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| Tolkien et les Celtes, 27 juin 2009 |
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Posted by: Dark Lilith - 06-05-2009, 16:38 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
- Replies (11)
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Bonjour à tous,<p>après de nombreuses tentatives pour m'inscrire sur ce forum, il semble que j'y sois arrivée. Je viens donc annoncer qu'après de nombreuses années de dur labeur, je viens de déposer ma thèse sur Tolkien et l'héritage celtique, thèse qui sera soutenue le<br>27 juin 2009 à 14h, à la Maison de la Recherche de la Sorbonne, 28 rue Serpente (salle D 116) 75006 Paris<br>C'est bien sûr une soutenance publique et quiconque se sentant capable d'affronter les 4h prévues est le bienvenu. Merci de vous signaler ici pour que j'ai une vague idée en organisant le pot.<br>Je suis inconnue sur ce forum, mais pas dans la recherche sur Tolkien puisque j'ai eu l'occasion de travailler avec Michael Devaux ou Vincent Ferré à plusieurs reprises, et pour ceux qui étaient à Ramburres en juin 2008, c'est moi qui était intervenue sur les Hobbits.<br>Voilà, au plaisir de vous voir sur le forum maintenant que j'ai pu m'inscrire, ou en vrai :)<br>
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| La Machine ou la nécessité de raser le monde réel |
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Posted by: sosryko - 01-05-2009, 07:33 - Forum: Le Légendaire
- Replies (97)
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<small> - Ce fuseau est en un développement de quelques remarques sur la Machine que j'avais pu effectuer dans un fuseau antique [argll, 6 ans déjà !], initié par Ylem, avec la participation de Cirdan, Lambertine, Lothiriel, TB, Semprini, Laegalad, yyr, Hisweloke [si avec tout ça vous n'avez pas envie d'aller voir ne serait-ce qu'un peu ;-)] intitulé le Sens de l'Histoire
- Avertissement : Alors certes, ce n'est pas gai, mais l'actualité non plus (cf. second billet) et il ne faut pas oublier que le Seigneur des Anneaux [emphase]« se rapporte essentiellement à la Chute, à la Mortalité et à la Machine »[/emphase] (L131) --- rien de bien réjouissant, ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas de raison d'être joyeux, mais ça c'est un autre sujet... ;-))
</small>
Tolkien pose une équivalence entre la Machine et la Magie, ces deux termes décrivant toute volonté désireuse de prendre le [emphase]« chemin le plus court »[/emphase] <font>(SdA, VI.8)</font> pour exercer et asseoir sa puissance :
[citation=L155, 1954, <i>Lettres</i>, p. 285]« L’intention première dans l’utilisation de la <i>magia</i>, en laissant de côté toute considération philosophique sur la manière dont cela marcherait, est <font color=darkred>l’immédiateté</font> : la rapidité, la réduction du travail nécessaire, mais aussi <font color=darkred>la réduction au minimum (ou jusqu’à sa disparition) du fossé entre l’idée ou le désir, et le résultat ou l’effet</font>. »[/citation]
Valéry, quinze ans auparavant, faisait déjà un constat similaire, et notait, d’une manière plus cinglante : [emphase]« la machine a exterminé la patience »[/emphase] <font>(<i>Degas, Danse, Dessin</i>, 1965 (1938), Gallimard, [folio essais n°323])</font>.<br>Cette volonté d’immédiateté est indissociable d’une volonté de performance jusqu’à l’excès :
[citation=SdA VI.8]« Prenez le moulin de Rouquin, par exemple. La Pustule l'a abattu presque dès son arrivée à Cul de Sac. Puis il a amené un tas d'Hommes malpropres pour en bâtir un <font color=darkred>plus grand</font> et le remplir de roues et de machins étrangers. (…) L'idée de La Pustule était de <font color=darkred>moudre davantage et plus vite</font>, ou c'est ce qu'il disait. »[/citation]
Il est intéressant de noter comment l’image du moulin revient sous la plume d’Alain, qui oppose aux manifestations de la Machine ([emphase]« de roues et de machins étrangers »[/emphase]) [emphase]« les anciennes machines, comme moulin à vent, moulin à eau »[/emphase] dans lesquelles il [emphase]« reconnaît l’arbre, et les nœuds de l’arbre »[/emphase] accueillant [emphase]« l’empreinte de l’homme sur la matière résistante et souple »[/emphase] ; ici, le témoignage [emphase]« d’une inimitable rencontre entre la matière et l’artisan »[/emphase] alors que là, une [emphase]« même idée s’est réalisée mille fois »[/emphase] par [emphase]« le mécanique travail d’usine »[/emphase] <font>(Alain, <i>Vingt leçon sur les Beaux-Arts</i> (1931), dans <i>Les Arts et les Dieux</i>, Gallimard 1958, p. 563 [Pléiade])</font>.
Les [emphase]« moulins plus efficaces »[/emphase] (L155) ne sont donc plus vraiment des moulins ; tout instrument devient obsolète dès lors qu’il n’appartient pas à la dernière génération, dès lors qu’il n’est pas parmi les instruments les plus efficaces — seuls dignes d’intérêt, à défaut d’être nécessaires :
[citation=<i>Les Idées et les Âges</i> (1927), dans <i>Les Passions et la Sagesse</i>, Gallimard, 1972 (1960), p. 296 (Pléiade)]« Et c’est presque une obligation de politesse que d’admirer <font color=darkred>la dernière machine, la plus puissante</font> qui soit au monde; mais cette admiration ne conduit à rien; l’esprit reste là-devant comme stupide; le seul mouvement raisonnable est alors de faire marcher soi-même la machine; et ce plaisir même s’use aussitôt, parce que l’esprit ne trouve là aucun aliment; cet ennui remuant est une des causes de la guerre, précisément par ce besoin de construire une machine plus puissante, et surtout par cette fureur de l’essayer. Cet esprit est ravageur. »[/citation]
Tolkien a très bien perçu la capacité d’auto-destruction et les ravages d’un esprit perpétuellement insatisfait, toujours plus appauvri et affamé à force d’exercer sa puissance :
[citation=SdA VI.8]« Il a d'autres moulins semblables. Mais il faut avoir du blé pour moudre; et il n'y en avait pas plus pour le nouveau moulin que pour l'ancien. Mais depuis l'arrivée de Sharcoux on ne moud plus de grain du tout. Ils sont toujours à marteler et à émettre de la fumée et de la puanteur, et il n'y a plus de paix à Hobbitebourg, même la nuit. Et ils déversent des ordures exprès; ils ont pollué toute l'Eau inférieure, et ça descend jusque dans le Brandevin. <font color=darkred>S'ils veulent faire de la Comté un désert, ils prennent le chemin le plus court</font>. »[/citation]
Il eût été [emphase]« sans doute possible de défendre l’introduction par le pauvre Lotho de moulins plus efficaces »[/emphase] ; mais le danger devient manifeste avec [emphase]« la façon dont Sharcoux et Rouquin les utilisent. »[/emphase] (L155)<br>Car, indépendamment de tout jugement quant à la réduction de la durée entre le [emphase]« désir »[/emphase] et l’[emphase]« effet »[/emphase], l’esprit de la Machine ne doit pas masquer ses présupposés comme ses conséquences : l’esclavage de tous pour la soif d’une grandeur démesurée de quelques uns — rien n’ayant changé depuis l’âge des pyramides, sinon la forme, désormais [emphase]« dissimulée »[/emphase], des moyens :
[citation=L155, <i>Lettres</i>, p. 285]« Mais la <i>magia</i> peut ne pas être aisée à obtenir, et en tout cas si vous disposez de <font color=darkred>travailleurs esclaves en abondance, ou de machines (souvent la même chose, dissimulée)</font>, il peut être aussi rapide, ou assez rapide, <font color=darkred>d’abattre des montagnes</font>, de détruire des forêts ou de construire des pyramides par ces moyens. »[/citation]
Tolkien est vivement conscient du prix que la Machine réclame aussi bien à l’homme qu’à la nature. Alain développe, avec des accents tout tolkieniens, ce qu’il appelle [emphase]« le mensonge des machines »[/emphase] :
[citation=Alain, <i>Propos</i>, t. II, Gallimard, 1990 (1970), p. 500-501 (Pléiade)]« (…) je refoule une idée fausse qui nous trompe tous, c’est que la machine a remplacé l’esclave. Dans le fait la machine à vapeur a engendré aussitôt, de ses rouages, <font color=darkred>un genre nouveau d’esclavage</font>, d’injustice et de misère, résultant principalement de <font color=darkred>ce mensonge des machines</font>, qui présentent le travail humain comme un effet de nature. Partout où la nature sert l’homme, c’est l’homme qui sert l’homme. »[/citation]
De plus, parmi les [emphase]« effets maléfiques et destructeurs »[/emphase] (L155, 1954) de la Machine doit être envisagé, avec frayeur, e rejet de l’homme par sa propre intelligence, [emphase]« tout recours à des plans ou procédés (appareils) externes »[/emphase] s’opérant [emphase]« aux dépens du développement des pouvoirs ou des talents internes qui nous sont propres »[/emphase] (L131, 1951). <br>Mauriac prolonge une telle pensée dans son Journal : [emphase]« dans un monde dominé par la technique, la machine compte plus que l’homme parce qu’elle est précise — et l’homme ne vaut que dans la mesure où il devient machine. »[/emphase] <br>Lewis Mumford confirme les paroles des deux écrivains et prophétise :
[citation=<i>Les Transformations de l’homme</i>, Paris, L’encyclopédie des nuisances, 2008 (1956), p. 158, 166]« (…) la nature de l’homme a commencé à subir à l’époque moderne une changement final décisif. (…) l’intelligence froide, qui est parvenue comme jamais auparavant à maîtriser les forces de la nature, domine déjà largement toute activité humaine. <font color=darkred>Pour survivre dans ce monde, l’homme lui-même soit s’adapter complètement à la machine</font>. Les types humains réfractaires à l’adaptation, comme l’artiste ou le poète, le saint ou le paysan, seront soit remodelés, soit <font color=darkred>éliminés</font> par la sélection sociale. (…) Devenir plus humain, pousser plus loin l’exploration des profondeurs de la nature de l’homme, rechercher le divin, tout cela ne concernera plus l’homme mécanisé.(…) Si le but de l’histoire humaine est un type d’homme uniforme, se reproduisant à un rythme uniforme, dans un environnement uniforme, maintenu à température, pression et humidité constantes, vivant une existence uniformément sans vie, avec des besoins physiques uniformes satisfaits par des produits uniformes, (…)<font color=darkred>une créature sous pression mécanique constante, de l’incubateur à l’incinérateur</font>, presque tous les problèmes du développement humain seront réglés. Il restera toutefois celui-ci : pourquoi quiconque, fût-ce une machine, se soucierait-il de conserver en vie une telle créature ? »[/citation]
C’est encore vers Lewis Mumford qu’il faut se tourner pour le voir évoquer, comme s’il commentait le « Nettoyage de la Comté », les blessures que l’homme mécanisé inflige à la terre comme à l’argile vivante :
[citation=<i>Les Transformations de l’homme</i>, Paris, L’encyclopédie des nuisances, 2008 (1956), p. 165]« Dans ce passage à un monde dirigé par la seule intelligence et voué au seul développement de la puissance (…) il n’est pas un aspect de la nature ou de l’homme qui ne soit menacé. Pourquoi l’homme posthistorique devrait-il chercher à préserver quoique ce soit de la diversité environnementale qui existe encore sur terre et dont la richesse élargit le champ de la liberté humaine : prairies, marécages, forêts, parcs, vignobles, déserts et montagnes, lacs ou chutes d’eau ? <font color=darkred>Pourquoi, avec de solides raisons posthistoriques pour cela, ne pulvériserait-il pas les montagnes</font>, soit pour obtenir du granit, de l’uranium et de la terre, et plus de combustible pour l’énergie nucléaire, soit pour le simple plaisir d’aplanir et de broyer, <font color=darkred>jusqu’à ce que le globe terrestre soit réduit à l’état de plate-forme nivelée ?</font> »[/citation]
Ainsi, [emphase]« aimer la machine »[/emphase] revient à se faire [emphase]« ennemi »[/emphase] de tout ce qui est [emphase]« ancien et beau »[/emphase] (L339, 1962). Que la nature antique, dans toute la beauté de ses arbres, de ses montagnes et de ses forêts, ait comme ennemie les machines, quoi de plus compréhensible en somme, car [emphase]« on sait aussi que ces choses s’usent fort vite et font des ruines laides »[/emphase] <font>(Alain, Vingt leçon sur les Beaux-Arts (1931), dans Les Arts et les Dieux, Gallimard 1958, p. 563 [Pléiade])</font>.
La [emphase]« vacuité de toute machine »[/emphase] (L75, 1944) n’a jamais été neutre. Manifestation de [emphase]« l’esprit du Mal »[/emphase] (L96, 1945), la Machine consistera toujours à prendre le [emphase]« chemin le plus court »[/emphase] (SdA, VI.8) pour [emphase]« raser le monde réel »[/emphase] (L131, 1951). <br>Incapable de [emphase]« toucher au cœur des choses »[/emphase] (L75, 1944), elle atteint, déchire et anéantit la chair du monde — derrières les machines, un [emphase]« ennemi »[/emphase] ordonne : [emphase]« Taillez, brûlez et ruinez »[/emphase] (SdA, VI.8) :
[citation=SdA VI.8]« Comme, traversant le pont, ils levaient le regard vers <font color=darkred>la colline</font>, ils eurent le souffle coupé. Même la vision que Sam avait eue dans le Miroir ne l'avait pas préparé à ce qu'ils virent alors. La Vieille Grange de la rive ouest avait été jetée bas et remplacée par des rangées de baraques goudronnées. Tous les châtaigniers avaient disparu. Les berges et les bordures de haies étaient défoncées. De grands camions couvraient en désordre un champ battu, où <font color=darkred>il n'y avait plus trace d'herbe. Le Chemin des Trous du Talus n'était plus qu'une carrière de sable et de gravier</font>. Au-delà, Cul de Sac était caché par un entassement de grandes cabanes. »[/citation]
Dans ce monde éventré, désherbé et goudronné, tout est machine, c’est-à-dire [emphase]« une œuvre d’homme dans laquelle rien d’humain n’est enfermé »[/emphase] (359) — puisque [emphase] « est (…) machine ce qui n’a forme et mouvement que d’après l’idée extérieure [ou, si l’on veut, le plan], sans que l’homme qui exécute y puisse rien changer. D’après cela une usine est une machine encore ; et les maisons d’ouvriers autour de l’usine, de même »[/emphase] (360) ; [emphase]« Images parfaites de l’intelligence séparée ou de la force nue »[/emphase] (361) desquelles [emphase]« l’esprit est comme exilé »[/emphase] (360) aussi bien que [emphase]« les fibres et les nœuds »[/emphase] (359) — puisque [emphase]« le jugement s’exerce contre l’obstacle »[/emphase] — pour faire place à [emphase]« l’action humaine [qui] va droit à l’utile, sans ces arrêts, ces détours et ces repos contents » [/emphase] (359). [emphase]« Nécessité seulement »[/emphase] — rejet [emphase]« des accidents du terrain et des nœuds du bois »[/emphase] <font>(360 ; Alain, <i>Système des Beaux-Arts</i> (1920), IX, dans <i>Les Arts et les Dieux</i>, Gallimard 1958, p. 359-361 [Pléiade])</font>.<!-- [édit 2020 (Yyr)] erreur 404 :<p><br><blockquote><div align=center><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/u-61hA1pqlQ&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/u-61hA1pqlQ&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></div></blockquote><p><br>-->
S.
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| Promenade au coeur de la Moria |
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Posted by: ISENGAR - 23-04-2009, 20:45 - Forum: Tolkien sur JRRVF et les médias
- Replies (7)
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D'aucuns se souviennent peut-être de ce <A HREF="http://www.titan.free.fr/photos/78/vauxrenard/index.htm">lien</A> vers une série de photos prises à l'intérieur d'une ancienne carrière de gypse abandonnée à Vaux-sur-Seine dans les Yvelines (LA carrière de la <i>Guivre des Vaux</i>).<p>En <i>écumant sur la toile</i>, je suis tombé sur un autre site assez récent et très bien fait qui permet de prolonger l'exploration des sombres et mystérieuses excavations qui se trouvent sous nos pieds.<br>Ce site se trouve ici :<A HREF="http://ruedeslumieres.morkitu.org/index.html">ruedeslumieres.morkitu.org</A>.<p>On y trouve une foule d'informations, d'articles, de photos et d'images récentes et anciennes.<br>C'est passionnant en tout points.<p>Un petit tour dans les ombres de la Moria, sans orques et sans Balrog... ça vous tente ?<p>I.<br>
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| Quid d'Hilary ? |
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Posted by: jean - 22-04-2009, 22:20 - Forum: Hors du Légendaire
- Replies (12)
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Pour tenter de lutter contre la léthargie de JRRVF abordée dans un autre fuseau, je lance ici un nouveau sujet qui me titille depuis quelques temps.<p>Il y a quelques semaines dans la section "revue de presse", j'ai annoncé la sortie d'un livre de contes de fées par Hilary Tolkien. Je me suis rendu compte que malgré tout ce que j'ai pu lire sur Tolkien, je ne connaissait rien de lui. On aurait pu penser que deux orphelins comme Ronald et Hilary auraient été soudés par l'épreuve et seraient restés très proches toute leur vie (comme ce fut le cas par exemple des deux frères Lewis). Or il semble que ce ne fut pas le cas. Hilary est à peine abordé dans la biographie de H Carpenter et les "lettres" n'en font jamais mention. Nous connaissons mieux les relations entre Ronald et ses amis du TCBS (en particulier CWiseman, R Gilson et GB Smith) que celles avec son frère.<p>Y a t-il une explication à cela? étaient-ils brouillés ou au contraire si proche qu'ils ne souhaitaient pas d'intrus dans leur relation?<p>Quelqu'un a t il des informations à donner sur ce sujet?
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| conversation avec Smaug |
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Posted by: Silmo - 21-04-2009, 18:27 - Forum: Les Langues Inventées
- Replies (12)
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<br>A l'occasion d'une recherche en cours qui concerne les runes,je tombe sur la <u>Letter n°25</u> adressée par Tolkien sous forme de plaisanterie à l'<i>Observer</i> qui la publia intégralement le 20 février 1938 <small>(ce qui énerva le Professeur, cf la fin de la Lettre n°26)</small>.<p>L'avant dernier paragraphe de la lettre 25 est intrigant : "<i>There is the matter of the Runes. Those used by Thorin and Co., for special purposes, were comprised in an alphabet of thirty-two letters [...] similar to, but not identical, with the runes of Anglo-Saxon inscriptions. There is doubtless an historical connection between the two. <u>The Feanorian alphabet</u>, generally used at that time, was of Elvish origin. It <u>appears in <b>the curse inscribed on the pot</b> of gold in the picture of Smaug's lair</u>, but had otherwise been transcribed (a facsimile of the original letter left on the mantelpiece can be supplied)</i>"<p>L'illustration par Tolkien est connue et la jarre est au tout premier plan en bas à gauche, et pourtant j'avoue n'avoir jamais fait attention aux inscriptions feanoriennes inscrites dessus, que le professeur qualifie de 'Malédiction '(curse)...!<p>Et, tonnerre de Brest, quel est le rapport avec la "lettre" laissée sur le linteau (mantelpiece) de la cheminée? Il s'agit bien du "contrat" laissé à Bilbo par les nains... mais quel lien avec cette inscription??<p>A moins que Tolkien propose juste d'adresser à qui voudra un facsimile du contrat pour fournir un autre exemple de texte écrit avec des lettres feanoriennes ? et du coup, il n'y a aucun rapport avec la malédiction inscrite sur la jarre de l'image "Conversation with Smaug"...<p>A toutes fins utiles, j'ajoute un raccourci vers l'<a href="http://www.conceptart.org/forums/attachment.php?s=a6717d0ffe5af208b4174235ab4f164a&attachmentid=408111&stc=1&d=1215530291"target="illustration">illustration </a> en question (pour vous éviter de la chercher) et fais encore appel <small>(bigre deux fois dans la même journée)</small> aux distingués linguistes ;-) pour leur demander si, à leur connaissance, l'inscription signifie quelque chose et si oui, quoi donc??<p>Silmo
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| Rendons à César... |
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Posted by: Isabelle Morgil - 21-04-2009, 15:34 - Forum: Votre Nouvelle
- Replies (16)
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Puisqu'on en est à l'heure des comptes (bon, OK, je plaisantais).<p>Une nouvelle en instance de correction sur mon ordinateur... et en attendant le retour de plus talentueux que moi. Bon comme ça je dirais, une trentaine d'épisodes... Mais pas forcément très longs.<p><small>PS : je ne sais pas faire les liens sur ce forum, donc vous ferez l'effort d'aller voir dans la section "nouvelles."<br>Ou pas.</small>
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| Edro, edro! |
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Posted by: Silmo - 21-04-2009, 11:06 - Forum: Les Langues Inventées
- Replies (6)
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<br>Un appel aux distingués linguistes <small>(rassurez-vous, je ne veux rien me faire tatouer)</small><p>Devant la porte occidentale de la Moria, qu'il ne sait pas très bien comment ouvrir, Gandalf prononce la fameuse formule :<p><i><b>Annon edhellen, edro hi ammen!<br>Fennas nogothrim, lasto beth lammen!</b></i><p>Le récit se poursuit: <small>"<i>Maintes fois, <u>il répéta ces mêmes mots</u> dans un ordre différent <u>avec des modifications. Puis il essaya d'autres incantations</u>, l'une après l'autre, parlant un moment plus vite et plus haut et, le moment suivant, d'une voix douce et lente. Puis il essaya un grand nombre de mots isolés de la langue elfique.</i>[...]<i><br>Gandalf s'approcha encore une fois du mur et, les bras levés, il parle d'une voix de commandement, emplie d'une colère grandissante:<br>- Edro, edro! s'écria t’il, frappant le roc de son bâton. Ouvre, Ouvre-toi! cria- t-il, et il fit suivre le même ordre dans toutes les langues qui furent jamais parlées à l'Ouest de la Terre du Milieu. II jeta e sa baguette sur le sol, et s'assit en silence.</i></small><p>Cherchant tout autre chose hier soir, dans HoME VI, The Return of the Shadow - chapitre XXV, The Mines of Moria, j'y lis que dans une version primitive, Tolkien avait écrit une autre formule:<p><i><b>Annon porennin diragas venwed <br>diragath-telwen porannin nithrad</b></i><p>S'agit-il d'une de ces "autres incantations" ou de la même dans une autre langue?<p>Christopher Tolkien (en note de fin de chapitre n°14) fait le commentaire suivant :<p><i>I cannot interpret this. In FR (p. 320) Gandalf's invocation means:<p><b>Elvish gate open now for us; doorway of the Dwarf-folk listen to the word [beth] of my tongue.</b></i><p>Grâce à cela, on connait la traduction de la version finalement publiée et ma question aux distingués linguistes porte donc sur l'incantation initiale.<p>Savez-vous si sa traduction a été résolue depuis que Ch. T a dit ne pas la connaitre? L'avez-vous tentée?<p>Silmo
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