21-10-2008, 13:21
Petit complément...
<b>La merci</b> <SMALL>(au féminin, donc rien à voir effectivement avec le remerciement)</SMALL> a deux significations:
1°) <b>la grâce</b> (à comparer avec la grâce présidentielle). C'est une disposition qui vise à abréger ou atténuer une souffrance, à apporter du réconfort. Le synonyme est la miséricorde.<br>C'est le sens le plus ancien qui remonte au moins jusqu'au 9ème siècle à partir du mot "mercit".
<SMALL>NB : D'après le TLF, l'origine latine du mot mercedem ne concerne que le mot masculin "le merci" dans le sens de "remerciement"</SMALL>
Dans la tradition catholique, les actes de miséricorde sont ceux qui atténuent les souffrances <SMALL>(donner à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui n'ont pas de vêtements, héberger les pèlerins, soigner les malades, visiter les prisonniers, donner sépulture aux défunts).</SMALL> Par extension, on a appellé Miséricorde le poignard qui sert à donner le "coup de grâce" aux chevaliers et soldats agonisants sur les champ de bataille. On a aussi appelé cette arme "La Merci de Dieu".
2°) <b>l'état de dépendance envers quelqu'un de qui on peut obtenir grâce</b>.
On trouve alors le mot accompagné de "à" comme dans "à la merci de" ou "corvéable à merci".
Par extension, "avoir à sa merci" qualifie un état de servitude, d'exploitation. On est au service de quelqu'un et à sa discrétion.
Silmo
<b>La merci</b> <SMALL>(au féminin, donc rien à voir effectivement avec le remerciement)</SMALL> a deux significations:
1°) <b>la grâce</b> (à comparer avec la grâce présidentielle). C'est une disposition qui vise à abréger ou atténuer une souffrance, à apporter du réconfort. Le synonyme est la miséricorde.<br>C'est le sens le plus ancien qui remonte au moins jusqu'au 9ème siècle à partir du mot "mercit".
<SMALL>NB : D'après le TLF, l'origine latine du mot mercedem ne concerne que le mot masculin "le merci" dans le sens de "remerciement"</SMALL>
Dans la tradition catholique, les actes de miséricorde sont ceux qui atténuent les souffrances <SMALL>(donner à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui n'ont pas de vêtements, héberger les pèlerins, soigner les malades, visiter les prisonniers, donner sépulture aux défunts).</SMALL> Par extension, on a appellé Miséricorde le poignard qui sert à donner le "coup de grâce" aux chevaliers et soldats agonisants sur les champ de bataille. On a aussi appelé cette arme "La Merci de Dieu".
2°) <b>l'état de dépendance envers quelqu'un de qui on peut obtenir grâce</b>.
On trouve alors le mot accompagné de "à" comme dans "à la merci de" ou "corvéable à merci".
Par extension, "avoir à sa merci" qualifie un état de servitude, d'exploitation. On est au service de quelqu'un et à sa discrétion.
Silmo

