, pleine de vigueur et de fougue, avec son bonnet phrygien, son profil grec, ses proportions harmonieuses, mais aussi avec ses seins à l'air et ses poils sous les bras (personnellement, je trouve cela beau, mais il faut apprécier à la fois la nudité et le nu féminins pour peut-être le comprendre), incarne finalement l'idéal politique auquel est censé avoir abouti la France lors du XIXe siècle, ce grand siècle des révolutions...
La monarchie telle que la représentait les peintres avant l'apparition de la photographie incarnait une vraie puissance esthétique, qu'elle me parait avoir assez largement perdue depuis (même si une certaine tradition des portraits royaux ou princiers par des peintres perdurent dans les monarchies encore existantes en Occident). De nos jours, les gens sont généralement trop visibles pour ce qu'ils sont, non pour ce qu'ils sont censés représenter : il manque presque toujours de cette sorte de filtre de l'art qui rend presque immortel, comme a pu en témoigner, malgré tout, la princesse Grâce de Monaco, qui sort du lot en raison précisément de son aura de brillante actrice hollywoodienne (et surtout hitchcockienne de mon point de vue) sous le nom de Grace Kelly. Bref, quitte à prendre des symboles, autant en rester aux allégories que personne ne peut photographier bêtement avec son smartphone, mais qui nécessite une création. Je crois en fait que c'est cela qui m'intéressait le plus, dès l'origine, dans l'histoire des monarchies : l'esthétique qui peut s'en dégager. C'est une histoire d'image, en fait, et dès lors de création, esthétique et/ou fictionnelle, d'une manière ou d'une autre. Mais en dehors de cela, politiquement, ce n'est pas ma tasse de thé, en raison de mes aspirations sociales : pourquoi voudrai-je, avec une monarchie, rajouter de la hiérarchisation dans un pays qui en déjà beaucoup et pour tant de mauvaises raisons, tout républicain qu'il est ? Autant se réserver le roi, et surtout la reine, pour le jeu d'échecs...
S'agissant d'Élisabeth II, elle faisait sans doute partie de ces souverains qui continuaient à représenter quelque-chose au-delà de leur propre personne, et peut-être était-elle la dernière souveraine ayant une telle envergure dans le monde... Cependant, les évènements organisés en Grande-Bretagne autour du cercueil (coffin) contenant le corps de la défunte, du surlendemain de sa mort jusqu'à ses funérailles nationales qui auront lieu tout-à-l'heure ce lundi, auront de mon point de vue été l'occasion de mesurer non seulement le caractère public de ses évènements, mais aussi leur dimension intime. Au-delà de la monarchie, de la politique, de la médiatisation, des classes sociales, on a tout-de-même là aussi affaire à une histoire de famille, de deuil familial, dans laquelle chacun peut sans doute au moins un peu se reconnaître. Comme tout le monde, j'avais autre chose à faire que de passer dernièrement mes journées devant la télé, mais grâce à BBC World News, que j'ai tout de même beaucoup regardé ces derniers jours (ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, comme je l'ai écrit plus haut), j'ai tout de même eu l'occasion de voir en direct, et parfois par hasard, un certain nombre des évènements en question : la veillée des quatre enfants de la reine (le nouveau roi Charles III, ses frères et sa sœur) autour du cercueil de leur mère exposé à la cathédrale Saint-Gilles (St. Giles' Cathedral) d'Édimbourg, l'arrivée à Londres en avion militaire du cercueil royal transporté jusqu'au palais de Buckingham, la grande procession de Buckingham Palace jusqu'à Westminster Hall suivie d'une courte cérémonie anglicane à l'arrivée sur place, puis enfin les derniers instants de la "veillée des princes" (nouvelle veillée des enfants de la reine) à Westminster Hall suivant un modèle inauguré lors des funérailles de George V (grand-père d'Élisabeth II) en 1936, veillée immortalisée à l'époque par le peintre Frank Ernest Beresford.
Il est presque trois heures du matin, au moment où j'achève ce long message : il est temps de conclure... Je salue, par ailleurs et en particulier, le fait qu'Élisabeth II était francophone et francophile, comme elle l'a régulièrement prouvé lors de ses voyages en France (de 1948 à 2014), elle qui aura notamment connu, depuis Vincent Auriol, tous les présidents français des IVe et Ve Républiques : cette affinité avec la France n'était certainement pas la moindre de ses qualités, du moins à mes yeux. RIP Elizabeth Alexandra Mary, dite (en français) Élisabeth II (1926-2022) Cordialement, B. |
|
Je ne commenterai que le tableau de Beresford dont je n'ai pas les dimensions exactes en pieds et pouces mais on peut s'en faire une idée à partir de cette photographie représentant le peintre à l’œuvre sur une précédente version, entouré de ses esquisses et travaux préparatoires plus un garde pour modèle et un uniforme sur mannequin
On notera que sous George V, le catafalque était entouré de six grands cierges, puis que pour la Reine Mère en 2002, on réduisit à quatre grands cierges et deux plus petits et enfin pour Elisabeth II à seulement quatre grands cierges...! [informations qui, elles, sont exactes] |
|
Hi ! Hi ! Hi ! :) |
|
Pour être tout à fait honnête et plus précis, la 1ère photo concerne le décès de George VI, le roi bègue, en 1952. |
|
Merci pour ton commentaire éclairé, cher Silmo, et pour le partage de ces deux photographies, que je ne connaissais pas. S'agissant de la première, on a en effet une indication de date, postérieure au tableau de Beresford dont j'ai parlé dans mon précédent message, puisque l'on peut reconnaître dans le décor de l'atelier du peintre, à l'arrière-plan, deux portraits officiels des parents d'Élisabeth II réalisés par Beresford en 1937, un portrait représentant la reine consort Elizabeth (Bowes-Lyon), l'autre portrait représentant son époux le roi George VI. Je ne connaissais donc pas les photos que tu as partagé, mais par contre je n'ignorais pas le fait que le tableau que j'ai évoqué – The Princes' Vigil: 12.15am, January 28, 1936 – était un cadeau d'anniversaire de la reine-mère, veuve de George V, à son fils aîné, l'éphémère roi Édouard VIII. C'est notamment ce qui m'a fait hésiter, et finalement renoncer par quelque scrupule, à mentionner "Royal Collection" comme localisation du tableau. Vu le contexte particulier de l'abdication d'Édouard VIII en 1936, après seulement quelques mois de règne, et sachant que le tableau semble avoir été un cadeau personnel de la part de sa mère, peut-on envisager que ledit Édouard VIII ait emporté le tableau avec lui plutôt que de le léguer à son frère George VI puis à sa nièce Élisabeth II ? L'hypothèse pourra peut-être paraître curieuse à certains, mais elle ne me parait pas totalement à exclure a priori. En effet, je ne sais pas quelles sont tes sources, François, mais pour ma part, la consultation de la base de données du site de la Royal Collection, à partir du titre du tableau et du nom du peintre, n'a abouti qu'à des résultats renvoyant à des œuvres "d'après (after) Beresford", et non du peintre lui-même. Autrement dit, la Royal Collection possèderait des reproductions d'époque et de qualité de la peinture en question, mais non semble-t-il le tableau lui-même... Toutefois, je n'exclue pas que ledit tableau de Beresford n'ait éventuellement pas encore été intégré à la base de données accessible en ligne. Cela ne serait peut-être pas la première fois que cela se constate. Dans le cadre des recherches pour mon livre, j'ai identifié, il y a quelques années, la localisation d'un tableau de Gustave Doré, représentant une dryade ou nymphe des bois nue en forêt, une œuvre très rarement reproduite, mais dont j'avais retrouvé la trace sur une page d'une ancienne version du site de la Royal Collection, vers 2014 si je me souviens bien. Le tableau aurait probablement été acquis par le très francophile roi Édouard VII, amateur princier de l'œuvre de Doré (le grand artiste français ayant été célèbre en Angleterre dès son vivant), royal soutien de l'Entente Cordiale entre la France et le Royaume-Uni conclue en 1904, mais certes aujourd'hui sans doute davantage connu pour un fauteuil, dit "de volupté" ou "d'amour" du prince de Galles, conçu vers 1900 par la maison Soubrier, pour la chambre réservée au futur Édouard VII dans la fameuse maison close parisienne Le Chabanais, où le prince héritier avait ses habitudes (ce fauteuil particulier fut notamment exposé au Petit Palais en 2014, lors de l'exposition "Paris 1900, la Ville spectacle"). À l'occasion de la disparition d'Élisabeth II, j'ai repensé au référencement du tableau de Doré, que je retiens toujours dans ma sélection d'œuvres peintes pour le propos de mon livre : or, il s'avère que ledit tableau ne figure plus dans la base de données du nouveau site de la Royal Collection. Je n'avais pourtant pas rêvé, à l'époque... Le tableau réapparaîtra-t-il un jour dans la base de données du site actuel ? J'ai écrit récemment au Trust de la Royal Collection – à propos du tableau de Doré, mais pas de celui de Beresford –, sans certitude d'avoir une réponse. Aussi, mon cher François, si tu as accès aux "inventaires royaux désormais de Charles III" par d'autres moyens que le mien, je serais preneur de tout renseignement supplémentaire concernant ces deux tableaux (surtout celui de Doré), si jamais tu étais en mesure d'en obtenir. Il se trouve que nous vivons à une époque où a priori il est plus facile de trouver (sans le chercher) le supposé papier hygiénique préféré de Charles III – du papier Kleenex Velvet, apparemment (j'ai lu ça dans le Canard cette semaine) –, que de trouver (en les cherchant) les références de certains tableaux liés à la famille royale britannique... ^^' Amicalement, B. P.S. : j'ai lu également, dans le Canard de cette semaine, un article semblant étrangement faire écho à une partie du propos de mon message précédent, et se concluant ainsi : La royauté raconte des histoires de famille qui prolongent les contes de fées de l'enfance. Quand on découvre que les puissants ont des malheurs, des divorces, des accidents, des deuils, des enfants qui se jalousent ou qui font la grimace en mondovision, on s'identifie et on compatit. La République, bonne fille, a, elle, beaucoup plus de mal à s'incarner dans des personnalités. « La République, c'est moi », dit Mélenchon. C'est sûr que ça fait moins rêver. Jean-Michel Thénard, « God save la République ! », Le Canard Enchaîné, 21 septembre 2022. Pour ma part, détestant Mélenchon (pratiquement autant que je déteste Sarkozy, tous les deux étant, à mes yeux, des personnalités toxiques), je confirme d'autant plus ce que j'ai écrit précédemment sur la beauté que j'attribue à la Liberté guidant le peuple immortalisée par Delacroix : à défaut d'incarnation dans une personnalité, reste au moins la puissance d'évocation de l'art... |
|
Je viens de l'apprendre ce soir : Paul Veyne est mort, ce 29 septembre, à 92 ans. De tous les historiens cités comme références durant mes études d'histoire, il fut probablement l'un de ceux dont la pensée m'aura le plus durablement influencé (et encore aujourd'hui), par sa dimension libre, curieuse, éclectique, toujours stimulante. P. Veyne [...] sait ce que c'est que rechercher, en véritable historien, le vrai ; mais il connaît aussi le labyrinthe dans lequel on entre dès qu'on veut faire l'histoire des jeux du vrai et du faux ; il est de ceux, assez rares aujourd'hui, qui acceptent d'affronter le danger que porte avec elle, pour toute pensée, la question de l'histoire de la vérité. Michel Foucault (1926-1984), Histoire de la sexualité, tome II : L'Usage des plaisirs (1984), Paris, Gallimard, « Tel », 1997, « Introduction », p. 15.
De fait, on trouvera dans le présent forum, grâce au moteur de recherche, plusieurs références à ce grand historien spécialiste de l'Antiquité gréco-romaine, que j'ai personnellement assez souvent cité en ces lieux.
RIP Paul Veyne (1930-2022) Amicalement, B. |
|
Cher Hyarion
Comme en France autrefois, il y a des règles de succession entre ce qui appartient à l’État, à la Couronne, à la Liste Civile, ce qui peut ou non être aliéné (Triste exemple en France, la galerie espagnole de Louis-Philippe qu'on lui rendit au lieu de la laisser au Louvre "restituée stupidement" selon Baudelaire). Chez nos voisins, il y va des tableaux comme des joyaux qui sont la pseudo-propriété de tel prince ou telle princesse (nous pourrions dire, son apanage) mais qui reviennent dans le giron royal en cas de décès sans héritier, de perte de titre (Cf. Diana, Harry ou Édouard VIII, le plus beau de la famille) |
|
Hyarion |
|
Cher Silmo,
Merci beaucoup pour ta réponse en deux temps. ^^ Merci encore pour ton retour éclairé, François. :-) Amicalement, B. |
|
Infos qui se recoupent. Tant mieux. |
|
Avec quelques mois de retard et un peu de tissage interne... RIP Denis O'Dell (1923-2021) |
|
ps (toujours un ps) : pas sûr d’être éclairé en l'affaire, juste en contact avec des amis qui savent mieux que moi à propos de G Doré, je ne leur volerais pas cette connaissance. |
|
J'avais accompagné, à distance et par la pensée, le corbillard politique de David Cameron en juin 2016, il était juste que je fasse de même ce mardi 25 octobre avec le corbillard politique de Liz Truss.
Plus de six ans après le lamentable référendum sur le Brexit, le Parti conservateur britannique n'en finit pas d'en payer les conséquences... et il faut dire que c'est bien mérité, a fortiori pour un parti de toute façon très usé par douze ans d'exercice du pouvoir. Mais il reste fort dommage que tout un pays soit plus que jamais dans la tourmente à cause de cela. Dans son discours d'adieu devant le 10 Downing Street ce mardi matin, face aux journalistes massés sur le trottoir d'en face, Truss a notamment cité Sénèque pour justifier son volontarisme toujours affiché, défendu son bilan pourtant calamiteux, et elle a notamment continué, comme si de rien n'était, à célébrer l'« avantage » à tirer selon elle des « libertés » du Brexit, ainsi qu'elle l'a toujours fait depuis qu'elle s'est rallié audit Brexit et à l'euroscepticisme après le résultat du référendum de 2016, attitude assez caractéristique de son opportunisme, sous couvert de pragmatisme. Dans ce même discours d'adieu, elle a aussi évoqué l'honneur qui fut le sien de « diriger la nation dans le deuil à la mort de feu Sa Majesté la Reine après 70 ans de service, et en saluant l'avènement de Sa Majesté le Roi Charles III » : issue d'une famille à la sensibilité politique à gauche du Parti travailliste avant de militer chez les libéraux-démocrates puis d'adhérer au Parti conservateur, elle fut favorable un temps à l'abolition de la monarchie, mais le seul vrai point positif de son bilan de Premier ministre restera ironiquement sa bonne gestion institutionnelle de la transition entre le règne d'Élisabeth II, dont elle fut le dernier chef de gouvernement (c'est toujours mieux que si ça avait été Johnson...), et le règne de Charles III. Tandis qu'elle discourait ainsi ce mardi, avant de se rendre en voiture à Buckingham Palace pour démissionner formellement devant le roi, on pouvait entendre, au loin, à la sortie de Downing Street, une voix criant à plusieurs reprises “Tories Out ! Tories Out ! General Election Now !” (j'ai tout de suite reconnu la tirade en direct, à la télé, car la même voix plus ou moins lointaine s'était faite déjà entendre la veille, chaque fois qu'un député conservateur était interviewé par la BBC devant les Chambres du Parlement, si je me souviens bien) : https://www.youtube.com/watch?v=ScWVAbifOOQ “Tories Out ! Tories Out ! General Election Now !” : évidemment, on peut toujours souhaiter tout cela, mais le successeur de Liz Truss, cinquième Premier ministre depuis le référendum sur le Brexit, et conservateur comme les autres, ne provoquera évidemment pas d'élections générales (législatives) anticipées, même si beaucoup de gens (qui ne sont pas tous des électeurs du parti travailliste) les réclament effectivement. Les conservateurs britanniques sont depuis toujours amoureux de la « valeur-argent », mais il y a quelque-chose qu'ils aiment naturellement au moins tout autant : le pouvoir. Rishi Sunak, riche à millions et ancien banquier (comme Macron, mais étant bien plus riche que ce dernier), a une bien meilleure image que celle d'un Johnson (celui-ci étant notamment encore englué, comme de juste, dans son Partygate), et il est sans doute plus rassurant que Truss, y compris en matière de pragmatisme, mais avec lui comme avec les autres, les Britanniques ne sont pas, pour autant, au bout de leurs peines, notamment en ce qui concerne la sauvegarde de leurs services publics... Sunak a déclaré ce mardi vouloir réparer les erreurs de Truss, mais avant le passage de cette dernière au 10 Downing Street, outre les problèmes économiques, l'héritage de Johnson était déjà très lourd, notamment concernant la question nord-irlandaise et la politique migratoire du Royaume-Uni. Même si la stabilité économique revient, l'addition du Brexit (dont Sunak a été un partisan dès le début) restera en tout cas salée, du moins à ce qu'il me semble, même si tous les problèmes au Royaume-Uni ne relèvent pas que du Brexit et même si certains d'entre-eux se posaient déjà avant de toute façon... Tout cela me fait penser, plus généralement, à la question très ancienne et ô combien difficile du rapport du Royaume-Uni avec le monde, avec l'Europe et notamment avec la France. Et cela a un rapport avec Tolkien, n'en déplaise éventuellement à certains. J'y reviendrai peut-être, ailleurs en ces lieux... En attendant, saluons la fin de l'éphémère épisode Truss, pourquoi pas en écoutant la marche funèbre de Johann Heinrich Walch (Funeral March No.1, parfois improprement attribuée à Beethoven) entendue plusieurs fois, le mois dernier, lors des processions royales ayant ponctué la période de deuil national qui a suivi la mort d'Élisabeth II : https://www.youtube.com/watch?v=01faG6QOLco RIP Prime Minister Mary Elizabeth Truss (sept.-oct. 2022) Peace and love, B. (EDIT [26/10/2022]: ajout d'illustration et corrections de fautes) |
|
Clap de fin aussi pour Jules Bass, qui n'était pas un politicien mais un producteur et réalisateur américain. Jules Bass restera fameux pour avoir, dans le cadre de son duo avec Arthur Rankin Jr. (1924-2014), réalisé et produit la première grande adaptation d'un roman de Tolkien en dessin animé, Le Hobbit (1977), coiffant au poteau, de quelques mois, la sortie du Seigneur des Anneaux de Ralph Bakshi (1978).
Le duo Rankin/Bass aura ensuite enchaîné avec un deuxième téléfilm, Le Retour du Roi, sorti en 1980, pour lequel JRRVF avait consacré une petite revue il y a quelques années. Jules Bass aura produit et réalisé un grand nombre de dessins animés, de téléfilms, du milieu des années 60 jusqu'au début des années 2000, se spécialisant avec son compère Rankin, dans les productions animées dédiées à la jeunesse.
I. |
|
triste nouvelle mais je conteste le terme "apogée" pour le col pelle à tarte... on en vit de bien pires. |
|
Le col pelle à tarte n'a rien à envier à d'autres costumes. Quant au sujet -- Au nombre des autres adaptations de livres produites par les studios de Jules Bass et Arthur Rankin, The Flight of Dragons (1982) me fait toujours un petit effet... en dépit de ses défauts... "There was time between the waning age of enchantment and the dawning age of logic when dragons flew the skies, free and unencumbered. Look down there Gorbash, my friend. On the top of the earth below us, confusion and chaos reign. All mankind is facing an epic choice: a world of magic or a world of science. Which will it be?" Que dire du splendide thème musical, de la voix évidemment parfaite du vilain Omaddon (James Earl Jones), des nombreux dragons, de quelques scènes épiques et/ou humoristiques... Et de mes jeunes yeux ébaubis, aux alentours des fêtes de noël de 1984 et 1985, lorsque ce film fut diffusé à la télévision française. Je ne crains pas de dire que c'est l'une des influences qui marqua mon univers mental. D. |
|
Une fraise n'est pas une pelle à tarte :D |
|
Silmo a écrit :
J'avoue être plus intrigué par le curieux couvre-chef de ce cher Henri III peint par François Quesnel, que par la fraise, au demeurant. |
|
Un simple diadème (les hommes en portaient à cette époque) en forme de plume de paon, orné d'un diamant bleu qui n'est pas le "grand bleu de France" acquis plus tard sous Louis XIV. |
|
Une pensée pour le peintre abstrait Pierre Soulages, mort à l'âge de 102 ans avant-hier, natif de Rodez où un musée lui est dédié, connu mondialement pour ses toiles dominées par la couleur noire et aussi, entre autres, pour les vitraux de l'abbatiale romane de Conques qu'il a réalisé dans les années 1980-1990.
RIP Pierre Soulages (1919-2022) Hisweloke a écrit :
Répondant au Dragon, Silmo a écrit :
À noter qu'un autre portrait du roi Henri III (qui fut d'abord roi de Pologne avant de devenir roi de France à la mort de son frère Charles IX), portrait attribué au même François Quesnel et conservé au musée du Louvre, propose une représentation du souverain avec un autre genre de col – la fraise n'étant devenu à la mode que dans le courant de son règne en France –, ainsi qu'avec un petit bonnet : https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010065350 D'après ces portraits, il semble que le couvre-chef porté par le roi – un bonnet également, plutôt qu'un diadème, à mon humble avis, dans le cas du tableau mentionné par Didier, même si je peux toujours me tromper – ait été assez caractéristique de la mode à la cour de France sous son règne (1574-1589) en matière de costume masculin. Durant cette période de luxe inouï et de dépravation, les mignons rivalisent d'élégance avec les femmes ; ils portent des boucles d'oreilles et de nombreux bijoux, abusent des fards et des parfums. Malgré les édits somptuaires de 1577 et de 1583, le costume devient extravagant et compliqué, souvent bariolé. Les chausses et les bas sont de nuances diverses, sauf pendant le temps où, à l'instigation du duc d'Alençon, frère du roi, on adopte des vêtements entièrement verts. Le souverain lui-même invente, s'inspirant de ses souvenirs de Pologne, ou des modes féminines, des ajustements excentriques, qui triomphent en 1581, aux noces de son favori, le duc de Joyeuse, qui épouse la propre sœur de la reine. Michèle Beaulieu, Le costume moderne et contemporain, illustré par des croquis de Arlette Berner, Paris/Vendôme, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » n°505, 1951 (rééd. 1977), Chapitre premier « La Renaissance », V. « Henri III (1574-1589) », p. 24-26. À noter, pour conclure, que le point de vue moral de Michèle Beaulieu à l'égard du règne d'Henri III semble assez caractéristique du jugement de valeur que l'on a pu traditionnellement porter sur lui au cours du XXe siècle : plus loin (p. 28), elle écrit ainsi que le règne d'Henri IV (1589-1610) est « une période de transition entre le costume ridiculement efféminé du règne de Henri III et celui qui, à la fois viril et élégant, caractérise l'époque Louis XIII ». Amicalement, B. (EDIT [02/11/2022]: correction de fautes diverses) |
|
ISENGAR a écrit :
Bon, bah, dans un style très différent de Pierre Soulages, The Killer vient de cramer ses dernières balles, si je puis me permettre... RIP Jerry Lee Lewis (1935-2022) I. |
|
Snif Jerry Lee Lewis, toute ma vieille jeunesse, Oh "Great balls of fire"quelle tristesse. |
|
Merci pour ce commentaire que je ne connaissais pas . Puisse Michèle Beaulieu nous épargner ses adverbes stupides et limite homophobes pour quelqu'un qui ne connait pas ce siècle : "ridiculement efféminés" et autres commentaires un peu too much... ("panse" qu'elle qualifie de disgracieuse pour la braguette, c'est un tout autre sujet de la mode de l"époque que je pourrais argumenter mais ce n'est pas le lieu). |
|
Bien dit, Camarade ! :) I. |











